Test : Shards of Infinity

Test : Shards of Infinity

Allez, on attaque enfin la review de ce Shards of Infinity. Oui j’ai pris mon temps, parce que si, comme on nous l’annonce, ce jeu est au panthéon du genre, et vient détrôner ses ainés, bah va falloir qu’il en ait dans le ventre et qu’il le prouve sur la durée surtout !

Donc on prend le temps de tester, re-tester, laisser infuser, y revenir, etc…

Parce que, mine de rien, le deck-building est une mécanique assez développée, présente dans de nombreux titres depuis longtemps (tout est relatif), et surtout connait quelques modifications / améliorations / ajouts (à vous de sélectionner celui qui vous convient) de manière assez régulière, et parfois très plaisantes !

Ici ça ne sera pas le cas.

Non, là on est plutôt sur un deck-building épuré, proche de la mécanique de base. Alors quel intérêt ? Pourquoi ressortir un tel jeu ? Quelle est l’idée derrière ce projet ? Comment vont réagir les joueurs ? Pourquoi la brique de lait est-elle toujours vide quand c’est moi qui la prends dans le frigo ?

On va essayer de répondre à tout ça… Non, pas à tout en fait.

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Shards of Infinity est l’œuvre de Gary Arant et Justin Gary (déjà aux manettes pour Ascension, on y reviendra), illustré par Aaron Nakahara (lui aussi déjà vu dans Ascension), édité par Stoneblade Entertainment (Ascension ^^) et Ultra Pro, et localisé par Iello.

Le jeu est prévu pour 1 (avec l’extension) mais sinon 2 à 4 joueurs, à partir de 10 ans et pour une durée d’environ 30 minutes.

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A quoi ça ressemble ?

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Comment on joue ?

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On va commencer par poser les bases de ce qu’est le deckbuilding, en vous proposant la traduction de la très bonne définition disponible sur boardgame geek :

Les joueurs possèdent au début de la partie un paquet de cartes de base, souvent identique pour tous les joueurs (ou, au moins, contenant le même nombre de cartes). Ils vont ensuite l’agrémenter au cours de la partie en achetant de nouvelles cartes. Généralement, les cartes nouvellement acquises sont placées dans la défausse et mélangées au deck une fois la pioche épuisée.

Les jeux de deckbuilding ne doivent pas être confondus avec les jeux de cartes à collectionner (JCC) ou les jeux de cartes évolutifs (JCE). Dans ces jeux l’ont construit son paquet de cartes lors d’une étape préalable à la partie selon des règles particulières.

Lorsque cette mécanique est employée avec des jetons que l’on place dans un sac on parle de bagbuilding, comme dans Orléans (2014). Il arrive que l’on parle également de dicebuilding pour Dice Forge (2017), jeu dans lequel on “construit” ses dés en changeant leurs faces.

Le premier jeu utilisant cette mécanique est Dominion (2008).

Source : Boardgamegeek.com

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Dans Shards of Infinity, les 2 caractéristiques que je mettrais en avant si je devais expliquer le jeu (ce qui tombe bien puisque c’est ce que j’essaie de faire), c’est surtout ce qui va le différencier des autres jeux de deck-building (non pas que ça ne soit le seul qui le propose, mais c’est ce qui amènerait un joueur à aimer y jouer, selon moi) :

  • Le premier point est le fait que, pour l’emporter, vous devez être le premier à maitriser un artefact dénommé l’Eclat de l’Infini, ou bien éliminer vos concurrents avant qu’ils ne le fassent. Donc 2 objectifs potentiels pour l’emporter, à vous d’en privilégier l’un ou l’autre, les 2, ou bien de vous adapter en cours de partie. Pas de points de victoire à amasser pour l’emporter à la fin.
  • Le second point réside dans les cartes mercenaires. Dans un deck-building classique, vous achetez une carte, elle rejoint votre défausse et vous pourrez l’utiliser quand vous la piocherez à un tour prochain. Avec les mercenaires, vous pouvez enrôler une carte, la placer dans votre zone de jeu, et bénéficier de son effet. A la fin de votre tour, elle quitte la zone de jeu et est remise sous la pioche commune.

Voilà les 2 additions principales, selon moi, au mode de jeu deck-building, et qui font pour beaucoup la spécificité de ce Shards of Infinity.

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Pour le reste, rien de bien nouveau sous le soleil, si vous êtes déjà familier avec le deck-building.

Chaque joueur choisit 1 héros qui a sa couleur propre, et donc les cartes du deck qui auront tendance à mieux combotter s’il les utilise. 10 cartes de départ, les mêmes pour tout le monde. Des cartes qui fournissent du cristal, la ressource du jeu, de la puissance, pour cogner.

