Test : Harry Potter, Bataille à Poudlard : La Monstrueuse Boîte De Monstres

Test : Harry Potter, Bataille à Poudlard : La Monstrueuse Boîte De Monstres

Vous pensiez en avoir fini avec les Forces du Mal, eh ben non ! De nouvelles aventures vous attendent dans la forêt interdite au travers de 4 scénarios. La surprenante Luna Lovegood pourra alors faire partie de votre équipe de héros.

Harry Potter, Hogwarts Battle est un jeu de Forrest-Pruzan Creative, Kami Mandell et Andrew Wolf. Il est joliment illustré par Joe Van Werering. Il est édité par USAopoly et distribué par Asmodée.

Le jeu est prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 11 ans et pour une durée de 30 à 60 minutes.  

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Le matériel :

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Le matériel est de très bonne qualité. Vous retrouvez 4 boites d’aventure, 17 cartes intercalaires ainsi que des pions Influence et un pion Harpe. Une fois les aventures faites, tout le matériel rentre dans la boite de base.

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Comment on joue ?

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Je vous avais déjà rédigé l’article de Harry Potter Bataille à Poudlard, c’est pourquoi ici je n’aborderai que l’extension. D’ailleurs, pour une meilleure expérience de jeu, les auteurs recommandent d’avoir terminé le jeu 7 afin d’utiliser tout le matériel du jeu de base.

La mise en place reste similaire. Vous choisissez chacun votre personnage ainsi que ses cartes Héros et une cartes Diplôme. Même si à présent vous avez 5 personnages disponibles grâce à l’arrivée de Luna Lovegood, le jeu n’est pas prévu pour jouer à 5 joueurs. Pour commencer, vous devrez, comme lors de l’aventure, ajouter les nouvelles cartes à l’ensemble des cartes déjà accumulées pour chacune des catégories, à savoir les cartes Force du Mal et les cartes Poudlard. Pour les cartes Ennemi, cela est un peu différent. Il faut piocher au hasard 5 cartes Ennemi et les mélanger avec les 4 cartes Créature et les 2 cartes Ennemi-Créature de la boite 1 de l’extension. Lord Voldemort n’a pas été complètement vaincu et sa carte du jeu 5 est placée comme vous en aviez l’habitude en dessous du paquet. Evidemment, il ne faut pas oublier de positionner les nouvelles cartes Lieu sur l’emplacement dédié. Enfin, vous formez un paquet avec les cartes Retenue et un autre avec les cartes Rencontre.

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Le gameplay est le même que le jeu de base, donc vous ne serez pas dépaysé. Seuls quelques points de règles vont s’ajouter – pour plus de clarté, je vous les ai indiqués en gras. Le tour de jeu d’un joueur se déroule en 4 étapes :

1/ REVELER ET RESOUDRE LES EVENEMENTS FORCE DU MAL et LA RENCONTRE. Les cartes Rencontre vont avoir des répercussions directes sur le jeu en amenant des contraintes supplémentaires. Une fois les conditions remplies, vous pouvez récupérer ladite carte, signe de votre triomphe, et ainsi gagner sa récompense, ou laisser la carte en place. 

2/ RESOUDRE LES CAPACITES DES ENNEMIS ET DES CREATURES. Tout comme dans le jeu de base, Lord Voldemort ne peut être attaqué que si tous les autres ennemis ont été vaincus ET que vous avez triomphé de toutes les rencontres – ça vous rappelle pas quelque chose du jeu 7 ?

3/ JOUER LES CARTES POUDLARD et EFFECTUER DES ACTIONS DE HEROS : pour vaincre certaines créatures, l’argent pourra s’avérer indispensable.  

4/ TERMINER LE TOUR 

Il existe par ailleurs quelques règles complémentaires qui vont modifier la façon de jouer en jouant sur les pouvoirs ou capacités spéciales mais également à travers la sélection de cartes Ennemi-Créature.

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VERDICT

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Comme le jeu de base, on plonge littéralement dans l’univers d’Harry Potter et cela ravira les fans de la licence. Je regrette toutefois le manque de clarté des règles, bon on était malheureusement déjà habitué avec le jeu de base vous allez me dire, ce que je ne pourrai démentir. Si ce problème est facilement résolu en se mettant tous d’accord sur l’interprétation de celle-ci, c’est quand même dommage que les auteurs ne soient pas allés plus loin dans les précisions de certaines situations de jeu. L’immersion est donc réussie et l’arrivée de Luna Lovegood ne fera que renforcer cela. Dommage en revanche que l’on ne puisse pas jouer à 5 joueurs.

