Test: Pandémie

Test: Pandémie

Article rédigé par Jérémie McGrath.

l

Pandémie (ou Pandemic), un jeu de Matt Leacock, illustré par Josh Cappel, Christian Hanisch, Régis Moulun, Chris Quilliams, Tom Thiel, édité par Z-man Games et distribué par Filosofia est un jeu coopératif pour 2 à 4 joueurs à partir de 8 ans pour des parties d’environ 45 minutes.

l

Dans Pandémie, les joueurs vont devoir coopérer pour éradiquer 4 maladies qui vont se propager à travers le monde.

Endossez le rôle d’un sauveteur et coordonnez vos efforts et vos déplacements pour soigner les zones infectées et trouver un remède pour chacune des maladies !

En ces temps de coronavirus si répandu, vous pourriez peut-être aider les sauveteurs à trouver une solution !

l

Le matériel :

l

Des cartes, un plateau, des pions et des cubes, le tout de bonne facture et assez épais pour résister aux multiples parties.

Rien à signaler de ce côté-là, tout est fait pour rentrer pile poil dans la boite.

l

Si vous comptez sleever vos cartes par contre, il faudra mettre des cartes ailleurs que dans les emplacements de base prévus, mais rien de dramatique non plus !

l

A quoi ça ressemble ?

l

l

Comment on joue ?

l

Pour commencer sachez que même si la boite annonce 2 joueurs minimum, Pandémie est un jeu 100% coopératif donc vous pouvez très bien jouer en solo, comment faire ?

La réponse en fin d’article avant le verdict !

l

Pour commencer, la mise en place du jeu va vous demander d’infecter des villes aléatoirement en fonction des cartes que vous piocherez dans le monde entier.

9 villes au total seront infectées, 3 sévèrement avec 3 cubes de maladie, 3 autres moyennement avec 2 cubes de maladie et les 3 dernières légèrement avec 1 cube de maladie.

l

Une fois fait, chaque joueur présent va piocher une carte rôle aléatoirement et ensuite prendre le pion correspondant à la couleur de la carte et le placer sur la ville d’Atlanta qui est le siège du CDC (le centre de contrôle des maladies Américain). Chaque joueur piochera un certain nombre de cartes piochées du paquet « joueurs » : 4 cartes à 2, 3 cartes à 3 et 2 cartes à 4.

l

Puis vous pourrez choisir la difficulté du jeu en plaçant 4, 5 ou 6 cartes « épidémie » dans le paquet joueurs.

l

Voilà, vous êtes prêts à commencer votre premier tour de jeu.

l

Comment se passe ce tour de jeu ?

Chaque membre de votre équipe va à son tour devoir jouer ainsi :

  • Effectuer jusqu’à 4 actions.
  • Piocher 2 cartes
  • Propager les maladies (Pas logique ça ! Mais si vous allez voir pourquoi plus tard !)

l

Lors de votre tour, comme le jeu est 100% coopératif, vous pouvez parler librement avant de faire une action, vous coordonner par rapport aux cartes que vous avez en main.

Je vous recommande même de jouer à « main ouverte », c’est-à-dire de placer vos cartes face visibles, de manière à ce que tout le monde ait accès aux infos.

Cela optimisera vos actions.

l

Voilà donc le moment où je vous détaille les 4 actions possibles parmi une liste divisée en 2 catégories :

  1. Les actions de déplacement
  2. Les autres actions. (Ne me regardez pas comme ça, je n’y suis pour rien c’est la règle qui l’écrit comme ça, la preuve en image).

IMG_20200315_112244

l

Donc voyons les actions de déplacement !

Vous avez 4 types de déplacement possible :

  • Voiture/Transbordeur, vous vous déplacez de la ville où vous vous trouvez vers n’importe quelle ville qui lui est reliée par une ligne blanche, 1 déplacement vous coûtera 1 action, donc 4 déplacements maximum lors de votre tour si vous décidez de ne vous déplacer que par ce moyen et d’utiliser toutes vos actions pour parcourir plus de chemin.
  • Vol direct : vous défaussez une carte ville pour aller dans la ville nommée (si vous me suivez bien, vous avez compris que pour aller à Paris, il faudra défausser une carte Paris, malin non ?!)
  • Vol Charter : ici c’est l’inverse du vol direct, vous défaussez la carte de la ville où VOUS vous trouvez ACTUELLEMENT pour aller N’IMPORTE OÙ dans le monde ! (Pratique ça non ? Mais moyennement thématique par rapport aux déplacements proposés par la voiture et le vol direct, mais c’est un jeu, donc le réalisme hein !)
  • Navette : déplacez-vous d’une station de recherche vers une autre station de recherche sans rien défausser pour le simple coût d’une action ! (Mais encore faut-il avoir une autre station de recherche de construite, donc ce n’est pas pour le premier tour !)

l

Chacune de ces actions peut être utilisée autant de fois que vous le voulez/pouvez en fonction des cartes que vous avez en main et tant que vous ne dépassez pas 4 actions.

l

Maintenant passons aux « autres actions » :

l

  • Construire une station de recherche (Ce qui sera pratique pour utiliser la navette !) : pour cela, vous devrez défausser une carte ville, mais cela devra OBLIGATOIREMENT être une carte ville de l’endroit où se situe VOTRE pion. Il y a un total de 6 stations de recherches constructibles, si vous voulez en placer une de plus, vous devrez détruire une autre station déjà présente pour récupérer son token pour le placer là ou vous situez.
  • Traiter une maladie : pour le coût d’une action vous pouvez retirer 1 cube de maladie dans la ville où vous vous situez. (Pensez-y, cela évitera des gros problèmes que je détaillerai plus bas !) Jusqu’à 3 cubes peuvent donc être retirés lors du tour de l’un des sauveteurs.

l

Seulement 3 ?

