Test: New-York Zoo

Test: New-York Zoo

Lorsque Monsieur Uwe Rosenberg propose un nouveau jeu, c’est toujours un événement. Son précédent, Robin of Locksley, m’avait conquise dans la catégorie « 2 joueurs ». Qu’en sera-t-il de New York Zoo, joliment illustré par Felix Wermke et édité par Super Meeple ?

Cette fois, nous avons affaire à du placement de tuiles pour 1 à 5 joueurs à partir de 8 ans. La durée annoncée est de 30 à 60 minutes.

Devenez le meilleur concepteur de parc animalier : construisez des enclos, installez-y des animaux et prenez soin d’eux et de leurs petits.

Construisez le zoo le mieux adapté à vos kangourous, flamands roses et autres suricates !

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Le matériel :

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De toute beauté, le matériel est également d’excellente facture !

Les meeples animaux sont magnifiques, la piste d’Action est très agréable à regarder et les différents jetons et tuiles (Enclos, Attraction et Portée) sont sobres mais jolis. Le punchboard est peut-être un peu fragile, on voit le « feuilletage » sur un certain nombre de jetons… A voir à l’usage.

Quant aux plateaux Zoo, ils sont un peu fins à mon gout ; j’espère qu’ils vieilliront mieux que moi convenablement. 😉

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A quoi ça ressemble ?

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Comment on joue ?

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En immersion…

Il est temps de vous mettre au travail, un parc zoologique ne se conçoit pas en un clin d’œil ! Heureusement, vous disposez déjà d’un terrain et de quelques habitations. Cela vous sera bien utile !

Vous allez maintenant pouvoir construire des enclos, y élever des animaux qui pourront se reproduire et implanter des attractions pour plaire au plus grand nombre de visiteurs. Pour l’instant, ces derniers ne sont pas au programme : concentrez-vous sur les infrastructures et soyez le premier à proposer un parc zoologique digne de ce nom et respectueux de nos amis les animaux !

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D’un point de vue plus technique…

Lors de la mise en place, chaque joueur reçoit un plateau Zoo individuel numéroté représentant son zoo (en commençant par le 1er joueur puis dans le sens horaire). Il place dans ses habitations les 2 animaux représentés en haut de son plateau. Les polyominos sont placés autour de la piste Action comme décrit dans la règle et l’éléphant est posé sur son emplacement de départ. Les animaux sont à portée de main des joueurs dans leur plateau amovible et les tuiles Attraction sont posées près de la zone de jeu.

A son tour, un joueur doit respecter le déroulement suivant :

  1. avancer l’éléphant sur la piste Action de 1 à 4 cases (obligatoire),

2. réaliser une action principale (obligatoire). Il peut :

  • construire un enclos : prendre un polyomino et le placer sur son plateau. Il devra ensuite y déplacer 1 ou 2 animaux identiques venant de ses habitations ou d’un autre enclos,
  • acquérir un animal : prendre les 2 animaux représentés sur la case où il s’est arrêté,

3. effectuer la phase de naissance si l’éléphant a franchi une ligne de naissance lors de son déplacement (obligatoire si la condition est remplie). Tous les joueurs y procèdent, comme indiqué dans les règles.

Lorsque qu’un enclos est plein, vous devez immédiatement échanger ses animaux contre une attraction. Vous pouvez en garder un dans une habitation.

La partie se termine dès qu’un joueur a construit son parc intégralement. Il est alors déclaré vainqueur.

Je vous fais grâce des détails liés à tel placement ou telle configuration, vous les découvrirez en jouant.

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VERDICT

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Vous aimez Agricola ? Vous adorez Patchwork ? Uwe Rosenberg vous propose ici un énième jeu de polyominos une course aux polyominos et des animaux qui se reproduisent ! Bon d’accord, c’est un peu réducteur. L’association des deux est sympathique et, « immersivement » parlant, plutôt bien pensée : quand on construit un enclos, on y introduit 1 animal (ou 1 couple), la reproduction permettant de les remplir.

Thématiquement parlant, ce n’est pas précisé, mais lorsqu’un enclos est plein, on pourrait dire que l’on vend ses occupants pour financer des attractions. Cela favoriserait l’immersion. (En ce qui concerne la piste Action et l’éléphant, je sèche…)

D’un côté éthique, c’est une autre histoire… Mais l’objet n’est pas là. Partons du principe que les animaux quittant le zoo pourront intégrer leur milieu naturel et que nous participons ainsi à la sauvegarde d’espèces en danger ! Oui, je sais, je me fais l’avocate du diable…

New York Zoo reprend des mécaniques chères à l’auteur. En effet, l’utilisation des polyominos vous rappellera forcément l’un des opus de sa trilogie polyominos : Patchwork (Surtout !!!), Indian Summer ou Spring Meadow. Il a aussi créé Cottage Garden utilisant aussi ces formes en punchboard de tailles diverses et variées. 😉

Donc, si vous connaissez un minimum les jeux du monsieur, vous ne serez pas dépaysé mais peut-être déçu, car New York Zoo a un petit gout de réchauffé…

Côté matériel, c’est presque un sans-faute ! C’est beau, à commencer par la boite ! Je regrette juste que les teintes de vert des tuiles Enclos soient aussi proches. Vous avez dit camaïeu ? 😉 Je ne reviendrai pas sur l’épaisseur des plateaux Zoo (Ah bon ? C’est ce que je viens de faire ? Oh…) mais, j’enfonce le clou du point le plus positif : quel beau jeu qui attire l’œil et donne envie de l’essayer !

