Le Labo en Festival : PEL 2022

Le Labo en Festival : PEL 2022

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Le Festival de Romain B. :

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Le Festival Paris est Ludique 2022 premier jour !Après 3 ans sans festival (3 ans boudiou!!!) On peut enfin retrouver tout le monde et jouer, discuter et rigoler !

Sur la place parisienne énormément de beau monde, entre auteurs, éditeurs et influenceurs c’est une bonne partie du monde ludique francophone qui s’est réunie pour un grand weekend de jeux.

Au labo on furette un peu partout et on a vu de bien jolies choses comme Shogun no Katana chez Atalia, Hybris Disordered Cosmos qui est jouable sur le stand d’Intrafin. Chez Lucky Duck Games ils ont des jeux qui attirent l’oeil (il y a même un Vindication jouable !). Mais les bestioles en guerre semble être le jeu a surveiller ! Super Meeple vous propose de jouer a Coffee Traders et si vous hésitez a le commander c’est l’occasion de voir le monstre en place et même de le tester !

Un petit coucou à BYR Games avec un jeu d’apéro : Sauce qui Peut, un jeu ou l’on perd ses amis dans la joie et la bonne humeur. Pour finir Thomas a joué lui aussi a East India Companies et semble très motivé a faire l’article sur ce jeu qui arrivera vers Essen.

Bref Les festivals ludiques c’est quand même du pur plaisir de tous vous voir et échanger !

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Le Festival de Thibault :

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De mon côté, j’ai participé à l’animation du stand Days of Wonder pendant les deux jours de Paris est Ludique. Évidemment, les incontournables Aventuriers du Rail (notamment le petit dernier, San Francisco) et Mémoire 44 étaient de la fête, mais j’ai pour ma part passé l’essentiel de mon temps à faire découvrir le tout nouveau Heat, par les auteurs de Flamme Rouge. Il s’agissait encore de la version prototype mais le gameplay hyper satisfaisant et les magnifiques illustrations de Vincent Dutrait ont conquis un grand nombre de joueurs. Un jeu de course dans lequel vous devez jouer votre main le plus stratégiquement possible, et piocher dans votre capital risque au bon moment sous peine de perdre du temps dans un virage ou d’être incapable de mettre la gomme quand il le faudrait.

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J’ai passé un week-end formidable à rencontrer des joueurs de tous horizons, à discuter avec eux, à leur expliquer le jeu mais au-delà de ça, j’ai également grandement apprécié de les accompagner pendant leurs parties endiablées, tellement Heat se révèle cinématique avec tous ces retournements de situations et ces bolides qui avalent les grandes lignes droites à toute vitesse avant de négocier du mieux qu’ils peuvent un virage terriblement serré.

Test : Crash Octopus

Test : Crash Octopus

Crash Octopus est un jeu qui a fait l’objet d’une campagne Kickstarter, et qui débarque dans nos contrées grâce à Atalia. C’est Itten, un éditeur japonais qui est à l’origine du projet, et on leur doit notamment Tokyo Highway ou Moon Base. Le jeu qui nous intéresse aujourd’hui est l’œuvre de Naotaka Shimamoto (Tokyo Highway, Moon Base), illustré par Yoshiaki Tomioka (Tokyo Highway, Moon… Bref vous avez saisi l’idée).

C’est donc de pichenette dont il est question, et vous retrouverez dans le dossier que nous avions publié il y a 2 ans, un historique de ce type de jeu, et quelques références devenues des « classiques », comme Pitch Car ou Ice Cool pour ne citer qu’eux.

Crash Octopus, c’est surtout un matériel incroyable, tout en bois, avec un design minimaliste mais très percutant je trouve, et qui attire l’œil bien plus que l’illustration de la boîte pourrait le faire penser. Vous devrez, avec de grands ou petits coups de pichenettes, propulser les trésors de l’océan vers votre bateau, et les garder en équilibre sur ce dernier. Mais plus les joueurs récupèreront de trésors, plus le poulpe le verra d’un mauvais oeil, et essaiera de vous embêter en déplaçant ses tentacules qui bloquent vos lignes de vue, et parfois en faisant tomber votre cargaison à l’eau.

