Test : Logiquest Les Aventuriers du Rail

Test : Logiquest Les Aventuriers du Rail

Allez, on attaque cette nouvelle gamme de puzzle Logiquest avec celui que la plupart attendent, à savoir Les Aventuriers du Rail. La série de jeux à succès de Alan R. Moon, Les Aventuriers du Rail, représente une étape pour beaucoup de ludistes. C’est souvent l’un des premiers jeux qui donne le virus, avec lequel on peut aisément faire découvrir le monde ludique à d’autres personnes. Bref, une introduction parfaite, et même plus, puisque j’y joue encore avec plaisir après toutes ces années.

Autant vous dire que les attentes seront à la hauteur de ce pilier ludique. Et j’annonce directement la couleur, ça coche pas mal de cases. Mais pas vraiment dans le bon sens, et on va voir pourquoi.

Ce jeu solo de la gamme Logiquest propose 40 missions à remplir à partir de 8 ans.

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Le défi à vapeur

L’avantage de cette gamme de jeux est que cela propose une vraie montée en difficulté sur les missions. Les premières permettront de découvrir les règles, de se faire la main, d’accompagner les plus jeunes ou les plus indécis. 40 missions c’est cohérent, ça permet de jouer le jeu sur plusieurs sessions, et de se confronter à une difficulté de plus en plus prononcée, et indiquée par des codes couleurs.

Les puzzles sont donc cohérents, avec un niveau qui monte bien progressivement en difficulté.

Par contre, la cohérence s’arrête là puisque le thème devient vite (très vite ? trop vite ?) secondaire, tertiaire ou même relégué sur une autre planète. Autant les Aventuriers du Rail vous fait voyager selon la carte du jeu que vous utilisez, vous construisez vos lignes de chemin de fer entre les différentes villes, passez par des montagnes, des ferrys etc… Là, c’est très vite purement mécanique. J’amène le bout de plastique rouge vers le vert, pour les raccorder ensuite au noir.

Dommage …

La faute aussi à un plateau pourtant détaillé avec quelques bâtiments en 3D mais tellement fade avec ce blanc-beige.

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Plastic Tycoon

Le sujet qui fâche c’est donc surtout le matériel en fait. Le jeu vous est quand même vendu entre 22 et 26€ selon les endroits. Eh bien, pour ce tarif, vous aurez un jeu que vous aurez envie de jeter par la fenêtre.

Je ne me souviens pas d’une mission durant laquelle je n’ai pas pesté contre les déplacements des locos et wagons le long des rails creusés dans le plateau en plastique. Vous devrez faire coulisser les éléments comme les locomotives et wagons le long des rails afin d’effectuer les mouvements, et aller faire un demi-tour, se raccorder à un wagon, en pousser un, etc… Bref, la manipulation des éléments c’est quand même la base du jeu.

Eh bien, si vous vous attendiez à ce que ça soit fluide, sachez que ça ne sera pas le cas. Vos mouvements vont sans cesse « racler » les rails creusés, vous vous y reprendrez à plusieurs fois avant d’arriver à vos fins.

Je préfère ne même pas vous parler de pousser 2 ou 3 éléments en même temps pour les amener à leur destination, je m’emporterais …

Franchement ça gâche le plaisir, et ce n’est surtout pas ce à quoi on est en droit d’attendre.

Mention particulière sur la carte de mission qui se place à l’horizontale sur le plateau pour être bien visible, par contre, pour la solution ou si vous voulez vérifier vos mouvements après avoir résolu la mission, bah vous n’avez qu’à retourner la carte et la mettre à l’endroit prévu pour.

Ah bah non en fait, ça n’est pas possible… La solution est dans l’autre sens et vous garderez donc cette carte à la main, en plus de la carte indiquant les numéros des emplacements pour déchiffrer la solution.

Pour résumer c’est un casse-tête plutôt intéressant, mais la réalisation n’est vraiment pas au niveau attendu, et vu le prix, ça commence à être gênant.

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Prix constaté : 23€

Test : So Clover !

Test : So Clover !

Les jeux de mots et de déduction sont pléthores, et pourtant peu d’entre eux trouvent vraiment grâce à mes yeux. Parmi ceux que je retiens, on pourrait citer rapidement Just One (tiens tiens Repos Production aussi 😉 ), Kosmopolit, When I Dream (encore Repos), Codenames, Fiesta de los Muertos, etc … ce qui est déjà pas mal.

Nous avons tous des biais, des références personnelles, une culture et un vocabulaire propres. Faire deviner un mot, une idée ou un personnage à quelqu’un que vous ne connaissez pas, en vous imposant des contraintes comme dans ce type de jeux, n’est pas chose aisée, et l’on doit souvent faire preuve de remise en question, et de simplification. Cet « effort » de simplification, de mise à la place de l’autre et d’effort de simplification de vocabulaire pour aller à l’essentiel n’est pas toujours simple, et peut en larguer plus d’un en cours de partie.

So Clover ! est l’œuvre de François Romain, et est édité par Repos Productions (7 Wonders, Concept, Just One).

Il se joue de 3 à 6 joueurs, à partir de 10 ans et pour des parties durant moins de 30 minutes.

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So Clover : So Clever (intelligent) + Clover (trèfle)

Oui, parfois il est utile de décrire l’évidence même. Dans ce jeu donc, vous aurez un trèfle en plastique qui fera office de « plateau de jeu » et sur lequel vous aurez des cartes avec des mots. 4 mots sur chaque carte.

2 phases distinctes dans ce jeu. En premier, les joueurs vont piocher 4 cartes qu’ils disposent sur leur trèfle. Ils devront ensuite trouver un mot indice pour faire deviner 2 mots qui n’ont parfois rien à voir entre eux.

Encore une fois, il faudra aller au plus simple sous peine de perdre les joueurs en cours de route. Là où la difficulté réside, c’est que vous serez parfois amenés à inscrire un mot qui ne correspond qu’à 1 des 2 termes, parce qu’aucun mot ne vous vient pour trouver un rapport évident entre les 2 mots proposés. Oui, même si sur la boite on vous dit que pour faire deviner Maison et Pompier, l’idéal c’est Caserne, en vrai, durant votre partie, vous allez vous arracher les cheveux pour trouver un mot qui fera deviner Loupe et Cantine.

Oui ça sent le vécu, et, oui, si vous avez une idée lumineuse, je suis preneur.

Parfois, les mots à faire deviner n’ont tout simplement aucun point commun, ils ne vous amènent aucune idée géniale pour les associer, et vous allez peiner pendant 5 minutes pour finir par sécher complètement. Cette phase du jeu durant laquelle vous inscrivez le mot sur votre trèfle peut parfois sérieusement calmer les esprits, et ralentir le rythme. Sans idées, ou sans inspiration, la suite n’en sera que plus compliquée pour ceux sensés deviner les mots que vous avez décrits à grande peine.