5 cartes en main par tour, et à vous d’en faire le meilleur usage. Achetez de nouvelles cartes de la rivière commune pour améliorer votre deck, attaquez vos adversaires ou leurs champions, ou augmentez votre niveau de maitrise.

De nombreux effets combinatoires se mettront en place au fur et à mesure de vos achats de cartes, et charge à vous de les déclencher au meilleur moment. Plusieurs cartes ont aussi un cap de déclenchement, cad qu’elles donneront un effet + fort si votre niveau de maitrise est + élevé. Par exemple : le réacteur d’éclat, une des cartes de base, fournit 2 éclats de base, mais 3 si vous avez atteint 5 de maitrise, ou 4 si vous avez atteint 15. Une certaine idée de la montée en puissance au fil du jeu donc …

A votre tour, vous posez vos cartes, vous résolvez leurs effets, et vous défaussez l’ensemble, même si vous ne les activez pas à ce tour. Vous repiochez 5 nouvelles cartes pour attaquer votre nouveau tour, dans votre pioche qui sera augmentée au fur et à mesure de vos achats et de votre défausse quand la pioche sera vide. Une part d’aléatoire donc, puisque vous mélangez entièrement votre défausse pour créer votre nouvelle pioche. Croisez les doigts pour piocher rapidement la carte super balèze que vous venez d’acquérir !

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Extension les reliques du futur

32 cartes dans cette extension, apportant un mode solo, ainsi que des reliques, qui sont des cartes propres à chaque héros, que vous devrez activer au cours de la partie pour bénéficier de leur effet (assez) ravageur.

Il existe 2 reliques par héros qui sont disponibles en début de partie, à côté de votre héros. Elles sont inactives pour le moment, et vous pourrez à un moment de la partie, à condition d’en payer le coût, en choisir 1 des 2 et l’activer. Vous ne pourrez pas activer les 2 durant votre partie, alors choisissez bien. Le coût d’activation n’est d’ailleurs pas à proprement parler un coût, puisqu’il vous « suffira » d’atteindre 10 sur la jauge de maitrise. A ce moment-là, décidez laquelle vous activerez pour le restant de la partie.

C’est plutôt bien pensé puisque, suivant le déroulement de la partie, vous pourriez (si l’on parle des reliques du personnage Tetra) être intéressé par bénéficier de la capacité d’une relique vous permettant de vous défendre, ou bien de la relique vous permettant d’utiliser de la puissance contre vos adversaires et leurs champions.

Ces reliques ont enfin un 2ème niveau d’activation automatique à 20 points de maîtrise.

Le mode solo est très secondaire et n’a pas de réel intérêt, peut-être à part s’entraîner quelques parties faute de joueurs ou pour apprendre à mieux connaître les cartes. On y revient dans le verdict.

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Enfin pour être complet, sachez qu’il existe une version application du jeu, disponible sur l’App Store et Android Store.

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VERDICT

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Alors, ça donne quoi ce Shards of Infinity ? Eh bien, perso, ça ne m’a pas survolté. On va développer cet avis pas très intéressant si je m’arrêtais là, mais qui, j’espère, prendra tout son sens après ses développements :

– La thématique m’a laissé froid, voir glacial. Je suis un bon gros client de tout ce qui est science-fiction et dire que je suis resté sur ma faim est une gageure. A aucun moment je ne suis rentré dans cet univers qu’on essaie de nous vendre. C’est brouillon, cela puise des inspirations dans tout et n’importe quoi, mais ne parvient pas selon moi à en créer un univers cohérent et crédible, et c’est bien dommage. Ce qui sauve ce point au départ négatif pour le jeu, c’est qu’on peut très bien ne pas en avoir grand-chose à faire de la thématique dans ce genre de jeu. Bah oui, on peut se raccrocher aux mécaniques et aux effets du jeu, et tout de même prendre du plaisir. La thématique ne fait pas tout, et pour moi c’est tant mieux pour Shards. ^^

– Le mode solo n’est proposé selon moi que pour cocher la case “jeu solo” de + en + réclamée, et pour tenter d’accrocher la cible des joueurs solo de + en + nombreux. Mais ne vous y trompez pas, il ne mérite pas vraiment qu’on s’y intéresse, à part pour s’entraîner et faire tourner les cartes. Dans ce mode, vous ne l’emportez que si vous réduisez la Némésis à zéro PV, on oublie le 2ème objectif de victoire du jeu, la maitrise. Ensuite le niveau de la Némésis sera totalement aléatoire puisque c’est en fonction d’une carte que vous révélez au début de son tour, et qui va définir quelle couleur de cartes elle va jouer. Si la rivière comporte des cartes bien fortes de cette couleur, vous prenez cher. S’il n’y a qu’une carte, ou que des cartes pas très efficaces de la couleur activée, vous êtes pépère pour ce tour. Difficile donc de parler de véritable mode solo, tant vous aurez l’impression d’aléatoire dans ce que vous affronterez, impossible à anticiper ou à décrypter, et surtout au bout de quelques parties, quand vous l’aurez emporté et été vaincu plusieurs fois, pas vraiment d’objectifs à atteindre ou de mode solo narratif, ou que sais-je encore, qui apporte un + pour un mode solo. Dommage, mais pas handicapant non plus, sauf si vous achetez le jeu pour ce mode.