Il est prévu pour 1 à 5 joueurs, à partir de 7 ans et pour une durée de 20 minutes environ.

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Un poulpe en bois

Itten Games est l’un de ces éditeurs asiatiques qui sait apporter de l’élégance à son travail d’édition, et propose des jeux au matériel plutôt rare pour notre marché européen, et c’est tant mieux. Par exemple, Tokyo Highway attire l’œil quand vous croisez la version XL en festival. Ce n’est pas banal comme proposition de jeu, et le joueur est souvent attiré par ce matériel inhabituel, ces boites épurées. Je n’ai pas adhéré au gameplay de Tokyo Highway, j’ai trouvé que l’ergonomie et les diverses manipulations du matériel nuisaient trop au gameplay. Pour Crash Octopus, c’est donc la pichenette qui est au programme, et je dois vous dire que ce n’est pas le type de jeu vers lequel je me dirige en premier.

Mais il faut avouer qu’il sait se faire désirer ce poulpe. Regardez-moi ce matériel épuré et pourtant si attirant. Beau travail d’édition d’ailleurs, de réussir à créer une identité visuelle si particulière et si efficace, et pourtant si épurée. Y’a pas à dire, ils sont forts.

Le matériel ne passe pas inaperçu, et quelqu’un qui passerait devant le jeu en démo en festival ou dans un café jeu serait forcément attiré, et aurait, je pense, la curiosité de s’y attarder.

Sauf s’il est pas curieux.

Par contre, le seul défaut, et pas des moindres, c’est les drapeaux et leurs hampes, qui au bout de 2 parties ont rendu l’âme pour 2 d’entre eux. C’est dommage, car c’est l’élément qui est mis à plus rude épreuve, puisqu’il sert à faire la pichenette en le faisant pivoter entre ses doigts. Un point de colle et ça sera réglé, mais c’est tout de même dommage, vu la qualité et la beauté du reste du matériel.

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Poulpe pas si méchant

On pourrait penser, en voyant l’illustration, ou en s’imaginant tout simplement un poulpe géant avec des petits bateaux au milieu de ses tentacules, que ces bateaux ne feraient pas les malins face aux tentacules. Eh bien, finalement, ils fanfaronnent pas mal je trouve. Et c’est mon regret, j’aurais aimé quelque chose de plus chaotique qui collerait au thème du kraken. Finalement, à moins de faire rebondir un dé sur la tête du poulpe, pour qu’il atterrisse et renverse votre bateau, les interactions avec le poulpe se borneront généralement à des déplacements de tentacules qui viendront vous gêner dans vos lignes de vue pour récupérer les trésors, et vous obligeront à vous déplacer. Pas assez chaotique et fou-fou selon moi ; mais bon, j’aurais dû m’en douter, le poulpe est quand même tout rose bonbon mignon sur la boite, ça ne prédestinait pas l’affrontement contre le kraken géant comme dans Pirates des Caraïbes.

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Familial par excellence

La pichenette, quand c’est amené comme ça, c’est l’idéal pour du jeu inter générationnel, de bons moments en famille, des fous rires et des Ooooooh et de Woaaaaaah (Oui, des gens font ça quand ils jouent… certainement… quelque part.). Pas vraiment de prise de tête ave Crash Octopus, tout le monde est là pour s’amuser, la gagne devient secondaire, et on ne se fait pas de nœud au cerveau. Partez plutôt sur Pitch Out ou A la Conquêtes des Catacombes si vous voulez de la pichenette avec un peu plus de profondeur et de choses à gérer.

Mais Crash Octopus est très bien comme cela, prenez-le pour ce qu’il est, et vous passerez un bon moment autour de la table.