Confinement oblige, je n’ai pu essayer le jeu qu’à 2 joueurs et en solo. Mais cela donne déjà une bonne idée du fonctionnement et de la rejouabilité (J’ai tout de même tourné autour de la table pour simuler une partie à 4 !).

A 2 joueurs, tous les polyominos n’étant pas utilisés à chaque partie, c’est la configuration multi qui, pour moi, a le plus de chances de renouveler les parties, même si je n’ai pas vraiment accroché à cause du côté répétitif. J’avais pourtant envie de l’aimer ce jeu !!!

En solo, vous devrez utiliser des jetons Portée pour faire avancer l’éléphant de 0 à 4+ cases. Cela complexifie le jeu car il faut avoir terminé la construction de son zoo avant que l’éléphant ait fait 2 fois le tour de la piste. Et il avance plus vite qu’on ne le souhaiterait !!! Notez qu’il existe un système de comptage de points pour ce mode, en cas de victoire comme de défaite… C’est la configuration qui m’a le plus convenu…

Monsieur Rosenberg, si vous saviez… Ô combien j’aime vos jeux et admire votre travail ! Mais, comment dire… Pourriez-vous laisser de côté les polyominos, la reproduction des animaux…, et nous faire vivre d’autres aventures ? Surprenez-nous !

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Conclusion :

Un très beau jeu familial à partir de 2 joueurs, un peu plus pointu en solo.

Si vous aimez le thème, les puzzles-games, les animaux colorés, que vous ne craignez pas les jeux répétitifs et que vous n’êtes pas las des polyominos, New York Zoo est fait pour vous ! Plus positivement, si vous avez des enfants (voire même des grands !) qui rechignent à vous accompagner dans votre passion ludique, vous pourrez les attirer avec l’esthétique du jeu !

Quant à moi, je vais ressortir Patchwork. 😉

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Disponible ici:

Prix constaté: 32 €

Test: Coloma

Test: Coloma

Issu d’une campagne Kickstarter, la nouvelle localisation de Super Meeple nous emmène au far-west ! Entre ruée vers l’or et fusillades sortirez-vous votre épingle du jeu pour être le meilleur pionnier de Coloma ?

Le jeu de Final Frontier Games est passé par une campagne Kickstarter, son auteur, Jonny Pac étant moins connu que l’illustrateur, le talentueux The Mico à qui l’on doit tout se qui se passe dans la mer du nord, les royaumes de l’ouest ou de nombreux autres jeux comme Margraves de Valeria dont vous pouvez lire le test ici.

Revenons à l’auteur qui, cette année, a sorti Pour une Poignée de Meeples, dont la prochaine collaboration avec Final Frontier Games, Merchants Cove ne devrait plus tarder et en ce moment Endless Winter sur Kickstarter.

Revenons dans l’ouest américain pendant la ruée vers l’or, dans la ville de Coloma avec un jeu pour 2 à 6 joueurs et des parties de 60 à 120 minutes.

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Le jeu fonctionne sur une mécanique de gestion de ressources, de sa main de cartes, le tout mis en œuvre par une prise de pari. À chaque manche, il y en a 15 par partie, les joueurs choisissent leur action parmi 5 mais attention ! Si une majorité de joueurs choisissent la même action, celle-ci perd son action secondaire. Le bluff est donc de mise et comme lors d’une bonne partie de poker dans un saloon, lire le jeu de vos adversaires est primordial pour assurer votre développement.

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Le matériel:

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Commençons par un rapide tour du propriétaire. La version dont nous disposons est la version boutique (retail), une version deluxe existe avec des améliorations de matériel qui ne changent en rien le gameplay mais bon, tout ce qui brille n’est peut-être pas d’or mais c’est toujours plus appréciable !

Donc, la boite, et son insert qui est pratique même s’il n’est pas parfait, est bien remplie.

Un plateau central très coloré avec, au centre de la roue des actions, un aimant ! Moyen très ingénieux de venir ajouter le morceau de plateau qui sert de compte tour. Un morceau supplémentaire qui permet de venir cacher une action secondaire.

Pas mal de matériel avec des plateaux joueurs contenant toutes les infos importantes, des cartes, des meeples cowboys ! Le matériel est de bonne qualité et bien agréable, un super boulot qui permet de se mettre dans l’ambiance ! On vous conseille une playlist Ennio Morricone en fond pour compléter.

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A quoi ça ressemble ?

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Comment on joue ?

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Bienvenue à table peau tendre ! Ici on cherche de l’or, on détourne des rivières, on construit des ponts, des maisons et des commerces ! On se développe dans les villes alentour en diligence et on repousse les hors la loi avec un bon Smith & Wesson ! Tu te sens de taille pour devenir un pionnier ?

Si c’est le cas, rassemblez vos gars, les dollars que vous avez mis de côté et attachez votre cheval, ça va commencer !

Une partie dure 3 ans, de 1848 à 1850 et chaque année se divise en 5 actions. Chacune commence par le déclenchement d’un évènement pour tous les joueurs, comme récupérer 2 gars dans son équipe ou piocher 2 cartes.

