Azul revient avec une toute nouvelle version Pavillon d’Eté. Si le principe des fabriques reste le même, la manière de positionner vos tuiles est bien différente des précédentes. C’est probablement le meilleur de Azul que l’on retrouve dans cette version estivale !
C’est un jeu de Michael Kiesling, joliment illustré par Philippe Guerin et Chris Quilliams et édité en France par Next Move Games.
Il est prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 8 ans et pour des parties durant entre 30 et 45 minutes.
Vous ne connaissez pas encore la série Azul, on est là pour vous aider. Je vous ai rédigé un article pour chacun des opus à savoir Azul, Azul : les Vitraux de Sintra mais également l’extension Mosaïque Eclatante.
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Le matériel :
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Tout d’abord je possède la version anglaise du jeu et c’est à cette dernière que je me réfère concernant le matériel. Les jetons sont de très bonne facture comme tous ceux de la gamme. Une tour a été prévue pour y déposer les jetons utilisés – concept ayant fait son apparition dans le second opus, les vitraux de Sintra. Les plateaux joueurs sont faits en carton épais et je regrette que ce ne soit pas le cas pour le plateau de score qui est lui beaucoup plus fin. Le sac pour les tuiles est lui très joliment décoré.
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A quoi ça ressemble ?
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Comment on joue ?
La mise en place est assez rapide à faire. Chaque joueur choisit un plateau joueur ainsi que le pion à sa couleur. Toutes les Tuiles sont déposées dans le sac. Le nombre de cercles Fabrique en jeu dépend, comme pour les précédents Azul, du nombre de joueurs. Sur chacune d’elle, vous mettez 4 Tuiles piochées aléatoirement dans le sac. Les cercles Fabrique forment un cercle au centre duquel vous placez le pion Premier Joueur. Non loin de là, vous posez le plateau de Score sur lequel vous placez le pion compteur de rang ainsi que 10 tuiles prises au hasard dans le sac. Enfin, chaque joueur dispose son pion sur le 5ème emplacement de la piste de score.
Le but du jeu est donc d’avoir le plus de points à la fin des 6 manches.
Chaque manche se déroule de la manière suivante :
PHASE 1 : RECUPERER LES TUILES : à tour de rôle, les joueurs doivent prendre toutes les Tuiles de la même couleur d’un cercle Fabrique ou du centre de la Table. Attention, dans cette version, les Tuiles Sauvage font leur apparition. A chaque manche, ce sera une nouvelle couleur de Tuile « joker ». L’ordre est prédéfini et inscrit sur le plateau de Score. Ces Tuiles ont la particularité de ne pas pouvoir être récupérées comme si c’était une couleur. Vous ne les prenez qu’après avoir récupéré toutes les tuiles d’une même couleur s’il y en a sur le cercle Fabrique choisi ou au centre de la Table. Vous n’en récupérer qu’une et une seule même si plusieurs sont présentes. Si vous avez pris les tuiles sur un cercle Fabrique, les éventuelles Tuiles restantes sont déplacées au centre de la Table. Le premier joueur à prendre des Tuiles au centre de la Table prend également le pions Premier Joueur. La pénalité est alors beaucoup plus sévère que dans les autres versions puisque vous perdrez autant de points que de Tuiles récupérées.
PHASE 2 : JOUER ET SCORER LES TUILES : En commençant par le joueur ayant en possession le pion de Premier Joueur et dans le sens horaire, les joueurs placent leur(s) Tuile(s) sur leur plateau Joueur. Pour ce faire, vous devez avoir un nombre de tuiles de la même couleur équivalent au nombre requis par les emplacements des étoiles de votre plateau personnel. Vous devez également respecter la couleur demandée sauf pour l’étoile du milieu pour laquelle la seule prérogative est de ne pas avoir deux fois la même couleur de Tuiles. Les Tuiles Sauvage sont grandement utiles dans cette phase puisqu’elles peuvent remplacer n’importe quelle couleur à condition d’avoir au moins une Tuile de la couleur voulue. Dans tous les cas, vous posez une des Tuiles de la couleur sur votre plateau et les autres sont défaussées dans la tour à Tuile. A chaque tuile que vous posez vous marquez des points : 1 point pour la Tuile, plus éventuellement si elle est adjacente à d’autre Tuiles, 1 point supplémentaire par Tuile connectée. Au fur et à mesure que vous placez vos Tuiles sur votre plateau, vous accédez à des bonus vous permettant de piocher de 1 à 3 Tuiles supplémentaires parmi les tuiles du plateau central. Vous pouvez passer à n’importe quel moment, soit parce que vous n’avez plus de Tuiles, soit parce que vous voulez les garder pour le tour d’après. Dans ce dernier cas de figure, vous pouvez en garder seulement 4. Vous perdez un point pour chacune des Tuiles excédentaires.