La difficulté est au rendez-vous et probablement tellement élevée qu’elle en est presque décourageante. Je n’ai pas réussi à terminer les 4 boites et souvent on en était très loin, se faisant littéralement écraser par les forces du mal. La réussite est très trop dépendante du tirage des ennemis et ennemis-créatures, paramètre qu’on ne peut absolument pas changer. Si cela ne m’avait pas dérangée dans les jeux de la boite de base, là je trouve que le hasard atteint ses limites. Il n’est pas rare qu’au second tour, on abandonne la partie, sachant qu’elle est déjà perdue en espérant que la prochaine tournera un peu plus à notre avantage. La partie peut en effet se perdre sur un seul tour du fait d’une malchance certaine lors des différents tirages, ce qui est assez frustrant je dois dire. Dans le jeu de base, la sensation d’être près du but était au contraire boostante, nous repoussant à enchainer les parties. A ce stade, seuls les fans auront envie de s’accrocher pour tenter l’impossible.

Je suis donc plus mitigée sur cette extension. Si j’aime le jeu et les nouveaux ajouts qu’elle apporte, la difficulté mal dosée est pour moi un point négatif qui fait que je ne reviens pas aussi souvent sur le jeu, du fait du découragement qu’il peut susciter.

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Disponible ici :

Prix constaté : 28 €

Test : L’empire de César

Test : L’empire de César

Forcément, quand un jeu débarque avec la licence Astérix, ça aide pour attirer le chaland. En + on nous propose cette fois-ci « d’incarner » les méchants de la BD, et ça c’est plutôt bien vu. Bon, pour « incarner » on repassera parce que le personnage que vous utiliserez servira essentiellement à vous indiquer la couleur de routes que vous jouerez durant la partie. C’est pas bien grave au final.

Par contre ça devient intéressant quand on apprend que le jeu est d’abord sorti en Pologne sous le nom Drogi do Rzymu (Les routes de Rome) en 2020, grâce au distributeur polonais Granna. Les autres distributeurs voulaient attendre l’obtention de la licence Astérix, et la re-thématisation du jeu avant de le lancer sur les autres territoires.

L’empire de César est l’œuvre de Matthieu Podevin (qui pourrait aussi avoir sa place parmi les méchants de César en tant que sénateur Matthius Podevinus ^^), brillamment illustré dans le style Astérix par Alexandre Bonvalot (Dive, Heroes of Normandie, House Flippers) et Joelle Drans (Museum Pictura, Drogi do Rzymu, Rallyman Dirt), édité par Holy Grail Games et Synapses Games.

Il est prévu pour 2 à 5 joueurs, à partir de 10 ans, pour une durée de 30 minutes environ.

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A quoi ça ressemble ?

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« Veux-tu rendre à César ce qui m’appartient ? »

Tout comme cette réplique de César dans l’album Astérix le Gaulois, vous aurez pour mission d’agrandir l’empire de César, et de relier Rome à toutes les villes présentes sur la carte. Vos troupes, qui seront en fait vos routes (oui, c’est pas si simple alors suivez un peu…) vous permettront d’étendre tour après tour ce qui appartient à César, et de posséder des villes qui se convertiront en points de victoire à la fin de la partie. C’est votre tour ? Alors posez vos routes/troupes, récoltez le jeton ville que vous venez de relier à Rome, et gagnez et faites gagner des points de victoire à tous ceux qui ont une troupe/route de leur couleur dans la roupe/troute entre Rome et la ville nouvellement libérée/colonisée/capturée, bref qui fait partie de l’empire de Jules !

La carte va donc se remplir au fur et à mesure, les jetons villes se placeront sur les plateaux individuels, et à chaque nouvelle route construite, des points attribués à tous ceux qui y ont participé. Vous noterez donc qu’en reliant une ville, vous seul gagnez le jeton, mais tous ceux qui sont présents sur le chemin entre Rome et cette ville gagneront des points ! Il va donc falloir veiller à aller chercher les villes que vous convoitez, mais en faisant attention à ne pas faire gagner trop de points à vos adversaires.