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Puis chaque joueur va choisir sur sa roulette l’action qu’il veut jouer. Il y en a 5 :

  • Placer une rivière ou un pont : les rivières vous apportent des points de victoire et, pour certaines, des bonus immédiats. Les ponts sont des stratégies de scoring pour la fin de partie mais coutent un max ! Économisez vos gars et vos dollars ainsi que vos pépites d’or.
  • Construire des bâtiments en ville : tout est à faire ! Et des opportunités se présenteront aux plus audacieux. Construisez les bâtiments présents sur les cartes de votre main en y affectant vos gars et en y ajoutant dollars et pépites. Les bâtiments ainsi construits vous apporteront de nouvelles actions ou amélioreront celles déjà disponibles.
  • Effectuer les actions pelle et brouette de vos cartes construites.
  • Visiter la région en diligence : le long des chemins de l’ouest vous récolterez de nombreux bonus et vous pourrez même vous implanter dans les régions adjacentes pour de nombreux points de victoire en fin de partie avec la cinquième action.
  • Placer des campements dans les régions ou autour de la roue des actions (pour augmenter les bonus de l’évènement) ou placer des gars à la fusillade.

La fusillade ? On est au far-west ! Les fusillades sont monnaie courante dès qu’une bande de hors la loi débarque en ville.

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Chaque fin d’année, une fusillade éclate et il vaut mieux ne pas jouer le pied tendre ! Si les gars des joueurs sont majoritaires les joueurs les plus généreux en personnel reçoivent les meilleures récompenses. Par contre, les joueurs ne participant pas à la fusillade perdront 1 gars définitivement, voire même 2 en cas de défaite (plus de hors la loi que de gars).

Alors pas de pitié, la sécurité de Coloma est l’affaire de tous !

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Pour suivre les 5 manches de chaque année, une tuile aimantée vient se superposer sur l’action du tour et remplace les actions qu’elle propose.

Les actions de cette tuile sont celles du bonimenteur qui vous propose d’acheter des chevaux ou des tentes et ensuite de récupérer une tuile bonus.

Une fois que les joueurs ont donc choisi leur action, on révèle les roues et chacun place son meeple sur l’action qu’il a choisie. Si une action est choisie par une stricte majorité de joueurs, on vient alors placer un cache sur l’action secondaire concernée.

Vous allez donc devoir effectuer les actions qui vous intéressent mais en surveillant de près ce que vos adversaires veulent faire. Louper une action secondaire à un moment critique peut vous couter cher, à vous d’éviter de jouer comme les autres ou mieux de les bluffer ! En effet, vous pouvez annoncer ce que vous voulez et jouer une autre action, personne ne vous couvrira de goudron, alors profitez-en.

Après 3 années de 5 manches, la partie se termine donc et on regarde qui a accumulé le plus de points, le vainqueur devient alors le meilleur pionnier yeeeehhaaa !

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VERDICT

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Coloma est un chouette jeu ! Le twist de cette tuile aimantée est une belle nouveauté et ce n’est pas qu’un gadget, elle modifie une action et demie ! L’action qu’elle couvre et l’action secondaire de celle à côté. Le timing est donc central dans la prise de décision des joueurs, d’autant plus que les choix de vos adversaires peuvent vous couper une action secondaire, donc à vous d’anticiper et d’être prêt à jouer toute action pour brouiller les pistes pour vos adversaires.

Et en même temps, entre l’action indisponible, les choix des autres et votre situation dans la partie, il sera compliqué de prendre par surprise vos adversaires. Le bluff rentrera alors en compte pour tenter de mettre la pression sur vos adversaires.

Le jeu propose plusieurs mécaniques qui s’imbriquent très bien, les pépites d’or qui peuvent remplacer les dollars selon un cours fluctuant ou encore celle des barils qui vous apportent un bonus à court terme mais ajoutent des hors la loi en ville à gérer avant la fin de l’année.

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Ceci étant dit, une fois la découverte du jeu passée, un sentiment de rejouer la même chose de partie en partie est très présent. Certaines cartes sont très voire trop fortes. L’une d’elles permet de poser des tentes dans les régions quand vous effectuez l’action de diligence. C’est-à-dire de vous faire gagner une action (la pose de tente) puisqu’elle est désormais incluse dans celle de la diligence.

Cette carte des régions est elle aussi trop puissante. Beaucoup de bonus et de points à prendre pour trop peu de contraintes. Une action qui devient exponentielle si vous récupérez rapidement des chevaux ! Une stratégie un peu trop gagnante.

Un souci d’équilibrage sur des cartes et des tactiques de jeu que l’on découvre après quelques parties et qui gâche l’expérience de jeu. Il devient alors compliqué de faire découvrir le jeu sans jouer sur les actions/bonus qui vous donneront des avantages trop importants pour que les novices puissent vous rattraper. Un manque de rejouabilité qui m’est apparu après une dizaine de parties tout de même.

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Pour revenir sur un autre point fort du jeu, ce sont ses modes de jeu additionnels. A deux joueurs vous aurez 2 options avec un joueur fantôme ou avec des mules où vous disposez de plus de gestion pour obtenir des bonus et mieux bloquer votre adversaire ! Ce mode duel de mules est très intéressant et offre un mode de jeu bien plus gamer.

À l’opposé, jouer à 5 ou 6 joueurs rallonge trop la partie. Coloma ne sera pas un bon jeu à 6 joueurs, il devient trop long et mou et attendre son action vous fera décrocher. Coloma est donc un très bon jeu à 2, le mode duel de mules est particulièrement intéressant, à 3 et 4 joueurs il est également agréable.