– Il faut le reconnaître, Shards of Infinity tourne très bien. Comme une horloge. Les 4 couleurs du jeu s’associent de belle manière et permettent de faire de bons combos. La couleur de votre héros fait que certaines associations seront bien évidemment facilitées avec les cartes de sa propre couleur, mais vous pourrez aussi allègrement piocher à droite à gauche et vous auriez tort de vous en priver, tellement cela peut être dévastateur. Les stratégies de la couleur de départ sont forcément différentes, et le bleu pourra venir en aide à tous les joueurs, le vert aura tendance à soigner vos blessures, le violet inflige des dégâts, et le doré combinera avec les champions. Bien sûr, ce ne sont que les postulats de départ, et pas une vérité absolue, tant les possibilités offertes par les différentes cartes et couleurs sont complémentaires et interagissent entre elles. Et c’est un vrai point positif pour Shards.

– Pour terminer, et comme souvent avec les deck-buildings d’affrontement, il aura tendance à s’éterniser un peu à 4 joueurs, je privilégie la configuration 2 ou 3 joueurs. 2 pour un vrai duel, et 3 avec cet aspect de cibles multiples si vous souhaitez écraser vos adversaires au combat, et cibler l’un ou l’autre (ou les 2) adversaire(s).

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Un deck-building solide en somme qui (au contraire d’un Hero ou Star Realms dans lesquels je trouvais que la thématique faisait + écho chez moi) n’emballe pas par son univers justement, mais apporte son lot de certitudes et satisfera n’importe quel adepte de la mécanique. C’est bien huilé et ça tourne merveilleusement bien très rapidement. Cet Ascension like pourra fédérer une nouvelle communauté de joueurs sans soucis, si le jeu est suivi sur le long terme par les auteurs et éditeurs (je n’ai pas trop de doutes là-dessus) et pourra certainement encore + s’étoffer au fur et à mesure des extensions, comme ses aînés chez Iello, Star ou Hero Realms. D’ailleurs on ne peut lui souhaiter que de connaître la même « carrière ».

Pour simplifier, si vous avez déjà Ascension, Star/Hero Realms, et que vous en êtes satisfait, ne cherchez pas forcément plus loin. Par contre si vous ne savez pas dans lequel vous lancer, mettez une pièce sur Shards puisqu’il y a de fortes chances qu’il soit disponible sur la durée, avec de nouvelles extensions régulièrement.

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Shards of Infinity

Disponible ici :

Prix constaté : 19€

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L’extension Les Reliques du Futur

Disponible ici :

Prix constaté : 10€

Test : Aqualin

Test : Aqualin

Voici un nouveau venu dans la gamme des jeux pour 2 joueurs. Il y a beaucoup de très, voire très très bons jeux. Personnellement je citerai Imhotep 2 joueurs, Schotten Totten, 7 Wonders Duel, RvsR: R, Foothills, Ice Team, Onitama, 7 Ronin, Patchwork. Cette liste n’a pas vocation à être exhaustive mais vous montrer que le mode 2 joueurs a ses adeptes, et que les auteurs ne délaissent pas ce mode de jeu.

Aqualin débarque donc dans cette gamme avec son thème abstrait et ses mécaniques de placement et déplacement de tuiles.

Il est l’œuvre de Marcello Bertocchi, illustré par Sophie Rekasowski, édité par Kosmos et localisé par Iello.

Il est donc prévu pour 2 joueurs, à partir de 8 ans et pour une durée d’une vingtaine de minutes.

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A quoi ça ressemble ?

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Comment on joue ?

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Les 2 joueurs partagent le même but, obtenir le + de points, mais d’une façon différente. Le 1er joueur doit former des bancs de même type, l’autre des bancs de même couleur. Et ça c’est très malin et ça oblige les joueurs à se mettre à la place de l’adversaire pour ne pas lui faciliter la tâche en fonction de ses propres placements et déplacements.

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Un tour de jeu se compose de 3 phases :

– déplacer une créature marine le long de sa ligne ou de sa colonne (facultatif).

– placer une créature sur le récif. Le joueur choisit l’une des créatures visibles de la rivière et la place sur une case vide du plateau.