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Une route est une troupe qui s’ignore

Le gros problème de règle dans ce jeu tient dans cette formulation, et le souci thématique de représenter les routes, par des troupes. Eh oui, vous ne poserez pas des tronçons de routes romaines pour relier des villes, mais une impression 3D de 3 légionnaires romains à votre couleur. Alors c’est sûr que c’est quand même vachement plus beau, mais faudra juste bien comprendre qu’une troupe, c’est une route. Et le fait que parfois il vous faudra en poser 2 pour relier 1 ville, et parfois 1, mais que cela ne compte comme une seule route à poser, mais que vous posez 2 troupes… Et vous comprendrez pourquoi sur les groupes Facebook de jeux, vous retrouvez à maintes reprises la même question concernant ces troupes/routes ^^ Ah oui et pour finir là-dessus, ça compte pour 2 en PV s’il y a 2 routes à votre couleur.

Là je sais que si vous ne connaissez pas le jeu, je vous ai perdu ^^ Je ne vais pas vous laisser comme ça, vous avez la vidéo préparée par l’éditeur qui vous explique tout en 1min35, et vous serez rassuré.

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« L’arrière-garde n’a pas fait son travail, ce qui a transformé l’avant garde en arrière-garde. Retourne en arrière et en avant ! » Album La Zizanie

Revenons à nos moutons, et ce que vous propose ce jeu. Comme l’auteur le dit lui-même, il cherchait une version Aventuriers du Rail qu’il pourrait jouer avec sa fille. La filiation est évidente avec les Aventuriers, on construit des routes sur une carte. Ici par contre, pas d’objectifs secrets à remplir, et surtout une longueur de jeu bien inférieure. J’adore les Aventuriers, mais ça peut quand même être un peu long… Ici vous vous en sortirez pour une petite ou une grosse demi-heure (en fonction des joueurs présents).

Justement, en parlant de l’auteur, le lorrain Matthieu Podevin, il fait plutôt le grand écart avec son autre jeu, Titan, un gros morceau (comme le plateau) expert, bien bien éloigné de ce très familial Empire de César. Un auteur aux multiples facettes donc, et qui surprend puisque je l’avais rencontré il y a quelques années pour son proto Titan justement, et que je ne me doutais pas de voir arriver un jeu très familial venant de cet homme-là !

L’empire de César est donc un jeu très abordable qui pourrait peut-être gagner sa place aux côtés des traditionnels Monopoly, Risk, ou autre classique en hypermarché. Non pas que le jeu en soit un, de classique (ça, seul l’avenir nous le dira), mais sa proposition de jeu et sa cible se rapproche tellement de ces jeux précédemment cités, tout en étant tellement plus fin et moderne, qu’il mériterait d’avoir sa chance à leurs côtés.

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« Qui est gros ???!!! » Obélix, dans beaucoup d’albums.

Si l’Empire de César ne propose pas un gros challenge en termes de mécaniques et de difficulté de jeu, il brille par son édition qui est de toute beauté. Illustrations, boite, matériel, l’écrin est splendide. Chapeau bas à Alexandre Bonvalot et Joelle Drans d’avoir si bien respecté et rendu hommage à Uderzo, il n’est pas simple de marcher sur les traces d’un tel maitre.

Le travail éditorial fut d’ailleurs à la hauteur du monument qu’est Astérix, car Georgina de Holy Grail Games me confiait que les validations au fur et à mesure des étapes de la création artistique du jeu étaient éreintantes, et parfois se heurtaient à un problème juste sur une couleur utilisée. Ce fut sans nul doute un réel soulagement de voir la création finale validée, et c’est bien naturel de la part des ayants-droits de veiller à faire respecter une telle œuvre culturelle.

On se retrouve avec un jeu à 40€ qui est tout de même dans la tranche haute des jeux habituellement proposés pour cette cible très familiale.

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« Le bureau des renseignements ? – Sais pas. Adressez-vous aux renseignements, ils vous renseigneront. » Album La Zizanie.