PHASE 3 : PREPARATION POUR LA PROCHAINE MANCHE : Avancez le pion compteur de manche sur l’emplacement suivant. Remplissez à nouveau les cercles Fabrique avec 4 nouvelles Tuiles sur chacun d’eux. Le pion Premier Joueur est remis au centre de la Table. Le premier joueur est alors prêt à jouer.
Il existe une variante qui consiste à jouer sur la face du plateau joueur démuni de couleur. Les règles de placement sont les mêmes à l’exception de l’obligation de couleur. Vous pouvez ainsi décider à quel endroit vous souhaitez mettre telle ou telle couleur. Il est alors possible d’avoir plus d’une étoile de la même couleur. Il est également possible de faire plus qu’une étoile multi-couleur.
Dans la version anglaise, une mini-extension « bonus cards » est proposée. Elle offre 16 cartes bonus au premier joueur à compléter chacun des objectifs : terminer une étoile, encercler les bonus du plateau joueur, dépasser 40 points ou encore avoir recouvert tous les espaces comprenant le même numéro.
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VERDICT
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Azul est un jeu que j’affectionne particulièrement depuis sa sortie en 2018. Ce troisième opus est pour moi une pépite, le meilleur de la gamme. Il apporte une nouvelle manière de poser ses tuiles en gardant ce qui a fait le succès d’Azul, les fabriques de tuiles. La manière de scorer a été simplifiée par rapport au précédent, le rendant plus facile d’accès. Certes le thème n’est pas là, mais la beauté du matériel et des tuiles nous transporte malgré tout. Par ailleurs, il existe une plus forte interaction du fait de l’ajout de bonus permettant de récupérer plus de tuiles même si on est loin des jeux d’affrontement. Le ratio entre le temps de jeu et le plaisir de jeu est optimal. Enfin, que ce soit à 2 ou 4 joueurs, il reste très bon même si, évidemment, cela amène des modifications. Une de mes configurations préférées est celle à 2 joueurs car les parties sont plus rapides et il est beaucoup plus facile de garder un œil sur son adversaire.
Azul, Pavillon d’Eté est une merveille. Si vous avez aimé les précédents, celui-là vous enchantera et si vous ne le connaissez pas encore, je ne peux que vous le recommander les yeux fermés.
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Cela faisait un bon moment que j’avais envie d’essayer « un Ryan Laukat narratif ». Voilà qui est fait !
Sleeping Gods est donc l’œuvre de Ryan Laukat (Above & Below, Near & Far) qui l’a également illustré. Le jeu sera édité en français par Lucky Duck Games lors d’un financement participatif qui aura lieu sur Game On Tabletop à partir du 28 septembre.
Prévu pour 1 à 4 joueurs, à partir de 13 ans et pour une durée de 1h à 20h. Eh oui, c’est une campagne !
Notez que LDG m’a envoyé une boite en anglais, je ne sais donc pas si la VF sera exactement comme la VO.
Revenons au jeu.
Votre équipage et vous-même commencez l’aventure à bord de votre navire, le Manticore, sur la « Mer Vagabonde » (je trouve ça poétique comme traduction pour « The Wandering Sea », à voir ce qu’auront choisi les Canards Chanceux !). Perdus, vous devez trouver un moyen de rentrer chez vous.
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Le matériel :
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La boite de Sleeping Gods est tout simplement magnifique et bien remplie avec moults jetons, pions et cartes ; sans oublier les grandes tuiles Equipage. Le livret de l’histoire et l’atlas sont également d’excellente facture, et que dire des sublimes pièces en métal…
J’espère que la VF fera honneur à la VO !