– compléter la rivière.

Et puis c’est tout.

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Les règles sont très simples et cela permet de se concentrer sur le côté stratégique du jeu. Une tuile que vous allez placer sur la grille pourra agrandir un banc de même type si cela est votre objectif. Mais elle peut aussi créer un banc de même couleur si elle est posée à côté d’une tuile de cette même couleur.

Si vous le souhaitez, vous pouvez déplacer une tuile qui va potentiellement « casser » un banc constitué par votre adversaire, pour venir créer un banc à votre avantage.

Vous la voyez venir l’embrouille ?

Bah oui, ça a beau être stratégique, c’est quand même vite le bazar. Avec ce jeu de déplacer une tuile, malin celui qui saura tout anticiper.

Spoil : c’est presque impossible.

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Par exemple, le joueur 2 peut au début de son tour déplacer la tuile Crabe vert, jusqu’à l’emplacement que vous voyez en photo 2. Du coup il enlève cette tuile du banc construit par le joueur 1 en photo 1, pour l’incorporer à un banc de même type de créatures (2 crabes) qui l’intéressera beaucoup plus.

Potentiellement, ça peut aussi durer des plombes et le joueur 1 redéplacer le crabe vert pour le ré-incorporer à son banc … ^^

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Il va falloir accepter que votre stratégie de constituer ce superbe banc de 5 créatures de même couleur ne tienne pas 2 tours puisque votre adversaire se fera un malin plaisir de le déconstruire au fur et à mesure, et de prendre pour soi cette créature qui, par son type ou par sa couleur, intéresse… les 2 joueurs.

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VERDICT

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Selon moi, il manque un étage à la fusée Aqualin. Le jeu est chouette, bien édité, malin et rapide. Il prend peu de place si on veut l’emmener en weekend en amoureux, et s’explique et s’apprend vite. Plein de points positifs, malheureusement assez vite contrebalancés par le fait que cette impression de foutoir et de manque de contrôle s’instille très rapidement dans l’esprit des joueurs.

Là où des jeux comme Blokus ou Qwirkle (des musts have selon moi, même si ce ne sont pas des jeux uniquement pour 2 joueurs) permettent un contrôle ou au moins une mainmise du joueur sur la partie, Aqualin, de par son plateau très vite trop étroit, et les déplacements hasardeux et difficilement contrôlables par l’autre joueur en début de tour, génère une sorte de frustration du « tout ça pour ça ». Car oui, avec le plumage d’un jeu stratégique rapide à mettre en place et à jouer, on aurait aimé un ramage d’un autre niveau, moins influencé par l’aléatoire et le chaos qui ne manque pas de s’installer.

Finalement on en arrive à compter les points et ne pas vraiment savoir comment on se retrouve à gagner cette partie, puisqu’à aucun moment on ne sent la portée des décisions stratégiques des joueurs, ou bien, si c’est le cas, ça se termine souvent par une défaite éclatante pour l’un et humiliante pour l’autre, mais surtout déséquilibrée.

Donc à conseiller aux amoureux des jeux à 2 rapides et simples, qui ne veulent pas se prendre la tête avec trop d’impact stratégique. Un petit côté fun puisqu’on vient souvent « embêter » l’adversaire et on s’amuse à défaire les blocs qu’il s’évertue à constituer. Dans ce cas oui, Aqualin trouvera son public, d’autant que le prix est cohérent, le jeu bien édité, et le matériel agréable.

Je terminerai par le manque de vision que l’on peut ressentir plus la partie avance, puisqu’il est de + en + compliqué d’anticiper le scoring final. D’ailleurs, il n’est pas rare de devoir prendre une feuille et un crayon pour compter les points d’un joueur à la fin de la partie, tellement il faut jeter un œil partout, sans risquer d’oublier un banc de 2 créatures ! Une salade de points assez indigeste pour finir la partie, je ne m’y attendais pas pour ce petit jeu de placements !

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Fin de partie, vous avez 3 heures pour déterminer le vainqueur …

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Disponible ici :

Prix constaté : 20€

L’avis à Froid : Detective

L’avis à Froid : Detective

Aujourd’hui, j’ai vendu à un ami Detective : Un jeu d’enquête moderne de Przemysław Rymer, Ignacy Trzewiczek et Jakub Lapot, édité en France par Iello. Pour ceux qui l’ignorent, c’est un jeu épisodique c’est-à-dire qu’une fois ses cinq affaires résolues, sa rejouabilité est quasi-nulle. Du coup, je n’ai pas besoin de vous expliquer pourquoi je le revends. Je vais plutôt me concentrer sur ce paradoxe : Detective est l’un des meilleurs jeux d’enquête jamais sortis, pourtant ses règles sont nulles.

