Test: Egizia

Test: Egizia

Matagot a la bonne idée de localiser la « nouvelle version » de cet excellent jeu qu’est Egizia ! Sorti à l’origine en 2009 et proposé chez nous par Iello, ce jeu est l’œuvre de Virginio Gigli, Antonio Tinto, Stefano Luperto, Acchittocca et Flaminia Brasini.

Oui, ça en fait des auteurs pour un jeu, mais comme ils ont bien bossé, on valide ! D’autant qu’une majeure partie de cette team est à l’origine d’autres très très bons jeux, comme Lorenzo, Coimbra, Alma Mater. Virginio Gigli est aussi le co-auteur du somptueux Grand Austria Hotel, Antonio Tinto a créé Mystery House.

Voici pour un peu de mise en perspective.

L‘illustrateur de cette nouvelle version est William Bricker que l’on a pu croiser sur Baseball Highlights 2045 (Coucou Romain B.) ou la série des Tiny Epic notamment.

Le jeu d’origine était, au plus grand dam de pas mal de joueurs, indisponible depuis assez longtemps, et difficilement trouvable même d’occasion. C’est donc avec bonheur que cette nouvelle version passée par Kickstarter en 2019 a été accueillie. La campagne de Stronghold Games a récolté + de 78.000 dollars avec + de 1.700 backers.

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Egiza 1ère version

Au programme donc, une version modernisée de Egizia, qui s’appelle désormais Egizia : Shifting Sands.

Allez, on va vérifier ça !

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A quoi ça ressemble ?

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Comment on joue ?

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Egizia se joue en 5 tours durant lesquels les joueurs devront placer leurs bateaux sur les emplacements dédiés le long du Nil. Ces emplacements permettront d’améliorer la force de leurs ouvriers, de récupérer des cartes permettant de produire des ressources de manière immédiate ou permanente, et enfin de construire des parties des monuments, et de gagner des points de victoire.

L’un des aspects les + importants et les + intéressants selon moi, est que lorsque vous posez un de vos bateaux sur un emplacement sur le Nil, le prochain que vous poserez devra forcément se situer en aval de ce dernier bateau posé. Chaque emplacement ne pouvant accueillir qu’un seul bateau (Sauf ceux pour la construction des merveilles mais on y reviendra + tard.), vous comprenez vite l’importance du placement dans ce jeu.

A chaque tour, des cartes seront positionnées au hasard sur ces emplacements. Ainsi, il ne sera pas rare que les joueurs se « battent » pour se placer sur l’emplacement leur garantissant une carte plus forte qu’une autre. Plus on avancera dans la partie, plus les cartes seront « puissantes ». Ceci implique que vous serez parfois amenés à placer votre bateau plus en aval du Nil que vous ne le souhaiteriez, pour récupérer une carte intéressante, ou aussi empêcher vos adversaires de l’obtenir !

Et si vous vous retrouvez en bas du plateau avant d’avoir pu placer tous vos bateaux, et bien tant pis pour vous. Mais parfois ça en vaudra la peine.

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Cette importance des emplacements est encore plus forte pour les constructions de merveilles. Il y a toujours 1 emplacement de moins que le nombre total de joueurs. Ce qui implique que durant 1 tour, seuls 2 joueurs pourront potentiellement construire sur un emplacement de merveille. Mais vous verrez que ce n’est pas si simple : si jamais votre adversaire ne peut s’acquitter du cout en ressources et main d’œuvre de l’action, le fait de vous placer « en embuscade » de cet emplacement, vous permettra de prendre sa place et de construire les merveilles ! A vous de » parier sur le défaut de paiement de vos adversaires ».

Sachant que la majorité des PV de fin de partie provient de vos constructions dans les monuments, vous aurez vite compris l’intérêt d’y placer vos bateaux.

Et comme l’ordre du jeu est placement des bateaux, production de pierres, production de blé et nourriture des ouvriers, PUIS phase de construction, vous aurez compris qu’un peu d’anticipation pour optimiser vos placements sera nécessaire et vous fera faire un grand pas vers la victoire finale.

Du moment que vous récoltez les ressources nécessaires avant cette phase de construction des merveilles, vous pourrez y apporter vos contributions et vous assurer des PV par là même !

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Ces contributions parlons-en, et ne soyez pas dupe, c’est pour la grandeur de l’Egypte et sur ordre du Pharaon, mais vous êtes là pour la victoire finale ! Et ces monuments sont un passage obligé. Et le 2ème aspect le + intéressant selon moi est la façon dont vous devrez les aborder.

Certains sont coopératifs dans leur construction, comme l’obélisque, cad que vous devrez commencer la construction par le bas de l’édifice, et monter d’étage en étage, peu importe qui y construira les étages. Les étages les + hauts étant les + chers mais aussi les + rémunérateurs, ne faites pas tout le boulot pour les autres, et il sera parfois + sage d’attendre un tour avant d’y retourner.

Certains sont indépendants, comme les statues, ce qui veut dire que chaque joueur aura la possibilité de construire ce monument, sans se gêner les uns les autres.

La pyramide elle, est super intéressante en terme de comptage et d’anticipation ! Elle est divisée en 5 étages, et vous devrez construire les étages au fur et à mesure. Ainsi vous devrez attendre de construire la base avant de vous élever. Chaque étage est à traiter indépendamment dans les PV, cad que le joueur ayant le + construit dans 1 étage sera majoritaire et remportera donc les points bonus ! Peu importe qui finit la rangée, c’est le joueur majoritaire qui remporte le gain. Enfin, le joueur majoritaire sur toute la pyramide remportera 5 PV de bonus.

Alors c’est chouette non ?? Chaque monument est à appréhender différemment, et les actions de vos adversaires auront une forte incidence sur votre stratégie.

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Dans les choses très chouettes de ce jeu, on peut noter la présence d’un niveau d’irrigation qui définira quelles cartes seront activées lors des phases de production. Les joueurs auront la possibilité au cours de la partie de le faire déplacer dans un sens ou dans l’autre, et donc d’activer ou désactiver certaines cartes, parfois pour en profiter soi-même, ou pour embêter les autres ! 😉

Vous aurez à disposition des ouvriers (Esclaves ? Bah oui c’est l’Egypte ancienne le thème, je vous le rappelle) que vous devrez faire évoluer au cours de la partie afin de construire ce que vous souhaitez. La force de votre ouvrier utilisé doit être supérieure ou égale au nombre indiqué dans l’emplacement de construction que vous visez. Le 2ème effet kiss-cool par contre, c’est que vous devrez les nourrir à chaque tour. Et là aussi c’est leur force qu’il faudra prendre en compte. Donc n’oubliez pas d’augmenter vos productions de blé au fur et à mesure que vous améliorez vos ouvriers !

A la fin des 5 tours, une petite salade de points se met en place et l’architecte qui en a le + ne sera pas jeté aux crocodiles ! 😉

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VERDICT

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Egizia est un vrai très bon jeu agréable à jouer, tendu et frustrant. Vous ne pourrez pas tout faire dans votre partie, il vous faudra vous adapter, anticiper et garder un œil sur vos adversaires. Il n’est pas à mettre dans toutes les mains, mais n’est pas non plus d’un niveau expert. Comme je le disais la multiplicité des comptages pour les monuments pourra en perdre plus d’1. Il fait totalement partie de ma cible de jeux, pas trop lourd à y passer 3 heures et ressortir avec la tête comme une pastèque, et pas trop simple pour ne pas faire bouger un neurone non plus 😉

C’est vaste me direz-vous, mais c’est ce qui fait ma passion pour le jeu, beaucoup d’entre eux peuvent me plaire … ou me déplaire 😉

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En points négatifs pour Egizia, je retiendrai l’aléatoire amené par la pose des cartes le long du Nil à chaque tour. Même si l’on dévoile les cartes de niveau 1 en premier, et ainsi de suite jusqu’au niveau 5, les cartes bien plus fortes que d’autres peuvent sortir un peu n’importe où et vous obliger à accélérer votre descente du Nil pour les récupérer. Et si vous ne posez que 2 ou 3 bateaux durant votre tour, ça risque de vous sembler un peu long si les autres les placent tous ! Mais hey ! Ça fait partie du jeu, donc il faut s’y adapter, mais ça peut apporter encore + de frustration à certains joueurs, et surtout ne pas plaire aux amateurs d’experts et de contrôle à gogo.