Pas 4 ?

Eh non, la raison plus bas !

l

  • Partager des connaissances : ici la communication va être encore plus importante, car vous allez pouvoir échanger des cartes avec les autres sauveteurs.

Pour cela vous devrez être dans la même ville qu’un autre sauveteur et vous allez pouvoir lui donner la carte de la ville ou vous êtes tous les deux ou bien lui prendre la carte de la ville dans laquelle vous vous trouvez tous les deux.

Donc les deux joueurs doivent être d’accord !

l

Pourquoi échanger des cartes ?

Car chaque carte a une couleur et que notre capacité de main est limitée à 7 cartes.

Mais surtout pour pouvoir effectuer la prochaine action !

  • Découvrir un remède : cette action est la clé de la victoire !

l

Pourquoi ?

l

Lorsqu’un sauveteur possède 5 cartes de la même couleur et qu’il se trouve dans une station de recherche, il peut défausser les 5 cartes de ladite couleur et découvrir le remède de la maladie !

Il change la face du marqueur de la maladie et elle est considérée comme guérie !

Si vous parvenez à guérir les 4 maladies, la partie est gagnée !

l

Dès que le sauveteur a effectué ses 4 actions, il pioche 2 cartes du « paquet joueur » puis passe à la phase de propagation des maladies.

l

Donc pourquoi propager les maladies ?

l

Eh bien parce que tant qu’elles ne sont pas soignées ou éradiquées, elles peuvent continuer de se transmettre !

Comme dans la vraie vie au final !

On a beau savoir comment soigner une maladie, tant que tous les patients n’ont pas été traités, elle continue de se répandre !

Thématique non ?

l

Petit (gros même, très gros voir énorme !) twist :

Si le sauveteur pioche une carte épidémie, là c’est le drame !

l

Car lorsqu’une carte épidémie est découverte la panique gagne le monde, car la maladie va se répandre plus vite !

Vous avancerez un marqueur de propagation qui vous obligera au fur et à mesure à augmenter le nombre de cartes que chaque sauveteur piochera à la fin de son tour, de 2 vous passerez progressivement à 3 puis 4 nouvelles villes à infecter à la fin du tour de chaque sauveteur !

Et croyez mois vous ne voulez pas que ça arrive trop vite.

Pourquoi ?

Car cela aura pour effet de vous obliger à infecter une nouvelle ville mais surtout les anciennes villes que vous aviez déjà infectées lors de la phase de propagations vont bientôt ressortir ! (Les règles vous expliqueront en détail pourquoi.)

l

Bof ?

Pas grave ?

l

Oh que si mes amis !

Et pourquoi cela, me demanderez-vous de votre œil goguenard ?

l

Eh bien tout simplement parce que lorsque vous devrez placer un 4ème cube de maladie sur une ville vous allez devoir subir les effets d’une « éclosion ». (D’où la limite de 3 cubes retirables avec l’action, traiter la maladie, vous vous souvenez ?)

l

Kéçéssé qu’une éclosion me demanderez-vous d’un air totalement dubitatif ! (La vache, pour un sauveteur, vous n’êtes pas très acculturé, mais passons !)

l

Eh bien lorsqu’une éclosion survient, vous avancez le marqueur d’éclosion.

Oui je sais, ça ne semble rien comme ça, mais attendez de lire la suite !

Après avoir augmenté le marqueur, vous allez devoir propager la maladie à toutes les villes qui ont une « ligne blanche » commune avec la ville en question, le tout sans distinction de couleur, donc une maladie « rouge » pourra tout à fait se retrouver dans une ville infectée par la maladie « bleue » par exemple.

Vous avez compris l’intérêt de ne pas subir d’éclosions ?

Non ?

Alors je m’y colle.

l

Une éclosion qui se propage dans une ville qui possède déjà 3 cubes de maladie vous fera subir une « sur-éclosion », donc reprenez les étapes de l’éclosion classique, ce qui pourrait avoir pour effet de vous faire perdre la partie !

l

Pourquoi donc ?

l

Eh bien s’il n’y a qu’une seule condition de victoire (Soigner toutes les maladies, je le rappelle.), il y a plusieurs conditions de défaite :

  1. Le marqueur d’éclosions atteint la dernière case, le monde tout entier est infecté et plus personne ne peut être sauvé.
  2. La pioche des « cartes joueurs » est vide et vous devez piocher une carte, toutes les villes ont été visitées ou utilisées, le monde est perdu.
  3. Vous devez placer un cube d’une maladie et il n’y en a plus de ce type de disponible, la maladie est trop répandue et elle finira par éradiquer tout le monde.

l

Donc il va vraiment falloir faire au plus vite pour sauver le monde et l’empêcher de sombrer dans le chaos !

l

Allez, pour ne pas vous laisser sur votre faim et sur une mauvaise fin, sachez que, dans la pioche joueurs, il y aura aussi des cartes événements qui seront toujours positives, utilisables à tout moment, même lorsque ce n’est pas votre tour de jeu et qui pourront parfois vous sauver la mise !