En vrai, il faudra être un peu « plus malin que le jeu », et essayer de faire deviner quelques mots pour « fixer » les cartes les plus évidentes. Ainsi pour les cartes restantes, il faudra au choix :

– allumer un cierge

– indiquer un mot qui fera deviner une seule des cartes mais comme vous avez rendue l’autre évidente, ça posera moins de problème

– compter sur le fait que les autres joueurs ont la même logique pas très logique que vous-même.

Bref, c’est pas simple de faire deviner des mots qui n’ont rien à voir entre eux. Et c’est surtout ça qui fait tout l’intérêt de ce genre de jeu, jusqu’à un certain point.

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La 2ème phase est coopérative, et vous allez donner votre trèfle avec les 4 mos inscrits, mais les cartes posées autour du trèfle, avec 1 ou plusieurs cartes intruses, à vous de voir pour corser la difficulté ou pas ! Les autres joueurs vont donc devoir remettre les cartes aux bons endroits, en ne se basant que sur les 4 mots que vous avez inscrits.

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So évident !

Eh oui, So Clover ! rejoint ma ludothèque et va certainement y rester un certain temps et je vous explique pourquoi. Ce n’est pas le jeu le plus immersif que j’aie, ni le plus beau, ni le plus plaisant, ni celui dont je rêve la nuit.

Par contre, il est l’un des rares dont je pense qu’il pourra fonctionner lors d’une soirée jeux avec des gens dont je ne sais pas s’ils aiment jouer, s’ils ont déjà joué, ce qu’ils aiment en général, et si mon train sera à l’heure demain matin.

Ça fait partie des inconnues dans la vie, moi, je ne suis que rarement certain qu’un jeu plaira quand je reçois, ou quand je vais chez des gens, et que je propose un jeu.

So Clover ! me donne quelques certitudes.

Alors oui, vous allez parfois vous retrouver avec des mots à faire deviner plus difficiles que d’autres. Ça en deviendra même pénible, de vous arracher les cheveux de la tête pour chercher vainement un mot qui fasse « tilt » pour les autres joueurs. Ça fait partie des longueurs inhérentes à ce genre de jeu.

Bon après, c’est un jeu d’ambiance, si ça en devient pénible, vous changez 1 carte, ou même toutes les cartes. Le but est bien de s’amuser non ? Eh bien, avec So Clover ! ça sera le cas. Vous serez 2, 3, 4 ou 5 autour de ce que l’autre joueur aura trouvé de plus évident, malin, intelligent ou complètement à côté de la plaque, afin de vous faire deviner 8 petits mots.

Je me revois d’ailleurs à la place de ce joueur qui observe les autres échanger, discuter, essayer d’associer leurs idées afin de résoudre le « puzzle » que vous leur proposez. Et j’en rigole encore … Cette 2ème phase où les joueurs se concertent, élaborent des associations d’idées souvent farfelues afin de deviner à quelles cartes font référence les 4 mots est jouissive. Parfois cela sera évident, mais parfois cela sera loin d’être le cas !!! En tout cas, l’observateur pourra bien rire des idées avancées par les autres joueurs, et ceux qui tentent de deviner ne seront pas en reste. La coopération et l’échange d’idées pourra vous menez loin, à la réussite totale ou partielle, à l’échec cuisant, mais presque toujours cela passera par des éclats de rire.

Et enfin, le « débrief » est toujours agréable, en écoutant les explications du joueur principal, qui tentera de vous prouver que, oui, le mot qu’il a indiqué allait parfaitement pour faire deviner ces 2 cartes précises. Parfois vous serez sceptique, mais c’est souvent éclairant 😉

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Prix constaté : 18€

Interview-Test : Virtu

Interview-Test : Virtu

La Renaissance italienne (Rinascimento en italien) amorce la Renaissance, une période de grands changements culturels en Europe qui couvre plus d’un siècle (de la fin du XIVème siècle, dit Trecento, jusqu’à la fin du XVIème siècle, dit Cinquecento). Elle est implicitement italienne (il Rinascimento 1), puisque ce pays fut son foyer de rayonnement pour l’Europe entière, dans une perspective d’universalité. La Renaissance italienne a commencé dans une période de grandes réalisations et de changements culturels en Italie, qui a duré de la fin du XIVème jusqu’au début du XVIème siècle, constituant la transition entre le Moyen Âge et l’Europe moderne.

Le mot Renaissance a une signification explicite, représentant l’intérêt renouvelé de la période pour la culture de l’Antiquité classique, après ce qu’on a appelé jusque-là les « âges sombres ». Ces changements, bien qu’importants, ont été concentrés dans les classes supérieures et pour la grande majorité de la population, la vie a peu changé par rapport au Moyen Âge.

La Renaissance italienne est connue pour ses réalisations culturelles comprenant des créations littéraires avec des écrivains tels que Petrarque, Castiglione et Machiavel, des œuvres d’art de Michel-Ange, Raphael, Léonard de Vinci et de grandes œuvres d’architecture, comme Santa Maria del Fiore à Florence et la basilique Saint-Pierre à Rome.

Durant la première partie de la Renaissance se déroule une guerre quasi permanente, sur terre comme sur mer, entre les cités-États qui luttent pour la suprématie. Sur terre, ces guerres sont livrées principalement par des armées de mercenaires appelés condottières : ce sont des troupes de soldats en provenance de toute l’Europe, mais plus particulièrement d’Allemagne et de Suisse, bien souvent menées par des capitaines italiens. Ces mercenaires ne sont pas disposés à risquer leur vie outre mesure, et la guerre devient ainsi une guerre de sièges et de manœuvres, occasionnant peu de batailles rangées. Il est aussi dans l’intérêt des mercenaires des deux camps de prolonger les conflits pour assurer la pérennité de leur contrat. D’un autre côté, les mercenaires sont une menace constante pour leurs employeurs : s’ils ne sont pas payés, ils se retournent souvent contre leur patron. Lorsqu’il devient évident qu’un état est entièrement dépendant de ses mercenaires, ceux-ci sont tentés d’en prendre le contrôle et d’en assurer le fonctionnement eux-mêmes ; cela se produit d’ailleurs de nombreuses fois.

La neutralité est maintenue avec la France, qui se retrouve entourée d’ennemis lorsque l’Espagne conteste la revendication de Charles VIII sur le royaume de Naples. La paix avec la France a pris fin lorsque Charles VIII a envahi l’Italie pour s’emparer de Naples.

