Test: Kitara

Test: Kitara

Fiers guerriers d’Afrique, préparez-vous, l’heure de l’affrontement est arrivée !

Héros, montez sur vos animaux géants, centaures, prenez vos lances et guerriers, à vous l’arrière garde.

Une fois vos troupes galvanisées, direction la savane et les ruines alentour pour agrandir votre royaume.

Kitara est le nouveau jeu d’Eric B. Vogel et illustré par Miguel Coimbra, illustrateur connu et reconnu pour son travail sur 7 Wonders Duel par exemple.

Le jeu est prévu pour 2 à 4 joueurs pour des parties de 30 à 60 minutes. Le jeu va vous opposer sur une carte adaptée au nombre de joueurs pour garantir la tension avec des mécaniques de contrôle de territoires, de gestion de main de cartes et une part de stratégie avec des combats entre les joueurs.

Le matériel de jeu est très agréable, avec deux plateaux de jeu : un pour 2 joueurs et un recto/verso pour 3 ou 4 joueurs. Juste une petite remarque sur les meeples de champions qui ne différencient pas les animaux des 4 peuples.

Des meeples pour les troupes, des cartes et nous voilà prêts !

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A quoi ça ressemble ?

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Comment on joue ?

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Au premier abord, j’ai cru à un jeu pour deux joueurs, et en remarquant le 2-4 me voilà intrigué. J’ai ensuite cru à un jeu d’affrontement classique, je pose mes troupes, l’adversaire aussi et on part au combat. Bref, rien de neuf. Encore une fois, j’étais à côté de la plaque. Voyons le cœur de mécanique pour mieux comprendre :

Dans Kitara, les joueurs jouent à tour de rôle et effectuent 5 actions.

  • Le joueur pioche une carte dans la rivière de 6 cartes. Mais il ne peut en prendre une que dans les dernières en fonction de ce que lui accordent les cartes qu’il a devant lui.
  • Cette carte lui permet de recruter les troupes qu’elle affiche. Un guerrier servira à contrôler des savanes, les centaures permettent de gagner des points de victoire et les héros sont là pour mener des assauts sur vos ennemis.
  • Les déplacements. Vous pouvez déplacer une ou plusieurs troupes dans un territoire adjacent.

Si votre déplacement vous fait entrer dans un territoire contrôlé par un adversaire, vous pouvez le repousser si vous avez plus de troupes qui entrent que celles dont il dispose dans ce territoire.

Les troupes repoussées se déplacent vers le territoire contrôlé par l’adversaire le plus proche

Et si vous attaquez avec un héros, vous piochez un jeton bonus au hasard. Ces jetons seront révélés en fin de partie.

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  • Scorer. Si vos cartes affichent des points de victoire, vous les gagnez et chaque centaure dans une ruine vous en rapporte 2 également.
  • Gérer. C’est cette action qui me plait beaucoup et change des jeux d’affrontement classiques. Vous pouvez garder en jeu une carte de celles dont vous disposez pour chaque savane que vous contrôlez avec au moins un guerrier. Si vous avez plus de cartes que de savanes, vous devez défausser des cartes pour équilibrer. Chaque carte défaussée vous fait également perdre les troupes qu’elle affiche.

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VERDICT

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Il faudra donc, comme dans un jeu d’affrontement classique, placer vos troupes et anticiper vos déplacements et ceux de VOS adversaires. Car oui, dans ce jeu tout rappelle un jeu d’affrontement pour deux joueurs mais ici vous pourrez jouer à trois ou même quatre !

A ceci ajoutons la gestion et l’équilibre des cartes qui composent votre main ouverte. Il vous faudra contrôler des savanes pour maintenir vos cartes et donc bien gérer vos défenses. Le tout en prenant tous les points possibles en chemin mais sans être trop gourmand.

Les équilibres de jeu sont très fins et vos premières parties seront plutôt défensives. Mais essayez d’être le plus pragmatique possible.