Au final on a quoi ? Un jeu familial où vous irez relier des villes sur la carte. Chaque ville vous donnera un jeton de valeur qui pourra rapporter des points en fin de partie, et surtout un jeton ressource. Ce dernier pourra rapporter encore plus si vous récupérez les autres jetons de la même ressource disséminés sur la carte, grâce à une mécanique de collection. Et vous devrez aussi faire attention à ne pas « donner » trop de points aux adversaires en empruntant leurs routes déjà posées. Du très très simple donc, ne vous y trompez pas, mais du simple bien exécuté.

Un jeu qui s’explique vite, très bien édité et illustré, un bel objet qui plaira sans aucun doute aux enfants, et aux moins jeunes pour des parties rapides et simples. Du vrai familial.

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En bonus, une petite info, avec une extension déjà prête qui apporte des objectifs, des rôles et des gaulois !!! Reste à espérer le succès commercial du jeu de base pour que l’extension sorte un jour !

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L’avis de LudodelaLudo :

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Tout d’abord je tiens à préciser que j’ai reçu le jeu de la part de l’éditeur et je l’en remercie.

Pour moi , L’Empire de César n’est pas une réussite, et ce à cause de plusieurs points.

Tout d’abord l’édition du jeu. La thématique portée par les illustrations sur la boite et dans le jeu nous emmène vers l’univers d’Asterix et Obelix. En utilisant une licence , HGG, s’ouvre un public débordant du jeu de société mais prend le risque tout de même d’un impact direct sur le prix du jeu.

Pour ma part, je pense que le jeu est surproduit. Je m’explique. Beaucoup de figurines, trop à mon goût pour ce type de jeu. Une boite surdimensionnée, et un prix de plus de 40€ qui ne me parait pas du tout adapté à la cible très très familiale du jeu.

Le jeu a donc une cible très familiale, c’est d’ailleurs un jeu d’entrée de gamme, idéal pour l’apprentissage et la découverte du jeu de société moderne. En effet, il s’agit d’un jeu de pose d’éléments et de collection de ressources. Bien qu’elle nécessite un peu de réflexion, la pose de routes est très répétitive et à 4 joueurs, non seulement l’attente est longue parfois, mais surtout le temps que cela revienne à nous, notre réflexion est vouée à être caduque, tant le plateau a changé.

L’aspect collection est assez malin mais encore une fois très linéaire, on comptera à la fin les collections d’objets identiques, et sa collection d’objets différents, avec en plus une collection de sesterces. Basique. Simple.

Le jeu est très accessible, les règles très claires, mais pour moi il n’en vaut pas la chandelle. Alors oui, je ne suis pas la cible , mais je ne suis pas non plus la cible d’autres jeux très familiaux, que je trouve tout de même réussis. Un petit coup dans l’eau de HGG, que je trouve bien plus efficace dans le créneau des jeux pour initiés et experts avec dernièrement le maous costaud Titan, et le très agréable et joueur Museum Pictura.

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Disponible ici :

Prix constaté : 41 €

Test : First Empires

Test : First Empires

Parfois, on tombe sur un jeu qui arrive sans un bruit dans les étals. Franchement, ça fait aussi du bien de ne pas entendre parler d’un jeu plusieurs semaines avant de pouvoir y jouer, de se faire plein d’attentes qui parfois ne seront pas telles qu’on les espérait. First Empires est arrivé, et c’était la 1ère fois que j’entendais parler de ce jeu. En commençant par admirer l’illustration, je me dis que ce coup de crayon me dit quelque chose. Le nom de l’auteur ne me dit rien, par contre le logo Sand Castle Games me rappelle le sympathique Res Arcana. En retournant la boite je vois enfin le nom de l’illustrateur, et… Ah bah non en fait, il n’est pas présent non plus … Alors on ouvre pour le retrouver en toute dernière page du livret de règles.

Jérémie Fleury, puisqu’il s’agit de lui, est un illustrateur français que j’adore. Il ne fait pas que du jds et je vous invite à consulter sa page Facebook, et son site web. Vous pourrez aussi le découvrir avec cette petite vidéo à laquelle il avait gentiment participé, et qui permet en + de découvrir son atelier de travail, ce qui est très intéressant je trouve !

Cher Jérémie, tu as encore réalisé un très beau travail pour ce jeu, et le manque de considération des éditeurs de ne pas te faire figurer sur la boite est sidérant. Je prédis que beaucoup de gens prendront le temps de retourner la boite pour lire le dos, et ça sera aussi grâce à ton travail visible sur la tranche ou la couverture dans les boutiques. Rien que pour cela tu mérites, comme tous les illustrateurs, de figurer sur la boite.