En mer, les cités italiennes investissent beaucoup de flottes dans les batailles. Les principaux antagonistes sont Pise, Gênes et Venise ; cependant, après une longue lutte, les Génois parviennent à soumettre Pise. Venise se montre un adversaire plus puissant, et bien que les deux villes soient de forces à peu près égales, la flotte génoise est battue durant la bataille de Chioggia à l’entrée de la lagune de Venise en 1380 ; Venise domine ainsi les mers. Tandis que ses domaines sur les rives de la mer Égée sont perdus au profit des Turcs et que le commerce sur la mer Noire lui est fermé, l’attention de Venise se tourne vers le continent, c’est le début de la Renaissance vénitienne.

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Alors que Dieu était au cœur de la pensée médiévale, la Renaissance place l’homme au centre de ses préoccupations. À partir des années 1440, les souverains prennent l’habitude de donner une éducation humaniste à leurs enfants, mêlant les idéaux chevaleresques d’honneur et de gloire aux exemples de politique et de stratégie militaire empruntés à l’Antiquité. L’éthique de la Rome et de la Grèce antiques leur donnait un cadre moral au sein duquel ils pouvaient bâtir leur vie publique et privée. L’humaniste étudiait la grammaire, la rhétorique, la poésie, l’histoire et la philosophie morale, et accordait une grande importance à la lecture des textes classiques en latin, langue de l’élite cultivée. Bon nombre de ces textes, redécouverts à la fin du Moyen Âge, connaissent alors un regain d’intérêt sans précédent.

Traditionnellement, l’art se condense dans les grands centres religieux, en qualité comme en quantité, comme sur le chantier d’Assise. Au Trecento, les artistes s’expriment dans un cadre religieux. Le cycle d’Ambrogio Lorenzetti au Palais public de Sienne est le signe d’une évolution remarquable et irréversible : les cités deviennent les foyers permanents de création artistique : l’invention picturale s’y développe en même temps que s’y fixent les ateliers des maîtres. Ce phénomène est lié à l’expansion des communes au cours du XIIIème siècle : les cités gagnent et défendent leur autonomie politique et économique, se transforment en foyers de culture où l’art a pour fonction, en particulier, l’exaltation du gouvernement local et de son esprit. La culture picturale acquiert une diversité organisée selon les cités, et les régimes politiques à l’intérieur desquels l’artiste travaille. Un art laïc fait alors son apparition.

Léonard de Vinci (Leonardo di ser Piero da Vinci, dit Leonardo da Vinci) né à Vinci en Toscane le 15 avril 1452 et mort à Amboise en Touraine le 2 mai 1519, est un célèbre artiste italien de la Renaissance. Il a laissé un grand nombre de tableaux. Quelles sont ses œuvres majeures ?

Les trois dernières années de sa vie, il séjourne au château du Clos Lucé, près du Château d’Amboise, et travaille à de nombreux projets pour le roi de France, François 1er. À la fois peintre, inventeur, ingénieur, architecte, écrivain ou encore anatomiste, le maître italien meurt en France, le 2 mai 1519, dans les bras du roi, selon la légende.

L’œuvre picturale de Léonard de Vinci

Incontestablement, la plus célèbre des peintures de Léonard de Vinci est La Joconde, dite aussi « Portrait de Mona Lisa », une huile sur bois achevée vers 1519. Ce tableau, qui fascine toujours, est conservé au Musée du Louvre à Paris.

De 1494 à 1498, l’artiste a réalisé La Cène, une peinture murale dans le réfectoire du couvent de Santa Maria delle Grazie à Milan. La Cène représente le dernier repas de Jésus avec ses douze apôtres.

Parmi les autres tableaux signés par Léonard de Vinci, on peut citer La Dame à l’hermine (1485), La Vierge, l’Enfant Jésus et Sainte-Anne (1509-1510), ou encore La Vierge aux rochers (1483-1486).

Pour perfectionner sa technique, Léonard de Vinci dessinait de nombreux croquis dont certains sont arrivés jusqu’à nous. L’un des plus célèbres est L’Homme de Vitruve, une étude sur le corps humain réalisée vers 1490. Fait à la plume, à l’encre et au lavis, ce dessin annoté est considéré comme l’un des symboles de l’humanisme.

Un artiste complet, ingénieur et inventeur…

Léonard de Vinci était un artiste touche-à-tout. Mis à part la peinture, il réalisait des sculptures, s’intéressait à l’architecture, à l’anatomie et à l’ingénierie. La majorité des inventions de Léonard de Vinci n’étaient pas réalisables, mais il subsiste aujourd’hui de nombreux plans et croquis de ses projets. En 1486, il réalise par exemple des ébauches d’hélicoptère (vis aérienne). En 1488, il dresse les plans d’une machine volante. Léonard de Vinci a aussi consigné ses recherches par écrit. La collection la plus connue est le Codex Leicester, un recueil d’observations concernant la géologie, le mouvement de l’eau et la luminosité de la Lune.

À savoir

Léonard de Vinci est l’auteur d’un Traité de la peinture (Trattato della pittura), achevé par son assistant Francesco Melzi. L’ouvrage servait de référence aux élèves de l’Académie royale française de peinture et de sculpture au XVIIème siècle.

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Afin d’aborder Virtù qui prend racine dans ce contexte politique tendu, nous avons posé quelques questions à l’auteur, Pascal Ribrault, et à toute l’équipe éditoriale de Super Meeple.

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  • Bonjour, pouvez-vous vous présenter ? Que faites-vous dans la vie ? Parlez-nous de votre « CV ludique », et de vos passions en dehors du jeu ?

Bonjour, je suis Charles Amir PERRET, cofondateur de Super Meeple et gérant de la société. Passionné par tout type de jeu depuis tout jeune, j’ai commencé à côtoyer le monde du jeu de façon un peu plus professionnelle en signant un jeu comme auteur (Crazy Karts chez Portal), en faisant de la création et de l’auto-édition d’un autre jeu avec des amis (Oss).

Super Meeple est né en 2014 avec une première sortie en 2015 et je travaille à plein temps pour la société depuis janvier 2019.J’aime tout type de jeu, avec une légère préférence pour les gros jeux quand-même, mais je joue également aux jeux vidéo (les battle royale depuis quelques années maintenant). Mon autre passion est la musique.

Bonjour Je suis Bernard PHILIPPON, Directeur d’école et malheureusement archi occupé par le Covid. De ce fait, je n’aurais hélas pas le temps de répondre avec détail. Mais je suis, bien sûr, passionné par le jeu. Une préférence aussi pour les gros jeux et la découverte de prototypes.

Bonjour, je suis Philippe GALLOIS, alias Tapimoket. Je travaille pour Super Meeple depuis, officiellement, Janvier 2021, bien que 2 ans auparavant, je me chargeais de la plupart des animations en festival. J’ai toujours été lié au domaine du jeu de société depuis mon enfance mais en passant par le jeu d’échec, pas mal de jeux de rôle que je pratique toujours grâce à une amie. Je joue à tous les types de jeu, même parfois pour enfant.