Kitara est un jeu d’affrontement, on ne va pas le cacher, un jeu qui plaira aux joueurs amateurs de ce genre en duo. Les parties sont relativement courtes et se jouent en 6 ou 7 manches. Les interactions sont fortes mais pour autant le jeu reste accessible, même pour des joueurs débutants. Les enfants auront besoin de temps et de motivation pour appréhender le jeu. La mise en place de stratégie et l’interaction directe peuvent être source de frustration.

Kitara est un jeu qui rafraichira les ludothèques des amateurs de jeux à deux ou plus à forte interaction. La gestion de votre main de cartes est une mécanique agréable qui respecte le thème, un vrai plus sur cette gamme de jeux.

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Disponible ici:

Prix constaté: 30 €

Test: Cléopatre et la société des Architectes

Test: Cléopatre et la société des Architectes

Vous voilà en compétition en tant que meilleurs architectes égyptiens et pour vous aider à devenir le favori de Cléopâtre peut être vous faudra-t-il vous associer à Sobek ? Mais attention ! Vous associer au dieu crocodile revient à trahir Pharaon, alors restez discret.

Ce jeu est la réédition du jeu de 2006 avec des changements de règles qui le font passer de 3 à 5 joueurs dans l’ancienne version à désormais 2 à 4 joueurs.

Le jeu de Bruno Cathala (Abyss, Trek 12, Kingdomino, Five Tribes … ) et Ludovic Maublanc (Draftosaurus, Ninja Academy, Kingdomino Duel … ), illustré par Miguel Coimbra et distribué par Lucky Duck Games, est un pur jeu familial qui nous rappelle la belle époque de cette profusion de pièces en plastique.

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Le matériel :

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Que cette boite est grosse ! Elle fait plaisir à voir et à l’ouverture c’est la profusion de matériel, il faudra donc une grande table pour jouer ? Pas vraiment, le temple central avec son allée et le marché de cartes prend de la place c’est certain, la réserve de pièces peut être laissée dans le couvercle de la boite et le matériel de chaque joueur se limite à une petite pyramide, 2 statues d’Anubis et quelques jetons scarabée. On peut donc jouer sur une table normale et mine de rien c’est presque incroyable tant les jeux récents demandent de la place.

Tout le matériel est bien joli, j’ai trouvé les cartes un peu fines mais quelques sleeves et le tour est joué. Les aides de jeux sont sobres et très explicites, un excellent point qui facilite la fluidité des parties.

Pour finir, les amateurs de peinture seront ravis de s’essayer à rendre le palais de Cléopâtre chatoyant et bien plus agréable pour les yeux ! Le kickstarter proposait une version peinte et à mon avis le jeu doit encore gagner en immersion ! Alors à vos pinceaux, ce qui permettra d’initier les plus jeunes par la même occasion.

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A quoi ça ressemble ?

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Comment on joue ?

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Un jeu familial c’est un jeu que l’on peut expliquer facilement à des non-joueurs motivés. Cléopâtre et la société des architectes remplit ce critère parfaitement.

Le principe est simple, à votre tour vous pouvez soit récupérer une pile de cartes soit jouer des cartes de votre main pour construire une ou plusieurs parties du palais. Et voilà, vous savez jouer ! Allez, je suis sympa je vous détaille tout cela :

La mise en place vous demande de poser les fondations du palais, de placer le toit, l’allée centrale et le marché de cartes.

Placez les amulettes de Sobek et les jetons scarabée pour les points de victoire dans des réserves sur la table.

Placez les 5 tuiles des adorateurs de Sobek dans un ordre aléatoire au dessus du marché des cartes.

Pour les cartes, divisez-les en 3 paquets à peu près égaux et retournez-en un face cachée. Mélangez le tout et voilà votre deck de cartes prêt à l’emploi ! Il ne reste plus qu’à disposer une carte dans chaque colonne et la mise en place centrale est terminée.

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Arrêtons-nous sur les cartes. Certaines seront donc face cachée quand vous en récupérerez, une petite mécanique fort sympathique et appréciable qui met un peu de hasard dans le jeu sans le dénaturer, vraiment appréciable.

 Les cartes vous fournissent les ressources dont vous aurez besoin pour vos constructions.