De plus elle ne coûte pas d’action pour être jouée, donc même si un sauveteur la joue lors de son tour cela ne lui enlève pas une de ses 4 actions disponibles !

l

l

Et alors ?

Comment on joue en solo ?

l
Eh bien c’est très technique, ouvrez bien les yeux parce que je risque de vous perdre !

l

Faites la mise en place comme s’il y avait 2, 3 ou 4 joueurs (selon votre envie), choisissez votre mode de difficulté en mettant 4, 5 ou 6 cartes épidémies.

l

Et jouez les rôles l’un après l’autre !

Et quoi d’autre ?

Bah rien, c’est tout !

Étant 100% coopératif et se jouant cartes sur table vous pouvez contrôler autant de personnages que vous voulez et les jouer l’un après l’autre sans aucun souci et sans avoir à dialoguer avec les autres !

Aussi simple que ça !

l

l

VERDICT

l

l

Pandémie fût l’un de mes premiers jeux modernes achetés, et mon tout premier jeu coopératif.

Son seul défaut à mes yeux peut être l’effet « joueur alpha ».

Je m’explique : un joueur expérimenté aura peut-être tendance à essayer d’être le chef des opérations, à donner des ordres ou des conseils basés sur son expérience.

Même si ce n’est pas très dramatique apprendre par la défaite fait aussi partie du charme de ce jeu.

Car le jeu est quand même assez tendu, pas évident de réussir à l’emporter et il semblerait que plus il y ait de joueurs autour de la table plus ce soit compliqué puisque la pioche joueur s’épuise très vite !

Mais plus il y a de joueurs plus les idées s’échangent et donc plus on augmente les chances de faire de bonnes choses quand même !

Donc il faudra faire des choix cruciaux et rapides pour éviter de voir le monde totalement infecté.

l

Avec ses règles simples (8 pages) mais suffisamment claires, Pandémie s’adresse à tous les joueurs, mais demandera de l’expérience et une bonne capacité d’adaptation dû au hasard de la pioche des maladies et des infections ainsi que des moments où vont arriver les cartes épidémie.

Le jeu vous promet beaucoup de tensions et une énorme rejouabilité !

l

Pour certains, tant de hasard les rebute, moi ça ne me dérange pas dans ce jeu car c’est thématique, on ne sait jamais où un foyer infectieux peut se développer et donc il faut savoir s’adapter !

Pour le joueur solo que je suis, il est vraiment excellent, on joue seul avec soi-même et on est confronté à notre seule capacité d’analyse et d’action !

La victoire en est d’autant plus savoureuse sans conseils ni avis extérieurs !

Mais la défaite sera certainement votre lot régulier, en solo comme en multijoueur !

l

Même si vous n’êtes pas des passionnés de jeux coopératifs, donnez-lui une chance et essayez-le, l’essayer c’est souvent l’adopter !

l

L’avis de Hélène « Harrie » G. :

l

Pandémie, outre le fait qu’on entende ce mot dans la vraie vie en ce moment et que ça peut faire peur, est un excellent jeu coopératif. C’est dit.

Il n’est pas forcément facile de l’emporter, mais à aucun moment des nombreuses parties jouées je n’ai ressenti que la frustration l’emportait sur l’envie de recommencer pour y arriver. Sauver le monde, c’est important, non ?

Toujours dans le positif, vous aurez différents rôles à incarner : scientifique, médecin, expert, planificateur… Choisissez bien pour être efficaces !

l

Petit plus, on révise les grandes villes de la planète sans avoir besoin de poser de rails ! 😉

Blague à part, Pandémie vous fera voyager à travers le monde en chassant les maladies. Pour moi, il est l’un des meilleurs jeux coopératifs malgré (ou, selon le point de vue, grâce à) sa difficulté assez élevée.

l

Conclusion

Matériel de qualité, règles claires, gameplay simple mais intéressant : à posséder !

l

Pour terminer, quelques photos de la version collector en mallette métal éditée lors du 10ème anniversaire de Pandémie :

l

Nous faisons partie du programme d’affiliation mis en place par Philibert sur leur site. Cela signifie que si un jeu que nous avons chroniqué vous plaît, et que vous l’achetez en cliquant sur le lien Philibert que nous proposons en bas de chaque article, nous percevrons une modeste contribution nous permettant de nous acheter d’autres jeux, pour pouvoir les chroniquer et vous donner notre avis. C’est une forme de soutien, et nous vous en remercions par avance! C’est grâce à vous que nous pouvons continuer à abreuver ce modeste blog avec toujours + de contenu.

l

Disponible ici: philibert

Prix constaté: 35€

La version 10ème anniversaire est disponible ici: philibert

Prix constaté: 90€

Kickstarter: Paris

Kickstarter: Paris

Article rédigé par LudodelaLudo.

l

L’exposition universelle de 1889 a été un vrai succès, La Tour Eiffel est sortie de terre pour dominer la ville de sa hauteur impressionnante, les bâtiments en tout genre florissent ici et là dans chaque quartier de la capitale française : Bienvenue au Paris de la Belle Epoque !