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Le plus grand des détectives

Detective : Un jeu d’enquête moderne (c’est la dernière fois que j’écris son nom entier) est clairement l’héritier d’un jeu sorti en 1981, Sherlock Holmes Detective Conseil (SHDC). Ce dernier est d’ailleurs toujours vivace puisqu’une nouvelle série d’enquêtes, Les Francs-Tireurs de Baker Street (la boîte verte), est sortie en 2020. Et c’est normal, il a posé les jalons d’un genre dont le principe n’a pas beaucoup évolué depuis. En effet, si le jeu d’enquête (qui consiste à résoudre un crime en rassemblant des indices) a eu des “cousins” comme les jeux d’énigmes et les Escape Games, le genre en lui-même a longtemps été boudé par les éditeurs. Fort heureusement, depuis l’explosion des jeux épisodiques, il redevient à la mode. Un retour en force que l’on doit aux Space Cowboys et au succès de leurs jeux TIME Stories et Unlock.

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Puzzle à trous

Si SHDC garde à jamais une place à son nom dans le parking de mon cœur, je dois admettre que Detective est entré dès sa sortie, en 2018, dans le panthéon des meilleurs jeux d’enquête auxquels j’ai joué. Et je n’en ai pas raté beaucoup.

Son plus gros point fort est l’élément le plus important de ce type de jeu : la qualité de ses enquêtes. Celle du Sherlock Holmes originel (la boîte marron) s’appuyait souvent sur un petit détail qui revenait plusieurs fois et dénouait toute l’affaire en nous permettant de ne pas nous égarer sur de fausses pistes. C’était malin, plutôt raccord avec le thème, mais cela posait quelques problèmes. Vous imaginez bien que passer à côté de toute l’affaire juste pour avoir loupé un élément à première vue insignifiant peut avoir quelque chose d’agaçant. Un défaut renforcé par le côté capillotracté de certaines affaires.

Si, dans le jeu du locataire de Baker Street, les enquêtes ressemblent à une pelote de laine qu’il faut tirer par le bon bout pour la démêler, dans sa variante moderne elles sont, sauf exception, plutôt construites comme un puzzle. Les indices sont disséminés çà et là et c’est aux enquêteurs d’en rassembler les pièces afin d’en avoir une vision d’ensemble. Des pièces qu’on trouve parfois dans les enquêtes précédentes.

En effet, les cinq affaires de Detective suivent un fil. Cela donne le sentiment de vivre l’intrigue d’une série policière américaine. Une idée déjà apparue dans la boîte rouge de Sherlock, celle sur Jack L’éventreur (que je ne vous recommande pas). On pourrait même dire qu’elle était présente dès 81 dans une version embryonnaire avec l’utilisation des journaux (les aficionados verront de quoi je parle). Peu importe, ça reste une idée géniale car, comme les enquêtes se suivent, on retrouve le même contexte et les mêmes protagonistes, l’histoire est plus riche et cela augmente notre implication. C’était intelligent mais je pense que les auteurs auraient pu aller plus loin. Bien que nos alter egos aient des noms, une petite biographie et des capacités spécifiques, ils ne sont jamais utilisés dans la narration. Ils restent des ombres sans épaisseur. Et ce n’est pas les textes d’ambiance à base de pluie battante, de gobelets de café et de boîtes de donuts qui viendront atténuer cette triste impression.  

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Sherlock 2.0

L’autre idée maline du jeu pour tenter de dépoussiérer le genre est l’utilisation d’internet. Notre enquête se ponctue d’allers et retours sur une page web dédiée afin de lire des biographies de suspects, des résultats d’analyses médico-légales mais aussi parcourir des plans et, plus rarement, décrypter des photos ou des vidéos. Malheureusement, cela reste bien souvent de l’ordre du gimmick. Les possibilités de la toile sont à peine survolées et finalement il n’y a qu’une enquête sur les cinq qui m’ait vraiment marqué par son utilisation de l’outil.

Cela reste le plus souvent des pages de textes à lire, que l’on aurait pu trouver dans une enveloppe comme savent si bien le faire les jeux legacy (même si Detective n’en est pas un). Pourtant des usages similaires, on en a déjà vu dans des ARG (ou jeu en réalité alternée) comme dans le jeu d’investigation In Memoriam où l’on se retrouvait à parcourir vraiment le web pour chercher des indices, consulter de vraies-fausses pages de Libération (l’éditeur avait fait un partenariat avec le journal) et même à recevoir des mails du meurtrier. Le but était d’opacifier la frontière entre jeu et réalité.

Detective ne va pas jusque-là. Il fait même tout le contraire en nous rappelant constamment qu’il est un jeu.