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Pour l’âge des joueurs, à partir de 10 ans avec un peu d’expérience et une première partie de découverte vous pouvez ajouter les jeunes ludistes à vos parties. Le jeu est expert mais pas des plus compliqué, une première partie vous permettra d’appréhender les actions, le timing et le scoring final. Une fois ces paramètres maîtrisés, le jeu devient fluide.

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Coloma est donc un bon jeu, la découverte et la courbe de progression sont très agréables, le thème est bien présent et tout est rapidement clair. Le défaut du jeu intervient après quelques parties où on commence à entrevoir puis confirmer les défauts et les déséquilibres du jeu.

Alors pied tendre prêt à risquer le goudron et les plumes pour faire fortune dans l’ouest profond ?

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Disponible ici:

Prix constaté: 56 €

Test: Endeavor

Test: Endeavor

Article rédigé par Fabien.

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Endeavor l’âge de la voile est sorti à l’origine en 2009, créé par Carl de Viser et Jarratt Gray, illustré par Josh Cappel, Klemens Franz, Hanno Girke, et édité par Z-Man Games.

Aujourd’hui, Super Meeple localise la nouvelle version du jeu, qui a connu une campagne Kickstarter couronnée de succès en mars 2018.

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Le jeu est prévu pour 2 à 5 joueurs, à partir de 12 ans et pour une durée comprise entre 1 et 2 heures.

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Entre 1571 et 1862, une ère de développement sans précédent à travers le globe a permis de lier les continents grâce aux flottes maritimes des grands empires de l’époque. A vous de mener votre flotte dans cette période de découvertes, et de créer des liaisons entre les ports d’attache au fur et à mesure de l’ouverture de la carte.

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Le matériel

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Impossible de ne pas mentionner la boîte imposante garnie de matériel, et surtout sublimée par des rangements GameTrayz qui facilitent le rangement et la mise en place. Seule la couronne qui désigne le premier joueur est vraiment en-dessous du niveau du reste du matériel.

La carte double face est vraiment belle et vous plonge dans cette période de découvertes maritimes. Les tuiles bâtiment sont très joliment illustrées, et l’ensemble très homogène et immersif.

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A quoi ça ressemble ?

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Comment on joue ?

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Chaque joueur aura son plateau représentant son port sur lequel construire ses bâtiments et y placer ses jetons de population pour les activer. Les 4 pistes de caractéristiques (industrie, culture, richesse et influence) y sont représentées et vous les développerez tout au long de la partie selon vos choix.

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Le plateau central représente donc la carte et les 7 zones dont seule l’Europe est accessible au début de la partie. Chaque région dispose de villes reliées par des liaisons, une zone de pleine mer et une piste d’expédition avec son paquet de cartes.

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Enfin on dispose les différents types de bâtiments à côté du plateau central, accessibles aux joueurs qui viendront les construire au cours de la partie.

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La partie dure 7 manches, chaque manche est constituée de 5 phases:

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Phase de construction

Chaque joueur construit un bâtiment en sélectionnant une tuile sur le plateau commun des tuiles. Il faut que ce bâtiment ait un niveau de bâtiment inférieur ou égal au niveau actuel, déterminé par la caractéristique industrie du plateau individuel de chaque joueur.

On le place dans son port et on récolte les bonus éventuels.

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Phase de croissance

Chaque joueur obtient autant de disques population qu’indiqué par sa caractéristique culture sur son plateau individuel.

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Phase de salaire

La caractéristique richesse du plateau individuel indique le nombre de disques population qu’un joueur peut déplacer des bâtiments vers son port, pour les rendre disponible lors de la …

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Phase d’actions

Chaque joueur va, à tour de rôle, effectuer une action ou passer son tour, et ainsi de suite jusqu’à ce que tout le monde ait passé.

Les joueurs vont activer un bâtiment en y plaçant un disque population de leur port, puis effectuer la ou les actions indiquée(s). Les actions sont les suivantes :

  • Naviguer en plaçant un disque de population de sa couleur sur une case flotte (puis récupérer le jeton bonus de cet emplacement), une zone de pleine mer (pour accroître sa présence dans la région), ou une piste d’expédition (pour y obtenir un jeton commerce et ouvrir la région en y posant un disque).
  • Occuper une ville disponible en y plaçant l’un de ses disques. Pour occuper une ville il faut déjà être présent dans cette région.
  • Attaquer une ville déjà occupée. Le combat se résout tout simplement en défaussant 1 de ses disques, puis le disque de l’adversaire qui occupait la ville, et enfin en y plaçant l’un de vos disques.
  • Payer pour déplacer un de ses disques d’un de ses bâtiments sur son port.
  • Piocher en prenant la carte Avantage du dessus d’un paquet de cartes d’une région, et récolter les caractéristiques indiquées. Il faut être présent dans la région, et avoir une valeur de pioche > ou égale à celle de la carte (avoir un nombre de jetons à sa couleur dans la région > ou = ).

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Phase de défausse

Chaque joueur doit déterminer s’il doit défausser des cartes par rapport à sa limité fixée par la caractéristique d’influence de son plateau individuel. Lorsque vous défaussez une carte, vous réduisez aussi les caractéristiques d’un nombre égal à celui des symboles sur la carte défaussée.