Enfin, les cartes Sphynx (qui est la dernière merveille située tout en bas du Nil et qui permet de récupérer des cartes objectifs individuelles à atteindre d’ici la fin de partie) sont un peu déséquilibrées, et certaines compteront pour une bonne proportion dans votre total de PV (si vous les remplissez), alors que d’autres ne vaudront qu’à peine le détour.

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Un (autre) point positif, par contre, est l’ordre du tour fixé par la position des joueurs sur le plateau de score. Le joueur en tête à la fin d’un tour jouera en dernier au tour d’après. De quoi éviter ce côté King Maker qui peut se mettre en place quand l’un prend la tête et ne la quitte jamais.

Enfin, un mot sur les apports de cette nouvelle version par rapport à celle de 2009. Mon bon ami Philippe possédant la version originale, nous les avons comparées, et je le crois sur parole lorsqu’il me dit que le lifting visuel est intéressant, mais que le jeu était déjà très bon dans sa 1ère version ! Toujours est-il qu’elle n’est plus distribuée depuis un certain temps, et c’est avec un grand plaisir que Matagot la rend à nouveau disponible en localisant la VF de ce très très bon jeu !

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Disponible ici :

Prix constaté : 45 €

Test: Tawantinsuyu

Test: Tawantinsuyu

Peu après Tekhenu, l’éditeur Pixie Games nous propose en français un autre jeu de David Turczi : Tawantinsuyu. Il est seul à la barre cette fois, sans Daniele Tascini (ou presque), et laisse de côté l’Egypte pour nous emmener en Amérique du Sud au temps des Incas.

Joliment illustré par Jakub Skop, Michał Długaj et Alexander Zawada, Tawantinsuyu est prévu pour 1 à 4 joueurs, à partir de 14 ans et pour une durée de 60 à 120 minutes (voire un peu plus pour la 1ère partie).

Tawantinsuyu (ou Tahuantinsuyu) n’est autre que l’Empire Inca. Il est composé 4 grands territoires, d’où son nom signifiant « 4 en 1 ». On y trouve Chinchaysuyu, Antisuyu, Qullasuyu et Kuntisuyu, et le nom de sa capitale devrait parler aux joueurs aguerris que vous êtes, puisqu’il s’agit de Cuzco.

C’est le souverain inca (sapa inka) Pachacuti, à son arrivée sur le trône au XVème siècle, qui a organisé l’expansion territoriale de l’empire, devenu le plus vaste empire de l’Amérique précolombienne.

Maintenant, c’est à vous de jouer ! Devenez le successeur du grand Pachacuti en prouvant votre valeur : adorez les dieux, partez à la conquête des territoires voisins, assemblez les plus belles tapisseries…

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Le matériel :

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La boîte est bien remplie : un grand plateau de jeu, de nombreuses tuiles Statue, Tissu, Bâtiment…, des cartes Dieu et Armée, des ressources en bois (pierre, maïs, pommes de terre) et en plastique (or), ainsi que des meeples Ouvrier (villageois et nomades) et divers pions / marqueurs en bois.

Ajoutez à cela 4 aides de jeu au format A4 (Eh oui, nous sommes dans un jeu expert !), avec, au verso, le plateau de l’automa, quelques jetons et un dé pour le mode Solo.

L’ensemble est de très bonne facture, ce qui n’est guère étonnant chez cet éditeur.

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A quoi ça ressemble ?

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Comment on joue ?

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En immersion…

Pour prétendre à la succession de Pachacuti, vous devrez démontrer que vous en êtes digne. Et la gestion d’un empire comme celui-là n’est pas de tout repos !

Il vous faudra utiliser les compétences des ouvriers du village et du camp nomade pour récolter des ressources, construire bâtiments et statues, acheter de beaux tissus pour confectionner des tapisseries… Leur tâche sera simplifiée par la construction d’escaliers qui faciliteront leurs déplacements entre le Temple d’Or, au sommet de la colline, et les différentes terrasses. Les architectes, artisans, guerriers, coursiers et prêtres vous en seront reconnaissants !

Recourez également à votre Grand Prêtre pour adorer les dieux et leur faire des offrandes : cela pourrait vous être très utile ! Et ce n’est pas tout : l’expansion de Tawantinsuyu est en marche ! Recrutez des soldats et partez à la conquête des territoires voisins qui feront un jour partie de votre empire !

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D’un point de vue plus technique…

Lors de la mise en place, les tuiles Bâtiment, Tissu, Statue, ainsi que les cartes Dieu et Armée, sont placées près du plateau.

Chaque joueur reçoit les jetons Escalier et les marqueurs Conquête à sa couleur, ainsi que 2 ouvriers, 1 tuile Tissu de départ et 8 cartes Dieu. Chacun doit défausser 5 de ces dernières pour gagner leur(s) bonus et en garder 3, Tous placent un marqueur au bas de la piste Temple et un sur la case 10 de la piste de PVs.

Des ouvriers sont placés aléatoirement sur leurs emplacements dédiés, au village et au camp nomade, en fonction du nombre de joueurs.

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Avant le 1er tour, chacun place son Grand Prêtre sur une case du Coricancha, le Temple d’Or en haut de la colline. C’est à partir de là que vous calculerez la quantité de nourriture que vous couteront les ouvriers : plus ils s’éloigneront, en descendant sur les terrasses inférieures ou en déambulant vers les sections adjacentes, plus ils vous couteront cher. Heureusement, les escaliers leur faciliteront les déplacements et vous octroieront des réductions.

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Lors de votre tour de jeu, vous pouvez effectuer :

  • 1 action principale : poser un ouvrier sur un emplacement libre du plateau (en défaussant une carte Dieu avec le symbole correspondant ou 1 or) et réaliser une ou plusieurs des tâches adjacentes :
    • Récolter des ressources :
      • du maïs,
      • des pommes de terre,
      • de la pierre,
      • de l’or ;
    • Construire :
      • un Escalier, il vous en coutera des pierres mais vous gagnerez des PVs et de la nourriture ;
      • un Bâtiment : vous le choisissez parmi les bâtiments du marché (face visible), qu’il soit Passif ou de Production, vous payez son cout et le placez devant vous. Le marché est complété à la fin du tour ;
      • une Statue : les grandes coutent plus cher que les petites mais rapportent plus de PVs. Vous marquez les PVs lors de la construction ;
    • Acheter du Tissu : vous piochez les 3 1ère tuiles et pouvez en acheter 1 à 3 en payant avec du maïs ;
    • Marchander : vous recevez les bonus des tuiles Tissu de votre Tapisserie, si vous en avez ;
    • Entrainement : vous piochez 2 cartes Armée, en choisissez une et défaussez l’autre ;
    • Production unique : l’un de vos bâtiments produit les ressources indiquées puis est retourné face cachée.

ou

  • 2 actions secondaires différentes parmi :
    • Grand Prêtre : vous le déplacez et faites l’action de la case d’arrivée ou recevez 1 Or (Attention, les autres joueurs peuvent vous « suivre », c’est-à-dire faire l’action à moindre échelle.) :
      • Adoration : vous pouvez défausser l’une de vos statues de chaque taille pour avancer sur la piste Temple ;
      • Offrande : vous pouvez dépenser du maïs pour avancer sur la piste Temple ;
      • Régénération : vous pouvez retourner face visible 1 ou plusieurs bâtiments / cartes Armée (1 retournement gratuit pour le joueur actif) ;
      • Conquête : vous choisissez 1 ouvrier du village et le placez dans la zone des Pertes de Guerre. Vous pouvez alors jouer 1 ou plusieurs cartes Armée (la 1ère est gratuite pour le joueur actif) puis placer un marqueur Conquête sur une case vide de l’une des régions à conquérir, et enfin retourner face cachée ou défausser les soldats conquérants ;
      • Production : vous activez vos bâtiments face visible ;
    • Prière : vous prenez 2 cartes Dieu.
    • Entrainement : vous piochez 2 cartes Armée, en choisissez une et défaussez l’autre ;
    • Recrutement : vous prenez gratuitement un ouvrier de la zone des Nomades puis vous la complétez.