Après ce petit coup de gu**** on va s’intéresser à ce jeu qui mérite que je vous en parle, et pas seulement pour ses illustrations !

Il est l’œuvre de Eric B. Vogel (Kitara, Cambria, Hibernia, beaucoup de jeux qui finissent par a en fait, mais pas vraiment localisés dans nos contrées), illustré par Jérémie Fleury, édité par Sand Castle Games et distribué par Asmodée.

Il se joue de 2 à 5 joueurs, à partir de 10 ans et pour une durée de 45 minutes environ.

Et si toute l’histoire du monde s’était déroulée différemment ? Et si les grands empires de notre Histoire n’avaient jamais vu le jour ?

Après tout, les empires sont gagnés et perdus sur un lancer de dés !

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A quoi ça ressemble ?

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C’est Risk-é

Bah oui, avec First Empires, il va être difficile de ne pas voir la filiation avec Risk. Un jeu qui depuis + de 50 ans initie des millions de ludistes. Un jeu qu’on aime détester mais à qui de nombreux ludistes, dont moi, doivent de leur avoir fait découvrir ce merveilleux monde ludique. Le succès de ce jeu et sa longévité impressionne, et on ne compte plus les dizaines de variations.

Oui le système de jeu a vieilli, oui il y a beaucoup mieux, oui il est long, très hasardeux.

First Empires part du même principe, une carte du monde à conquérir. Avec vos explorateurs vous irez voyager et conquérir des régions du globe. Vous devez avoir au moins 1 explorateur de + que le nombre de ceux d’un adversaire présents sur la région que vous convoitez. Si c’est le cas, vous prenez la région, et le vaincu se replie dans une zone qu’il occupe sur la carte. Rien de bien compliqué.

L’apport de ce jeu si on continue à le comparer à Risk, c’est que chaque joueur aura un plateau individuel avec 6 pistes à faire progresser tout au long de la partie. Ainsi le joueur pourra récupérer de nouveaux explorateurs, lancer + de dés à chaque tour, les relancer plus souvent, piocher des cartes, ou encore se déplacer encore plus. Il faudra combiner la couleur des dés que vous lancez au début de votre tour, et posséder une région de la même couleur, afin d’avancer sur telle piste. C’est plutôt malin, bien amené et permet aux joueurs de développer leur civilisation de manière différente. Untel privilégiera le nombre de dés à lancer en début de tour, un autre souhaitera débloquer tous ses explorateurs au plus vite. Le plus malin arrivera certainement à optimiser plusieurs pistes.

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Dynamique à souhait

Pour progresser sur les pistes, les joueurs devront récupérer des zones de la couleur souhaitée. Même s’il y en a plusieurs sur la carte, vous ne pourrez que rarement éviter le conflit, sous peine de ne pas réussir à faire progresser vos pistes, et ne pas débloquer les bonus associés. Il en résulte sur cette carte que les forces en présence seront très souvent en mouvement, soit du fait du joueur qui va s’étendre, soit du fait des conquêtes qui changeront l’empereur des lieux au gré des tours.

La carte aurait d’ailleurs mérité d’être plus grande, car lorsque les joueurs débloquent leurs explorateurs, il peut arriver parfois de masser un certain nombre de ces pions au même endroit, et la taille des régions est limitée. Cela nuit un peu à la lisibilité du plateau.

A 3 ou 4 joueurs il y a 15 régions sur le plateau. Chaque couleur y est présente 3 fois, je vous laisse faire vos calculs, mais clairement, quand plusieurs joueurs cherchent à occuper une région de la même couleur, il y a bagarre ! Ajoutez à cela qu’en cas de conquête sur une région contenant une ville adverse, le vainqueur la conserve et gagnera des points de victoire à la fin, certaines régions seront vite au centre de l’attention ! Mais la vérité d’un tour ne sera pas la même 2 tours après, et ce dynamisme et ces forces sans arrêt en mouvement sur la carte font partie du jeu, et c’est même très plaisant.

Si vous restez sur vos positions, vous manquerez à un moment ou un autre de la bonne couleur de région afin de faire progresser telle ou telle piste. Soyez en mouvement et à l’affut des changements d’équilibres dans les régions qui vous entourent !