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A la fin d’une manche, le jeton 1er joueur passe au joueur à gauche, et débute la prochaine manche. A la fin des 7 manches, on calcule le score de chacun avec les points des pistes de caractéristiques, des liaisons sur la carte centrale, des cartes bâtiments, cartes avantages et gouverneurs.

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L’esclavage dans Endeavor

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Le jeu prenant place durant la période des grandes découvertes maritimes, le thème de l’esclavage est présent et c’est bien normal. Durant cette période, l’esclavage a atteint des sommets, mais a aussi été aboli.

Les auteurs ont pris une bonne initiative selon moi qui est de ne pas le cacher, l’occulter, mais de l’intégrer au jeu, et surtout de ne pas taire ce chapitre de l’Histoire.

Il y a donc une deuxième pile de cartes avantage dans la région Europe, dans laquelle les joueurs peuvent piocher. Très clairement, les bonus de ce paquet de cartes sont assez balèzes et tentants ! Par contre, et c’est là toute l’intelligence des auteurs selon moi, c’est qu’à un moment de la partie, lorsque la carte de valeur 5 de l’Europe est obtenue, l’abolition de l’esclavage est décrétée, et les joueurs doivent mettre de côté (mais pas défausser) les cartes esclavage qu’ils possèdent. Ils réduisent aussi les caractéristiques en fonction des symboles des cartes mises de côté.

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A la fin de la partie, chaque carte Esclavage fera perdre 1 point de gloire.

A chacun de faire son choix donc, de bénéficier de bonus lorsque les cartes sont acquises, mais lorsque l’esclavage est aboli (s’il est aboli au cours de la partie), le retour de bâton peut être violent.

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Variante à 2 joueurs

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Le jeu d’origine était prévu pour 3 à 5 joueurs, cette réédition inclut un mode 2 joueurs avec l’ajout d’une flotte silencieuse qui ressemblera à une partie 4 joueurs. N’ayant pas testé cette version, je vous laisserai vous rendre sur la page youtube des Recettes Ludiques qui détaillent cette version 2 joueurs qui a le mérite d’exister.

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Les exploits

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Il s’agit du plus gros ajout par rapport à la version d’origine, et certainement le + important. Chaque exploit décrit un événement ou une compagnie de cette ère de découvertes, et concerne deux régions du jeu. Lorsque les 2 régions concernées sont ouvertes, l’exploit devient actif pour les joueurs présents dans ces deux régions.

Cela permet aux joueurs dont un bouclier à leur couleur est posé sur un exploit d’utiliser ses actions.

Il y a 3 exploits tirés au sort ou choisis par partie. Par exemple, l’exploit Réserves de Salpêtre prend place dans les régions des Indes et Amérique du Nord.

La première capacité est l’action attaquer. En + de vous donner la possibilité d’exécuter cette action, vous pourrez aussi déposer le jeton de votre victime sur cet exploit (si vous ne l’avez pas encore fait). Si c’est déjà le cas, vous pourrez utiliser le jeton précédemment posé et le défausser en tant que victime.

La seconde capacité est l’action piocher qui permet de dépenser un jeton commerce industrie de son plateau joueur pour prendre un jeton Canon Amélioré. Ce jeton permet de déclencher une action attaquer, même si ces actions sur vos bâtiments sont déjà utilisées, et sans utiliser un disque. Le Canon Amélioré retourne automatiquement sur votre port sans avoir à le payer lors de la phase de salaire !

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Il y a 15 tuiles exploits différentes, ce qui permet de varier les parties, et d’orienter les stratégies des joueurs. Même si vous pouvez parfaitement ne pas vous en occuper et jouer votre partie sans tenir compte des exploits, les bonus sont tout de même assez intéressants.

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VERDICT

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Cette nouvelle version sublime ce jeu par son matériel, son travail d’édition et des ajouts bien sentis. En vrac, et si vous connaissiez la version d’origine, il y a l’ajout d’une version 2 joueurs, un plateau 2 faces qui s’adapte au nombre de joueurs de la partie, un rangement très pratique conçu par GameTrayz, et les exploits, qui viennent ajouter une couche supplémentaire de profondeur et de stratégie à ce très bon jeu.

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Une partie d’Endeavor est courte et frustrante. Il vous faudra rester concentré tout du long et vous adapter aux actions de vos adversaires. L’interaction y est bien présente avec une carte du monde où vos chemins se croiseront régulièrement, un marché de bâtiments qui se tarit au fur et à mesure des tours et surtout des bâtiments de haut niveau très intéressants et qui attireront donc vos adversaires. Les liaisons entre les villes ou cases flottes débloquent un bonus lorsque vous contrôlez les deux extrémités, mais ces bonus feront l’objet d’une course entre les joueurs. Enfin, les cartes avantage souriront à ceux qui ont la majorité dans une zone, et vous serez régulièrement confronté au fait de placer votre disque dans une zone et valider la majorité d’un adversaire (en gros lui offrir le contrôle sur un plateau d’argent) ou vous abstenir et effectuer une action peut-être moins bénéfique mais vous ne faciliterez pas la vie de vos adversaires.

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Vous aurez la possibilité de prendre des cartes dans le paquet esclavage et bénéficier de bonus puissants, mais la prise de risque est réelle, puisque si un joueur déclenche l’abolition de l’esclavage durant la partie, vous en serez pour vos frais avec la perte des bonus et des points négatifs en fin de partie. J’ai apprécié que les auteurs du jeu n’occultent pas ce pan de l’histoire qui a bien existé, mais plutôt l’intègrent intelligemment aux mécaniques du jeu, et même le développent dans 2 exploits particuliers.