Notez qu’à tout moment pendant votre tour vous pouvez défausser une ou plusieurs cartes Armée pour en gagner les bonus. De plus, à la fin de votre tour, vous pouvez dépenser 1 pomme de terre ou 1 maïs pour recruter 1 ouvrier.

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Une partie se joue en 3 manches, chacune finalisée par un Festival ayant lieu lorsque le village est vide.

lLors de chaque festival,

  • chaque joueur réalise un Marchandage gratuit ;
  • chaque joueur marque des PVs :
    • en fonction de sa position au Temple ;
    • en fonction des majorités dans les régions conquises ;
  • chaque joueur doit payer en pommes de terre les cartes Dieu qu’il a gardées en main ;
  • la tuile Festival est replacée près du plateau (sauf lors du 3ème Festival) ;
  • le village est rempli avec de nouveaux ouvriers (sauf lors du 3ème Festival) ;
  • en fonction de leur nombre, les joueurs piochent des cartes Dieu puis peuvent en défausser pour gagner leur(s) bonus (sauf lors du 3ème Festival) .

La partie se termine après le 3ème Festival. On procède alors au décompte des points de victoire en fonction :

  • du nombre de tuiles Tissu dans chaque tapisserie,
  • des PVs gagnés sur les 4 dernières cases du Temple,
  • des PVs pour les Bâtiments face visible,
  • des cartes Dieu en main,
  • des cartes Armée face visible,
  • des ouvriers restants,
  • de l’or restant.

Le joueur ayant cumulé le plus de PVs l’emporte.

Note : Je n’ai pas tout précisé concernant la règle, elle « pèse » tout de même 27 pages (en comptant le mode Solo) ! Je ne vous en ai dressé qu’une vue d’ensemble et vous laisse découvrir les subtilités du jeu par vous-même.

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VERDICT

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J’aime les jeux comprenant moultes actions, pléthore de possibilités… Et Tawantinsuyu me comble de ce point de vue !

Un regret côté matériel, il est dommage que les pierres soient représentées par de simples cubes en bois tandis que les autres ressources sont travaillées… Mais c’est un détail ! (Ô déception personnelle tout de même ! 😉)

Côté interaction entre les joueurs, n’espérez pas vous battre entre vous, même les conquêtes ne concernent pas les autres joueurs ! Vous occuperez juste certains emplacements où les autres pensaient se rendre, ou vous construirez des bâtiments ou des statues convoités par d’autres, mais rien de plus.

La thématique colle parfaitement à l’Histoire, et si l’on prend la peine de se renseigner un peu, on apprend plein de choses. D’ailleurs, quelques paragraphes (voire quelques pages) historiques auraient été les bienvenus !

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Et l’immersion dans tout ça ? Eh bien, pour un kubenbois, ce n’est pas si mal !

A cause du confinement lié à la Covid 19, je n’ai pu jouer qu’en solo et en duo. Et franchement, le jeu est trop touffu pour simuler une partie à 3 ou 4 !

En duo, le jeu est fluide (Bon, d’accord, pas lors de la 1ère partie !) et agréable. Les quelques aménagements ne sont pas gênants et je ne pense pas qu’ils enlèvent du plaisir de jeu par rapport à une partie à 3 ou 4 (A voir !). Lors de nos parties en duo, ma moitié a parfois ressenti une certaine « sensation d’accumulation des actions » et trouve qu’ « il manque un petit quelque chose qui illuminerait l’ensemble »… Quant à moi, j’ai cette faculté de me laisser porter par un thème qui m’intéresse, et j’ai simplement la conviction que le jeu réserve une belle courbe d’apprentissage à ceux qui s’y frotteront.

Un petit mot sur le mode Solo : l’automa, Axomamma, dispose d’un plateau individuel. Il n’utilise le plateau principal que pour y placer des ouvriers, comme vous, mais en effectuant les tâches sur son propre plateau grâce à un lancer de dé. Il faut penser à beaucoup de choses et ne rien oublier ; cela peut donc être assez lourd lors des 1ères parties car la gestion d’Axo (pour les intimes) ajoute pas mal de micro-règles. Et donc, à 2, c’est mieux ! 😊

Pour terminer, n’hésitez pas à consulter l’aide de jeu. Elle fait peur la 1ère fois mais est extrêmement bien conçue. D’ailleurs, une aide solo manque cruellement !

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Conclusion :

Un excellent jeu bien touffu, à l’esthétique impeccable et aux mécaniques bien huilées. Joueurs experts, préparez-vous à faire chauffer les neurones !

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Disponible ici :

Prix constaté : 50 €

Test: Near & Far

Test: Near & Far

Bienvenue à Arzium ! Terres désolées ou quelques cités continuent de subsister et où le fantastique rencontre les ravages de la guerre.

Vous êtes l’un des 8 aventuriers à vous lancer en quête de gloire, d’artefacts perdus et de la dernière ruine : une cité perdue qui n’existe plus que dans les légendes.

Entre nomades, mystiques, hors la loi et hommes-lézards, à vous de vivre votre aventure, parsemée de rencontres et de choix pour écrire votre légende.

Ryan Laukat vous propose avec Near and Far un jeu de gestion de ressources, de constructions mais le tout teinté d’aventure et de narration. Issu d’une campagne Kickstarter en 2016 le jeu se veut une « suite » pour Above & Below mais un cran au-dessus en matière de gameplay.

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Petit aparté : est-ce que Near and Far et Above and Below font doublon ? Sont-ils différents ?

Malheureusement pour vos finances, les 2 jeux sont différents : A&B est un jeu familial, vous pouvez en lire le test ici, aux mécaniques simples mais fonctionnelles et avec cette part de narration qui ajoute un peu de hasard mais énormément de plaisir de jeu.

N&F est plus gamer, il vous demandera des parties un peu plus longues et surtout plus stratégiques.

Donc A&B pour toute la famille et N&F pour une soirée jeux plus sérieuse mais même avec des enfants, ados.

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Le matériel:

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Pour la partie matériel, le jeu dispose de deux points forts dès l’ouverture de la boite :

  • L’atlas avec ses 11 cartes qui sont autant de plateaux de jeu différents. Le premier plateau s’appelle les Cavernes des Glogos et c’est un joli clin d’œil à Above and Below. Les 10 suivants vous permettront de varier les parties et aussi de jouer la campagne ou le mode personnage.
  • Le livre d’histoire bien entendu ! Avec des chapitres pour chaque carte de l’Atlas et d’autres pour chaque héros du jeu, de quoi vivre de bien belles aventures à chaque partie.

Pour le reste du matériel : des cartes, des plateaux joueurs et un plateau ville double face. Les personnages sont représentés par des standees, des personnages en carton. Pas de figurines, ici le voyage se fera par le conte.

Les compagnons qui composeront votre équipe sont sous forme de tuiles.

Et le bonus, c’est que le verso de chacune de ces tuiles vous proposera le même personnage pour jouer dans A&B ! Une brillante idée qui permet de renouveler le premier jeu grâce au deuxième.

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A quoi ça ressemble ?

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L’illustrateur étant l’auteur lui-même, parfois ce mélange des genres peut être une erreur. Ici les illustrations sont magnifiques, l’ambiance est proche de Shadow of the Colossus, jeu vidéo à l’univers onirique et envoutant. Le résultat est splendide et convient parfaitement au thème.

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Comment on joue ?

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Mais vit-on des aventures dans Near and Far ? Voyons cela de plus près.

Chaque joueur incarne un aventurier, oui, mais un aventurier entrepreneur !