 J’ai participé à la rédaction de plusieurs supports, notamment le blog Vin d’jeu, le site Tric Trac, mais aussi des magazines comme Asmodée magazine et Ravage. Mais par éthique en tant qu’éditeur, j’ai stoppé. Je suis également administrateur sur la page Facebook, la communauté des ludistes Francophones, et suis assisté par plusieurs personnes.

Enfin, je fais également du jeu vidéo de temps en temps dont régulièrement un simulateur de vol en combat. Le reste de mes loisirs est plutôt classique (la danse classique est exclue, malgré tout).

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  • Super Meeple est une maison d’édition de jeux de société connue pour ressusciter des jeux anciens, pouvez-vous nous la présenter ? Avez-vous une ligne éditoriale particulière ?

Tout a démarré en 2015 avec la réédition de Mexica, un jeu de W. Kramer et M. Kiesling. Nous avions dans l’idée de refaire cet excellent jeu dans une version plus actuelle, avec du beau matériel. Les règles n’ont pas été changées, il s’agissait donc bien de le ressusciter.

On a enchainé aussitôt par Tikal, un gros succès dans l’idée de poursuivre la trilogie « des masques » de ces mêmes auteurs. Enfin, on a pu voir Cuzco, la réédition de Java, auquel on a réattribué le nom d’origine et qui se passe aussi en Amérique du Sud. Bien entendu, on en a ressuscité d’autres comme Mafiozoo (la réédition de « Louis XIV » pour lequel nous avons changé le thème), Amun Re, US télégraph (Réédition de « Attika »), Mississipi Queen, et tout récemment Recto Verso en collaboration avec Tiki éditions, qui ressuscite La Boca dans un format plus joli et plus adapté aux familles.

Pour nous développer, nous avons identifié deux axes : la création de jeux originaux et la localisation.

La localisation a démarré avec des jeux qui sont aujourd’hui à part dans notre catalogue mais que nous sommes toujours très heureux de proposer, à savoir la gamme des Deckscape (Decktective est venu plus récemment enrichir la gamme). Depuis, nous avons démarré des partenariats avec des éditeurs dont nous aimons particulièrement le travail (Feuerland), et nous proposons des jeux qui vont du familial un peu « + » à l’expert.

Nous avons commencé en création par le jeu Amun-Re le jeu de cartes, puis nous avons sorti en 2018 Couleurs de Paris qui a été le premier vrai jeu original par Super Meeple. Sont ensuite venus d’autres titres comme Tajuto et Genesia. Cette année nous sortons Virtù, et fin 2022 devrait voir le jour de Doggerland, que certains connaîtront sous le nom du prototype de « La vallée de Coâ ». Nous souhaitons sortir 2 jeux par an, un jeu expert et un jeu plus léger, type familial ou initié.

Nous avons une réputation de proposer des jeux de qualité et plutôt pour un public expert. C’est ce que nous souhaitons faire, car chez Super Meeple, nous avons tous un penchant naturel pour ce genre de jeux. Pour diversifier notre catalogue et ne pas nous adresser qu’à la communauté des passionnés, nous incluons également des titres plus accessibles : New-York Zoo, Paper Dungeons, Gorinto

 Ce qui est pour le moment totalement exclu, ce sont les jeux enfants, et sauf cas exceptionnel, il n’est pas prévu de faire des party game ou des jeux aux règles vraiment très simples.

Virtù de Pascal Ribrault fait partie de ces jeux pour lesquels on a eu envie de les éditer. Sa mécanique mêlant à la fois la gestion par une roue d’actions à construire et faire évoluer (qu’on a nommé le Wheelbuilding) et la conquête de villes a été là aussi un véritable coup de cœur !

On voulait le faire, on voulait qu’il soit beau.

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  • Virtù est un jeu dit expert, qui présente l’interaction entre les joueurs comme caractéristique principale. Comment est née cette idée de jeu ?

Virtù, qui s’appelait « les maîtres de l’Italie » sous sa forme de prototype, est né en 2013 par l’envie de créer un A Few Acres Of Snow (un jeu de Martin Wallace) à plus de 2 joueurs. C’était donc au départ un deckbuilding.

L’évolution du jeu l’a conduit ensuite à s’écarter de cette mécanique devenue commune dans les jeux de société modernes pour se centrer autour de la construction d’une roue d’action individuelle. C’est la construction et l’optimisation de cette roue qui fait de Virtù un jeu expert avec une vraie courbe d’apprentissage. Le cadre du jeu est un « affrontement » entre les joueurs à travers plusieurs voies de développement ce qui donne une interaction forte et directe ce qui n’est plus très courant dans les jeux actuels et qui peut lui donner un aspect clivant. 

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  • On remarque de plus en plus dans le jeu de société moderne l’envie des éditeurs de placer les thématiques, à l’aide des illustrations, au cœur de l’expérience ludique. La thématique de Virtù est très importante pour le gameplay, comment s’est passé ce choix ?

C’est un choix initial de l’auteur que nous avons conservé. Ce n’est pas un thème plaqué. Pascal, l’auteur, est un fan de l’époque renaissance en Italie et des guerres qui s’y sont déroulées. Au-delà d’être à l’origine d’une excellente mécanique de jeu, c’est une source intarissable sur le sujet. Virtù est un ensemble thème historique / mécanique qui nous semblait indissociable. Sur toutes nos créations, à ce jour en tous cas, on n’a changé aucun thème initial !

L’histoire de l’Italie à cette époque est une suite incroyable de stratégies et d’événements d’alliances, de diplomaties et bien sûr de guerres ! On avait là un thème loin d’être ennuyeux !

(Pascal) L’inspiration m’est venue du visionnage de la série Borgia et de mon intérêt pour l’histoire en général et pour le XVème siècle en particulier.

Dans Virtù, le thème est central, c’est le point de départ du jeu et toute sa mécanique s’est déployée et a évolué autour de ce thème pour le retranscrire et y coller au maximum. Mon but premier est que chaque action du jeu prenne un sens direct et que les joueurs aient le sentiment, en construisant leur roue d’action, de « gouverner » leur Cité et d’en présider à la destinée à travers leurs choix.

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  • Vous avez l’habitude maintenant de soigner les jeux que vous éditez et cela passe souvent par un matériel foisonnant et de qualité. La mode est à l’opulence, surtout pour le marché du jeu expert. Comment avez-vous géré le matériel de Virtù, avez-vous fait des choix forts ?