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A noter la présence dans la boite de matériel pour 2 pièces optionnelles, l’île sans nom, et le pirate Rose, à ajouter ou non au jeu de base, pour varier les plaisirs.

Test : Cubosaurs

Test : Cubosaurs

Sommaire

Ce sympathique jeu de cartes est l’œuvre de Fabien Tanguy, que vous avez peut-être déjà croisé avec Welkin qui est un familial qui vous embarque dans un univers visuel très réussi, et qui vous demande de produire des ressources et utiliser ces dernières pour construire des îles que vous vendrez pour de l’or. Un petit twist bien amené vous permettait de changer la valeur des ressources utilisées pour l’île, et donc de récupérer plus ou moins d’or, en fonction de ce « marché » fluctuant.

Il a aussi créé World Bank et Color Clash chez Blue Orange auxquels je n’ai pas joué.

Cubosaurs est illustré par Kristiaan des Nederlanden, croisé dans Cubirds, aussi édité chez les Catch Up Games, et dont la filiation semble évidente, et pourtant. Le dernier laron de l’histoire, qui ressemble à s’y méprendre à une série de jeux de cartes avec mécanique de collection et animaux en cubes, est Wild Cards. Il n’est pas distribué en France et est édité par Board Game Circus, qui a visiblement beaucoup aimé Cubirds ^^ J’ai tout de même envie de l’essayer, pour voir s’il y a un rapport, autre que l’esthétique.

Cubosaurs est prévu pour 2 à 5 joueurs, à partir de 8 ans et pour une durée d’une dizaine de minutes par manche/partie, la règle conseillant d’en faire 2.

crédit Catch Up

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Quand collectionner implique parfois de limiter le nombre

Eh oui, et c’est pas nous, joueurs compulsifs, et parfois collectionneurs, qui allons comprendre tout de suite cette règle. Parce que oui, Cubosaurs est un jeu de cartes dans lequel vous devrez réaliser des collections pour gagner des points. Mais surtout, il ne faudra pas collectionner certains types d’animaux en un certain nombre, sous peine que les points positifs se transforment en négatifs !

Et c’est là le sel de ce jeu, et ce qui fait qu’il fonctionne aussi bien qu’un Salade 2 Points par exemple. Vous allez devoir collectionner des cartes tout au long de la partie, mais en gardant en tête la façon de scorer de chaque type de dino. Certains vous rapporteront x points si vous en avez 4, mais vous feront perdre des points si vous en avez moins. Vous allez donc sans cesse devoir garder ça en tête, zieuter les collections de vos adversaires qui sont visibles de tous, et avoir aussi un œil sur la pioche puisque la partie se termine lorsqu’un joueur ne peut plus piocher et donc que la pioche est vide.

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« Je te préviens, tu vas craquer avant moi »

Ce qui rime parfaitement bien avec cette collection-mais-pas-trop, c’est cette interaction très présente illustrée par une action toute simple que vous devez réaliser à votre tour, soit vous prenez les cartes qu’on vous tend pour les ajouter à votre collection, soit vous ajoutez à ce tas une carte de votre collection qui doit être d’un type de dino non présent, et vous transmettez à votre voisin. Et là, quand vous arrivez à un paquet de cartes qui n’arrange personne, ça déclenche des barres de rire parce que tout le monde autour de la table sait que ce tas de cartes qui passe de main en main va potentiellement pourrir celui qui n’aura pas d’autre choix que de l’ajouter à sa collection. Chacun va donc faire ses calculs et lâcher au moins une précieuse carte qu’il aurait préféré garder, mais le jeu en vaut la chandelle parfois ! Et, rapidement ou non, un joueur va donc se manger ce tas de cartes dont personne ne veut, et il devra l’ajouter à sa collection, soit parce qu’il a craqué avant les autres, soit parce qu’il n’avait plus de cartes qu’il pouvait ajouter à cette main. Too bad diront certains ^^