Le jeu se divise en deux grandes parties : préparer votre voyage dans la cité dont le plateau est placé au-dessus de l’Atlas et l’exploration sur l’Atlas lui-même.

En ville, vous préparez votre périple en recrutant des compagnons de voyage, des montures pour transporter votre matériel et aller plus loin, en récupérant des trésors auprès du mystique local ou de puissants artefacts. Une mine est aussi disponible pour récupérer quelques ressources, et l’hôtel de ville où vous pourrez troquer différents objets ou encore payer pour modifier votre notoriété.

Une fois prêt, à vous l’aventure le long des chemins ! Votre jauge d’énergie est matérialisée par des cœurs, ils vous permettront de vous déplacer sur des espaces non sécurisés, de combattre les menaces que vous seriez amené à croiser sur un chemin ou encore à vous aider dans les aventures que vous allez vivre, la ressource centrale de cette partie du jeu en somme.

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Sur l’Atlas, chaque étape de voyage vous coute un déplacement et en plus un cœur si aucun campement n’y est construit.

Construire un campement coute 3 cœurs, vous permet de gagner des ressources et met fin à votre tour.

Il existe 3 types d’espaces différents :

  • Pour récolter des pièces : construire un campement ici vous rapportera des pièces selon les capacités de vos compagnons.
  • Pour récolter des gemmes : construire un campement ici vous rapportera des gemmes selon les capacités de vos compagnons.
  • Des routes commerciales : il existe 2 espaces pour chaque route commerciale. Ils vous rapportent des points de victoire en fin de partie si les 2 ont un campement, et si c’est vous l’heureux propriétaire, vous obtenez le chiffre indiqué sur l’Atlas, si vous êtes 2 à posséder un espace chacun c’est le nombre indiqué en plus petit sur l’Atlas pour chacun.

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Lors de vos voyages, vous rencontrerez des menaces. Elles sont affrontées dans un ordre croissant, vagabonder deviendra de plus en plus complexe et couteux, surtout si vous n’avez pas de compagnons axés sur le combat. Chaque victoire vous permet de récupérer la carte de la menace et de placer un campement dessus. Elle vous rapportera le nombre de points de victoire qu’elle indique en fin de partie.

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Et le twist du jeu est ici : le livre d’histoires ! Déjà vu sur Above & Below, ce livret est ici découpé en chapitres et chacun est associé à une carte de l’Atlas.

Sur ce dernier, vous allez placer des jetons pour indiquer quelles seront les quêtes actives pour votre partie, chaque jeton venant recouvrir le numéro du paragraphe associé à ce lieu.

Quand un joueur se trouve sur un espace avec un jeton il peut le défausser pour vivre l’aventure de ce lieu.

Un autre joueur lui lit alors l’histoire et les choix qui lui sont offerts. Attention ! Ne lisez pas les récompenses associées aux différents choix.

Une fois que le joueur actif a choisi la voie narrative qu’il souhaite suivre, il lance un dé au résultat duquel il ajoute les capacités de ses compagnons, objets et artefacts actifs s’il en a. Il peut par la suite ajouter des cœurs pour augmenter son total.

Il peut réussir l’épreuve en atteignant le total demandé ou obtenir un bonus s’il le dépasse de 2.

Une fois le niveau de réussite ou d’échec calculé, le narrateur lit la récompense, l’éventuel bonus ou l’échec obtenu. Dans tous les cas, le pion est défaussé.

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Résumée ainsi, cette mécanique de jeu peut paraitre froide, mais en cours de partie on se prend rapidement au jeu de devenir le conteur d’un récit fantastique, imitant les différents protagonistes et en jouant sur le ton de sa voix. Le résultat est une immersion dans le jeu vraiment très réussie et c’est la force des jeux de Ryan Laukat cette capacité à entrainer le joueur dans son univers.

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Depuis le début, je vous parle des campements. Chaque joueur en possède 14 sur son plateau personnel et c’est eux qui définissent le tempo de la partie. Quand un joueur pose son dernier campement, on finit le tour de table et la partie se termine. 14 campements ça peut sembler beaucoup mais on se rend très vite compte que c’est bien peu ! Avec des joueurs agressifs sur les combats de menace, les réserves peuvent rapidement filer et la partie se raccourcir d’autant.

Near and Far devient alors un sprint plus qu’une course de fond, il faut se préparer à cette éventualité, sinon le plaisir de jeu peut s’en trouver gâché. C’est d’ailleurs un cas de figure prévu par l’auteur qui propose que chaque joueur commence avec 4 campements de plus la partie pour la rallonger. Tout dépend donc des joueurs autour de la table et du mode de jeu choisi.

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Car oui, Near and Far ne vous propose pas un jeu unique, mais 3 modes de jeu ! Rassurez-vous il s’agit bien du même jeu mais avec 3 variantes selon votre groupe de joueurs ou votre envie du moment.

Tout d’abord, la partie de découverte que le livre de règles vous invite à jouer sur la première carte du jeu avec le plateau ville sur son côté sombre.

Cette partie sera dédiée à l’apprentissage et la découverte des mécaniques, de quoi appréhender le jeu en douceur. 

Ensuite, commençons avec le mode campagne, vous allez enchainer 10 parties sur chacune des cartes de l’Atlas avec le même personnage. Pour assurer le suivi de votre campagne, le jeu fournit de petites fiches personnage où vous pourrez cocher les quêtes effectuées et gagner de l’expérience. Vous pourrez ainsi débloquer des capacités pour vos personnages, de quoi mieux démarrer ou profiter de certains lieux du jeu pour vos parties suivantes.

Ce mode campagne est le cœur du jeu, il vous emmènera de région en région, certaines avec de petites spécificités, toutes avec leurs histoires propres, à travers les terres désolées. Lors de certaines de vos aventures, le livret vous fera noter le numéro d’une quête secondaire. Cette quête secondaire sera à lire à la place de votre prochaine aventure, une petite finesse pour vous immerger un peu plus dans l’esprit du jeu. Vous pourrez également gagner des mots-clefs qui interviendront dans les aventures suivantes. Near and Far me semble taillé pour ce mode aventure, 10 parties peut sembler beaucoup de nos jours, mais elles durent en moyenne une heure, on peut donc en enchainer 2 sur une soirée jeux.

Le mode personnage ensuite. Il vous permettra de suivre une aventure dédiée au personnage que vous avez choisi. Cette fois vous utiliserez les quêtes associées à votre personnage. Quand tous les joueurs auront accompli 8 quêtes, vous pourrez passer à la carte 11 de l’Atlas pour la partie finale.

Un mode de jeu bien plus narratif et centré sur les personnages pour changer de la campagne.

Le mode arcade vous permet de faire une partie simple et sans le livre d’histoires. Un deck de cartes servira à la narration et aux choix. Ce mode est bien pratique si on ne veut pas se lancer dans une série de parties. Le bémol réside dans le paquet de cartes arcade qui ne seront pas en rapport avec la carte piochée. Ce n’est pas mon mode de jeu préféré, on perd un peu de la force du jeu qui est dans cette narration.

Et au final, ce Near and Far, on craque ?

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VERDICT

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Near and Far est un excellent jeu. Je pensais qu’avec Above and Below il y aurait un gros risque de redondance et qu’avoir les deux ferait doublon. Pas du tout ! Au final vous ne jouerez pas aux deux jeux avec le même groupe de joueurs. Comme expliqué au début de cet article, Above an Below est plus familial, les joueurs experts seront un peu refroidis par le chaos des choix issus de la narration et des récompenses. Il ne faut pas le jouer en cherchant l’optimisation parfaite, le hasard des aventures pousse à se laisser aller, se prendre au jeu et aux histoires pour au final vivre une belle aventure.

Near and Far possède également cette part de narration mais elle est un peu plus diluée, mélangée à plus de mécaniques, ce qui lui donne moins d’impact sur la partie. Near and Far est donc plus gamer, plus mature dans son contexte et les histoires qu’il développe.