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Un beau travail d’édition

J’ai déjà souligné le fâcheux oubli de créditer l’illustrateur sur la boite, je ne reviens pas dessus. En ce qui concerne le matériel et la boite de rangement, cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu dans les mains un jeu si bien édité. Vous pourrez trouver les couleurs et illustrations un peu trop flashy, mais côté matériel, on se retrouve avec des plateaux double couche pour y positionner les cubes et les faire progresser sans tout faire valdinguer dans un mouvement de bras. Un thermoformage aux petits oignons vous attend, et surtout, chaque joueur bénéficie d’une petite boite cartonnée contenant tout son matériel nécessaire. Les boites se rangent dans leurs emplacements dans le thermo, et c’est ultra chouette !!!

S’il vous plait, les autres éditeurs, inspirez-vous de ce jeu !!

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Un familial dynamique et inspiré

First Empires ne réinvente pas la roue, ne vous méprenez pas. Il s’adresse à un public familial qui aime bien jouer, ça n’est pas un premier jeu pour découvrir le jeu de société. Si vous en avez marre de jouer à Risk avec l’oncle Raymond, n’hésitez pas à lui faire découvrir. Le jeu est simple à expliquer, une fois compris le fait de devoir associer la face d’un dé avec une région de la même couleur sous votre contrôle pour faire progresser une piste et débloquer un bonus, il n’y a plus qu’à ! Il est proposé aux alentours de 36€ selon vos boutiques, ce que je trouve cohérent avec le matériel proposé, et je pense qu’il arrivera à trouver son public. Personnellement, je sais que je le proposerai à la prochaine après-midi jeux avec les enfants ados du quartier !

En ce qui concerne la configuration de jeu, notez la présence au verso d’une carte prévue pour 2 joueurs, sur le recto une carte prévu de 3 à 5, avec le continent américain accessible uniquement à 5 joueurs. Ce qui signifie que l’équilibre des régions est conservée pour n’importe quel nombre de joueurs. C’est plutôt le côté “fun” du jeu qui se perd un peu à 2 (1 seul adversaire à surveiller), et à 5 (un peu trop de monde à surveiller ^^). Donc je privilégie le jeu à 3 ou 4 qui fonctionne parfaitement selon moi.

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Prix constaté : 36 €

Test : Logiquest Catan & Zip City

Test : Logiquest Catan & Zip City

Catan

Alors après un premier jeu vraiment décevant avec la vache à lait Les Aventuriers du Rail Logiquest, j’ai pu tâter une autre licence bien utilisée depuis de nombreuses années, Catan.

Ici, le principe est de relier les différents villages avec des pièces imposées, en faisant bien attention aux bandits, et surtout avec la contrainte que vous ne pourrez poser une pièce en contact avec une autre que si le symbole correspond.

Comme tout bon casse-tête, la difficulté est croissante, et les premiers niveaux vont vous familiariser avec les règles de placement, et vous amener au fur et à mesure les différents éléments.

Premier point positif, contrairement aux Aventuriers du Rail dans la même collection, pas de problème de matériel cette fois-ci, même si ça dégorge de plastique. Vous aurez une boite pour tout ranger, et en retournant le couvercle, vous découvrirez le plateau de jeu. Avec des hexagones en reliefs, il sera assez aisé de positionner les éléments et de les déplacer à volonté.

La mise en place vous est indiquée par la carte correspondant au défi à réaliser, vous visualisez aussi les éléments à prendre afin de résoudre le casse-tête, et en avant Guingamp, à vous de vous creuser les méninges. Attention tout de même à bien faire attention en mettant de côté les pièces dont vous disposerez pour le casse-tête, certaines sont assez ressemblantes et il m’est arrivé 2 fois au moins sur les 40 défis de m’arracher les cheveux pour finalement m’apercevoir que j’essayais de résoudre le défi… avec les mauvaises pièces. Dans ces cas-là on se dit : « Bah voilà ça t’apprendra à être attentif. », ça ne m’a pas empêché de refaire la même erreur le lendemain ^^

Logiquest remonte dans mon estime après cet épisode qui relève le niveau, d’un point de vue matériel et intérêt ludique. Maintenant que j’ai joué aux 2 opus mis en avant dans cette gamme à cause ou grâce (je vous laisse choisir le terme) à leur licence, je m’oriente dorénavant vers celui un peu plus obscur, mais pourtant bien plus tentant, j’ai nommé …

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… Zip City

Quelle belle surprise ! Je commençais à ne voir dans cette gamme qu’une nouvelle vache à lait pour Asmodée alors qu’en fait il suffisait d’aller voir ce qu’il se passait derrière les jeux qu’on cherche à nous vendre, Aventuriers du Rail et Catan ! Enfin un peu d’originalité avec Zip City et son système de billes à faire dévaler et emprunter différents embranchements pour atterrir à l’endroit voulu.