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Rapide et familial

Cubosaurs est à conseiller pour un public très familial et/ou avec des enfants. J’apprécie y jouer, mais il manque quelque chose pour qu’il rentre dans mon top jeux de cartes. J’aime quand le challenge est un peu plus présent, et actuellement je continue à explorer Ecosphère qui me plait énormément par exemple. Mais on est plus du tout sur la même cible. Là, avec Cubosaurs, pour moins de 15€, vous avez un jeu qui s’apprend facilement mais qui demande un peu de concentration tout de même aux joueurs, des parties rapides et une interaction bien présente et très plaisante. Avec le bon public, ce jeu fonctionne du tonnerre.

crédit Catch Up

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Disponible ici :

Prix constaté : 14,40 €

La critique de Jérémie

Cette critique a été rédigée à l’aide d’un exemplaire fourni par l’éditeur.

Après Cubirds, Cubosaurs, simple rethématisation ?

Non !

C’est clair et net, pas de suspense.

A part le début du nom et l’esthétique, car les illustrations des deux ont été confiées à Kristiaan der Nederlanden, le reste est complètement différent et ne fait en aucun cas doublon.

Certes, les deux jeux proposent du draft, mais ce draft est très différent, là où il est ouvert sur la table dans Cubirds, il est fermé dans Cubosaurs.

Cubirds ne propose que des cartes comme matériel alors que Cubosaurs propose aussi des tuiles et des jetons ADN.

Deux jeux vraiment différents en terme de sensations et de mécanique.

Donc aucun doublon entre ces deux jeux.

Du draft, encore du draft

Oui, la mécanique principale du jeu est le draft.

On commence la partie avec des cartes en main et lors de notre tour nous devons récupérer des cartes.

Soit celles qui ont été refusées par la personne à notre droite, soit en piocher dans le paquet.

Une fois ces cartes en main, nous avons un autre choix à faire : conserver ces cartes ou les refuser.

Si nous les refusons, nous devons ajouter une carte qui est présente face visible dans notre zone de jeu (la zone de collection) à la main de cartes que nous refusons, en ajoutant uniquement 1 carte de notre zone de collection.

Il y a cependant une restriction : il est interdit de placer une carte qui se trouve déjà dans la main que nous refusons.

Deuxième option : conserver les cartes que nous avons récupérées et les placer, face visible dans notre collection.

Une fois que le paquet de cartes sur la table est vide, on procède au décompte des points, on effectue une seconde manche et on ajoute les points de victoire de la seconde manche à ceux de la première et la victoire est attribuée à la personne ayant le plus de points.

Schéma assez classique ici encore.

Un jeu rapide et efficace, mais qui montre des lacunes en duo

Si les règles s’expliquent rapidement, que le jeu se joue rapidement et qu’on ne galère pas trop à se souvenir du scoring de chaque espèce de dino car tout est écrit sur les cartes.

Points positifs et points négatifs en fonction de nombre de sauriens en votre possessions sont habilement notés pour savoir si vous voulez plus de cartes, si vous en avez assez ou si vous allez même devoir essayer de vous débarrasser de certaines cartes devant vous.

Et c’est là toute la saveur de ce draft, car en fonction de ce qu’à votre adversaire dans l’ordre du tour, vous allez tenter de lui refiler des cartes qui vont lui faire perdre des points, car oui, malgré le look mignon des dinos, c’est quand même la survie du plus fort qui comptera hein !

Ce n’est pas le monde des bisounours ici !

Mais, comme dit dans ce sous-titre, en duo le jeu est bien moins intéressant.

On devra jouer 3 manches au lieu de 2, mais ce draft en duo uniquement fait que le jeu est bien trop soumis au hasard de la pioche.

Peu de chance au tirage ou, au contraire beaucoup de chance et l’écart peut vite se creuser en faveur ou défaveur de l’un ou de l’autre.

Au final, c’est intéressant ou pas ?

Oui c’est intéressant, mais à partir de 3 pour moi, en duo c’est fade et je préfèrerais sortir d’autres jeux, comme… Cubirds justement si je reste sur un jeu de draft dans une durée de jeu à peine plus longue.