Le jeu peut se jouer très rapidement, ce qui peut vous frustrer si un de vos adversaires se met à combattre les menaces à tour de bras sans rien faire d’autre. On y perd le plaisir de l’aventure et de la lecture, le jeu devient une simple course de rapidité. L’auteur l’a très bien vu et l’ajout de 4 campements par joueur permettra de remédier à ce problème très facilement.

Les différents modes de jeu sont également une belle trouvaille. On veut savoir ce qui se cache sur chacune des cartes mais également connaître l’histoire des différents personnages ! La rejouabilité est donc bien présente, et avec des parties contenues en une heure de temps, on y revient aisément sans être écœuré du jeu après 5 ou 6 parties.

Le jeu se joue très bien dans toutes ses configurations de 2 à 4 joueurs, la contrainte étant d’avoir les mêmes joueurs pour enchainer les parties. Les plus jeunes seront bien plus à l’aise avec Above and Below mais, à partir de 12 ans, vous pouvez jouer en famille sans problème, la partie d’introduction permettant de bien comprendre les mécaniques et les objectifs du jeu.

Near and Far est un jeu à part, comme Shadow of the Colossus dans le monde du jeu vidéo, il exploite des mécaniques connues mais avec cette part de conte qui le rend attachant et prenant.

Avec Near and Far, les Lucky Duck Games nous permettent donc de découvrir le véritable potentiel d’auteur de Ryan Laukat en version française. Et une seule question demeure : à quand l’annonce de la localisation de son nouveau jeu Sleeping Gods ?

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En bonus, un mode solo avec Automa déniché sur BGG.

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Nous faisons partie du programme d’affiliation mis en place par Philibert sur leur site. Cela signifie que si un jeu que nous avons chroniqué vous plaît, et que vous l’achetez en cliquant sur le lien Philibert que nous proposons en bas de chaque article, nous percevrons une modeste contribution nous permettant de nous acheter d’autres jeux, pour pouvoir les chroniquer et vous donner notre avis. C’est une forme de soutien, et nous vous en remercions par avance ! C’est grâce à vous que nous pouvons continuer à abreuver ce modeste blog avec toujours + de contenu.

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Disponible ici:

Prix constaté: 55 €

TOP 2020

TOP 2020

Vous parlez d’une année spéciale…

Si on nous avait annoncé ça le 31 décembre 2019 au soir, lorsqu’on se souhaitait à tous une bonne et heureuse année, et surtout la santé !, nous aurions été peu à y croire.

Et pourtant, c’est arrivé. Toutes nos pensées vont bien sûr aux êtres chers que nous avons perdu au cours de cette année, et à leurs proches.

On va espérer que 2021 soit un meilleur cru.

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On peut déjà se réjouir de la réouverture de nos chères boutiques le 28 novembre, en espérant que ça soit la bonne, et qu’il n’y ait pas trop de casse ! Une boîte de jeu au pied du sapin ça fait toujours plaisir, et ça met du baume au cœur.

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Bah oui parce que ludiquement, il s’en est quand-même passé des choses !!!

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Déjà l’année avait très bien commencé avec le festival de Cannes, où l’équipe du Labo était présente quasi au complet afin de couvrir cet événement tous ensemble !

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Ensuite, avec le 1er confinement, on s’est essayé à la vidéo avec plein d’erreurs de débutants sur la qualité mais, franchement, c’est vraiment pas simple le montage. ^^

On vous a proposé Confinement Intime, un rdv quasi quotidien où vous découvriez un acteur du monde ludique, chez lui la plupart du temps (bah oui c’était quand-même le confinement), son quotidien au travers de cette épreuve, un peu de sa personnalité, de ses expériences et de ses passions. On remercie les 71 intervenants pour leur participation, leur gentillesse, et leur intérêt pour ce concept sorti un peu à l’arrache, en réaction à ce qui venait de nous tomber sur le coin du crâne ! ^^

Nous espérons vous avoir divertis un minimum !!

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Dans la foulée de cette série, et du 2ème confinement, nous avons déclenché la 2ème phase avec Confinement Intime Saison 02 # Spécial Boutiques. ^^

Notre manière à nous de soutenir nos ludicaires et vous les faire découvrir, d’autant + que la plupart s’étaient organisés afin de continuer leur activité en respectant les gestes barrières.

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Sans oublier les nombreuses sorties ludiques que nous avons pu tester, pas toujours dans les meilleures conditions, mais pour lesquelles nous avons eu des coups de cœur, des coups de gueule, des « mouais ok … », des « waouh » et des « ah ouais quand même ! ».

Il y a de + en + de sorties et cette année n’a pas fait exception à la règle, du coup il y a eu du bon, du très bon, du passable et du moins bon… Pour vous donner les clés de cette année ludique, nous avons chroniqué, disséqué et joué comme des petits fous afin de vous partager notre ressenti et nos impressions sur ces jeux.

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Et c’est ainsi que pour clôturer cette année spéciale, nous avons établi notre TOP de l’année 2020. Vos laborantins ont fait le bilan, calmement, en s’remémorant chaque instant, et ce ne fut pas toujours simple de départager les élus. Mais bon quand faut y aller … Alors cette sélection regroupe leur sélection des meilleurs jeux auxquels ils ont joué en 2020. Vu la cadence des sorties ludiques depuis quelques années, il arrive parfois qu’un titre sorti l’an passé figure dans cette sélection. Rien de grave rassurez-vous, la notion de nouveauté est toute relative, entre celui qui a accès à la VO d’un jeu, un proto, ou parfois tout simplement, qu’on mette la main sur un jeu passé un peu à l’as lors de sa sortie !

Trêve de bavardages, on y va !

Roulement de tambour !

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Maracaibo : Marin en quête de réputation dans les Caraïbes du XVIIème siècle ? Un thème fort, une rejouabilité conséquente, un mode histoire au top et un mode solo bien agréable : un must-have ! 

Alubari : Une course aux contrats au thème bien ancré et pourvu d’une excellente rejouabilité. Une tasse de thé ?

Pour une Poignée de Marguerites : Une course fleurie chez de mignons ruminants pour que petits ET grands jouent ensemble sans s’ennuyer !

Robin of Locksley : Collections et déplacements pour un jeu très malin et addictif !

Wild Space : Collections, combos et actions limitées, trop court mais intense.

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Boomerang Australia : Des cartes et des feuillets, voilà le matériel de Boomerang Australia. Un jeu de draft de cartes accompagné d’une mécanique de Roll & Write où chaque décision vous poussera inéluctablement vers la victoire dans votre périple à travers l’Australie. Partez à l’aventure touristique et marquez le plus de points possible avec le nombre de lieux visités, les animaux rencontrés, les activités choisies et vos lancers de boomerang. Faites les bons choix de cartes et prenez garde à vos adversaires. Mon jeu famille du moment !

Kosmopolit : En ce moment, les restaurants sont fermés, alors pourquoi ne pas ouvrir le vôtre tranquillement à la maison avec vos amis ? Kosmopolit est LE jeu d’ambiance qu’il vous faut ! Interprétez plusieurs rôles dans ce jeu de simulation de restaurant, mais pas n’importe lequel, un restaurant qui accueille tout le monde quel que soit son origine et sa langue. Et la langue, c’est le cœur de ce jeu, (et croyez-moi ce jeu en a du cœur). En 6 minutes, vous devrez retrouver les plats commandés et leur ingrédient principal mais dans sa langue originale, qui sera un peu comme dans le célèbre « téléphone arabe », l’un d’entre vous, avec l’aide d’une application sur le téléphone prendra les commandes et les répètera au chef de rang qui devra gérer une brigade de cuisiniers et récupérer les plats. Ce jeu est une véritable pépite avec une rejouabilité folle !

Lucky Numbers : Le trèfle à 4 feuilles, cela porte bonheur, et de la chance vous allez en avoir besoin, mais pas seulement ! Lucky Numbers est un jeu de placement de tuiles malin où le premier à remplir sa grille sera le vainqueur. Accessible, rapide, simple mais pas simpliste, Lucky Numbers plaira à toute la famille et si la chance vous échappe alors soyez concentrés et ne quittez pas des yeux les grilles de vos adversaires ! Un mode solo sous la forme d’un casse-tête vous permettra aussi de passer des heures de réflexion pure !