Il existe 4 ressources différentes :

  • Le bois
  • La pierre
  • Le granite
  • Les pierres précieuses

Certaines cartes sont corrompues et vous donnerons deux ressources au lieu d’une. Ces cartes ont un bord rouge. Les cartes corrompues peuvent également vous offrir 1 ressource de votre choix, ce sont les cartes caverne.

Jouer une carte corrompue vous fait prendre une amulette de Sobek.

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Pour construire, il vous faudra également de la main d’œuvre, des ouvriers disponibles sur d’autres cartes.

C’est donc avec ces cartes que vous pourrez construire.

Chaque construction vous demande soit la même ressource en plusieurs exemplaires soit différentes ressources et en plus un nombre d’ouvriers précis.

Toutes les constructions et leur coût sont résumés sur l’aide de jeu où les cartes blanches représentent un type unique de ressource, les cartes cyan, bleues et violettes des ressources différentes. Le coût en ouvriers est également précisé sur l’aide de jeu.

A votre tour, vous avez une action parmi les deux suivantes :

– vous pouvez donc prendre une colonne de cartes

– vous pouvez construire

La colonne est entièrement récupérée puis une carte est ajoutée à chaque colonne. Votre main n’a pas de taille maximale mais attention !

Si vous terminez un tour avec plus de 10 cartes en main, vous prenez une amulette de Sobek pour chaque carte à partir de la 11ème ou vous défaussez les cartes en trop (10 cartes en main après avoir défaussé).

Pour la construction, vous jouez les cartes de votre main pour construire les parties du temple. Vous pouvez en construire autant que vous le voulez/pouvez. Pour chaque partie que vous voulez construire, dépensez les cartes de ressources et d’ouvriers, prenez dans la réserve la pièce correspondante et placez-la où vous le souhaitez (un espace cohérent tout de même).

Les cartes corrompues utilisées vous rapportent une amulette chacune.

Les ressources des cartes corrompues peuvent être séparées entre différentes constructions.

Chaque construction vous rapporte un nombre de points de victoire fixe plus des points bonus. Le rappel des PV pour chaque type de construction est rappelé sur l’aide de jeu. Vraiment pratique cette aide de jeu !

Il vous suffit alors de prendre des jetons scarabée additionnant le total de PV gagnés.

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Avant d’effectuer votre action, vous pouvez vous faire aider d’un admirateur de Sobek. Pour cela, choisissez la tuile de l’admirateur que vous voulez et « payez » le cout demandé, 3 points de victoire ou 1 ou 2 ou 3 amulettes de Sobek.

Vous ne pouvez vous faire aider que d’un seul admirateur à votre tour.

Les 5 admirateurs vont grandement vous faciliter la vie :

  • L’architecte vous fait gagner 4 PV de plus pour chaque construction pendant ce tour
  • Le vizir : vous pouvez effectuer les 2 actions, pioche de cartes et construction
  • Le marchand : votre première construction vous coutera 2 ressources de moins
  • Le contremaître : votre première construction vous coutera 2 ouvriers de moins
  • Le mendiant vous fait piocher 4 cartes de la pioche

Ensuite toutes les autres tuiles glissent vers la gauche et l’admirateur choisi est placé sur la case qui vaut 3 amulettes.

Toutes les amulettes que vous gagnez sont placées dans votre pyramide-tirelire. Si vous voulez consulter votre total d’amulettes, les autres joueurs peuvent en prendre connaissance également.

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La construction des mosaïques dispose d’une petite particularité. En effet, au lieu de prendre les points de victoire, vous pouvez renoncer au total de PV que la mosaïque vous offrirait pour placer une statue d’Anubis. L’espace dans lequel vous placez la statue ne doit pas être en capacité d’accueillir une mosaïque plus tard dans la partie.

Si c’est le cas, placez la statue d’Anubis dans cet espace, il vous sauvera peut-être des crocodiles en fin de partie.

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Vous savez désormais comment jouer. Quand un type de construction est entièrement fabriqué, Cléopâtre avance d’une case sur l’allée. Quand elle passe de la 3ème à la 4ème case, les joueurs effectuent une offrande au grand prêtre.

Chacun parie secrètement un nombre de points de victoire en les prenant dans le creux de sa main.