Nouveaux habitants et touristes ne cessent d’arriver, et votre activité d’investissement immobilier est en pleine expansion. Qui sera le meilleur investisseur, qui aura senti les bons coups dans chaque quartier, qui aura vu plus grand que les autres pour remporter la partie de Paris ?

l

Important, cet article a été fait à partir d’un prototype de l’éditeur car le jeu sera en campagne Kickstarter à partir du lundi 16 mars 2020.

l

Paris est un jeu du duo créatif réputé Wolfgang Kramer et Michael Kiesling auxquels on doit déjà Tikal (1999), Mexica (2002), Porta Nigra (2015), Cuzco (2018), illustré par Andreas Resch et édité par Game Brewer.

C’est un jeu prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 12 ans pour des parties de 90 min et plus.

l

Le matériel:
l

Vous trouverez dans ce jeu, un plateau circulaire illustrant 6 quartiers parisiens, Belleville, Batignolles, Montmartre, La Villette, Saint-Germain et Chaillot, et avec en son centre une magnifique miniature en carton représentant l’Arc de Triomphe.

Vous trouverez également plus de 100 tuiles, des jetons, 4 écrans de joueurs représentant des façades d’immeubles, des meeples et des jetons clés pour les actions.

Autant vous dire que même à l’état de prototype le matériel est très immersif et de toute beauté.

Avec tout ce matériel, il vous faudra une certaine place sur la table et un temps de mise en place non négligeable.

l
A quoi ça ressemble ?
l


l
Comment on joue?
l

Le jeu est pourtant très fluide grâce à des tours de jeu rapides et comme le plateau change peu entre les tours, cela vous permettra de réfléchir pendant le tour des autres joueurs. C’est un atout considérable dans ce genre de jeu où la réflexion est de mise !

Dans Paris, la partie se déroulera continuellement sous forme de rythmes différents en fonction de l’avancement de la partie.

La structure du tour est relativement simple :

l

Trois piles de bâtiments (36 tuiles au total) sont à votre disposition et vous devrez choisir une tuile pour la placer sur le plateau (au préalable 3 tuiles bâtiment seront enlevées à la mise en place pour permettre d’avoir des configurations de parties différentes). Vous n’aurez que le quartier en information visible, et ensuite vous devrez poser la tuile en respectant son numéro.
l
Ensuite vous devrez faire une action parmi 3 :

    • Poser une de vos clés
    • Déplacer une de vos clés
    • Prendre une tuile de fin

l

  1. Vous pouvez prendre une de vos clés disponibles derrière votre paravent, et la poser soit sur un emplacement banque de votre couleur, disponible, sur un des quartiers, ou sur votre emplacement dédié sur l’Arc de Triomphe. Cela déclenche automatiquement une rentrée d’argent relative au quartier où vous posez votre clé, sauf sur l’Arc de Triomphe où vous ne récupérez rien.
  2. Si vous décidez de bouger une de vos clés, préalablement posée sur une banque, vous ne pourrez la déplacer que si une tuile bâtiment est libre et uniquement dans le quartier. L’Arc de Triomphe permet de déplacer la clé sur n’importe quel bâtiment libre du plateau de jeu. En déplaçant votre clé, vous devrez payer le coût de la tuile d’arrivée (1, 2, 3, 4, 5 ou 8 Francs), prendre la ressource en face de la tuile si elle est encore disponible, payez un coût supplémentaire parfois, et faire l’action de la tuile. Vous pourrez aussi aller prendre une tuile « lieu touristique » présente à côté du plateau en payant son coût en Francs et en ressources, mais ces lieux sont aussi générateurs de points de victoire. La contrainte principale et qui fait un des sels du jeu est que votre déplacement ne pourra se faire que vers un bâtiment de valeur supérieure à celui que vous quittez.
  3. Enfin, à partir du moment où il n’y a plus de tuiles bâtiments à poser dans la première phase obligatoire de votre tour de jeu, vous pourrez prendre une tuile de fin qui vous apportera un petit bonus et fera avancer le jeu lentement vers la fin de la partie.

l

Les pouvoirs des lieux vous feront avancer sur une piste de tuiles bonus, avec une progression à la Tokaïdo, où votre progression sera libre mais où chaque tuile dépassée ne pourra plus être prise. Les tuiles bonus vous apportent des ressources, de l’argent et une stratégie non négligeable pour acquérir des points de victoire quand vous les dépenserez au cours du jeu.

l

A la fin de la partie, des points seront alloués à vos positions sur les différents quartiers en fonction des tuiles majorité qui seront mises au fur et à mesure par les joueurs dès qu’un quartier atteint un certain nombre de bâtiments occupés par des clés de joueurs.

l

l

VERDICT

l
l

Jouer à Paris ne vous embarquera pas vraiment dans un univers à l’immersion gigantesque, bien qu’il faille noter les efforts apportés par l’éditeur en ce qui concerne la qualité du matériel. Mais honnêtement dans ce genre de jeu expert d’optimisation et de timing, la thématique passe sans aucun souci au second plan.

Le jeu va donc vous faire ressentir des strates de mécaniques différentes, à des moments clés de la partie.

Dans un premier temps, le plateau va se remplir avec les tuiles choisies par les joueurs et donc il va falloir poser ses clés au fur et à mesure que le plateau se dessine, pour récupérer de l’argent et déclencher ensuite nos déplacements programmés.