Mollo l’escargot : Un jeu de course d’escargots où le gagnant sera le dernier arrivé, si ce n’est pas original ?! Un jeu à partir de 4 ans, où la chance et la stratégie feront de votre escargot le roi du potager. Quelques cartes et des retournements de situation à gogo vous feront passer de joyeux moments en famille. Les enfants en redemandent et les parties s’enchainent grâce au matériel coloré et la simplicité des règles. Un jeu compétitif très adapté pour vos petits joueurs et le reste de la famille ne s’ennuie pas non plus ! Accrochez-vous car les parties peuvent être rapides et vous devrez être le plus lent pour remporter la victoire.

Pour une poignée de Marguerites : Le petit dernier des Space Cow va vous emmener dans un magnifique pré où les fleurs, toutes plus colorées les unes que les autres, feront le bonheur de votre magnifique vache… mais le souci c’est que vous n’êtes pas seule ! Un jeu compétitif à partir de 6 ans doté d’un matériel très adapté et original. Faites combattre vos vaches en les faisant sauter avec votre doigt et soyez le premier à récolter toutes les fleurs de votre plateau !

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Maracaibo: à venir 😉

The Magnificent: Ce jeu fut une très belle découverte… Si ma première partie fut chaotique, j’ai toutefois pu entr’apercevoir l’énorme potentiel de ce jeu. Les règles sont si simples qu’on en oublie à quel point le jeu est en réalité complexe dans la multiple de choix disponibles. Et c’est ce qui m’a vraiment plu. Il y a une marge de progression énorme.

Au fil des parties chaque action peut être optimisée en voyant toujours plus loin. Rien ne doit être fait au hasard pour prétendre à la victoire. L’association des mécaniques – certes déjà vues – est une très belle réussite, rendant le jeu assez original avec une bonne fluidité.

J’ai adoré ce jeu et je ne peux que vous le recommander. Ne vous arrêtez pas à votre première partie qui peut vous laissez une certaine frustration. Plus on y joue et plus on aime… Dés, cartes, tuiles, de quoi plaire au plus grand nombre. En tout cas, en ce qui me concerne, j’ai été plus que conquise.

L’île des Chats: à venir 😉

Calico: C’est un véritable coup de cœur pour cette année 2020. J’avais pris le jeu en financement participatif sur la plateforme Kickstarter tout d’abord pour le thème – Eh oui, j’adore les chats et il est vrai que c’est d’abord la thématique qui m’a accrochée ^^. Je me suis ensuite penchée sur les mécaniques – parce que le thème ne fait pas tout, n’est-ce pas ? Prendre des tuiles, les placer afin de marquer le plus de points possible en combinant différentes façons de scorer, sur le papier ça ne pouvait que me plaire. Ce jeu offre exactement les sensations que j’en attendais. J’aime le contraste entre la facilité des règles, leur accessibilité et la complexité des choix à faire. Un vrai brise neurone pour arriver à tout combiner. Certes il y a une part de chance puisqu’on peut attendre une tuile toute la partie et ne jamais la voir sortir – ou si elle sort, votre adversaire se fera un plaisir de la prendre ^^. Cette part de hasard n’est absolument pas gênante dans ce type de jeu. En effet, il est aussi important de savoir s’adapter en fonction des tuiles qui sortent, même si ce n’est pas toujours évident. Je tiens à remercier les auteurs qui ont rédigé des règles très claires avec plein de challenges à réaliser et d’objectifs à atteindre au fils des parties. Il y a même une section réservée aux variantes possibles, et ça ne vous simplifiera pas la vie, au contraire. De quoi vous donner encore plus envie d’y rejouer !

En somme, Calico est un excellent jeu de pose de tuiles avec une rejouabilité énorme qui ravira le plus grand nombre et même ceux qui ne sont pas spécialement fans des chats  Un sans faute pour moi dont je ne me lasse pas de jouer. Je vous propose d’ailleurs de participer aux 10 challenges des auteurs en mode solo. Rendez-vous dans la rubrique challenge et inscrivez vos scores !

Cartographers: à venir 😉

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Ma sélection pour cette année ne fut pas une mince affaire. Même si les sorties ont fortement ralenti avec la Covid, c’est surtout l’arrêt des festivals et des soirées jeux qui m’ont le plus marqué.

Pour revenir aux jeux, quelques sorties ont tout de même buzzé, en particulier les habituelles campagnes Kickstarter avec leurs lots de promesses et de délais non respectés. Mais au final, peu de jeux qui aient marqué cette année 2020, plutôt pas mal de promesses pour des jeux qui arriveront en 2021, une grosse année ludique en perspective résumée en 2 mots : redémarrage et liberté !

En jeu expert, deux jeux se sont démarqués : Barrage et Maracaibo. Les auteurs sont connus et chacun des deux jeux a su se faire sa place. Personnellement Barrage fut une très bonne surprise mais, depuis quelques temps, il ne sort plus.

Maracaibo, en revanche, trouve facilement le chemin de la table de jeu ! Est-ce le mode histoire ou les mécaniques d’Alexandre Pfister qui font merveille ? Toujours est-il que je ne semble pas être le seul à en faire mon jeu de l’année en expert.

Pour les autres jeux experts de l’année, il y a eu du très bon avec Alubari et ses mécaniques élégantes, de l’excellent comme l’extension d’Underwater Cities qui a corrigé une partie des soucis matériel et en plus apporte encore plus de profondeur au jeu ! N’oublions pas Demeter qui s’est essayé à approcher les jeux experts avec une mécanique de flip and write (jeu à cocher).

Le Lacerda annuel cette année fut On mars. Un jeu exigeant du maître portugais, son plus complexe même si Lisboa m’a fait plus mal à la tête sur la première partie. Toujours est-il qu’On mars a démocratisé un peu plus les jeux Lacerda et depuis de plus en plus de joueurs s’y intéressent ce qui est une très bonne nouvelle !

On a aussi croisé des jeux qui ne resteront pas dans ma mémoire ludique longtemps comme Mystic Vale et certains même que j’avais déjà oubliés comme New Frontiers avec sa boite et son matériel à la taille inversement proportionnelle au plaisir de jeu.

En cette fin d’année, deux jeux sortent leur épingle du jeu, Tekhenu et Dans l’Antre du roi de la Montagne, de quoi initier du joueur confirmé à l’univers du jeu expert dans des parties au timing contenu.

Pour les jeux familiaux (et familiaux plus) l’année fut riche comme les précédentes.

Certains sont en train de disparaitre alors ne les oublions pas ! Les Petites Bourgades avec son Tetris de cubes a bien buzzé en février, il plait à chaque partie et pourtant on le ne le voit plus ou presque.

Même combat pour Bazar Quest un jeu bien sympathique à la proposition inhabituelle : vous êtes le tenancier d’une boutique d’objets pour héros en quête de gloire ! A vous de les attirer et de les équiper au mieux pour que ces derniers s’en sortent dans le donjon. Un client vivant c’est un client qui peut de nouveau acheter.

Cette période de Février avec Cannes, le dernier festival de mon année, m’a permis de découvrir Cowboy Bebop ! Grand fan de l’anime, j’ai beaucoup aimé ce deckbuilding ancré dans l’esprit de la série où les autres vont vous aider même si ça ne leur fait pas plaisir. Ensuite est arrivé l’Ile des Chats qui depuis cet été cartonne. Du familial qui dispose même d’une variante pour jouer avec les plus jeunes !

Je n’oublie pas l’Olni (objet ludique non identifié) Kluster qui, avec ses aimants, sa cordelette et sa règle simple : « faut tout poser dans le cercle », a conquis bon nombre de joueurs et surtout de non joueurs ! Si vous avez un cadeau à faire et que les jeux c’est votre passion mais pas celle de tous vos proches vous tenez un aimant à ludistes avec Kluster !