Toutes les offrandes seront perdues mais en échange le joueur le plus généreux peut défausser 3 amulettes. Le second joueur récupère une amulette, le 3ème en récupère 2 et le 4ème en récupère 3.

Cette phase est très importante ! Ne la négligez pas, perdre à cause des amulettes c’est toujours rageant.

La partie s’achève quand Cléopâtre atteint la 5ème case de l’allée. 

On procède alors à la phase de décompte des amulettes puis des points de victoire.

  • Chaque joueur défausse les cartes qui lui restent en main et prend une amulette pour chaque carte ainsi défaussée.
  • Les joueurs révèlent ensuite leur pyramide et de combien d’amulettes ils disposent.
  • Les joueurs avec des statues d’Anubis peuvent placer une amulette sur chaque case de l’espace dans lequel se trouve leur statue (la case occupée par la statue peut accueillir une amulette)
  • Chacun fait le total de ses amulettes, le joueur qui en possède le moins les défausse toutes et les autres en défaussent autant.
  • Tous les joueurs avec 8 amulettes ou plus sont jetés aux crocodiles ! Pactisez avec Sobek vous aura fait basculer du côté obscur, Pharaon ne saurait vous en faire grâce !
  • Pour les joueurs encore en jeu, perdez un nombre de PV en fonction du nombre d’amulettes encore en votre possession : 1 amulette 1PV, 2 amulettes 3PV, 3 amulettes 6 PV, 4 amulettes 10 PV, 5 amulettes 15 PV, 6 amulettes 20PV, 7 amulettes 25 PV.

Le vainqueur est le joueur encore vivant avec le plus de points de victoire.

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VERDICT

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Cléopâtre et la société des architectes est donc un familial dans les règles de l’art. Cette réédition lui fait honneur et les familles seront rapidement charmées par le jeu, son matériel et sa simplicité. Les parties ne durent pas trop longtemps, une heure à 4 joueurs pour la première partie. Le jeu rappelle énormément les sensations des Aventuriers du Rail avec la main de cartes et les constructions sur un lieu commun.

Je trouve que ce jeu est une belle alternative aux Aventuriers du Rail, un jeu nouveau et qu’on ne retrouve pas à chaque coin de ludothèque.

Le matériel permet également de s’essayer à la peinture et il n’est pas sans rappeler l’Ile Infernale et ces autres jeux au matériel en plastique qui servait de jouet par la suite. Cléopâtre est dans cet esprit et c’est avec nostalgie que les parents regarderont les plus jeunes jouer avec les éléments de décors.

Cléopâtre et la société des architectes c’est donc le retour du jeu/jouet familial pour tous se réunir autour de la table et tenter de ne pas finir aux crocodiles !

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Disponible ici:

Prix constaté: 55 €

Test: Imhotep Duel

Test: Imhotep Duel

Article rédigé par Mariana “Dark Hell”.

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Vous avez probablement déjà entendu parler du jeu Imhotep nommé au Spiel des Jahres en 2016. Aujourd’hui, je vous parle de son petit frère, Imhotep Duel, la version spéciale 2 joueurs. Vous incarnez l’un des membres d’un des couples royaux les plus célèbres d’Egypte. Néfertiti et Akhenaton s’affrontent alors dans un duel féroce afin d’acquérir un maximum de prestige à travers la construction de 4 bâtiments emblématiques de cette époque !

Imhotep est un jeu de Phil Walker-Harding, illustré par Miguel Coimbra, Michaela Kienle et Claus Stephan. Il est édité par Kosmos et par Iello pour la version française.

Il est prévu pour 2 joueurs, à partir de 10 ans pour des parties d’environ 30 minutes.

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Le matériel :

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Le matériel est de bonne qualité. J’aime la taille de la boite qui pourra se transporter assez facilement.

La boite contient 1 plateau Port, 6 tuiles Bateau, 60 jetons Cargaison ainsi que le matériel pour chaque joueur. Ainsi on compte pour chacun des adversaires 4 pions (blancs ou noirs) et 4 plateaux Lieu (1 plateau Obélisque, 1 plateau Chambre Funéraire, 1 plateau Temple et 1 plateau Pyramide). J’ai failli oublier de mentionner le livret de règles mais cela semble plutôt évident 😊

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A quoi ça ressemble ?