A partir de 3, le jeu est vraiment agréable, on tente de se faire des vacheries dans le draft et en jouant avec la variante des points d’ADN et des tuiles pouvoirs, on ajoute une couche de stratégie qui fait qu’on ne jouera plus jamais sans.


Au final, Cubosaurs est un petit jeu malin, rapide et simple à expliquer, mais dons les choix vont demander de bien réfléchir, donc simple, mais pas simpliste !

Test : Magnate the First City

Test : Magnate the First City

Et si on se lançait dans l’immobilier ? Pas comme tous ces gagne-petit qui cherchent à vous vendre un appartement : « La cuisine est neuve et il faudra prévoir quelques travaux dans les WC. ». Non, dans l’immobilier le vrai ! On achète des terrains, on construit des immeubles, on loue les locaux et on revend le tout (avec les gens dedans tant qu’à faire) pour se faire une belle plus-value !

Ça vous tente ? Alors on sort la boite de Magnate : the First City et on se lance !

Dans ce jeu de James Naylor, dont c’est le premier jeu d’ailleurs, édité par Naylor Games (dont c’est aussi le premier jeu) et passé par un Kickstarter… Hey, attendez, Kickstarter servirait  à des auteurs pour créer leur premier jeu ? Ce n’est pas une plateforme de précommande de jeux en retard ?

Bref, monsieur Naylor a revisité le Monopoly et en a fait un jeu, il est passé par Kickstarter pour l’éditer et nous on s’est dit : « Allez, ça sent bon cette affaire. ».

Il y avait des indices, des signaux pour se dire ce jeu-là, on l’évite c’est pas plus mal.

Et pourtant ! Une fois reçu et joué, on a surtout félicité le copain qui a eu le nez pour participer quand-même à ce projet !

Magnates, ou comment jouer au capitalisme immobilier sans aucun état d’âme.

Le jeu vous propose d’acheter des terrains, d’y construire des maisons, des immeubles d’habitations, des centres commerciaux, des zones industrielles ou encore des buildings d’entreprises. Une fois construit, votre projet accueillera des occupants, et une fois les loyers empochés… On revend le tout pour maximiser les profits !

Les joueurs vont donc créer une bulle financière où les prix monteront crescendo jusqu’à l’explosion de cette bulle qui déclenche la fin de partie. À vous d’avoir maximisé vos profits pour sortir vainqueur de cette compétition immobilière avec plus d’argent que vos adversaires.

Âmes sensibles s’abstenir, ici, on achète, on vend, on bétonne, et le tout sans se soucier de ce qui pousse ou vit autour. Quoi que certains emplacements sont plus attractifs pour d’éventuels locataires comme un bois ou un parc, là où un aéroport attirera les entreprises mais fera fuir les familles.

Il y a donc un premier niveau de compétition sur le choix des emplacements pour construire. Tous ne sont pas accessibles, donc à chacun de les choisir au mieux.

Ensuite, que construire ? Plusieurs paramètres entrent en compte comme le vivier de clients potentiels pour chaque type de construction.

Et une fois votre projet bâti, encore faut-il attirer le chaland ! Cette phase au début de chaque manche vous verra lancer des brouettes de dés ! Une brouette ? Vraiment ? Quand on en vient à lancer 15 ou 18 dés, je trouve le terme plutôt approprié, non ?

Avec vos dés, à vous d’obtenir les meilleurs combos pour remplir votre bâtiment tout neuf.

Le but est simple : avoir un bâtiment bien rempli pour tout simplement le vendre avec ses occupants et ainsi vous refaire la cerise avec un joli profit au passage et avec cet argent tout frais…. Réinvestir dans un projet encore plus lucratif !

Mais attention ! À chaque manche le jeu va accélérer. Les ventes, la publicité pour attirer des locataires, le prix actuel du marché, autant de paramètres qui feront piocher des cartes danger et ainsi vous rapprocher de l’explosion de cette bulle financière.