Mais mon jeu familial de l’année arrive en cette fin novembre en boutique. Above and Below avec sa touche de narration intégrée à des mécaniques plus classiques m’a séduit et je n’en décroche pas !

Et pour finir sur les familiaux, Knock Knock Dungeon, un jeu que je suis depuis 3 ans maintenant, depuis une soirée off au festival de Cannes avec un jeu tout simple et pourtant si prenant.

Mais cette année, j’ai remarqué l’explosion des jeux en duo. Peut-être est-ce juste une impression, je n’ai pas de statistiques du phénomène mais les éditeurs semblent avoir écouté les joueurs qui, confinement puis couvre-feu oblige ont souvent demandé des renseignements sur cette gamme de jeux un peu particulière. Cairn, Watergate, Dual Powers, Glasgow, la Marche du Crabe ou le tout récent Schotten Totten 2, il y en a pour tous les gouts avec tous les thèmes ! L’affrontement y est souvent direct, personnellement ce n’est pas ce que je préfère mais force est de constater que je suis dans la minorité. On notera tout de même qu’à l’opposé du spectre ludique, le jeu à deux vous propose du coopératif, histoire de jouer ensemble même avec des mauvais perdants.

L’autre mode de 2020 ce sont les jeux à cocher, pencil games ou encore roll et flip and write. Le principe est simple : tous les joueurs ont une feuille de jeu, on lance des dés ou on retourne des cartes et chacun fait son choix sur sa feuille. Cette année a été particulièrement prolifique avec Demeter, Cartographers, Rome and Roll, Troyes Dice et bien d’autres. Les roll and write ont le vent en poupe et ils plaisent mais surtout ils se sont approfondis ! Depuis Welcome qui a ouvert, non pas une brèche, mais une voie express vers le succès, ils sont nombreux à l’emprunter depuis.

Et voilà pour mon petit coup d’œil dans le rétro sur cette année 2020. Il y aurait bien sûr encore bon nombre de jeux à évoquer comme Too Many Bones que j’ai découvert en visio grâce au confinement ! Mon compte en banque essaie encore de s’en remettre…

Et comme pour le reste, je regarde surtout vers l’avant, vers tous les jeux qui vont arriver, sur 2021 et cette sortie de crise avec la reprise des soirées jeux, des festivals et qui sait, l’organisation de rencontres ludiques entre nous ? Au final je résumerai 2020 en une année pourrie sur le plan de la société mais plutôt réussie du côté des jeux !

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Anachrony Fractures of Time: Il est de retour, enfin il est déjà là… Euh non il sera bientôt déjà là…. Je m’y perds… Le meilleur jeu de l’univers et de tous les temps revient avec un mode solo retravaillé et non plus 1 mais 2 adversaires différents à vaincre selon que vous choisirez de jouer avec le jeu de base ou avec Fractures of Time ! Une nouvelle faction, un nouveau plateau, de nouveaux exosquelettes, de nouveaux ouvriers et même une nouvelle ressource ! Arriverez vous a maîtriser la voie de l’unité pour sauver l’humanité ?

Concordia Venus : la découverte de ce jeu fut pour moi une révélation, un vrai bon jeu expert avec des règles accessibles et compréhensibles par tous est donc possible, j’en ai eu la preuve sous les yeux. Le matériel est au top, le gameplay simple et fluide et les stratégies possibles variées.
Si on ajoute à ça la variété de cartes sur lesquelles jouer, le mode en équipe bien pensé qui ne laisse personne attendre trop son tour de jeu, on a là un des meilleurs jeux expert qui reste accessible à tous ! Totalement conquis!

Underwater Cities New Discoveries : Ok ce n’est pas un jeu mais une extension, ok elle coûte quasiment le prix du jeu, mais l’ajout des plateaux asymétriques, plus de variétés de plateaux, de nouveaux modules de jeu, un mode solo qui prend encore plus de profondeur (vous avez saisi, profondeur, villes sous-marines, humour tout ça… hum bref…). De plus, j’ai aimé la possibilité de donner des départs asymétriques aux joueurs et de rajouter un plateau qui augmente la course aux objectifs et la chasse aux bonus ! Si vous aimez Underwater Cities, vous allez adorer New Discoveries !

Demeter : Les dinos et moi, c’est tout un programme, surtout depuis que je suis tout petit. Les Roll/Flip & Write c’est vraiment quelque chose que j’adore! Donc, quand on mélange les deux, et même si le thème ici n’est qu’un prétexte, qu’en plus les règles sont accessibles et la rejouabilité présente ainsi que la grosse courbe de progression, on a ici un Flip & Write qui cartonne et qui est dans mon top jeux de cette catégorie.

Dinogenics : Les dinos et moi, c’est tout un prog… euh pardon, je radote ! La localisation française ayant permis au plus grand nombre d’avoir accès à ce jeu qui possède actuellement la première place de mes jeux de dinos ! Pourquoi ?

Simplement parce que je le trouve vraiment hyper thématique, l’aléatoire présent est assez représentatif de ce qu’on voyait dans les films de Jurassic (Park ou World) à savoir qu’on croit toujours qu’on peut maîtriser, mais que tout finira par mal se passer ! Car, dans Dinogenics, même si vous limitez les risques côté dinos, ce sont les infos ou les joueurs qui risquent de venir démolir vos jolis enclos et libérer des dinos qui vont faire un festin de visiteurs ! Et j’espère que l’extension sera localisée aussi, car elle apporte tellement au jeu que ça serait dommage de ne pas pouvoir l’avoir en VF!

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Il y a en général un certain nombre bien spécifique de critères qui me font apprécier un jeu. 
En premier lieu, peu importe qu’il soit dans l’actu, ou que ce soit un ancien jeu qui m’avait échappé lors de sa sortie. Lors de la découverte d’un nouveau jeu; ou quand je sonde les souvenirs qu’il m’a laissés, je me pose ces 5 questions, somme toute, assez génériques. En fonction des réponses que j’en fais, je placerai ensuite ces jeux dans mon top.
J’en profite pour placer ici que je crois que « choisir c’est mourir ». Il est en effet pour moi un véritable crève-cœur de devoir ne sélectionner que 5 jeux parmi tous les très bon titres qu’il m’a été donné de jouer cette année …
Voilà donc ma règle des 5 par ordre croissant d’importance: 

– Le story telling ou l’univers dans lequel on me plonge sont-ils convaincants ? Le pitch est-il bien amené ?

– Si je présente ce jeu à différents groupes avec des gouts divers ; arriverons-nous à retrouver le même niveau de fun global ? 

– La rejouabilité me parait-elle suffisamment viable pour le ressortir fréquemment ? 

– Les objets bonus sont-ils de bonne facture, servent-ils efficacement les mécaniques de jeu?  A-t-on essayé d’innover dans leur réalisation ? 

– A-t-on fait un effort visuel pour me plonger graphiquement dans cet univers ? Le ton des illustrations est-il en adéquation avec le propos ?


Ainsi, en plus d’avoir passé avec brio le filtre de ces questions, voilà quelques notes supplémentaires pour ma sélection de cette année.

Cerbère : le côté coopération nécessaire avant la trahison forcée si l’on veut quitter les Enfers sur le Styx est délectable à souhaits. J’apprécie que les premiers perdants ne soient pas en reste et que leurs missions changent en cours de partie. C’est un renversement très ingénieux, qui évite l’exclusion.
Little big Fish : L’apparente simplicité de ce jeu qui renferme toutefois quelques surprises assez intéressantes (faire tourner un quart du plateau, par exemple).
Abyss Conspiracy : L’univers d’Abyss me plait énormément. Cette version avec un matériel réduit à un strict minimum m’a paru très ingénieuse. J’ai aussi été séduit par le concept tout bête de boîte de couleurs différentes (c’est certes accessoire ; mais ça n’en reste pas moins remarquable).
Splendor Marvel : Le fan de l’univers Marvel qui sommeille en moi a tout simplement préféré cette déclinaison au Splendor classique. Les mécaniques sont simples et accessibles au plus grand nombre.
Hadara : Le seul jeu qui est indiscutablement mon favori de l’année. C’est un concentré d’équilibre des stratégies, de profondeur qui en découle, de fluidité induit par le fait que les joueurs interagissent en simultané. 