Avant tout, on se répète souvent qu’un jeu doit être bon mais également beau ! On n’est plus dans les années 80 où le matériel et les illustrations étaient secondaires. Parfois on fouille sur les jeux que l’on pourrait ressusciter et on s’amuse de voir à quel point on s’en fichait à l’époque. De nos jours, ce n’est plus possible. Le joueur veut un bel objet entre les mains. Et on prend justement un grand plaisir à les rendre beaux mais essayant de ne pas verser dans l’excès.

Attention toutefois ! Il faut bien distinguer les localisations des créations pour lesquelles nous sommes souvent obligés de conserver le matériel prévu d’origine, même si parfois, on aurait préféré changer certaines choses comme ajouter ceci ou retirer cela.

Nous essayons toujours de trouver le bon équilibre pour nos créations afin que le jeu soit agréable visuellement et mécaniquement. L’opulence n’entre pas dans nos critères de design. Par exemple, on privilégie encore les sachets de rangement au lieu du thermoformage (à part celui dans Recto Verso mais il y a une vraie valeur ajoutée pour ce cas). Il n’y a pas de choix fort en termes de matériel dans Virtù, comme pour nos autres jeux, c’est surtout la direction artistique qui était importante et le fait, pour celui-ci, de faire un style Renaissance avec une touche moderne 😊

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  • Ma première partie a été difficile car tous les joueurs n’étaient pas en mode « confrontation », et j’ai été surpris que le jeu nous impose presque ces interactions fortes pour avoir une chance de remporter la partie. Pour un premier jeu édité, pensez-vous que cette spécificité sera un atout au jeu et pourquoi ?

Alors Virtu est en fait… le 13ème jeu qu’on édite (Rééditions jeux anciens + Créations) (Ndlr : cette question était à la base pour l’auteur du jeu). Et le dernier jeu sorti, Genesia, début 2019, peut aussi être un jeu d’affrontement. Donc ce n’est pas une première fois et sans doute pas la dernière. Le jeu se prêtait bien à cette interaction même si la guerre, voire l’intrigue ne sont pas essentielles pour gagner au jeu.

Comme on a pu l’évoquer, Virtù n’est pas notre premier jeu de confrontation, on s’est déjà lancé sur le terrain avec Genesia. C’est vrai que Virtù demande une forte interaction entre les joueurs. Il faut savoir que c’est tout d’abord le thème et son contexte historique qui veut cela. Rappelons que de grandes familles se disputent le pouvoir pour dominer l’Italie et comptent bien s’imposer par tous les moyens, que ce soit la diplomatie mais aussi l’espionnage, la guerre et des alliances.

C’est à celui qui saura s’entourer des meilleurs alliés (par accord ou par la force).  Nous ne sommes pas dans un contexte où chacun va faire sa petite « popote » dans son coin, collecter des ressources, les transformer, faire des combos et réaliser des objectifs. Nous avons plein d’autres jeux pour cela !

Et c’est justement pour sortir de ce carcan que nous avons aimé Virtù. Cette fois, on parle de stratégie pure et dure pour dominer. Il faut jouer des coudes, choisir les bons alliés et avoir aucune pitié pour ses adversaires. D’un autre côté, on voulait aussi de la stratégie « mécanique » de la part du joueur.

On voulait quelque chose qui fasse des nœuds au cerveau, qui ne soit pas de simples brouettes de dés pour les combats ou du placement pour faire une action. Cette partie se réalise par la roue d’actions et le placement judicieux des cartes d’alliés acquises. A chaque tour, il faut réfléchir à réorganiser, au besoin, sa roue d’actions en fonction du contexte en cours.

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  • Un premier jeu, et un gros jeu, comment avez-vous vécu cette expérience avec l’éditeur et les illustrateurs ?

Alors, ce n’est pas le premier gros jeu (Ndlr : cette question était destinée à l’auteur du jeu), mais ça se passe toujours bien avec nous, nos auteurs, nos illustrateurs et notre partenaire Origames. Personnellement, nous sommes contents des choix que nous avons faits (Dire le contraire serait étonnant.), et Pascal, l’auteur, a toujours été proche lors de notre développement.

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  • Quelles sont les différences dans le travail entre une réédition de jeu et une création chez Super Meeple ?

La différence est que, pour la réédition, on a un retour des joueurs et donc on peut éventuellement adapter et modifier les règles. C’est comme si on avait une base de testeurs énorme. Pour les créations, il faut faire davantage de tests, mais au final, on se pose les mêmes questions autour de l’illustration, du matériel …

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  • Autre particularité assez rare pour être relevée, le jeu propose un mode 2 joueurs avec beaucoup de spécificités, voir presque un mode campagne. Parlez-moi de ce mode ?

Lorsque le travail d’édition a commencé avec Super Meeple, ceux-ci m’ont demandé de proposer une version 2 joueurs car le prototype ne proposait que de jouer de 3 à 5 joueurs. Un jeu d’affrontement à 2 joueurs est pour moi fondamentalement différent d’un jeu d’affrontement à plus de 2 joueurs. J’ai donc voulu proposer un véritable mode 2 joueurs spécifique qui ne soient pas une simple adaptation du jeu « classique ».

Le challenge était donc de conserver 90% des règles mais d’apporter des modifications qui enrichiraient et s’adapteraient à un jeu à 2. J’ai retenu le cadre historique des « guerres d’Italie », en particulier la première où Charles VIII, roi de France décide de faire valoir ses droits sur la couronne de Naples et traverse les Alpes avec son armée.

Ainsi le jeu se rapproche plus d’un « wargame », la guerre y est plus centrale. Les joueurs commencent la partie avec une roue d’action initiale plus développée, ce qui permet de rentrer plus vite dans l’affrontement.

Une nouvelle action « influencer » va permettre de s’attirer les faveurs des autres cités majeures de la péninsule (celles normalement dirigées par les autres joueurs) et pourquoi pas d’en faire ses alliés. Le jeu se joue aussi dans un nombre de tour limités afin d’éviter une situation de blocage à craindre dans un affrontement à 2.

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  • Virtù propose une mécanique principale intelligente et originale, une roue d’action avec des cartes. Beaucoup de choses se jouent sur le plateau personnel, et le côté asymétrique vient encore plus marquer la profondeur du jeu. Le travail d’équilibrage a dû être gigantesque ? Quelle est la partie du jeu qui vous a demandé le plus de travail de développement ?

(Pascal) Le prototype au départ était un deckbuidling et c’est dans ce cadre que les différentes actions furent pensées et équilibrées.

La transformation de la mécanique en une roue d’action s’est presque faite naturellement même si elle a nécessité quelques adaptations et ajustements. Le plus dur à équilibrer fût l’asymétrie.

Cette asymétrie est très importante pour moi, je souhaitais que chaque Cité ait ses spécificités, sans cependant enfermer le joueur dans une stratégie unique et téléguidée. Il fallait donc que les différences soient suffisantes pour que chaque Cité offre une sensation de jeu particulière mais que toutes les actions et stratégies soient plus ou moins accessibles à chacune.