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Les règles, c’est pas encore ça

Parce qu’apparemment, offrir une enquête à résoudre, pour les auteurs de jeux de société, ça ne suffit pas. Il faut aussi des mécaniques ludiques et, de ce point de vue, Detective s’inspire grandement de son aîné.

D’abord, par la présence d’une limite temporelle. Dans SHDC, elle est discrète et non contraignante. Les joueurs doivent compter le nombre de personnes qu’ils sont allés voir et comparer avec ce qui fut nécessaire à Sherlock Holmes himself pour résoudre l’affaire. On invite clairement les joueurs à trouver la solution avec le moins d’indices possibles et, pour ça, on les place en compétition avec une résolution d’enquête parfaite et bien souvent irréaliste. Un procédé maladroit mais qui laisse au moins les joueurs gérer par eux-mêmes leur progression puisque c’est eux qui décident quand s’arrêter. Dans Detective, cette limite est plus intégrée à la narration mais aussi plus contraignante. Elle se compte en heures passées sur le terrain par nos personnages. Une fois le délai écoulé, la partie est terminée.

Le problème c’est que cela entre en contradiction avec le désir qu’on peut avoir de fouiller toutes les pistes. D’autant que notre exploration est parfois plus guidée par le hasard que par un faisceau d’indices. Il nous arrive de perdre du temps, des points, voire la partie, juste parce qu’on a manqué de chance lors du choix des pistes à explorer.

Pour renforcer encore cet aspect, Detective a cru bon de rajouter de (rares) jetons à dépenser pour obtenir plus d’informations. Des infos qui vont de l’inutile au quasi-indispensable sans que le jeu ne nous permette toujours de le prévoir.

Enfin, il a conservé de son ancêtre un système de score fourni directement sur la page web du jeu. On ne sait pas exactement ce qu’il calcule et on est parfois surpris d’avoir une évaluation moyenne en ayant pourtant tout compris de l’intrigue. Au moins, il ne nous compare plus à un Sherlock Holmes aux pouvoirs de déduction quasi-divins.

Je comprends bien qu’il s’agisse de contraintes imposées aux joueurs pour créer du dilemme et de la tension mais au final ces mécaniques se révèlent plus frustrantes qu’intéressantes. La limite de temps m’empêche de mener l’enquête comme je le veux et le score final m’agace plus qu’autre chose. Pourquoi aurais-je à m’intéresser à mon score si je sais qui a tué, comment et pourquoi ? Du coup, je finis par faire des entorses à l’une et à carrément ignorer l’autre.

En fait, j’ai le sentiment que tout ça n’est là que pour apporter du “ludique”, pour faire “jeu”, mais de façon très artificielle. Le jeu d’enquête manque encore d’un auteur de génie qui saura trouver une autre façon de faire.

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Les Experts, le jeu.

L’avantage de ces règles, au moins, c’est qu’elles sont simples. Pourtant le jeu a reçu l’as d’or 2018 catégorie Expert et je suis tout à fait d’accord avec cette dénomination.

Detective demande beaucoup d’engagement. Les trois conseils que j’ai donnés à ceux à qui j’ai prêté la boite c’est : d’une, prenez des notes, ou mieux, sortez un tableau blanc et regrouper tout ce que vous pouvez dessus. De deux, n’espacez pas trop les parties. Il y a quand même beaucoup de choses à retenir. Et de trois, n’y jouez pas fatigués et prévoyez du café.

Je vous l’avais dit, le jeu est un puzzle dans lequel on va devoir retrouver les pièces dans plusieurs affaires déjà résolues. Mais même en ayant tout fouillé, il vous manquera malgré tout des éléments. Ce sera alors à vous de combler les trous.

Le jeu fait donc appel à votre mémoire et à un paquet de compétences cognitives pour vous forcer à imaginer des mobiles, à relier des éléments entre eux, à vous représenter l’espace, etc… C’est simple, c’est la première fois qu’un jeu me donne vraiment le sentiment d’être un inspecteur de fiction en train de résoudre une affaire. C’est plaisant mais crevant et finalement je suis bien content de ne pas avoir à gérer en plus des règles de vingt pages sur la gestion de ma consommation de café ou l’usure des pneus de la voiture banalisée.

Dans Detective, le côté “enquête” est bien plus réussi que le côté “jeu”, et tant mieux finalement. Même si j’aurais aimé que les mécaniques s’accordent plus harmonieusement à l’investigation, ça n’aurait été que la cerise sur le gâteau. L’essentiel est là et réussi comme jamais auparavant et d’un point de vue immersion, ça se ressent.

Une suite sous un nouveau format annoncé comme plus court et plus accessible est sortie. Je m’y pencherai dès que la crise sanitaire me permettra enfin de faire baisser la pile de jeux épisodiques qui attendent bien au chaud dans ma ludothèque.