Je place une mention pour les oubliés de ma sélection : Little Town, Dice Forge, Punto, entre autres…

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Cartographers : Un jeu hyper attachant et toujours aussi agréable à jouer et à faire découvrir. Pas exempt de tout défaut (objectifs pas toujours lisibles, surtout lors des 1ères parties, et un manque de cartes qui fait que les aficionados auront un peu l’impression de tourner en rond) mais il est indéniablement l’un des jeux les plus agréables auquel j’ai joué cette année. Et les avis des personnes à qui je l’ai fait découvrir ne trompent pas. Sans être un jeu qui révolutionne le monde ludique, il a totalement sa place dans mon TOP 5 de l’année, une valeur sûre que je ne peux que conseiller !

Kosmopolit : + qu’un jeu, + qu’une expérience ludique. On ne peut que saluer et mettre en avant le travail titanesque réalisé par les auteurs, éditeur et intervenants pour nous proposer une véritable expérience qui sort de l’ordinaire. C’est frais, rapide, malin, addictif et l’un des meilleurs jeux d’ambiance de l’année et même + ! Chapeau les artistes !

Magic Rabbit : Pas besoin d’aller chercher les mécaniques les + complexes pour réussir son coup. Magic Rabbit est simple de prime abord, mais avec un travail d’édition aux petits oignons, et entouré des bons joueurs, vous passerez un super moment autour de ce jeu, je vous le garantis !

Hadara : Mon coup de cœur de l’année je dirais … Une vraie réussite, un auteur que j’affectionne de + en + (Benjamin Schwer – La Couronne d’Emara), un jeu intermédiaire rapide, fluide et profond. Un jeu de civilisation en 3 âges, avec du draft de cartes ça vous parle ? Oui il partage des points communs avec 7 Wonders mais ça ne s’arrête pas là et c’est tant mieux !

The Magnificent : Whaou ! Grosse claque que ce jeu au matériel de qualité, à l’ambiance et aux illustrations si parfaites ! Attention, ce jeu se mérite, il vous faudra faire chauffer les neurones pour vous en sortir, mais il est l’un de ceux qui m’a le + conquis cette année, et j’attends son extension annoncée pour début 2021 avec une grande impatience !

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Et vous quels sont vos TOP de cette année ????

Kickstarter: The Specialist$

Kickstarter: The Specialist$

Comme le chantaient mes amis les Neg’ Marrons il y a tout juste 23 ans dans leur célèbre tube La Monnaie issu de leur fabuleux album « Rue cas nègre » :

« Parce que c’est La Monnaie qui dirige le monde

C’est La Monnaie qui dirige la terre

Et qu’on le veuille ou non

C’est comme ça, on ne peut rien y faire »

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La monnaie, la caillasse, le flouze, le pèse, la thune, la maille, le blé, la ferraille, les sous, les deniers, les pépètes, l’oseille, l’importance de l’argent dans notre société est aussi grande que le nombre de mots existants pour le définir, soit plus de 60 termes, rien que ça !

Et l’argent, du coup, cela se gagne ou cela se vole, et c’est la seconde proposition qui a été choisie pour être la thématique du jeu The Specialist$ : et plus spécifiquement les braquages d’établissements comme les bijouteries, les banques et autres casinos bien remplis.

Et avant de passer à l’acte, comme dans un bon film d’action, nous allons devoir recruter des hommes et des femmes pour nous accompagner afin que nos sorties soient fructueuses.

The Specialist$ est un jeu de Marco Canetta, Stefania Niccolini, Dimitri Perrier, Anne-Catherine Perrier, illustré par Christine Alcouffe, en financement participatif sur la plateforme Kickstarter du 17 novembre au 12 décembre 2020, édité par Explor8.

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Comme une belle affiche de cinéma…

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Nous avons affaire ici à un jeu familial dans la plus pure des traditions, des cartes, des dés, et plein de plateaux et de jetons.

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La taille de votre table ???

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Ici il sera donc question de mécanique de placement de dés et de combinaisons de cartes avec réactions en chaine à la clé.

En un certain nombre de tours, 12 pour être précis, illustrés par les cartes indics, vous allez devoir gérer vos dés afin de recruter des spécialistes, qui seront des pré requis pour attaquer vos spots tant convoités sur le plateau de jeu.

Chaque plateau est une région du globe, contenant entre 1 et 3 villes contenant chacune 4 établissements : deux bijouteries, une banque et un casino, avec des gains de plus en plus importants. Mais les places seront chères, car premier arrivé premier servi, et cela se transformera sous la forme d’une course effrénée au plus gros pactole.

Et honnêtement, ici le thème est bien retranscrit à tout moment dans le jeu, l’emploi des termes spécifiques en témoigne largement.

Sans rentrer dans un descriptif des règles (que vous retrouverez ici : https://explor8.com/wp-content/uploads/2020/11/DRAFT_FR_Regles_TheSpecialists_10Nov.pdf), les tours de jeu sont très fluides (on vous a dit, c’est du familial), car vous devrez :

  • Choisir un dé disponible
  • Utiliser une carte (recrutement et/ou activation de pouvoir)
  • Faire un braquage

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Un bon RH et le tour est joué !

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Bien choisir son dé, le spécialiste à recruter et/ou activer et l’endroit du casse seront les décisions qui vont vous amener à réfléchir entre les tours de jeu, voire de planifier les suivants en bonne et due forme.

Votre arme principale est les réactions de pouvoir en cascade que vous allez pouvoir effectuer pendant votre tour, c’est l’axe majeur d’évolution de votre jeu et cela vous fera gagner beaucoup de choses, et notamment des jetons bonus et autre menue monnaie qui finalement viendra grossir les sommes de vos braquages.

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La spécialisation des spécialistes et leur pouvoir

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Sans enchainements, la partie ne décollera pas, alors il ne faudra pas hésiter à sacrifier des dés pour pouvoir débloquer la situation en votre faveur quelquefois dans la partie.

Et quelle satisfaction de débloquer des enchainements de pouvoir et de voir son butin grossir petit à petit !

Mais attention aux autres équipes, car ils auront à un moment donné les mêmes objectifs que vous, alors il faudra être le plus malin, et donc le plus rapide afin d’avoir toujours un temps d’avance.

Mes sensations de jeu sont très appréciables et l’on a fait 3 parties à la suite dans l’après midi à 2 joueurs, et ensuite, dans les jours qui ont suivi, plusieurs parties à 3 joueurs. A chaque fois, ce sentiment de fluidité, mais aussi de nouveauté (on peut effectivement retourner les plateaux pour découvrir d’autres configurations de jeu au niveau des icônes pré requis), et de tension à chaque tour, plus la partie se dirige vers la fin, comme si l’on entendait les sirènes des voitures de police au loin s’approcher !

On s’amuse facilement, et on a la place de réfléchir à ses prochains coups pendant le temps de l’adversaire, tout en planifiant les suivants au gré des sorties des cartes spécialistes.

La chasse, ou la course, aux bonus est très appréciable également, et comme il y en a suffisamment, aucune sensation de déception profonde n’est à noter, en tout cas à 3 joueurs…

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Un bon conducteur ne suffira pas !

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Accrochez-vous et recrutez malin car chaque décision sera du temps, et le temps c’est de l’argent, et comme diraient mes amis les Neg’Marron :

« Le temps passe et passe et passe et beaucoup de choses ont changé

Qui aurait pu s’imaginer que le temps se serait si vite écoulé

On fait le Bilan calmement en s’remémorant chaque instant

Parler des histoires d’avant comme si on avait 50 ans »

Ne tardez pas à pledger le jeu, il reste encore une grosse dizaine de jours et ça se passe ici :

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Cet article a été écrit à l’aide d’un prototype dont une partie du matériel n’est pas définitif, et grâce à l’envoi du jeu par l’éditeur Explor8.