J’ai fait énormément de parties test durant les 8 années d’existence du prototype, sûrement plus d’une centaine toutes versions du jeu confondues. 

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  • On le sait tous, 2020 a été une année étrange, pourtant le marché du jeu de société a été presque « épargné », quelle est votre vision de ce phénomène, et est-ce que les confinements et autres restrictions sociales ont changé vos habitudes personnelles et professionnelles ? Est-ce que cela a eu des impacts sur le développement du jeu ?

On a la chance d’être dans un domaine qui n’a pas trop souffert des confinements, tout simplement du fait que les gens ont justement joué, entre autres, à des jeux société, du fait qu’ils étaient « cloitrés » chez eux. Ce qui nous a le plus manqués, ce sont les festivals. Si, certes, on perdait en communication à ce niveau, cela nous a permis de penser différemment certains points.

Beaucoup de tests et travaux se font faits avec des supports numériques tels que Tabletop Simulator, Tabletopia… Il n’était plus question de se voir en physique sur les festivals. Ceci dit, le numérique a ce côté pratique de découvrir des jeux plus facilement et « n’importe quand ». Certes, nous n’avions plus la sensation du visuel ou du toucher, mais les outils actuels permettent quand même d’obtenir de bons résultats.

Il faut savoir que l’équipe Super Meeple est déjà éparpillée géographiquement, avant même les confinements, et que l’on travaillait déjà à distance, que nos habitudes n’étaient donc pas trop bousculées. De ce fait, cela n’a pas eu trop d’impact sur nos avancées.

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  • Quels sont vos types de jeux préférés et votre jeu star de l’année en cours ?

Comme nous l’avons dit, nos choix ne sont pas dirigés par des « gammes » ou des « thèmes » précis, mais plus par des coups de cœur. Ce qui induit que nous aimons tous les jeux que nous faisons, heureusement 😀

Mais chacun de nous a effectivement ses petits chouchous bien sûr. Si on parle des derniers jeux sortis, pour Philippe, ce sont Paper Dungeons, Brazil, Virtù et Recto Verso, Pour Bernard, c’est Virtù et Trickerion, Pour Charles, ce sont Projet Gaia, Virtu et Recto Verso.

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  • 2022 arrive à grands pas, quels sont vos futurs projets dans le monde du jeu ?

Ouh là ! La liste est déjà bien touffue et risque peut-être même de s’étoffer. Nous aurons déjà, et pas forcément dans l’ordre :

  • Le retour en stock de Paper Dungeons
  • Fire & Stones, un beau jeu familial de l’auteur de Carcassonne qui retrace l’expansion de l’Homme au travers de nos continents
  • Ark Nova, un gros jeu sur le thème de la construction d’un parc zoologique, que beaucoup ont repéré à Essen 2021
  • Boonlake, le dernier Alexander Pfister, un gros jeu de colonisation.
  • L’automa Solo pour Terra Mystica
  • Dice Theme Park, un jeu de gestion de dés et de placements dans la même veine que Dice Hospital, mais sur le thème du parc d’attraction. Celui-ci sera plus costaud et interactif.
  • Terres D’Arles, le fameux Uwe Rosenberg et les extensions
  • Coffee traders, un gros jeu sur la gestion et le commerce du café
  • Les extensions « les Norvégiens » et une nouvelle : « Les Danois », pour « A la Gloire D’Odin »
  • Un nouveau Deckscape et un nouveau Decktective 
  • Doggerland (évoqué précédemment), une création des auteurs Laurent Guilbert et Jérôme Daniel Snowrchoff, un gros jeu sur la vie d’un clan lors de la préhistoire, avec de la survie, de la chasse, du développement de village, des lieux de cultes, de l’art et une Chamane puissante, le tout sur un territoire qui changera à chaque partie.
  • Une extension pour Paper Dungeons
  • Une extension pour Brazil
  • Une extension pour Maracaïbo (the uprising)

Et encore quelques autres secrets 😉

Mais voilà déjà un beau programme, non ?

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  • Essayons d’imaginer ensemble une situation : si nous nous retrouvions tous ensemble quelque part : quel lieu choisiriez-vous ? Quels seraient les sujets de notre discussion et surtout à quoi jouerions-nous ?

Cannes nous manque, allons-y pour le festival de Cannes pour le lieu. Le sujet ? Les jeux bien sûr ! On ne s’en lasse pas… A quoi jouer ? Une de nos prochaines sorties, on a bien une idée là, mais c’est encore secret 😉

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Et maintenant, suivez-moi en Italie ….

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Virtù est donc un jeu un peu hors norme… Hors norme pour son matériel, peaufiné, choyé, il n’a pas à rougir face à certaines superproduction issues du financement participatif. Tout a été pensé pour que l’expérience ludique soit agréablement accompagnée par le matériel de jeu.

L’accessibilité des règles n’est pas évidente, mais ensuite il faut réserver ce jeu à des joueurs qui aiment les jeux punitifs avec de la confrontation et de l’ingérence obligatoire.

Dans Virtù, on joue à la fois sur le (petit) plateau de jeu, qui ressemble à un wargame, et sur son plateau personnel pour développer ses cartes et ses actions. Toutefois, un œil averti sur les plateaux des adversaires est très vite indispensable tant est que vous souhaitez bloquer leur progression.

Car oui, Virtù est avant tout un jeu agressif, où l’ingérence de chaque joueur dans le jeu adverse est une réalité et où à chaque tour et de manière réfléchie, vous jouerez pour vous et contre les autres.

Les alliances ne durent guère plus d’un ou deux tours mais Virtù ne laisse pas la place à des palabres incessantes ou de négociations interminables. Non, à Virtù on agit, on parle peu ! Les points se gagnent à la sueur du front, l’agencement de sa « roue » d’action et de ses cartes annexes proposent un joli challenge à maîtriser au fil des parties.

Le jeu est relativement long pour parfois, quand on subit, des tours très courts. Je pense qu’avec de l’expérience le jeu gagne en vitesse.

Niveau rejouabilité, selon la couleur et donc la famille de départ, la façon de jouer et le deck principal sont asymétriques, et il y a 4 axes majeurs de gains de points seulement, donc ce n’est pas trop la salade de points de ce côté là non plus.

D’ailleurs cette asymétrie invite forcément à la rejouabilité de ce jeu.

Virtù ce n’est pas le pays des bisounours !

Le jeu vous invite fortement à embêter, et saisir les opportunités de rouler sur les autres joueurs au risque de vous faire rouler dessus. Mais attention, tapez juste et bien, car ne laissez pas aux autres l’occasion de vous affaiblir.