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Disponible ici :

Prix constaté : 45€

L’avis à Froid : Codenames

L’avis à Froid : Codenames

Vendu ! Je viens de me séparer de Codenames. Le jeu de Vlaada Chvatil (Mage Knight) édité en France par Iello trônait sur mon étagère depuis 2016. Je m’en souviens bien parce que deux jeux similaires étaient sortis au même moment : Imagine et Yesss!. J’avais acheté les trois à l’époque. J’ai revendu Imagine aussitôt. Le concept était génial mais terriblement difficile à jouer. Par contre, j’ai beaucoup aimé Yesss!. Ce petit jeu toulousain, coincé entre ces deux mastodontes, n’a pas eu la vie ludique qu’il méritait. Simple, malin et rapide, sa version coopérative était un vrai bonheur à jouer mais j’ai fini par m’en séparer, remplacé par d’autres jeux du même genre. Du trio, Codenames était le dernier survivant. Pourtant, si je lui reconnais pas mal de qualités, il n’est pas sorti si souvent…

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Codenames, nid d’espions

Pour ceux qui sont passés à côté malgré sa grande popularité, Codenames c’est quoi ? Eh bien, c’est avant tout 25 mots posés sur une table. Parmi eux, certains appartiennent à l’équipe rouge, d’autres à l’équipe bleue mais lesquels ? Seuls les chefs d’équipe le savent. A eux de faire deviner le plus de mots possible sans que leurs camarades ne les confondent avec les mots des autres ou pire, avec le mot noir. Le mot assassin, celui qui signifie la fin de partie et la défaite immédiate.

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Ambiance studieuse

On est en équipe et on joue avec des mots. C’est sans doute pour ça que Codenames est souvent qualifié de jeu d’ambiance. Pourtant, pour moi, Codenames est aussi festif qu’une boule à paillette accrochée au plafond de la salle de repos d’un EHPAD.

Dans Codenames, on ne parle pas beaucoup. Par contre, on se creuse beaucoup la tête et on est pas mal tendu. Si c’est un jeu d’ambiance, il retranscrit plutôt celle d’une bibliothèque universitaire la veille d’un examen.

En plus, ses règles sont loin d’être simples. Il suffit de regarder la tonne de contraintes imposées aux chefs d’équipe pour s’en rendre compte. Mais même sans ça, Codenames n’a rien d’intuitif. Alors que je pourrais relancer une partie d’Imagine ou de Yesss! à peine la boite ouverte, pour Codenames un retour aux règles serait indispensable. C’est un jeu d’une certaine exigence.

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Pour les doubles zéros

J’ai d’ailleurs commis l’erreur d’y jouer avec mes parents et maintenant, pour eux, c’est le jeu où je m’énerve tout le temps. Il faut dire qu’à chaque partie au moins une règle était enfreinte, ce qui a le don de m’agacer, mais rétrospectivement je ne leur en veux pas trop car le jeu s’adresse d’abord et avant tout à des amateurs. Ce qui fait que je ne comprends pas son succès. Certains joueurs occasionnels, l’ayant découvert chez des amis passionnés, ont dû déchanter en tentant d’y rejouer chez eux…

Ça n’en fait pas un mauvais jeu, loin de là. Il a amplement mérité son classement au top 100 BGG* et ses multiples récompenses. Mais je le répète, ce n’est pas un party game. C’est plus une sorte de casse-tête en équipe basée sur des associations d’idées et, de ce point de vue, il est diablement efficace. Mélanger les mots à deviner avec ceux de l’autre équipe est une trouvaille géniale. C’est comme retrouver quelqu’un dans une foule avec comme seul indice une vague description et, en cas d’erreur, le risque de tomber sur un agent ennemi. Cela génère un stress, une tension, qui rend la réussite encore plus gratifiante.

Pourtant, chez moi, ça fait longtemps qu’il ne sort plus. Pourquoi ? Maintenant que je vous l’ai décrit, la réponse va vous paraître toute bête. Quand je veux un jeu d’ambiance pour passer un bon moment avec des joueurs occasionnels, je sors un jeu plus connu comme Time’s Up ou plus immédiat comme Just One. Quand je suis avec des joueurs passionnés, je préfère jouer à un jeu de stratégie, quitte à en prendre un qui se joue vite.

Je dirai jamais non à une partie de Codenames mais ce ne sera jamais mon premier choix. J’y joue… mais chez les autres et le mien ne quitte jamais l’étagère. Du coup, je préfère qu’il fasse des heureux dans la ludothèque d’un autre plutôt que de ne jamais atteindre ma table de jeu. 