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A quoi ça ressemble ?
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Comment on joue ?
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Perdus dans l’immensité de la Mer Vagabonde, votre navire le Manticore, votre équipage et vous-même devez trouver un moyen de réveiller les dieux. Puisqu’ils sont les seuls à pouvoir vous renvoyer chez vous, il vous faudra du courage et la coopération de chaque membre d’équipage pour trouver une solution. Mais attention ! Monstres et autres désagréments vous guettent. Cette entreprise ne sera pas de tout repos !
TOUS les membres d’équipage sont répartis entre les joueurs le plus équitablement possible. Seule Odessa sera placée à portée de tous, près du Manticore. En effet, le joueur actif pourra utiliser ses membres d’équipage ET Odessa, accessible au joueur actif.
Chaque membre de l’équipage possède ses propres caractéristiques, que ce soit la santé, les capacités spéciales, les statistiques de l’arme équipée, ou les compétences maitrisées.
Les réserves des divers jetons sont placées sur le côté de l’aire de jeu. L’atlas est ouvert à la page correspondant à l’endroit de la campagne où vous la commencez / continuez, et le livret de l’histoire doit toujours rester à portée des joueurs.
Les différents decks de cartes sont placés comme expliqué dans le livret de règles mais le plus important est de ne pas mélanger les pioches numérotées : les cartes Ennemi, Quête et Aventure doivent rester dans l’ordre.
Les cartes Aptitude et Marché doivent être mélangées (séparément bien sûr !), tandis que les cartes Evénement nécessitent une organisation particulière puis rejoignent leur emplacement dédié sur le Manticore.
Je ne ferai pas l’inventaire complet du matériel pléthorique, c’est inutile, mais je vais vous présenter rapidement un tour de jeu. Les joueurs prennent leur tour de joueur actif (matérialisé par le jeton Capitaine) dans le sens horaire, en suivant un ordre précis (indiqué sur le plateau du Manticore) :
1 > Action bateau
Le plateau Manticore (recto-verso pour 1/2 ou 3/4 joueur(s)) vous permettra de réaliser différentes actions. Le joueur actif en choisit une parmi 6 qui lui permettront chacune de faire plusieurs choses :
récupérer des points de commandement qui vous serviront, en les plaçant, à utiliser les capacités spéciales de votre équipage ou les effets des cartes piochées (Vous pensiez que tout serait gratuit à bord de votre bateau ? Que nenni !) ;
piocher des cartes Aptitude ;
gagner des jetons Fouille qui vous rapporteront des ressources ;
supprimer des pions Commandement précédemment placés ;
ôter un dégât à l’un des membres d’équipage.
2 > Evénement
Le joueur actif pioche une carte Evénement et résout l’effet ou le test le cas échéant.
3 > Deux actions
Le joueur actif choisit ensuite 2 actions parmi :
voyage : il déplace le navire sur l’atlas ;
exploration : il se rend dans un lieu spécifique (numéro cerclé de rouge) à ses risques et périls aux risques et périls de tout l’équipage ;
marché : (Vous avez deviné, j’espère !) il va faire des courses au… marché ! ;
port : il répare le Manticore, soigne ou redonne des forces à l’équipage, et utilise son expérience pour améliorer le niveau des marins.
4 > Fin du tour
Le joueur actif passe le jeton Capitaine à son voisin de gauche.
Comment résoudre un test ? C’est enfantin : le joueur actif choisit les membres d’équipage (parmi les siens, évidemment) qui y participent et il pioche une carte Aptitude. Oui mais ça n’est pas si simple car, comme il faut additionner les compétences de l’équipage avec les points de Destin inscrits sur la carte Aptitude, et que, en plus cela fatigue les marins de travailler… Il faut faire attention de ne pas trop leur en demander, sinon ils ne pourront plus rien faire !