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Endeavor est un jeu qui vous met devant des choix à effectuer à chaque action que vous devez entreprendre. Le jeu évolue vite et vous entraîne avec lui. Le plateau est en mouvement constant et vous ne devez pas perdre le rythme sous peine d’être largué. Développer une caractéristique vous donne un bonus pour le tour (bâtiments + développés disponibles à l’achat, + de disques de population pour effectuer + d’actions, etc …) mais un développement sans stratégie aura vite ses limites. Impossible de développer une seule caractéristique au détriment des autres, vous n’irez pas bien loin. Soyez opportuniste, naviguez sur la carte, récoltez des bonus et développez vos caractéristiques. Les cartes avantages sont très importantes, et les batailles pour les majorités dans les régions de la carte feront rage. A vous de tirer votre épingle du jeu !

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 64€

Test: Destin de Voleur

Test: Destin de Voleur

Article rédigé par LudodelaLudo.

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Destin de Voleur est avant tout issu d’une campagne Kickstarter datant du 28/08/2018 du jeu original s’appelant Thief’s Fortune édité par Artipia Games et ayant accroché 1453 contributeurs pour un montant total de 54 101 $.

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L’éditeur Super Meeple a eu la bonne idée de le localiser (le traduire en français) pour qu’il puisse toucher plus fortement le marché français.

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Destin de Voleur est un jeu de Konstantinos Kokkinis (Project Elite, Rush MD), et de Sotirios Tsantilas (Crisis, New Dawn), illustré par Kinetic, pour 1 à 4 joueurs, à partir de 12 ans, et pour des parties allant de 45 à 60 min environ.

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Dans ce jeu installé dans l’univers des 1001 Nuits, les joueurs seront des voleurs s’attaquant au merveilleux Palais du Sultan dans le but de dérober le maximum de richesses.

Lors de votre larcin, en plein milieu du Palais vous tombez sur un mystérieux Sablier planqué dans un magnifique coffre, et après l’avoir touché votre vie va changer car vous vous apercevez que dès lors vous pouvez maîtriser le temps à votre guise, ou presque !

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La thématique ainsi que les magnifiques illustrations me font évidemment penser à deux œuvres que j’ai adoré dans mon enfance : Aladdin (des studios Disney) et Prince of Persia : Sands of Time (Ubisoft). Il y a des comparaisons plus insignifiantes quand même !

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Pour tout vous dire, on s’y sent bien dans cette thématique, elle est cohérente avec le matériel et le gameplay, certain diront que le thème est plaqué mais moi je le trouve très approprié, et pour ma part il fait partie des points positifs de ce jeu.

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Le matériel donc, parlons-en:

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Il est plutôt de bonne facture, comme sait si bien le faire cet éditeur.

Les cartes, qui sont en majorité, sont de bonne qualité, les jetons de ressources assez épais, et c’est important car ils seront parfois plus manipulés que les cartes du jeu.

Le plateau est bien illustré et les petits séparateurs personnels auraient pu être un peu plus grand afin de pouvoir faire tenir les 4 cartes maximum de chaque ligne prévue (elles tiennent mais il faut les coller, ça manque un peu de confort à ce niveau-là)

La règle quant à elle est bien lisible et claire, et les aides de jeu assez pratiques pour les 2 premières parties.

On regrette peut-être la difficulté de compréhension de certaines icônes sur les cartes, mais elles sont peu nombreuses et ne sont pas présentes sur beaucoup de cartes.

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Comment on joue?

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On retrouve trois mécaniques plus ou moins présentes dans le jeu :

  • Du draft
  • De la gestion de main de cartes
  • De la gestion de ressources

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Le Draft n’est pas pour moi la mécanique la plus importante du jeu, surtout qu’elle n’est pas utilisée ici comme on en a l’habitude, soit je garde une carte et je passe le paquet à mon voisin. Non ici on va faire des phases de draft de 2 cartes seulement que l’on va entrecouper par des poses de cartes. Il est évident que cette mécanique est plus efficace à 3 ou 4 joueurs qu’à 2 joueurs, où on aura souvent une impression de déjà vu dans les cartes draftées.

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La gestion des ressources, qui sont à partager en 3 groupes, les ressources de base (les sabres, les pierres précieuses et les lampes à huile), les gardes (que vous allez accumuler et qui seront gourmands en ressources basiques à la fin du tour de jeu), et les sabliers (qui vont vous permettre, en les dépensant, de récupérer des ressources en dehors de la phase de récupération de ressources, et c’est très important !), est une mécanique importe du jeu, car c’est grâce à elle que vous allez gérer le flux de cartes posées devant vous.

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Surtout le timing d’arrivée des cartes, car elles arrivent dans le « futur » avec leurs ressources et dès qu’une de vos cartes devient « vide » de ressource, elle passe automatiquement dans votre zone « présent » et pousse obligatoirement la carte la plus à gauche vers votre « passé ».

Bien que le « passé » soit très important car ce sont les cartes de cette pile qui formeront votre trésor et du coup vos points de victoires, certaines cartes sont dotées de pouvoirs comme les personnages avec des pouvoirs à activer, ou bien les lieux avec des pouvoirs à déclenchement, et s’en séparer avec l’arrivée d’une carte peut être fâcheux.