Sur le même système, on retrouve 40 défis à réaliser se présentant sous forme de cartes vous indiquant les positions de départ, les pièces à utiliser pour résoudre le défi, et les positions des billes à l’arrivée à obtenir. La solution est au dos de la carte. Encore une fois, et c’est bien amené, la difficulté est croissante, et mon fils de 5 ans et demi a pu faire les 6 premiers défis presque sans aide.

Et je peux vous dire que ça lui a plu ! Mettre en place les pièces sur le plateau, essayer d’anticiper les trajectoires des billes, et soulever ce qui retient les billes en haut pour les voir commencer leur course, et atterrir au bon endroit est très plaisant ! Bien sûr, c’est pas toujours le cas, ça serait trop simple, la difficulté augmentant, les amateurs de casse-tête et puzzle game y seront pour leur compte, j’avoue m’être aidé du petit « tuyau » présent sur chaque carte et que vous pouvez décider d’utiliser ou non. Ce coup de pouce vous permet de placer une ou 2 pièces sur le plateau, de sorte que vous pourrez vous concentrer sur les autres embranchements à mettre en place. De quoi faciliter un peu le puzzle, car certaines cartes sont assez ardues !

J’ai aussi fait tester le jeu à mon père qui a tout de suite accroché, se prenant au jeu, et refaisant les défis à son tour. Un vrai bon casse-tête tout en plastique (le point commun de la gamme Logiquest), avec une difficulté croissante, qui fait remonter les souvenirs des circuits de billes, et qui se pose comme le meilleur des 3 jeux de la gamme que j’ai testés. Le niveau de détail des tuiles imprimées en relief est très intéressant, quoi que sous-utilisé puisqu’avec une seule couleur sur toute la tuile, les détails de la ville que l’on construit passent vite au second plan. Ah oui en fait, il y aurait un thème, à savoir une ville futuriste dans laquelle les voitures se conduisent toutes seules, et vous officierez en tant qu’organisateur du trafic pour conduire tout ce beau monde à son point d’arrivée. On repassera pour l’immersion, mais c’est pas bien grave.

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CATAN

Disponible ici :

Prix constaté : 22.50€

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ZIP CITY

Disponible ici :

Prix constaté : 22.50€

Test : World of Warcraft – Wrath of the Lich King

Test : World of Warcraft – Wrath of the Lich King

Parfois on est étonné des cross-overs pas toujours logiques, et parfois on se dit que ce n’est pas trop mal trouvé. Et d’autres fois, ça n’enthousiasme pas vraiment…

On se retrouve ici avec d’un côté une licence de jeux présente dans le paysage ludique depuis plus d’une dizaine d’années, qui a vu de nombreux opus se succéder, certains avec du legacy, du temps réel, une rethématisation, etc … j’ai nommé Pandémic.

De l’autre, une licence jeu vidéo qui a marqué l’Histoire avec des jeux au début solo (Warcraft) puis massivement multijoueur avec WoW. Il y a un avant et un après WoW dans le jeu vidéo. La licence s’est même portée au cinéma. A noter que World of Warcraft avait déjà fait une incursion dans le jds avec WoW le jeu de plateau.

Le jeu qui nous intéresse aujourd’hui est l’œuvre de Alexandar Ortloff, Justin Kemppainen, Michael Sanfilippo, illustré par Atha Kanaani. Il est édité par Z-Man Games, et distribué par Asmodée.

Il est prévu pour 1 à 5 joueurs, à partir de 14 ans et pour une durée comprise entre 30 minutes et 1 heure.

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A quoi ça ressemble ?

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Si vous connaissez déjà les jeux Pandemic, vous ne serez pas surpris dans cet opus.