Bref, si vous aimez la confrontation punitive, l’ingérence constante et l’optimisation serrée alors Virtù est le jeu qu’il vous faut !

Il vous offrira alors des parties longues, tendues, immergées dans un contexte historique cohérent et profond, mais il ne sera pas là pour détendre les relations avec vos amis !

Virtù est un jeu de Pascal Ribrault, illustré par R. Gewska, F. Weiss, S. Pikul et A. Stepanova, pour 2 à 5 joueurs (avec un mode deux joueurs complet), à partir de 14 ans, et pour environ 30 à 45 min de jeu par joueur.

Le Labo des Jeux tient à remercier l’équipe de Super Meeple et en particulier Philippe pour nous avoir envoyé une copie du jeu ainsi que Pascal, l’auteur pour sa disponibilité.

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Disponible ici :

Prix constaté : 55 €

Test : Rimtik

Test : Rimtik

L’éditeur OldChap fête ses 10 ans et pour l’occasion réédite son premier jeu, RimTik. C’est Michel Verdu qui donne ses couleurs à cette réédition, qui se voit aussi enrichie d’un mode avancé avec les arbres à palabres.

OldChap Editions on leur doit notamment Fiesta de los Muertos, Par Odin, Les Pierres de Coba, Panic Island etc … Bref moi c’est un éditeur que j’apprécie beaucoup.

Les auteurs sont Paul-Adrien Tournier, Jean-Baptiste Fremaux et Thomas Luzurier.

Il est prévu pour 3 à 6 joueurs, à partir de 8 ans, et pour une durée de 15 minutes.

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A quoi ça ressemble ?

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C’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui.

Si j’emprunte cette citation de Rémi Gaillard, c’est que ce jeu RimTik va justement vous proposer de faire ou plutôt dire n’importe quoi. Par contre, il ne faudra pas le dire n’importe quand ! Comme d’autres jeux d’ambiance comme Ouga Bouga (mémorisez des mots indiqués sur des cartes qui s’entassent, pour les restituer dans le bon ordre), RimTik va vous mettre en situation de stress.

Déjà, il faudra comprendre les règles. Eh oui, ça a l’air simple comme ça, c’est tout joli tout mignon, et puis il n’y a que 48 cartes, d’où pourrait venir la difficulté ???

Pour commencer, il faudra lutter contre la logique de votre esprit, et assimiler ces règles à contre-courant de votre cheminement de pensée. Vous devrez vous débarrasser de vos cartes en les jouant sur la défausse, en prêtant attention à la couleur des perroquets représentés, ainsi qu’au type de perroquet qui définira le mot que vous devrez prononcer en vous débarrassant de la carte.

Sur une carte avec un ou des perroquet(s) sage(s), vous énoncez un mot qui rime avec le mot précédent. Avec des perroquets fous, il ne faudra pas rimer.

Une image valant parfois mieux que mille mots :

Il va donc falloir freiner votre envie de défausser votre carte qui a bien un perroquet de la couleur qui correspond, avant d’avoir trouvé un mot à énoncer qui satisfera la règle ! Et si vous êtes comme moi, vous verrez que souvent, vous n’avez prêté attention qu’à la règle du mot, donc déjà c’est pas mal, mais par contre il n’y a pas de perroquet de la bonne couleur sur votre carte …

Et allez hop, vous récupérez votre carte + une autre !

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Malin, malin et demi

Comme tout bon jeu d’ambiance, elle repose sur vous cette ambiance. A vous de vous lâcher et de jouer vite, sans vrai temps morts. C’est ce qui provoque les fautes, et l’hilarité autour de la table. C’est sûr que si vous attendez 2 minutes une fois la carte posée pour dégainer, ça va tout de suite être moins fun. 4 ou 5 joueurs me semble la configuration parfaite pour ce genre de jeu, qui deviendrait vite inaudible, illisible à trop de joueurs, certains risquant de rester en retrait. A 3 joueurs, ça peut sembler un peu moins dynamique, même si, encore une fois, c’est les joueurs qui font que cela fonctionne ou pas.

3 bons joueurs bien malins, feront parfois mieux que 6 joueurs !

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L’arbre à palabres

Pour ceux que la difficulté ne rebute pas, OldChap a décidé d’intégrer un mode avancé qui rajoutera des contraintes aux 2 déjà proposées dans les règles de base. Une carte sera révélée au début de chaque manche, et indiquera une contrainte valable pour tous les joueurs et pour toute la manche. Par exemple, les mots doivent être en rapport avec la nature, les mots doivent être des personnages célèbres, doivent être féminins, etc…

Après tout, pourquoi pas, certains aiment se faire du mal ! ^^

Moi, je vous avoue qu’avec les règles de base, c’est déjà largement suffisant pour m’embrouiller régulièrement et me faire commettre des fautes !!

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10 ans ça se fête

RimTik est un jeu qui peut se démarquer de la pléthore de jeux d’ambiance. J’aime quand un jeu essaie de nous stimuler et aller à contre-courant de notre logique habituelle. Un jeu basé exclusivement sur la mémoire semblera très simple et très vite fade à quelqu’un doté d’une excellente mémoire.

Avec RimTik, j’ai le sentiment que chacun doit faire un « effort » avant de jouer sa carte. Par moments, cela semblera évident, mais 2 cartes plus tard, la règle ayant changé, ainsi que les perroquets, vous n’aurez peut-être pas la solution qui vous viendra dans un éclair de génie, et surtout plus rapidement que vos adversaires ! Selon moi c’est ce que doit proposer un bon jeu d’ambiance, en + de déclencher des éclats de rire autour de la table. Je pense que RimTik est de ceux-là.

Bon, cela arrivera aussi que 2 joueurs aillent bien + vite que les autres joueurs, et que ces derniers soient un peu spectateurs mais bon… on va pas tout faire à votre place, la réussite de ce genre de jeu est aussi et surtout dépendante des joueurs 😉

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Disponible ici :

Prix constaté : 11 €

Test : Etat d’Urgence

Test : Etat d’Urgence

Un humoriste qui crée un jeu de société ? Autant de chances de faire un bide auprès des ludistes que de voir Jean Marie Bigard reprendre ses spectacles alors qu’il a déclaré qu’il ferait tout pour « jouer » sans demander le pass sanitaire. Oh wait …

Jérémy Ferrari et Bigard dans la même phrase, normalement, c’est pas tous les jours que ça se passe. A peu près aussi souvent qu’une éclipse logiquement. Mais bon, là, il faut bien respecter le thème, pour vous parler de ce jeu de deckbuilding prenant place dans notre crise Covid encore bien actuelle.