Ici il va falloir bien surveiller les quartiers qui se bâtissent afin de pouvoir rapidement se placer sur les bâtiments disponibles et progresser avant les autres et selon sa stratégie sur la piste des tuiles bonus.

La gestion de l’argent est très importante dans Paris, car si vous êtes tout le temps en flux tendu, certains bâtiments seront trop chers pour vous ou vos déplacements seront contraints par votre trésorerie.

Une fois que les tuiles sont toutes placées (il restera donc 3 emplacements vides sur le plateau), il faudra commencer à réfléchir à l’utilisation des tuiles bonus, des ressources acquises et enclencher votre réflexion sur l’achat de tuiles Lieux Touristiques qui permettent à la fois de faire des points de victoire pendant le jeu et participent grandement à la fin à gagner des majorités sur les quartiers. Ces lieux sont très gourmands en Francs et en ressources, sont au nombre de 8 seulement, et sont toutes uniques (on retrouve par exemple Notre Dame de Paris, Le Grand Palais ou bien La Tour Eiffel, bref que des lieux prestigieux de la capitale).

S’ensuit enfin le moment où les tuiles de majorité commencent à être placées et où les joueurs vont devoir optimiser leurs placements et déplacements au plus juste afin de gagner les points précieux offerts à ceux qui seront sur les bâtiments les plus élevés. Attention, chaque tuile ne comptabilise que 3 places quelle que soit la configuration de jeu, et il faut au moins avoir une clé présente pour être compté, mais à 4 joueurs cela ne suffira pas et le dernier joueur sur chaque quartier ne touchera rien !

L’utilisation des tuiles bonus récupérées au cours de la partie et stockées dans votre paravent, créera à coup sûr des surprises et sera aussi générateur de beaucoup de points de victoire si le timing est optimal.

Néanmoins, la fin de partie est un peu fastidieuse comparée à la fluidité de l’ensemble du jeu et sera déclenchée quand toutes les tuiles « fin de partie » seront prises par les joueurs.

l

En conclusion, Paris est un jeu exigeant, calculatoire et forçant le joueur à s’inscrire dans une optimisation très précoce dans le jeu et importante de ses ressources, chaque coup doit être fait au bon moment et au maximum de sa capacité.

La montée en puissance est présente grâce à l’utilisation des tuiles bonus au cours du jeu, mais une échappée d’un joueur sur la piste des points de victoire n’est pas synonyme de victoire assurée, car la fin de partie est aussi très rémunératrice et vous aurez du mal à jouer sur tous les tableaux à la fois (points de victoire pendant le jeu, et majorités). Attention toutefois à ne pas rater des coups et à rester trop longtemps à la traîne tout de même.

Le nombre de stratégies permet aussi une rejouabilité intéressante permettant de cumuler les parties en faisant des choix de jeu différents. La courbe d’apprentissage est très bonne également surtout dans le timing au cours du jeu et dans l’utilisation optimale de vos tuiles bonus.

Au final, nous avons affaire à un jeu original, fluide et déstabilisant au début, et qui procure de vraies sensations de maîtrise et de choix de jeu, un bon cru du duo prolifique Kramer et Kiesling qui ont réussi sur ce coup à me surprendre !

l

La campagne est consultable ici:

kickstarter

Pledge normal: 49€ fdp out.

Pledge Deluxe: 79€ fdp out.

Test: Brigantin

Test: Brigantin

Article rédigé par Romain B.

l

La vie de flibustier vous tente ? La haute mer, le rhum, la camaraderie (ou pas) et attaquer vaisseaux et galions ? Alors venez ! Et devenez Brigantin !

l

Brigantin est un jeu de Frédéric Lamy, illustré par Pierre Bernard et Anne-Flore Le Cozic pour 2 à 4 joueurs pour des parties de 30 à 45 minutes.

l

Le jeu a fait l’objet d’une campagne de financement sur Ulule en 2018, et est disponible en boutique depuis le 7 mars 2020.

l

Le matériel:

l

Juste des cartes. C’est pratique et ça permet de limiter le matériel. Le résultat donne une petite boite pratique à emmener partout et c’est bien vu !

La patte graphique est particulière, personnellement ça me plait pas mal ces dessins sobres avec peu de couleurs.

l

A quoi ça ressemble?

l

l

Comment on joue?

l

A votre tour, vous devez faire un choix : rester au port ou partir en mer.

Chacun de ces deux états vous offrira des bonus et des actions possibles.

l

En restant à terre, vous gagnez une pièce d’or dans la limite de 3 maximum, puis vous pouvez acheter des cartes action ou recruter des membres d’équipage. Canonniers, vigies, maître canonniers ou premier lieutenant. Ces différents membres d’équipage vont vous permettre, une fois en mer, de prendre d’assaut les galions présents au large.

– Le canonnier : vous octroie un point de combat.

– La vigie : vous permet de regarder les deux premières cartes du paquet rencontres en mer et de choisir celle que vous voulez attaquer.

– Le maître canonnier : multiplie par 2 les points de combat de vos canonniers.

– Le premier lieutenant : vous permet d’attaquer les bateaux ou ports de vos adversaires.

l

Certaines cartes de membre d’équipage représentent deux personnages selon quel côté est en haut, il est possible de les retourner en payant le coût de l’autre personnage de la carte.

l

l

En mer, vous gagnerez une carte action puis vous pourrez effectuer les actions suivantes : piocher la première carte du deck de rencontres et la combattre. Le but du jeu étant de posséder bateaux et ports qui vous rapportent des points de victoire sous forme de barre à roues. Si un joueur atteint un certain nombre de points (dépendant du nombre de joueurs) la partie se termine sur sa victoire ! sinon c’est un deck de cartes événement qui fera office de sablier.