Et les ennemis alors ? Eh bien, en combat, le joueur actif disposera de 4 cubes Combat à distribuer aux membres d’équipage au fil de la bataille pour représenter le combattant actif. Pour toucher un (ou plusieurs) ennemi(s), il lui faudra additionner les points de Précision du marin pêcheur bagarreur aux points de Destin d’une carte Aptitude. Attention, si l’ennemi est juste blessé, il contre-attaque !
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VERDICT
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Je confirme ce que j’ai dit au début de l’article : c’est beau et de qualité ! Le matériel déborde de la table et fait briller les yeux !
C’est beau jusque dans le couvercle de la boite !!!
J’avais, depuis un moment, envie d’essayer un Laukat narratif. J’avais hésité à me lancer dans ses 2 précédents opus et, l’occasion faisant le larron, je n’ai pas été déçue par Sleeping Gods ! Je n’ai pas terminé la campagne, mais je compte bien me plonger dans le jeu jusqu’au bout !
Le scénario d’introduction est presque décevant quand on a lu les règles et que l’on veut tout de suite tout essayer, mais il faut savoir être patient, surtout avec ce type de jeu. La récompense, le fait de savoir jouer à la « vraie campagne » sera d’autant plus agréable.
Comme dans tout jeu coopératif, l’interaction est bien présente dès lors que l’on joue à plusieurs, puisque les choix de chacun influeront directement sur l’histoire. En solo, les interactions n’interviennent qu’entre le joueur et lui-même… 😉 Et ça fait 9 personnages à gérer !
J’ai vraiment préféré la configuration à 2 joueurs. Ma devise : « A deux, c’est toujours mieux ! ». C’est tout de même plus agréable de pouvoir discuter avec quelqu’un d’autre que soi… Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion d’essayer à 3 ou 4 joueurs.
Côté immersion, on s’y croirait, le temps de mémoriser le nom des icônes et leur effet éventuel. J’ai été happée par le jeu, et il n’est pourtant pas dans ma langue maternelle ! Le côté narratif est prenant et avec les (presque) 170 pages du livret d’histoire, il y a de quoi faire !
Un petit mot sur les combats par exemple, qui sont, comme tout le reste, très bien travaillés : le système d’attaque / contre-attaque notamment apporte encore plus de vie au jeu.
Chaque élément du jeu a une raison d’exister et les joueurs ne se contentent pas de placer / déplacer / ôter des pions. Au contraire, ils se déplacent à bord d’un navire qui vogue d’un endroit à un autre en fonction de leurs choix ; ils dépensent les points de Commandement pour donner des ordres à leur équipage ; les actions des membres d’équipage les fatiguent… D’ailleurs, un petit conseil : ne fatiguez pas trop vos membres d’équipage (à surveiller presque davantage que la santé) et faites aussi attention à la gestion des pions Commandement. Un marin trop fatigué ne peut plus participer aux tests et est défavorisé en combat.
Je botte en touche sur la rejouabilité puisqu’il s’agit d’une campagne dans laquelle les éléments narratifs se dévoilent peu à peu. Recommencer en faisant d’autres choix ? Pourquoi pas… mais allons déjà jusqu’au bout de la campagne !
Je pourrais en écrire des pages car il y a tant à dire… Mais j’ai articulé cet article autour du non-spoil, je vais donc m’arrêter là. Sinon, je vous aurais parlé des ports et de tout ce qu’on peut y faire, de l’XP, des totems…
Ah si, je peux ajouter quelque chose : le fait de pouvoir ajouter / retirer des joueurs au cours de la campagne est une excellente idée qui m’a bien plu lorsque ma moitié a enfin voulu se joindre à moi ! Et le journal de bord, sur lequel les joueurs figent le moment de la campagne où ils font une pause, n’est pas parfait mais plutôt bien pensé. Du coup, cela permet de faire une sauvegarde, également facilitée par les boites.
Un point négatif à souligner ? Euh… pas vraiment. Dommage que les boites ne soient pas toutes aimantées comme celle des cartes Quête et Aventure. Et si je cherche vraiment la petite bête, un insert compartimenté pour les différents jetons de la réserve et de la campagne en cours, avec un emplacement pour chaque type de carte et un intercalaire pour séparer les cartes de la campagne en cours du reste des pioches… aurait été le bienvenu ! Vraiment, côté gameplay, je ne trouve rien à redire.