Parce que quand ça va péter, et ça va péter, j’espère que vous aurez tout revendu ! Une fois que la fin de partie est déclenchée, les prix retombent comme un soufflé, ou plutôt comme un avion sans aile.

S’il vous restait des propriétés, elles ne valent quasiment plus rien. Les joueurs font alors le compte de tout l’argent accumulé par chacun, et le plus riche l’emporte ! Oui, pas de morale, même à la fin, faut pas déconner, on est là pour le flouse pas les sentiments !

Magnates c’est donc un Monopoly qui a appuyé sur le bouton nitro de sa voiture, le jeu accélère de plus en plus fort et le grand mur de la fin de la partie, il rentre joyeusement dedans en souriant de toutes ses dents. Ce n’est pas pour autant un party game, vous prendrez le temps de réfléchir où investir, quand vendre et comment réinvestir. On aime bien rigoler, mais quand ça parle de gros sous, on sait rester focus.

Pour autant le jeu demande de ne pas le prendre au sérieux. Mettez l’ambiance, balancez vos billets au banquier comme si c’était votre strip teaseuse, montrez un petit billet de 5 millions aux autres pour vous la péter, bref ! Soyez capitaliste tel le loup de Wall Street ! Avec du panache.

Magnates, c’est un jeu où l’ambiance autour de la table fait partie de l’expérience de jeu. Si votre style c’est camomille, pas un mot et réflexion, il vaut peut-être mieux y réfléchir à deux fois avant d’investir. A près de 100€ la boite, on se demande si l’auteur/éditeur n’a pas pour but de créer une mise en abîme du joueur au moment de l’achat.

Le jeu se veut fun sous ses aspects requin de la finance. Lancer 17 dés pour essayer d’attirer une firme d’avocats dans une playstation 5, il fallait oser. L’autre morceau de gameplay qui me plait le plus dans ce jeu c’est le panic switch.

Ce moment où un joueur va tenter de rentrer dans la tête des autres pour provoquer des ventes. Pas une ou deux, mais 3 ventes par joueur (chacun dispose de 3 actions par manche) pour faire exploser la bulle à ce moment précis. Et c’est là que l’impasse mexicaine apparaît ! Normalement il faut être 3, que chacun braque les deux autres et qu’au final on soit tous quand-même bien emmerdé.

Cette fois, vous pourrez créer des impasses à 4 et même à 5 ! Tout le monde se regarde, un joueur vend… Les autres le suivront-ils ? Et à chaque vente il est toujours possible de dire stop, de ne pas vendre, de ne pas suivre tel un mouton, « Parce que, moi, je dicte le marché, je suis pas les autres, moi !

  • Et du coup, tu fais quoi ?
  • Ben je vends… Mais c’est parce que je l’ai décidé, ok ! »

Ce genre de situation où tout peut déraper, et même si tout le monde vend, il reste possible que le jeu ne se termine pas quand-même ! Ah ! Le petit malin du fond qui avait gardé une maison, il ne la vend plus 4 mais 9 millions avec cette manche supplémentaire. Il se gave, il fait même des bisous aux billets qu’il vient d’empocher parce que tout le monde le sait qu’avec cette maisonnette ridicule, il vient de gagner la partie.

Voilà Magnates. Si ce petit résumé vous fait penser que vous aussi, insulter vos potes, vous prendre pour Trump et twitter n’importe quoi, alors go ! Soyez fous, soyez immatures et rejouez au Monopoly « mais en mieux quand-même », et avec Magnates, c’est ce que vous aurez sur la table.

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Disponible ici :

Prix constaté : 89,50 €

Test : Les Gardiens de Havresac

Test : Les Gardiens de Havresac

A l’aventure compagnons ! Pour protéger le royaume, montez votre petite équipe de fiers aventuriers et partez à travers les vallées et forêts bouter renards, crocodiles et cochons hors du royaume, tout en récoltant des trésors ; et n’oubliez pas d’attraper les fées que vous pourriez apercevoir. Si votre âme de bricoleur ludique vous démange vous pourrez aussi reconstruire les villages à travers le royaume !