Le deck de rencontres propose des galions et autres vaisseaux de commerce, également des ports qui permettront de mettre des navires capturés en sécurité par rapport à vos adversaires. Il existe également des navires corsaires qui provoqueront un malus avant le combat, qu’il soit victorieux ou non.

Pour combattre et gagner un nouveau vaisseau ou port, il vous faudra posséder un équipage vaillant ! Et faire attention à vos adversaires !

Les cartes action. Le sel du jeu est là. Elles vont vous permettre de venir perturber les autres joueurs, les ralentir ou vous protéger de leurs attaques.

Vous pourrez attaquer directement vos adversaires, les bloquer dans leur tour ou poser des cartes face cachée qui se déclencheront après leur choix de partir en mer ou rester au port, c’est fun et ça ajoute cette petite part de bluff qui rend la partie marrante.

Bien entendu, des cartes serviront également à vous protéger.

Une fois que 5 cartes sont jouées, un événement intervient. La carte événement est face visible pour permettre un peu d’anticipation. Ce paquet de cartes permet de déclencher la fin de partie si aucun joueur n’atteint le nombre de PV pour déclencher sa victoire.

l

l

VERDICT

l

l

Brigantin est un petit jeu facilement transportable et qui prend peu de place, il aura sa place dans le sac à dos pour un départ en vacances. Le jeu est familial avec quelques points de règles qui ralentiront la première partie, mais une fois les mécaniques appréhendées, il se laisse jouer. Amis amateurs de coups bas vous serez contents car ils sont au centre du jeu, ce qui pourra refroidir d’autres joueurs. Cependant la partie étant plutôt courte, pas de grosse frustration au programme.

l

Personnellement j’aime le design, la durée de jeu et les interactions possibles. Je suis moins client des coups bas et des quelques temps morts en cours de partie. Le jeu reste agréable et fluide.

Test: Salade 2 Points

Test: Salade 2 Points

Article rédigé par Fabien.

l

Ce jeu est l’œuvre de Molly Johnson, Robert Melvin et Shawn Stankewich, illustré par Dylan Mangini. Il est édité par AEG (sous le nom Point Salad en anglais) et localisé et distribué par Gigamic.

l

Salade, tomate, oignon chef !

l

Derrière cette phrase que l’on entend dès qu’on commande un Kébab, se cache un jeu d’une simplicité étonnante. Chaque carte représente un légume sur son recto, et des conditions de points de victoire au verso.

l

A quoi ça ressemble?

l

lelabodesjeux-salade2points-5

lelabodesjeux-salade2points-4lelabodesjeux-salade2points-3

l

Comment on joue?

l

Le jeu contient 108 cartes réparties en 6 différents légumes présents en 18 exemplaires chacun.

Au début de la partie, on retire des cartes en fonction du nombre de joueurs, et on place 3 piles égales avec le verso (conditions de PV) visible.

Puis on place 2 cartes face légume visible sous chaque pile.

l

A son tour, un joueur joue 1 action parmi 2 possibles :

l

  • Piocher la 1ère carte condition de PV d’une des 3 piles.

l

  • Piocher 2 cartes légumes disponibles sur le marché.

l

l

Une fois par tour, un joueur pourra aussi choisir de retourner n’importe laquelle de ses cartes condition de PV sur sa face légume. L’inverse n’étant pas possible (retourner un légume sur sa face condition de PV).

l

Et c’est là que ce jeu prend tout son sens, ou son piment pour rester dans la thématique…

l

Détaillons 2 cartes condition de PV:

lelabodesjeux-salade2points-2

 

Les conditions de PV se calculent en fin de partie, mais n’oubliez pas de les anticiper !

Sur la carte de gauche, vous gagnerez 2 PV par carte poivron que vous avez récupérée durant la partie.

Sur la carte de droite vous gagnerez 3 PV par carte carotte, mais vous en perdrez 2 par carte oignon.

l

Il est donc important de garder en tête toutes les conditions de PV qui vont s’accumuler durant la partie, et il peut être judicieux d’en retourner 1 à un moment si elle vous handicape trop.

l

Il peut surtout être intéressant de prendre une carte condition de PV pour empêcher un adversaire de l’avoir, car il gagnerait trop de PV.

l

Il vous faudra garder un œil sur le jeu de vos voisins, car si vous voulez l’emporter, il faudra priver vos adversaires des cartes qui leur donneraient un trop grand avantage.

De même, pour certaines conditions de PV, il faudra être le joueur qui possède le + ou le – de tel ou tel type de légume. Vous serez donc obligé de surveiller vos voisins !

l

La partie prend fin lorsque le marché ainsi que les piles de cartes sont épuisées.

Chacun calcule ses PV et le vainqueur est celui qui en a le + !

l

l

VERDICT

l

l

Salade 2 Points est un bon jeu de collection qui s’explique en 1 minute, se joue en 10 et se rejoue avec plaisir. N’importe quel type de joueurs (ou non joueur) pourra y prendre du plaisir, et on y jouera en famille, à l’apéro, en vacances, lors de la pause au travail ou entre 2 jeux + exigeants.