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Conclusion
Je dois acheter une table plus grande ! 😉
Trêve de plaisanterie.
Vous avez du temps devant vous ? L’envie de vous investir dans un jeu narratif dont la profondeur n’a d’égal que son esthétique ? Foncez, vous ne le regretterez pas ! Sur ce, j’y retourne ! 😊
Après avoir eu l’aide des guerriers, des marchands et des messagers, vous souhaitez à présent rallier à votre cause les chefs spirituels locaux. Arriverez-vous à récupérer le pouvoir des druides et de leurs sites sacrés ?
Cette seconde extension de Isle of Skye est toujours l’œuvre de Alexander Pfister et Andreas Pelikan, illustré par Klemens Franz, édité par Lookout Games et Funforge pour la version française.
Il est prévu pour 2 à 5 joueurs, à partir de 10 ans, pour des parties de 60 minutes environ.
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Le matériel :
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Comme toute la gamme de Isle of Skye, le matériel est de très bonne facture. Les tuiles sont fabriquées dans un carton épais de même sur le plateau Dolmen. La direction artistique est en adéquation avec le jeu de base.
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A quoi ça ressemble ?
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Comment on joue ?
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Cette extension peut être jouée avec le jeu de base, mais également combinée avec la première extension Journeyman.
Pour la mise en place, il suffit d’ajouter le plateau Dolmen au centre de la table. Un des joueurs pioche 5 tuiles Druides et les place face visible sur les emplacements dédiés du plateau Dolmen. Le reste des tuiles Druides est laissé à proximité de ce dernier.
Les règles de base sont les mêmes. Le changement arrive lors de la phase d’Achat :
Ici, elle se fait en deux tours. Le premier se déroule comme dans le jeu de base. Durant le second tour et en commençant par le premier joueur, vous pouvez acheter une tuile supplémentaire. Vous aurez alors le choix d’acheter une tuile Druide du plateau Dolmen ou d’acheter une tuile Terrain depuis le sac. Certaines tuiles Druides ont un dessin tablette de pierre. Il s’agit tout simplement de bonus permanents qui seront valable tout au long de la partie une fois en votre possession.
Le jeu se poursuit jusqu’à la fin de la manche sans autre modification. A la fin de la manche, on retire la tuile Druide la plus à droite et les autres tuiles sont décalées dans cette direction. Continuez ainsi jusqu’à la fin de la manche 6 et comptez vos points !
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VERDICT
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Si vous avez lu l’article de Isle of Skye, vous savez que c’est un jeu que j’aime beaucoup. Si je n’ai pas été convaincue par l’extension Journeyman, j’ai en revanche énormément apprécié celle-ci. Contrairement à la seconde extension, Druides ne complexifie pas le jeu et permet ainsi de garder la fluidité originelle du jeu et ne rallonge que très peu la durée des parties. Avec la possibilité de récupérer une tuile de plus à chaque tour, vous pourrez encore plus développer votre royaume et de ce fait votre stratégie. La gestion de l’argent est assez différente dans le sens où vous ne vous concentrerez plus uniquement sur les tuiles des adversaires mais également sur celles du plateau Dolmen. Il sera alors parfois nécessaire de garder une réserve suffisante pour acheter la tuile Dolmen que vous convoitiez – à condition que personne ne la prenne avant vous. En ce qui concerne l’interaction, elle est au cœur du jeu avec le système d’enchères. S’il est possible d’y jouer à 2 joueurs, je ne le recommande pas. En effet, la mécanique principale du jeu ne prend son sens qu’à partir de 3 joueurs. Le nombre de joueurs n’influe que peu sur la durée de la partie car une grande majorité des phases dans le tour sont réalisées simultanément.
Isle of Skye est un super jeu de placement de tuile et d’enchères qui est sublimé par cette extension. Si vous avez aimé le jeu de base, cette dernière devrait vous plaire.
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Si je vous dis Polynésie, les mots qui vous viennent à l’esprit sont sûrement des choses comme : îles, plages, cocotiers et éventuellement surf si vous ne craignez pas les requins. Par contre, pour Peer Sylvester, cela évoque jeu abstrait et mécaniques retorses.