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Comment on joue ?

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Avant de commencer, parlons un peu de la mise en place. Tout d’abord, chaque joueur choisit une couleur et récupère son matériel. Chacun des joueurs positionne ses bâtiments devant lui afin qu’ils forment une ligne. Faites toutefois attention de bien choisir la même face, A ou B. Je vous expliquerai un peu plus loin les différences entre ces deux options. Ensuite, le plateau Port est placé entre les 2 joueurs. Puis, c’est au tour des tuiles Bateau de prendre place au niveau des encoches représentant les quais. Enfin, il ne reste que les jetons Cargaison. Et c’est là que tout devient plus fastidieux. En effet, il faudra les placer sur chaque emplacement des Bateaux, ainsi que sur la case Entrepôt du Port mais surtout former une pioche face cachée. Je regrette l’absence d’un petit sac qui aurait vraiment rendu la mise en place plus rapide et plus agréable. En tout cas, c’est clairement un accessoire que je ferai afin de corriger ce défaut.

Après cette petite critique, je vais m’attarder sur le gameplay. Les joueurs vont enchaîner les tours jusqu’à ce que la fin de partie soit déclenchée. Lors de votre tour, vous aurez le choix entre les 3 actions suivantes :

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  • Placer un Pion: il suffit de prendre un de ses Pions et de le placer sur une case vide du Port.

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  • Décharger 1 Bateau: cette action requiert la présence d’au moins 2 Pions (peu importe la couleur) dans la ligne ou la colonne souhaitée. Si cette condition est remplie, chaque Pion récupère 1 jeton Cargaison. Evidemment, la position du Pion sur le Port a une importance capitale puisque le Pion le plus près du Bateau décharge l’emplacement Cargaison le plus éloigné du Port. Si sur cette ligne ou colonne, une case Port est inoccupée, alors le jeton Cargaison sera défaussé et remis dans la Boite. Le Bateau est réapprovisionné avec 3 nouveaux jetons Cargaison. Si le Bateau ne peut être rempli par manque de jeton Cargaison, il est alors retiré du jeu. Chaque joueur place alors les jetons Cargaison reçus directement sur les lieux concernés.

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  • Jouer 1 jeton Action: si lors des tours précédents vous avez récupéré des jetons Action vous pourrez alors à votre tour choisir d’en jouer un et un seul. Vous appliquerez alors l’action indiquée. Vous aurez le choix entre prendre un jeton Cargaison, placer 2 ou 3 Pions, placer 1 Pion et décharger 1 ou 2 fois et enfin échanger 2 jetons et décharger.

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La partie s’arrête immédiatement quand l’avant dernier Bateau est retiré et qu’il ne reste donc qu’un seul Bateau en jeu. Vous pouvez alors procéder au calcul des points de prestige. Celui qui en aura obtenu le plus remporte le duel. Et j’aime qu’en cas d’égalité, la victoire soit attribuée au joueur n’ayant pas commencé la partie.

Il est à présent temps de vous parler des faces possibles. Ce sont des variantes qui offrent une manière très différente de scorer en fin de partie. Il est alors possible de mixer les faces où de choisir uniquement une même face pour tous les bâtiments. Il est recommandé de commencer à débuter avec la face A avant de se lancer sur la face B. Pour les joueurs ayant l’habitude, vous pouvez tout à fait commencer par la face B avant de vous essayer à la face A.

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VERDICT

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Imhotep est un jeu de stratégie innovant et fort intéressant. S’il parait simple d’abord, il se montre au final beaucoup plus profond que l’on pourrait l’imaginer. Il faudra plusieurs parties pour vraiment réaliser l’enjeu de chaque placement de pion et tenter de les anticiper. L’interaction est omniprésente et il faudra toujours garder un œil sur les actions de votre adversaire. Les faces A et B offrent une expérience unique et renouvellent vraiment le plaisir avec une manière de scorer très différente. La rejouabilité est importante puisque chaque partie et donc chaque stratégie mise en place dépendra de la face, de votre adversaire mais aussi des jetons cargaisons disponibles.