L’un de ses gros points forts selon moi est qu’il faut sans cesse jouer en fonction de ses adversaires. Lors de la première partie on jouera plutôt dans son coin pour se familiariser avec les différentes conditions de PV, mais si vous voulez la victoire, il vous faudra priver vos adversaires des légumes ou des cartes conditions de PV qu’ils désirent !

Et le twist de retourner une carte condition de PV pour la transformer en légume est particulièrement malin puisqu’une condition de PV qui vous ferait perdre trop de PV peut se transformer en 1 légume qui vous fait prendre la majorité pour une autre condition de PV en votre possession par exemple ! A vous de jouer ce twist au bon moment !

l

L’avis de Hélène « Harrie » G.:

Salade 2 points est un petit jeu malin, rapide et très sympathique qui se joue rapidement n’importe où et avec n’importe qui… Je précise mon propos 😉 : joueurs comme non-joueurs pourront y trouver leur compte !

La boîte indique 2 à 6 joueurs, je préfère y jouer à 4 et + : plus de cartes, donc plus de possibilités et plus de frustration quand un adversaire prend le dernier poivron sous votre nez ! Beaucoup de « Oh non ! » mais aussi de « Aha, tu ne l’auras pas ! ». (A 2 ou 3 joueurs, ce n’est pas très drôle !) En plus, tous les objectifs sont différents, ce qui est bien agréable dans ce type de jeu.

Franchement, je n’étais pas du tout la cible (petit jeu rapide, avec des légumes ; et moi, les petits jeux rapides…) mais j’ai vraiment apprécié les parties jouées et je ne dis plus jamais non à une bonne Salade… 2 points !

l

Nous faisons partie du programme d’affiliation mis en place par Philibert sur leur site. Cela signifie que si un jeu que nous avons chroniqué vous plaît, et que vous l’achetez en cliquant sur le lien Philibert que nous proposons en bas de chaque article, nous percevrons une modeste contribution nous permettant de nous acheter d’autres jeux, pour pouvoir les chroniquer et vous donner notre avis. C’est une forme de soutien, et nous vous en remercions par avance! C’est grâce à vous que nous pouvons continuer à abreuver ce modeste blog avec toujours + de contenu.

l

Disponible ici: philibert

Prix constaté: 14€

Test: Pour Une Poignée de Meeples

Test: Pour Une Poignée de Meeples

Drôle de petite boîte que voilà … Moi, direct, ça me rappelle les souvenirs des westerns du maître Sergio Leone, Il était une fois dans l’Ouest, Pour une poignée de Dollars, Le Bon, la Brute et le Truand pour ne citer qu’eux !

l

Ce jeu est l’œuvre de Jonathan « Jonny Pac » Cantin, illustré par The Mico, publié par Final Frontier Games et localisé par Super Meeple.

Le jeu est prévu pour 2 à 4 pieds tendres, à partir de 14 ans et pour une durée d’environ 30 minutes.

l

A quoi ça ressemble ?

l

l

Comment on joue ?

l

Le jeu s’inspire des mancalas, dont voici la définition wikipédia (eh oui, un peu de culture ne fait pas de mal) :

Mancala est l’appellation générique d’un ensemble de jeux de société traditionnels africains et asiatiques, aussi appelés jeux de semis. Il s’agit de jeux de stratégie combinatoire abstraits du type «compter et capturer» dans lesquels on distribue des cailloux, graines ou coquillages dans des rangées de coupelles ou de trous, parfois creusés à même le sol.

l

A cette inspiration traditionnelle, Jonny Pac va ajouter le placement d’ouvriers, et faire éclore le tout au Far West !

l

On se retrouve donc avec un plateau central qui représente la rue principale avec les différents commerces, et les emplacements pour les duels entre fines gâchettes !

Les cubes ressources représentant l’or et la pierre – et qui sont nécessaires pour construire les chapiteaux sur les bâtiments, et convertir l’or en lingots pour obtenir + de points de victoire – sont placés dans un sac de minage dans lequel les joueurs iront piocher au hasard les cubes.

l

Chaque bâtiment situé des 2 côtés de la rue va pouvoir être possédé par un joueur qui y ajoutera un chapiteau à sa couleur. Cela lui donnera des points de victoire à la fin de la partie, mais aussi la possibilité de récolter des ressources quand un meeple y sera placé pour y déclencher son action.

l

Dans ce jeu de placement, on va égrainer des meeples le long de la rue sur les bâtiments adjacents, et déclencher les actions correspondant à la couleur du meeple.

l

Ainsi, au fur et à mesure de la partie, les bâtiments appartiendront aux différents joueurs, et il faudra veiller au placement de vos meeples pour ne pas déclencher des actions qui favoriseraient les propriétaires des bâtiments, et donc vos adversaires !

l

  • A son tour, un joueur va choisir un lieu contenant au moins 1 meeple et les prendre tous.

l

  • Il va ensuite les poser sur des cases libres de la rue, un meeple par case, en les égrainant jusqu’à tous les avoir posés.

l

  • Puis le joueur va résoudre les actions des meeples posés dans l’ordre de son choix.

l

Enfin le joueur pourra convertir son or en lingots pour gagner + de PV à la fin de la partie.