Le jeu est prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 12 ans, et pour une durée comprise entre 1 et 2 heures.
Le premier contact avec Polynesia est plutôt plaisant. Hormis le volcan (second antagoniste du jeu après les autres joueurs), le décor est paradisiaque, sublimé par un vernis sélectif du plus bel effet. Ça change des ternes couleurs médiévales.
Même chose pour le matériel. Tout est mignon, les meeples, les bateaux, les plateaux individuels, les couleurs originales de chaque joueur (rose, turquoise, violet. Il n’y a que le gris qui dénote…) Même le plateau principal a trouvé un juste milieu entre beauté et lisibilité. Preuve, s’il en est, qu’on a pas besoin de figurines à tout va et d’éléments 3D pour taper dans l’œil. Une leçon d’édition dont devrait se souvenir certains jeux kickstartés. Bref, le jeu est beau. Très beau. Peut-être trop beau pour son propre bien. Je vous expliquerai tout ça après avoir un peu décrit ses règles.
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A quoi ça ressemble ?
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Dans Polynesia nous jouons des tribus qui fuient leur île dont le volcan menace d’entrer en éruption. Le but va être de créer des voies navigables pour essaimer son peuple dans les îles environnantes et, globalement, plus elles sont lointaines, plus elles rapportent de points à la fin de la partie.
Une partie de Polynesia dure entre 5 et 9 manches. Au cours d’une manche, chaque joueur va jouer trois tours. Pendant son tour, un joueur ne peut réaliser qu’une seule action. Il peut : payer pour créer une voie navigable, déplacer ses tribus, les faire se reproduire ou pêcher poissons ou coquillages (les deux ressources du jeu).
Par un habile truchement mécanique, pendant le premier tour de chaque manche, l’action d’ouvrir des voies navigables coûte plus cher. En contrepartie, on peut déplacer plus de tribus sauf que… Pour les faire passer d’îles en îles on a besoin de ces foutus bateaux ! Idem pour la pêche, qui est plus fructueuse en début de manche, alors que nos stocks sont au plus haut.
Autre subtilité, le principe du guide. Il est possible d’utiliser les voies navigables de ses adversaires. C’est une action primordiale qu’il est indispensable de maîtriser pour gagner. Pour l’accomplir, il faudra néanmoins payer une ressource et surtout emmener, en tant que guide, un des meeples de l’adversaire ! La plupart du temps, cela équivaut à lui faire une fleur. Sauf qu’en agissant ainsi, on peut éventuellement le déloger d’une île lui rapportant des points de victoire !
En fait Polynesia regorge de petites mécaniques à la fois subtiles et étonnantes. Dernier exemple, le déclin. A la fin de chaque manche le premier joueur va choisir une ressource (coquillage ou poisson) et tous les joueurs vont perdre la totalité de leur stock. Une idée originale pour casser les stratégies d’écureuils accumulant les ressources aux premières manches pour mieux partir à la conquête des îles ensuite.
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VERDICT
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On sent que son auteur, Peer Sylvester, est un vrai créateur ludique. Il ne se contente pas de recycler des mécaniques qui marchent ailleurs. Il invente, teste, bricole pour aboutir à un résultat qui déconcerte mêmes les joueurs experts. Malheureusement, cela ne veut pas dire que son jeu soit exempt de défauts. Pour y avoir joué une petite dizaine de fois, j’ai bien l’impression que les trois règles différentes ajoutées aléatoirement au début de chaque partie ne suffisent pas à renouveler le jeu. Même si elles changent légèrement la manière de gagner des points de victoire, le principe reste le même : prendre de vitesse l’adversaire en s’étendant plus vite que lui.
L’autre souci est plus éditorial. Il nous refait le coup de Kahuna, pour ceux qui connaissent. En effet, en découvrant le plateau ensoleillé de Polynesia, ses petits pions mignons et son cadre tropical, on s’attend plutôt à une sorte d’Aventuriers du Rail ++. « Des règles expliquées en 5 minutes » nous vend même le quatrième de boîte. En vérité, si les règles sont plutôt simples, leur pratique est complexe. Elle nécessite de planifier ses actions à l’inverse de son raisonnement habituel, ce qui a pas mal perturbé les joueurs aguerris avec lesquels j’ai pu jouer. L’auteur a voulu bousculer nos habitudes mais il en a peut-être trop fait.