Si vous n’y avez pas joué, je vais vous décrire rapidement ce qui vous attend. Pandemic utilise une mécanique de coopération entre les joueurs afin de circonscrire une infection et la propagation du virus. Vous devrez intervenir dans les différents lieux du plateau, chaque joueur utilisant au mieux ses propres compétences, afin de stopper la propagation. Dans cet opus, c’est l’emprise du roi Liche qu’il faudra combattre, et survivre aux hordes d’ennemis qui ne manqueront pas d’apparaitre partout sur la carte, avant d’aller affronter le roi lui-même.

Comme tout jeu coopératif, il est grandement soumis aux joueurs autour de la table, et le fameux joueur alpha peut vous gâcher l’expérience de jeu. Mais si, vous savez, ce joueur qui sait tout mieux que tout le monde et qui veut tout contrôler. Avec lui dans votre équipe, vous êtes sûr de n’être que spectateur de la partie, et vous n’aurez qu’à exécuter ce qu’il vous dit.

Par exemple, et pour respecter son anonymat, nous allons le renommer Romain B. ^^

« Non mais attends, là il faut aller à cet endroit en premier et tuer tous les ennemis, sinon on se fera déborder. En + tu peux utiliser ta compétence d’attaque, et si tu te prends trop de blessures je ne serai pas loin pour t’aider, t’inquiète. Si tu ne fais pas ça, c’est sûr on va perdre la partie. »

Il ne s’agit bien sûr que d’une fiction et tout n’est purement que fiction dans cet exemple 😉

World of WarCat

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Pour en revenir au jeu, vous devrez donc réaliser 3 quêtes dans 3 zones différentes avant de pouvoir aller défier le roi Liche. Déplacez-vous, buttez les monstres, lancez les dés pour avancer dans la quête, soignez-vous, et… recommencez.

Pandémic m’a toujours semblé bien trop mécanique pour être palpitant, et je décroche très souvent à la moitié de la partie. Cet opus ne déroge pas à la règle, même si le thème est bien retranscrit, et utiliser les différents héros pour se promener dans l’univers de WoW est très plaisant.

Evidemment il faudra lutter contre ce fléau qui progresse et se renforce à chaque tour, vous aurez la pression qui s’accumule au fur et à mesure des tours, et si vous vous laissez déborder, vous le paierez cher assez vite. Mais une bonne organisation (et de la chance puisque vous lancerez souvent les dés), vous permettra de juguler cette épidémie et d’arriver à vos fins.

Encore une fois, vous vous déplacerez sur un nouveau foyer où sont apparus les ennemis, vous leur mettrez la misère, et vous repartirez ailleurs. Vous gérez vos points de vie avec des actions de récupération, vous avez quelques cartes en main qui vous aideront à vous déplacer/soigner/attaquer/progresser dans les quêtes.

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Extrêmement mécanique je disais. Pas grand-chose de plus.

Mais ça fonctionne ! Avec ce genre de licence, il est rare de voir un produit sortir qui dénaturerait totalement l’œuvre. Le cahier des charges et les différentes étapes de validation des ayants-droits doivent être tellement lourds que j’imagine aisément le casse-tête que représente la conception du jeu. Mais c’est un mal pour un bien, puisque dans le cas de ce jeu, l’univers est respecté, le matériel qualitatif, les illustrations, le plateau, la boite et les éléments du jeu vous immergeront dans WoW et rappelleront des souvenirs à certains.

On a donc un savant mélange entre un jeu coopératif multi-primé et mis à toutes les sauces, et un univers médiéval fantastique qui ravivera la nostalgie de certains. Tout cela pour un jeu familial efficace bien édité. N’en attendez pas +, mais ce fan service fera son boulot et c’est déjà pas mal.

En témoigne le commentaire sur une des photos publiées sur notre Facebook et que je reprends tel quel puisqu’il résume bien ce que vous pouvez en attendre : « Testé ici aussi. C’est pas mal. Ça me permet de faire de la coop avec ma fille de 7 ans. ». Un jeu sympa à partager en famille, entre amis, qui ne réinvente pas la roue et qui fait surtout du fan-service, mais la démarche est de qualité. Si vous ne connaissez pas Pandemic et que ce système vous intéresse, et que vous avez passé des nuits sur Wow, ce jeu mérite votre attention. Pour les autres, bah vous savez maintenant à quoi vous en tenir !

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