Le mot est lâché, deckbuilding. Car oui, on ne va pas se retrouver avec un jeu s’inspirant de la bataille, du Monopoly ou de la Bonne Paye, oui, Jérémy Ferrari et Michael Dion, son co-auteur, revendiquent faire un VRAI jeu.

Alors on va voir ce que ça donne un VRAI jeu, sachant que pour commencer, il est surtout disponible… ailleurs que dans les boutiques de jeux, les vraies. Oui faudra plutôt lorgner du côté de la Fnac ou d’internet pour le trouver celui-là.

Le jeu est l’œuvre de Jérémy Ferrari et Mickaël Dion, illustré par Patrick Borkowski, édité par Dark Smile Editions et distribué par Michel Lafon.

Il est prévu pour 1 à 5 joueurs, à partir de 10 ans et pour une durée annoncée de 10 minutes par joueur.

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A quoi ça ressemble ?

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Jeu thème

Côté thème et immersion, on ne pourrait nier que cela fait écho à tout ce que l’on traverse depuis presque 2 ans maintenant. On se rappelle avec le sourire certains évènements qu’on a pu « oublier » ou du moins qui ont surtout été remplacés par certains plus récents. Avec le sourire, car il vaut mieux en rire effectivement. Certains épisodes médiatiques de cette crise pourraient donner l’impression d’avoir été créé pour le jeu, ou bien exagérés. On se dit parfois en parcourant telle ou telle carte, que l’idée est bonne, que ce serait quand même gros mais dans un jeu c’est marrant ! Malheureusement, et comme c’est rappelé dans la règle, toutes les cartes de ce jeu ont été conçues à partir de faits réels.

Au-delà de ce côté très thématique et plutôt bienvenu pour favoriser l’immersion, on peut se poser la question de la pertinence du jeu dans 1, 2 ou 5 ans, lorsque cette épidémie sera derrière nous, et il faut bien le souhaiter.

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La mécanique du cœur

Alors on va vite passer sur la mécanique qui est un deckbuilding basique, pour se poser la question de son intérêt pour nous autres ludistes. Parce que oui, au bout d’un moment, la question qui se pose est de savoir si nous allons apprécier ce jeu. Et là, le fait de distribuer ce jeu dans des réseaux orientés grand public, et pas vraiment à destination des ludistes vous donnera quelques indices.

Votre but sera d’être le dernier en « vie » ou plutôt le dernier qui conservera quelques points de confiance sur sa carte Team. Vous allez donc joyeusement attaquer à tire larigot, en vous déchainant sur un adversaire, ou sur tout le monde en même temps ! Ça sera donc plutôt offensif comme état d’urgence !

La rivière avec les cartes à acheter

Le jeu est chouette, bien illustré, propose une mécanique de deckbuilding simple et efficace, mais ne va pas tenir la comparaison avec du Dominion, Star Realms ou Shards of Infinity par exemple. Une fois passée la découverte des cartes, et l’humour noir qui caractérise l’auteur, un ludiste avec un minimum d’expérience ira voir ailleurs et c’est bien normal. Par contre, et là où je me demande si le choix du deckbuilding est judicieux, c’est que des ludistes débutants, ou des personnes déjà converties à l’humour de Ferrari et désireuses de passer une bonne soirée entre amis autour de ce jeu pourraient être surpris par les règles de cette mécanique bien plus difficile à appréhender qu’une mécanique de Monopoly, Blanc Manger Coco ou Aventuriers du Rail. Bah oui, il faut bien le comparer aux jeux qui seront à ses côtés dans les rayonnages, c’est pas moi qui l’ai choisi, c’est le choix de la distribution de ce jeu.

On peut louer l’envie de gens que je crois joueurs dans l’âme (Mickaël Dion revendique 300 jeux dans sa ludothèque) et je ne crois pas que cela soit juste un intérêt commercial (dans ce cas-là il aurait été bien plus simple de faire un jeu bien plus abordable et passe-partout pour en vendre encore plus), mais je trouve cet Etat d’Urgence le « cul entre 2 chaises » si vous me passez l’expression, et je suis presque certain qu’il ne comblera pas vraiment le public déjà joueur, et en désarçonnera plus d’un curieux qui n’a jamais joué qu’à La Bonne Paye, Trivial Pursuit ou Limite Limite.

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En jeu on a de bonnes sensations avec une main de départ très basique, des cartes accessibles au début de partie qui ne feront que peu de dégâts aux adversaires, et dont ils pourront se guérir très vite. Par contre la montée en puissance se fait bien sentir, et dès l’ors qu’un des joueurs commence à ajouter à sa main les cartes les plus fortes de la rivière, c’est plus la même limonade ! Attention aux dégâts, car si l’un des adversaires se concentre sur vous ça peut vite tourner chocolat cette histoire, et c’est tout de même le but donc il aurait tort de s’en priver. Du deckbuilding très classique en somme, mais avec ce côté affrontement (et bien souvent acharnement ^^) qui peut plaire.

L’originalité de ce jeu réside dans certaines cartes qui sont utilisables pour leur dualité, et le choix offert au joueur de l’utiliser pour son côté attaque, ou son côté bénef. Ça c’est plutôt bien vu, et bien amené, j’apprécie l’apport !

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Un jeu ancré dans son époque

A prendre une crise sanitaire mondiale comme thème, on s’expose à ne plus vraiment être à la page lorsqu’elle sera passée. Actuellement, cela fait écho pour tout le monde. Les cartes, les illustrations, les textes sont très bien trouvés, et chacun pourra se remémorer tel ou tel « évènement ». Ah mais oui rappelle toi l’épisode sur les stocks de masques, ou bien les ricains qui achetaient les masques français sur le tarmac, ou encore le vaccin russe, la réouverture des écoles, etc… Tant et tant de références qui feront tilt.

Par contre il restera quoi plus tard ? Une mécanique basique et pas originale, et des références à des épisodes bien précis qui, j’espère, seront du passé. Insuffisant pour survivre vu la pléthore de sorties ludiques.

Je ne prends pas grand risque en indiquant que ce jeu sera sympa actuellement, et qu’il permettra de rigoler de cette crise autour d’un apéro entre amis. Je ne lui prédis par contre pas une grande durée de vie, et j’espère avoir raison, ce qui indiquerait que cette crise serait derrière nous.

Au final, une incursion plutôt sérieuse de l’humoriste et de son co-auteur, on sent que ça n’a pas été fait par dessus la jambe et c’est à souligner. Si vous êtes fans de son humour, qu’un deckbuilding assez simple vous convient, et que vous avez les joueurs pour, Etat d’Urgence va vous convenir !

Si je me trompe, rendez-vous pour le test de la 2ème et la 3ème extension. Oui la 1ère est déjà sortie et s’appelle Pass Sanitaire

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Disponible ici :

Prix constaté : 19€ hors frais de port