Très belle découverte avec un goût de reviens-y et qui devrait plaire au plus grand nombre.

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 20€

Test: Allegeance

Test: Allegeance

Article rédigé par “Dark Hell”.

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A vous de former le plus d’alliances pour accéder au trône et ainsi succéder au cruel roi Corniak…

Jusqu’où irez-vous pour prendre le pouvoir ? Il n’y a qu’une seule façon de le savoir : jouer…

Allégeance est un jeu de Kara, illustré par Miguel Coimbra (7 Wonders, Tales of Glory, Fuji Koro, Outlive, …). Le jeu est édité en France par Aliadys Games.

Il est prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 12 ans et plus pour des parties de 30 minutes environ. A 4 joueurs, le temps est légèrement supérieur.

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Le matériel :

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Il s’agit d’un jeu de cartes qui en compte pas moins de 166 dont des cartes Partisan, des cartes Chef, des cartes Allégeance, des cartes Gemme, des cartes Protection, des cartes Explication de guilde ainsi que des cartes Histoire qui vont permettre de compter les tours.

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A quoi ça ressemble ?

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Comment on joue ?

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Voyons pour commencer la petite mise en place nécessaire avant de débuter la partie.

Chaque joueur va recevoir 5 cartes Partisan face visible, le reste des cartes constituera la pioche. Il lui sera également distribué 2 cartes Allégeance parmi lesquelles il ne devra en garder qu’une. Attention de bien la garder secrète jusqu’à la fin de la partie. Puis, les cartes gemmes de départ seront attribuées aux joueurs en fonction du nombre de joueurs mais aussi de l’ordre du tour. Pour finir, on détermine le nombre de tours – 8 ou 10 – via les cartes Histoire en fonction du nombre de joueurs.

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Maintenant que vous êtes prêts, la partie peut commencer. Les joueurs effectueront leur tour de jeu les uns après les autres. Que pouvez-vous donc faire lorsque votre tour arrive ? Vous pouvez réaliser les actions suivantes :

  • Poser une carte partisan/carte chef depuis votre main – dans la limite de 2 par tour et appliquer le gain de gemme si votre carte le permet.

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  • Utiliser les pouvoirs actifs des guildes si et seulement si vous êtes strictement majoritaire et que vous pouvez en payer le coût en gemmes. Il n’y a évidemment pas de règle sans exception et vous n’y échapperez pas… Certains pouvoirs sont gratuits ou passifs et ne nécessiteront pas de gemme pour être activés. Parallèlement, certaines guildes ne prêtant allégeance à personne, la règle des majorités ne sera pas nécessaire pour que le pouvoir soit utilisé.

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Petite précision sur les cartes Chef des guildes qui offrent des avantages considérables. D’une part, leur pouvoir est appliqué uniquement lors de la pose de la carte, même en cas de non-majorité. D’autre part, en cas d’égalité, la présence du chef sur votre terrain vous fera gagner la majorité – autant vous dire que, dans un jeu de majorité, ces cartes sont de petites merveilles. Et enfin, il est insensible aux pouvoirs actifs des guildes ; et ça, croyez-moi, ce n’est pas négligeable.

Vous répétez cela jusqu’à ce que tous les joueurs aient joué l’ensemble des tours définis au départ. Le décompte final peut enfin commencer. Prenez garde car seules les guildes pour lesquelles vous êtes majoritaires vous permettront de remporter des points d’allégeance et vous mèneront à la victoire.

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VERDICT

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Après plusieurs parties et dans diverses configurations de joueurs, j’en suis arrivée à la conclusion que je n’étais pas la cible de ce jeu. En effet, comme vous le savez – ou pas, je suis principalement adepte des jeux experts et même si Allégeance n’a pas la prétention de rentrer dans cette catégorie, je suis quand même restée sur ma fin avec la sensation de subir le jeu dans le sens où il y a aucune manière de contrer la chance – ou, dans mon cas, la malchance – lors du tirage des cartes.

Et quand on aime contrôler les choses et qu’on ne fait pas partie des personnes qui ont spécialement de la chance, les parties peuvent paraître longues.