l

Lonely meeple

l

Les types de meeples sont au nombre de 5, et déclenchent des actions différentes :

  • Les ouvriers (marron). Une fois posé devant un bâtiment, l’ouvrier déclenche son action qui est de construire un chapiteau sur un bâtiment (en s’acquittant du coût), et donc d’en prendre possession pour la suite de la partie. Mais si une tuile chapiteau est déjà présente, c’est le propriétaire de celle-ci qui peut améliorer son chapiteau pour qu’il lui donne + de ressources et de PV.

l

  • Les mineurs (jaune) vont faire piocher le propriétaire du bâtiment un nombre de cubes ressources dans le sac de minage.

l

  • Les bandits (rouge) vont faire piocher au joueur qui pose le bandit 2 cubes ressources par mineur dans le bâtiment.

l

  • Les adjoints au shérif (bleu) vont faire piocher au joueur qui le pose 2 cubes par bandit dans le bâtiment, puis envoyer les bandits en prison !

l

  • Le pion Madame (violet) va permettre de piocher 1 cube par ouvrier dans le bâtiment, puis les envoyer au saloon.

l

Une fois déclenchée l’action du meeple, celui-ci rentre dans le bâtiment et vient s’ajouter aux meeples déjà présents.

l

Le saloon et la prison

l

Un joueur qui prend les meeples contenus sur l’un de ces lieux peut choisir n’importe quelle case porte ou confrontation pour commencer à les égrainer, ce qui peut être très stratégique durant la partie.

De +, en prenant les bandits détenus dans la prison, le joueur va ajouter un cube dynamite dans le sac de minage. Si un joueur le pioche, tous les joueurs perdent la moitié de leurs cubes pierre !!

l

Cette ville est trop petite pour nous 2

l

S’il y a un meeple sur chacune des 2 cases confrontation, on doit résoudre le duel. La couleur du meeple influe sur sa « puissance », et celui qui possède le + élevé pourra choisir de relancer son dé une fois.

Les 2 joueurs lancent un dé et comparent le résultat. Le + élevé l’emporte, envoie l’autre au cimetière, et peut piocher un nombre de cubes équivalant à sa puissance.

 

lelabodesjeux-pourunepoignée-6

l

La fin de partie se déclenche s’il n’y a plus d’or à la banque (6 lingots en début de partie), s’il n’y a plus de tombes au cimetière ou si les 3 caisses de dynamite ont été piochées dans le sac de minage.

Les joueurs calculent leur score avec les lingots d’or, les PV indiqués par leurs chapiteaux et les cubes d’or restants.

Le score le + élevé l’emporte, et le joueur regarde ses adversaires quitter sa ville à bride abattue vers le soleil couchant 😉

l

Ps: l’aide de jeu est écrite avec les pieds et il vaut mieux ne pas l’utiliser. L’éditeur a publié un correctif ici.

l

l

VERDICT

l

l

Ce jeu est très plaisant, surtout si la partie hasard de la pioche ne vous rebute pas! 😉

A 2 joueurs le jeu est + stratégique et moins fou-fou. On peut + aisément adapter sa stratégie pour ne pas faire d’actions favorisant l’adversaire. Il faut jongler entre les bâtiments vous appartenant (et donc y placer un meeple vous permettant de piocher des ressources ou d’y poser/améliorer un chapiteau), et ceux appartenant à votre adversaire afin d’y placer un meeple ne déclenchant pas d’action trop bénéfique pour lui (par exemple un ouvrier devant un bâtiment déjà amélioré, qui donc ne déclenchera aucune action).

A 3 ou 4 joueurs il y a une vraie dimension chaotique et le jeu prend tout son sens. Il devient presque impossible de ne pas déclencher d’action intéressante pour vos adversaires au fur et à mesure que la rue se remplit. Il vous faudra ruser et favoriser tantôt l’un, tantôt l’autre de vos adversaires. On se retrouve souvent dans cette prise de décision guidée par le moindre bénéfice pour vos adversaires. Parfois jusqu’à s’en arracher les cheveux tellement le moindre de vos placements de meeple semble trop bénéficier à vos adversaires !!

Mais dites-vous qu’ils auront les mêmes problèmes et que vous en bénéficierez à leur tour 😉

l

En bref, c’est fun, la thématique est bien respectée et agréable, le matériel de bonne facture pour un jeu à ce prix, et vous aurez plaisir à le sortir à l’apéro, entre 2 jeux + corsés ou avec des joueurs « novices ». Il s’explique facilement, même si les spécificités des placements et des actions des meeples nécessiteront un peu de pratique pour justement mieux maîtriser ce chaos qui s’accentue au fur et à mesure que tous les bâtiments appartiennent aux différents joueurs. Mais c’est là tout le sel de ce jeu !

l

Nous faisons partie du programme d’affiliation mis en place par Philibert sur leur site. Cela signifie que si un jeu que nous avons chroniqué vous plaît, et que vous l’achetez en cliquant sur le lien Philibert que nous proposons en bas de chaque article, nous percevrons une modeste contribution nous permettant de nous acheter d’autres jeux, pour pouvoir les chroniquer et vous donner notre avis. C’est une forme de soutien, et nous vous en remercions par avance! C’est grâce à vous que nous pouvons continuer à abreuver ce modeste blog avec toujours + de contenu.

l

Disponible ici: philibert

Prix constaté: 20€