Avec Polynesia, je suis face à un dilemme. En tant que joueur, je l’adore et je loue le génie créatif de son auteur. En tant que critique, ben… Je ne sais pas trop à qui je pourrais le conseiller. Trop original pour des joueurs habitués aux salades de points, trop abstrait et exigeant pour les joueurs occasionnels qui voudraient se mettre à du plus « lourd », Polynesia se range difficilement dans une case. En tout cas, il risque de ne pas sortir souvent de celle de la kallax dans laquelle il dort chez moi, vu la réticence de mon cercle de joueurs…
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Bon autant vous le dire, j’adore l’univers de Valeria donc là on a quand même un nouveau jeu, et non une extension, dans cet univers déjà bien riche et qui propose déjà, pour faire court, un jeu de dés et d’activation, Valeria le Royaume, et ses moultes extensions, et Margraves de Valeria, qui propose du placement d’ouvriers (pour faire très court). Il y en a encore d’autres, mais comme ils ne sont pas encore traduits, et peu disponibles en France, je ne les mentionne pas.
Cette fois-ci, nous incarnons les « méchants » de l’univers de Valeria et c’est plutôt rare dans les jeux. Nous devrons réunir nos forces, monter en puissance, et nous préparer à reconquérir nos terres !
Il est prévu pour 1 à 5 joueurs, à partir de 14 ans et pour une durée de 1 heure environ.
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A quoi ça ressemble ?
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Comment on joue ?
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Allez les vilains, il est temps de reconquérir nos terres et d’aller montrer à ces elfes, humains et nains de Valeria de quel bois on se chauffe !!! Ils nous narguent avec leurs citadelles, il est temps de leur rentrer dedans !
Rassemblez vos troupes, recrutez vos champions et utiliser vos sanctuaires afin de récolter des ressources. Prouvez votre valeur et vous serez peut-être le prochain commandant de l’armée des Ombres !
A votre tour vous devrez déplacer votre gardien dans l’un des 5 sanctuaires du plateau de jeu, ou sur le 6ème emplacement possible qui se situe sur votre plateau individuel, votre camp.
Si vous allez dans un sanctuaire, vous prenez un dé et vous le placez sur votre plateau. Vous réalisez ensuite l’action du lieu.
La valeur et le choix du dé sont doubles. Vous prenez un dé de valeur faible, vous bénéficiez aussi d’une valeur de réduction pour la carte champion ou stratagème que vous pourrez acheter sur ce sanctuaire. Vous prenez un dé de valeur forte, pas ou peu de réduction pour l’achat d’une carte, mais une force plus élevée pour ce dé, qui vous permettra donc de potentiellement gagner plus de PV lors de la validation de votre stratagème en utilisant ce dé.
En vrac pour les actions des lieux, vous pourrez acheter une carte stratagème, récupérer une gemme, gagner de l’or, de la magie ou bien acheter une carte champion.
Quand vous irez avec votre « ouvrier » dans votre camp, vous pourrez valider une carte stratagème préalablement achetée et placée en réserve sur votre plateau.
Pour valider une carte, vous devez avoir le bon nombre de dés, dans la bonne couleur.
Même si vous pourrez modifier leur valeur et/ou couleur avec vos gemmes, compétences etc…
Vous défaussez les dés utilisés, vous empochez les points de victoire, et vous débloquez un marqueur conquête de votre plateau, qui vous permettra aussi de gagner un bonus.
Concrètement, votre plateau individuel est limité au début de la partie. Par exemple, vous ne pouvez accueillir que 3 dés, 1 carte stratagème, 3 cartes champions etc… Au fur et à mesure des stratagèmes validés, et donc des marqueurs conquête que vous enlèverez de votre plateau, vous débloquerez la possibilité d’accueillir par exemple jusque 5 dés, 1 ou 2 cartes stratagèmes supplémentaires, ne plus limiter votre influence etc…
Clairement, vous aurez envie de tout améliorer et ce sera très frustrant de devoir ne sélectionner qu’un seul marqueur à enlever. Vous aurez besoin de débloquer ces emplacements si vous voulez monter en puissance dans la partie.