Allégeance conviendra parfaitement aux joueurs pour qui l’aléatoire et le hasard ne sont pas un problème et qui veulent juste s’amuser sans faire trop chauffer leurs neurones. Les enfants plus jeunes avec une petite culture ludique pourront également l’apprécier. Je tiens à préciser que le jeu est joliment illustré, même si cela reste très subjectif.

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 21€

Test: Coralia

Test: Coralia

La biodiversité et la barrière de corail vous tiennent à cœur?

Venez jeter un œil sur ce ma-gni-fi-que jeu de Michael Rieneck, illustré par Miguel Coimbra, et édité par Huch!

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Mister Rieneck, c’est Les Piliers de la Terre et Une Colonne de Feu (avec Stefan Stadler), Merlin (avec Stefan Feld).

Master Coimbra c’est l’un de mes illustrateurs préféré à qui l’on doit notamment Allégeance, Fuji Koro, Outlive, Tales of Glory, Hit Z Road et 7 Wonders. Rien que ça…

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Bon pour revenir à la biodiversité, si vous préférez manger des bâtonnets Coraya, venez quand même vous laisser surprendre par ce jeu!

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Prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 10 ans et pour une durée de 30 à 45 minutes.

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Le matériel:

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Impossible de ne pas vous détailler le superbe matériel qui fait une grande partie du charme de ce jeu!

C’est chatoyant, c’est coloré, c’est frais! Ça pétille!

Les 36 dés de 6 couleurs différentes ont les différents symboles des éléments du jeu sur leurs faces.

Les meeples représentant les pieuvres viennent entourer un dé posé sur le plateau! Trop génial!!!!!

La petite station de recherche chargée d’accueillir les dés lancés à votre tour est toute mimi mais pas super pratique.

Les pions de score sont des bateaux de recherche. Les pions plongeurs … des pions plongeurs.

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Les cartes avec leurs illustrations de poissons et de différents éléments de la faune marine sont superbes.

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Le plateau est un peu chargé au premier abord mais vraiment impactant et complète à merveille cette homogénéité du matériel au service du gameplay.

Une vraie réussite éditoriale!

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A quoi ça ressemble?

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Comment on joue?

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Il y a donc ce plateau central qui représente les fonds marins et les différents récifs. Il y en a 6, qui contiennent des emplacements pour les dés.

On a aussi sur le côté du plateau 3 piles de cartes, les étoiles de mer, les poissons et les perles.

Chacun démarre avec 2 pieuvres à sa couleur, 1 plongeur, 1 bateau de recherche marqueur de score.

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Le but du jeu est de placer ses robots de plongée (ROV, qui sont représentés par les dés de couleurs) au mieux afin de développer de la façon la + efficace les 6 récifs coralliens, mais aussi de récupérer des perles et des trésors.

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Au premier tour de jeu, le premier joueur va choisir 4 dés et les lancer (pas trop loin ni trop fort) et en placer 1 de son choix sur le plateau de jeu pour obtenir des cartes, tuiles et/ou points de victoire. Le symbole du dé indique l’action que le joueur effectue.

Il ne vous a pas échappé que chaque récif possède sa couleur et peut donc accueillir un dé de la même couleur. Les emplacements à l’intérieur des récifs ont aussi un symbole qui doit correspondre au dé que vous souhaitez poser dessus.

Après avoir posé le dé qu’il a sélectionné, le 1er joueur pose les 3 dés restants sur la station de recherche et la passe au joueur suivant. Celui-ci choisit un nouveau dé dans la réserve, l’ajoute aux 3 dés contenus dans la station, les lance et sélectionne un dé qu’il pose parmi les 4.

Et ainsi de suite.l

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Chaque emplacement sur le plateau ne peut accueillir qu’un seul dé.

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Les actions, qui correspondent aux faces des dés:

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  • Perle. Vous allez ajouter à votre réserve des cartes perles. En fin de partie, le joueur possédant le total le + élevé de PV indiqués sur ses cartes l’emporte, et marque les points de 4 de ses cartes perles. Le joueur avec le 2ème total marque les points de 2 de ses cartes, et chacun des autres joueurs les points d’1 de leurs cartes.