Quoi qu’il en soit, des choix seront à faire, et il faudra prendre des risques et faire les bons aux bons moments du jeu.

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La gestion de main de cartes est pour moi le nerf de la guerre dans ce jeu.

Dès le début du tour il va falloir piocher 5 cartes dans les trois paquets différents (Lieux, Personnages et Evénements). Si les 3 premières sont imposées (1 de chaque paquet), pour les deux autres à vous de faire le bon choix en fonction des cartes déjà posées et leur nombre actuel, des ressources dont vous aurez besoin, des pouvoirs qui vous arrangent, et de ce qui pourrait ne pas convenir à vos adversaires.

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Car oui, 95% de l’interaction du jeu se trouve ici, car vous vous rappelez, les cartes vont tourner entre les joueurs, donc jeter un œil à leurs cartes posées et l’état de leurs ressources ne sera pas de trop au cours de la partie. Les 5% restants sont dans quelques effets de cartes qui vont jouer avec les majorités de certains jetons, le fait d’aller voler une ressource de temps en temps chez un joueur, et si vous jouez, et je vous le conseille, avec la règle de l’avenir commun, qui seront 3 cartes renouvelables que tout le monde pourra récupérer dans chacune des 5 manches.

De plus, quand il ne vous restera plus que 2 cartes en main, une sera à poser et l’autre sera utilisée pour récupérer un des 2 avantages proposés sur la carte, et cela pourra être, des ressources, de piocher et poser un type de carte, de supprimer des gardes, d’activer un pouvoir etc…

Encore un moment important dans la phase dédiée à la gestion de votre main de cartes.

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VERDICT

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Donc, dans Destin de Voleur, nous avons à faire à un jeu très fluide, tendu, peu interactif à par le choix des cartes, le tout dans un univers très présent et très cohérent.

Cependant, cela reste quand même un jeu assez compliqué à prendre en main au départ, car on ne sait pas trop ou on va, ni l’importance des ressources et comme c’est un jeu de combo de cartes, pour marquer le maximum de points, il faut un peu de temps avant de voir et d’intégrer certaines combinaisons intéressantes.

Ce qui induit que l’on a envie d’y revenir, à la fois pour découvrir les autres cartes non utilisées et aussi pour optimiser au mieux certaines cartes, certains pouvoirs et surtout le timing de jeu.

Il nécessite un peu de place sur votre table dans la mise en place de votre partie de jeu et de vos cartes, mais il est pratique pour les ressources qui ont chacune une place déterminée sur le plateau de jeu de taille moyenne.

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A deux, les parties dépassent légèrement la demi-heure de jeu et 45 min à partir de 3 (sauf partie découverte), ce qui en fait un jeu agréable dans son temps de jeu.

Je redoute toujours les pertes de temps dans ce genre de jeu, dues à des manipulations fréquentes de ressources, mais ici ce n’est pas flagrant, et les manipulations ne durent que 5 tours donc cela reste supportable.

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Le Sultan n’a qu’à doubler la garde de son Palais la prochaine fois car je compte bien revenir avec encore plus de trésors dans ma besace !

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 38€

Test: Pour Une Poignée de Meeples

Test: Pour Une Poignée de Meeples

Drôle de petite boîte que voilà … Moi, direct, ça me rappelle les souvenirs des westerns du maître Sergio Leone, Il était une fois dans l’Ouest, Pour une poignée de Dollars, Le Bon, la Brute et le Truand pour ne citer qu’eux !

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Ce jeu est l’œuvre de Jonathan “Jonny Pac” Cantin, illustré par The Mico, publié par Final Frontier Games et localisé par Super Meeple.

Le jeu est prévu pour 2 à 4 pieds tendres, à partir de 14 ans et pour une durée d’environ 30 minutes.

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A quoi ça ressemble ?

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Comment on joue ?

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Le jeu s’inspire des mancalas, dont voici la définition wikipédia (eh oui, un peu de culture ne fait pas de mal) :

Mancala est l’appellation générique d’un ensemble de jeux de société traditionnels africains et asiatiques, aussi appelés jeux de semis. Il s’agit de jeux de stratégie combinatoire abstraits du type «compter et capturer» dans lesquels on distribue des cailloux, graines ou coquillages dans des rangées de coupelles ou de trous, parfois creusés à même le sol.

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A cette inspiration traditionnelle, Jonny Pac va ajouter le placement d’ouvriers, et faire éclore le tout au Far West !

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On se retrouve donc avec un plateau central qui représente la rue principale avec les différents commerces, et les emplacements pour les duels entre fines gâchettes !

Les cubes ressources représentant l’or et la pierre – et qui sont nécessaires pour construire les chapiteaux sur les bâtiments, et convertir l’or en lingots pour obtenir + de points de victoire – sont placés dans un sac de minage dans lequel les joueurs iront piocher au hasard les cubes.

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Chaque bâtiment situé des 2 côtés de la rue va pouvoir être possédé par un joueur qui y ajoutera un chapiteau à sa couleur. Cela lui donnera des points de victoire à la fin de la partie, mais aussi la possibilité de récolter des ressources quand un meeple y sera placé pour y déclencher son action.

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Dans ce jeu de placement, on va égrainer des meeples le long de la rue sur les bâtiments adjacents, et déclencher les actions correspondant à la couleur du meeple.