Je ne m’étale pas plus sur les règles puisque là vous devriez déjà cerner les contours du jeu, et le déroulement d’une partie. Il y a bien entendu plusieurs éléments de règles que je ne vous ai pas présentés, mais ça n’apporterait rien à ce test de tout vous détailler.
Une fois qu’un joueur a validé son 7ème stratagème, on finit le tour et la partie s’arrête. Vous ajoutez à votre nombre de PV sur la piste au tour du plateau les PV apportés par certains de vos champions, ainsi que 1 PV par dé sur votre plateau.
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VERDICT
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Comme je vous l’ai dit, j’adore cette série Valeria, qui n’est pas à mettre au panthéon ludique en termes de mécaniques ou d’originalité, et qui n’est pas exempte de défauts (« trop d’icônes tue l’icône » devrait être tatoué sur les bras de Isaias Vallejo, l’auteur du premier jeu et le créateur de cet univers ^^), mais j’y prend à chaque fois du plaisir et c’est bien le plus important.
Mais pour Les Sombres Royaumes, ça n’est quand même pas fou-fou… Le jeu est très (trop ?) mécanique, dans le sens où vous répétez les actions afin de valider un stratagème. Besoin d’un dé vert, je vais sur tel lieu je récupère le dé, je fais l’action du lieu. Un dé rouge, je vais dans un lieu je prends le dé et l’action du lieu. Une carte stratagème, je vais dans le sanctuaire dédié, je prends 1 dé je prends une carte stratagème. Je retourne sur mon plateau, je valide le stratagème, défausse les dés, prends les PV et améliore mon plateau. Allez, on y retourne, je prends 1 dé gris… Bon, vous avez compris l’idée.
Ça tourne bien, les tours sont assez rapides puisque vous n’avez qu’une action à effectuer par tour, mais pour le coup ça laisse quand même l’impression de tourner en rond, à récupérer des dés pour valider des stratagèmes (je simplifie volontairement), et ainsi de suite. Tout ça aussi parce que le thème passe très vite au second plan, à savoir qu’on ne prête même plus attention aux illustrations et à l’univers pourtant très détaillé pour ne se concentrer que sur la couleur des dés, et les symboles des actions à débloquer.
Ah mais on faisait quoi au fait ? Ah oui, préparer son armée, regrouper ses forces ? Euh bah non en fait…
C’est fort dommage je trouve, parce qu’il ne reste qu’une succession de tours à répéter des actions assez similaires. Alors on va tout de même optimiser son plateau, et ça c’est plutôt chouette. C’est vraiment ce but qu’il va falloir poursuivre durant la partie d’ailleurs, optimiser vos déplacements, les cartes que vous achetez, les dés que vous récupérez, et les gemmes qui permettent de modifier ces dés. Ne pas s’encombrer d’un dé qui ne vous sert pas rapidement car les emplacements sont au début de la partie limités, et il vous faudra améliorer votre plateau personnel afin d’être plus à l’aise dans la partie, et réussir à valider des stratagèmes rapportant plus de PV. Il y a donc une petite gymnastique intellectuelle à enclencher, et essayer d’avoir une vision à quelques tours d’avance pour optimiser tout cela, et ne pas faire des tours par dépit, car les autres joueurs en profiteront certainement ! Mais le sentiment général après la fin de partie, est quand même moyen… Un bon OK Game, et pour moi le jeu le moins intéressant de la gamme Valeria.
Enfin, et même si le jeu est assez léger, je ne le conseillerai pas à des « novices » tant l’accumulation d’icônes diverses et variées rend l’ensemble assez peu lisible sans avoir passé du temps à lire la règle. Et malgré cela, les retours à la règle sont fréquents lors de la 1ère partie pour se rappeler ce que fait telle ou telle icône (mention spéciale à l’icône bonus de chaine et à l’icône gagnez 1 dé sanctuaire qui sont vraiment très (trop) proches).
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