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  • Poisson. Vous allez ajouter à votre réserve des cartes poissons. En fin de partie, vous allez récolter des PV en fonction des séries de poissons différents en votre possession. Une série de 4 poissons différents rapporte 18 PV, une série de 2 7, et 1 poisson solo 3 PV.

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  • Etoile de Mer. Les cartes étoiles de mer sont des bonus que vous déclencherez lors du décompte des points. Certaines vous donneront des PV pour les cartes perles en votre possession, d’autres pour les tortues récupérées, pour les trésors etc…

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  • Pieuvre. Avec cette action vous allez placer un de vos meeple pieuvre autour du dé que vous venez de placer. Pour chaque dé présent sur ce récif, vous gagnez immédiatement 1 PV. Vous gagnez aussi d’autres PV en cours de partie.

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  • Plongeur. On place son plongeur au-dessus du récif sur lequel on vient de placer son dé. A la fin de la partie, chaque dé placé sur le récif où se trouve le plongeur fait gagner des PV à son propriétaire. Et pendant la partie, des trésors peuvent être récupérés en déplaçant le plongeur d’un récif à l’autre.

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  • Tortue. On récupère la tortue placée au-dessus du dé que l’on vient de placer, et on reçoit immédiatement le bonus indiqué. Cela peut-être gagner des PV, piocher 1 carte, prendre un coffre etc…

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Au fur et à mesure les emplacements sur le plateau seront pris, et malgré le fait de lancer 4 dés vous pourrez vous retrouver avec que des symboles déjà pris sur le plateau. Mais ça peut aussi être un choix volontaire de sélectionner un dé dont l’emplacement est déjà pris, puisque dans ce cas, vous allez placer le dé sur l’île située en haut du plateau.

Dans ce cas, vous piochez une carte dans la pile de cartes île qui contient des cartes de tous les types. Cela peut donc vous permettre d’agrandir votre réserve de cartes dans tel ou tel domaine.

En + on peut faire un combo puisque le propriétaire d’une pieuvre de la couleur correspondante au dé que vous placez sur l’île va gagner 2 PV. Faîtes-en sorte que ça soit la vôtre 😉

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Fin de partie

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Une fois qu’il ne reste que 4 ou 3 dés (selon le nombre de joueurs), la partie s’arrête et on passe au décompte des PV avec les différents types de cartes et de PV.

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VERDICT

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Coralia est un très bon jeu familial +. Méfiez-vous du “à partir de 10 ans” indiqué pour la boîte, il conviendra à des joueurs ayant déjà joué à d’autres jeux. La difficulté vient du fait qu’il y a plusieurs mécaniques à prendre en compte pour envisager la victoire. Pour les cartes de perles c’est le + grand total de points qui permet au joueur de scorer le + (majorité). Mais pour les cartes poissons, c’est le système de collection, et il faudra établir des séries de cartes différentes pour scorer. Du placement avec entre autres le plongeur qui, s’il est déplacé sur un récif presque plein en fin de partie, fera gagner + de PV.

Bref, il y a pas mal de petites choses dans ce jeu qui en fait un jeu intéressant, mais pas simple à appréhender pour une première partie pour des joueurs peu habitués aux jeux, ou plus jeunes. Plusieurs mécaniques, de la draft de dé, du placement … Tip top!

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Le matériel est sublime, les illustrations et couleurs du maître Miguel Coimbra font encore mouche. Le tout est très immersif et on se croirait au soleil, en train d’explorer les récifs de cette île (si si je vous jure j’ai même sorti les tongues!!! 😉 ). C’est un jeu qu’on a plaisir à sortir et à jouer rien que pour la beauté du matos. Beau travail éditorial.

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Différentes façons de scorer, de l’interaction avec des emplacements qu’il peut être intéressant de prendre avant ses adversaires, c’est fluide, la 1ère partie se joue en 1 heure, ensuite on s’approche des 40 minutes. Thème bien présent, c’est original, c’est frais mais c’est pas grave! 😉 Un gros oui!

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 32,50€