*Board Game Geek, le site anglophone de référence dans le domaine du jeu de société.

Test: Kitara

Test: Kitara

Fiers guerriers d’Afrique, préparez-vous, l’heure de l’affrontement est arrivée !

Héros, montez sur vos animaux géants, centaures, prenez vos lances et guerriers, à vous l’arrière garde.

Une fois vos troupes galvanisées, direction la savane et les ruines alentour pour agrandir votre royaume.

Kitara est le nouveau jeu d’Eric B. Vogel et illustré par Miguel Coimbra, illustrateur connu et reconnu pour son travail sur 7 Wonders Duel par exemple.

Le jeu est prévu pour 2 à 4 joueurs pour des parties de 30 à 60 minutes. Le jeu va vous opposer sur une carte adaptée au nombre de joueurs pour garantir la tension avec des mécaniques de contrôle de territoires, de gestion de main de cartes et une part de stratégie avec des combats entre les joueurs.

Le matériel de jeu est très agréable, avec deux plateaux de jeu : un pour 2 joueurs et un recto/verso pour 3 ou 4 joueurs. Juste une petite remarque sur les meeples de champions qui ne différencient pas les animaux des 4 peuples.

Des meeples pour les troupes, des cartes et nous voilà prêts !

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A quoi ça ressemble ?

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Comment on joue ?

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Au premier abord, j’ai cru à un jeu pour deux joueurs, et en remarquant le 2-4 me voilà intrigué. J’ai ensuite cru à un jeu d’affrontement classique, je pose mes troupes, l’adversaire aussi et on part au combat. Bref, rien de neuf. Encore une fois, j’étais à côté de la plaque. Voyons le cœur de mécanique pour mieux comprendre :

Dans Kitara, les joueurs jouent à tour de rôle et effectuent 5 actions.

  • Le joueur pioche une carte dans la rivière de 6 cartes. Mais il ne peut en prendre une que dans les dernières en fonction de ce que lui accordent les cartes qu’il a devant lui.
  • Cette carte lui permet de recruter les troupes qu’elle affiche. Un guerrier servira à contrôler des savanes, les centaures permettent de gagner des points de victoire et les héros sont là pour mener des assauts sur vos ennemis.
  • Les déplacements. Vous pouvez déplacer une ou plusieurs troupes dans un territoire adjacent.

Si votre déplacement vous fait entrer dans un territoire contrôlé par un adversaire, vous pouvez le repousser si vous avez plus de troupes qui entrent que celles dont il dispose dans ce territoire.

Les troupes repoussées se déplacent vers le territoire contrôlé par l’adversaire le plus proche

Et si vous attaquez avec un héros, vous piochez un jeton bonus au hasard. Ces jetons seront révélés en fin de partie.

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  • Scorer. Si vos cartes affichent des points de victoire, vous les gagnez et chaque centaure dans une ruine vous en rapporte 2 également.
  • Gérer. C’est cette action qui me plait beaucoup et change des jeux d’affrontement classiques. Vous pouvez garder en jeu une carte de celles dont vous disposez pour chaque savane que vous contrôlez avec au moins un guerrier. Si vous avez plus de cartes que de savanes, vous devez défausser des cartes pour équilibrer. Chaque carte défaussée vous fait également perdre les troupes qu’elle affiche.

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VERDICT

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Il faudra donc, comme dans un jeu d’affrontement classique, placer vos troupes et anticiper vos déplacements et ceux de VOS adversaires. Car oui, dans ce jeu tout rappelle un jeu d’affrontement pour deux joueurs mais ici vous pourrez jouer à trois ou même quatre !

A ceci ajoutons la gestion et l’équilibre des cartes qui composent votre main ouverte. Il vous faudra contrôler des savanes pour maintenir vos cartes et donc bien gérer vos défenses. Le tout en prenant tous les points possibles en chemin mais sans être trop gourmand.

Les équilibres de jeu sont très fins et vos premières parties seront plutôt défensives. Mais essayez d’être le plus pragmatique possible.

Kitara est un jeu d’affrontement, on ne va pas le cacher, un jeu qui plaira aux joueurs amateurs de ce genre en duo. Les parties sont relativement courtes et se jouent en 6 ou 7 manches. Les interactions sont fortes mais pour autant le jeu reste accessible, même pour des joueurs débutants. Les enfants auront besoin de temps et de motivation pour appréhender le jeu. La mise en place de stratégie et l’interaction directe peuvent être source de frustration.

Kitara est un jeu qui rafraichira les ludothèques des amateurs de jeux à deux ou plus à forte interaction. La gestion de votre main de cartes est une mécanique agréable qui respecte le thème, un vrai plus sur cette gamme de jeux.

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Prix constaté: 30 €