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Ainsi, au fur et à mesure de la partie, les bâtiments appartiendront aux différents joueurs, et il faudra veiller au placement de vos meeples pour ne pas déclencher des actions qui favoriseraient les propriétaires des bâtiments, et donc vos adversaires !

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  • A son tour, un joueur va choisir un lieu contenant au moins 1 meeple et les prendre tous.

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  • Il va ensuite les poser sur des cases libres de la rue, un meeple par case, en les égrainant jusqu’à tous les avoir posés.

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  • Puis le joueur va résoudre les actions des meeples posés dans l’ordre de son choix.

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Enfin le joueur pourra convertir son or en lingots pour gagner + de PV à la fin de la partie.

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Lonely meeple

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Les types de meeples sont au nombre de 5, et déclenchent des actions différentes :

  • Les ouvriers (marron). Une fois posé devant un bâtiment, l’ouvrier déclenche son action qui est de construire un chapiteau sur un bâtiment (en s’acquittant du coût), et donc d’en prendre possession pour la suite de la partie. Mais si une tuile chapiteau est déjà présente, c’est le propriétaire de celle-ci qui peut améliorer son chapiteau pour qu’il lui donne + de ressources et de PV.

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  • Les mineurs (jaune) vont faire piocher le propriétaire du bâtiment un nombre de cubes ressources dans le sac de minage.

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  • Les bandits (rouge) vont faire piocher au joueur qui pose le bandit 2 cubes ressources par mineur dans le bâtiment.

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  • Les adjoints au shérif (bleu) vont faire piocher au joueur qui le pose 2 cubes par bandit dans le bâtiment, puis envoyer les bandits en prison !

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  • Le pion Madame (violet) va permettre de piocher 1 cube par ouvrier dans le bâtiment, puis les envoyer au saloon.

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Une fois déclenchée l’action du meeple, celui-ci rentre dans le bâtiment et vient s’ajouter aux meeples déjà présents.

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Le saloon et la prison

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Un joueur qui prend les meeples contenus sur l’un de ces lieux peut choisir n’importe quelle case porte ou confrontation pour commencer à les égrainer, ce qui peut être très stratégique durant la partie.

De +, en prenant les bandits détenus dans la prison, le joueur va ajouter un cube dynamite dans le sac de minage. Si un joueur le pioche, tous les joueurs perdent la moitié de leurs cubes pierre !!

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Cette ville est trop petite pour nous 2

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S’il y a un meeple sur chacune des 2 cases confrontation, on doit résoudre le duel. La couleur du meeple influe sur sa “puissance”, et celui qui possède le + élevé pourra choisir de relancer son dé une fois.

Les 2 joueurs lancent un dé et comparent le résultat. Le + élevé l’emporte, envoie l’autre au cimetière, et peut piocher un nombre de cubes équivalant à sa puissance.

 

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La fin de partie se déclenche s’il n’y a plus d’or à la banque (6 lingots en début de partie), s’il n’y a plus de tombes au cimetière ou si les 3 caisses de dynamite ont été piochées dans le sac de minage.

Les joueurs calculent leur score avec les lingots d’or, les PV indiqués par leurs chapiteaux et les cubes d’or restants.

Le score le + élevé l’emporte, et le joueur regarde ses adversaires quitter sa ville à bride abattue vers le soleil couchant 😉

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Ps: l’aide de jeu est écrite avec les pieds et il vaut mieux ne pas l’utiliser. L’éditeur a publié un correctif ici.

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VERDICT

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Ce jeu est très plaisant, surtout si la partie hasard de la pioche ne vous rebute pas! 😉

A 2 joueurs le jeu est + stratégique et moins fou-fou. On peut + aisément adapter sa stratégie pour ne pas faire d’actions favorisant l’adversaire. Il faut jongler entre les bâtiments vous appartenant (et donc y placer un meeple vous permettant de piocher des ressources ou d’y poser/améliorer un chapiteau), et ceux appartenant à votre adversaire afin d’y placer un meeple ne déclenchant pas d’action trop bénéfique pour lui (par exemple un ouvrier devant un bâtiment déjà amélioré, qui donc ne déclenchera aucune action).

A 3 ou 4 joueurs il y a une vraie dimension chaotique et le jeu prend tout son sens. Il devient presque impossible de ne pas déclencher d’action intéressante pour vos adversaires au fur et à mesure que la rue se remplit. Il vous faudra ruser et favoriser tantôt l’un, tantôt l’autre de vos adversaires. On se retrouve souvent dans cette prise de décision guidée par le moindre bénéfice pour vos adversaires. Parfois jusqu’à s’en arracher les cheveux tellement le moindre de vos placements de meeple semble trop bénéficier à vos adversaires !!

Mais dites-vous qu’ils auront les mêmes problèmes et que vous en bénéficierez à leur tour 😉

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En bref, c’est fun, la thématique est bien respectée et agréable, le matériel de bonne facture pour un jeu à ce prix, et vous aurez plaisir à le sortir à l’apéro, entre 2 jeux + corsés ou avec des joueurs “novices”. Il s’explique facilement, même si les spécificités des placements et des actions des meeples nécessiteront un peu de pratique pour justement mieux maîtriser ce chaos qui s’accentue au fur et à mesure que tous les bâtiments appartiennent aux différents joueurs. Mais c’est là tout le sel de ce jeu !

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 20€