Le jeu de Frédéric Guérard, l’auteur d’It’s a Wonderful World entre autres, illustré par Sabrina Miramon est édité par Catch Up Games chez qui l’on a beaucoup aimé Fertility ou encore Wild Space.

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Le jeu reprend une mécanique qui m’est chère : le bag building. Cette mécanique utilise un sac que chaque joueur va garnir de jetons. Les jetons représentent les membres de votre expédition que vous allez piocher à chaque manche.

Le but est d’exploiter au mieux ces jetons et d’en récupérer de nouveaux pour améliorer vos prochains tirages.

Les gardiens de Havresac propose donc cette mécanique qu’Orléans a mise en lumière, le tout dans un jeu plus accessible et surtout avec une durée plus courte, comptez 45 minutes par partie quand tout le monde connait le jeu. Et pour l’âge des joueurs, vous pouvez y aller à partir de 8 ans pour les enfants habitués aux jeux.

Les joueurs disposent chacun de leur plateau royaume, tous les plateaux étant disposés à l’identique. Ce sera donc à chacun de faire les meilleurs choix en fonction de la sortie de vos jetons pour combattre et récolter au mieux les éléments de votre plateau.

Une fois cette phase de jeu effectuée, chaque joueur obtient des points de victoire et de l’argent en fonction de la gloire qu’il a accumulée pendant la manche, et, avec cet argent, à vous le recrutement de nouveaux compagnons ! Il en existe 6 différents avec, pour chacun d’entre eux, 2 pouvoirs possibles, le pouvoir actif de chacun pour la partie étant défini à la mise en place.

Les parties sont rapides ; une fois que chacun a bien compris le principe de chaque jeton, les joueurs peuvent même jouer en simultané.

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C’est aussi pour moi le gros point faible du jeu, on joue totalement dans son coin sans avoir besoin de regarder ce que font les autres joueurs. Il n’y a pas d’interaction, ce qui posera un souci à certains joueurs, donc autant prévenir tout le monde.

De ce fait, le jeu fonctionne très bien dans toutes ses configurations puisque le nombre de joueurs ne changera rien au gameplay de la partie.

Le deuxième point négatif du jeu est son manque de rejouabilité. Alors, calmons-nous quand-même, le jeu est tout à fait rejouable, mais n’enchainez pas 30 parties dans votre semaine pour ne pas vous en lasser tout simplement. Ce qui me dérange est le départ avec les mêmes jetons, le fait que toutes les cartes ajoutant les monstres seront jouées à chaque partie, j’ai du mal avec les jeux ou l’on verra toutes les infos à chaque partie, comme Rococo par exemple.

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Donc ce gardien de Havresac on le recommande ?

Oui c’est un bon jeu avec une mécanique peut exploitée et un univers visuel et thématique bien adapté. Chacun prendra son plaisir à jouer ses gardiens et accumuler gloire et pièces d’or pour améliorer ses gardiens tout au long des 5 manches qui composent la partie.

Le jeu est familial, vous pourrez embarquer tous les ludistes en herbe de tout âge et même les joueurs plus aguerris pour une petite partie ou deux !

C’est encore une fois un jeu où l’on reconnaît de suite le style de l’éditeur Catch’up, des jeux aux règles fluides, au gameplay bien dans le thème, et une patte graphique qui se dessine boite après boite. Ajoutons aussi le prix qui reste contenu pour ce format de boite ; dans la flambée actuelle c’est toujours agréable.

Avec les gardiens de Havresac, c’est un jeu familial, malin et au temps de jeu contenu qui nous est proposé, et si le manque d’interaction ne vous dérange pas, alors vous pouvez y aller, vous aurez un jeu de plus pour faire découvrir les jeux de société et jouer en famille !

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Disponible ici :

Prix constaté : 40,50 €