Le labo en Festival : Vichy pro 2026

Le labo en Festival : Vichy pro 2026

Ça y est, j’ai fait mon premier Vichy pro ! Et c’était vraiment super bien.

Mon statut Media avec le Labo des jeux m’offre la possibilité de participer à ces événements de manière privilégiée et de pouvoir tester un nombre conséquent des futurs jeux qui viendront emplir les étals des magasins dans les mois qui viennent.

Vichy Pro, c’est avant tout un rendez-vous commercial où de nombreuses boutiques (et ludothèques) viennent prendre la température et anticiper leurs futures ventes, négocier les commandes et finaliser les futures transactions afin de préparer les fêtes. Dans un contexte difficile pour le milieu des loisirs et où certaines boutiques historiques jettent l’éponge, où des éditeurs disparaissent, il est vraiment courageux à tous ces professionnels de s’investir comme ils le font. J’ai un profond respect pour chacun d’eux, éditeurs, distributeurs, boutiques et ces trois jours furent l’occasion de juger du dynamisme ambiant !

Nous avons donc abordé ce festival avec l’envie de nous laisser surprendre plutôt que d’arriver avec une longue liste de rendez-vous et de jeux qui avaient déjà fait le buzz. De plus, nous avions de notre côté, amené quelques jeux que nous voulions découvrir ensemble.

Tout d’abord, il faut constater que le nombre de jeux annoncés pour les mois à venir ne tend pas à diminuer, sachant qu’Essen arrive d’ici quelques semaines et là encore de nouvelles références vont fatalement apparaitre. La seule question qui reste en suspens, c’est : « vont-ils trouver une place sur la table des joueurs et joueuses de France et de Navarre ? ». Il est clair que chaque personne aura un avis différent sur la qualité ludique que représente un jeu et ceci en fonction du style qu’il affectionne, des personnes avec qui il joue et bien d’autres critères encore.

Comme je le disais juste avant, dans ce buffet pléthorique, difficile de ne pas friser l’indigestion et pour avoir travaillé en boutique il y a de nombreuses années, le nombre de références devient aujourd’hui un pari sur l’avenir car qui peut prédire le succès d’un jeu qui à peine en rayon, disparait au profit d’un nouvel arrivant. La prise de risque devient minime et beaucoup de boutiques n’ont pas les reins assez solides pour multiplier les références qui finiront parfois par être soldées d’ici quelques mois. C’est là que le travail des influenceurs peut éventuellement influer sur la décision qui amènera l’achat final. Il y a eu d’ailleurs une expérience vécue lors de ce séjour qui nous a amené à réfléchir. Mais nous en parlerons plus tard.

Nous avons testé un peu plus d’une vingtaine de jeux en deux jours (Nous sommes repartis le lundi en début d’après-midi).

Plutôt que de vous relater les choses de façon chronologique, voici pêle-mêle notre sélection et mes coups de cœurs :

Catégorie Expert :

Oïl Rock de chez Intrafin (localisation d’un jeu de chez Cranio). Premier jeu de son auteur, Marco Piola Caselli. 2 à 4 joueurs.

On incarne un Magnat de l’industrie et on cherche à développer son empire. C’est un jeu de pose d’ouvriers avec pas mal de twists et un système d’évolution des ouvriers original. C’est tendu, cela se joue en 4 tours et compte tenu du matériel, la rejouabilité s’avère très intéressante. J’ai personnellement adoré l’expérience. On lui reconnait une petite filiation avec Russian Rail Road. A essayer, si vous aimez les jeux d’optimisation.

Greenwood is a lie : Chez Super Meeple, localisation du futur Feuerland Spiele qui sera présent à Essen. Les auteurs sont Christos Giannakoulas, Manolis Zachariadis. 1 à 4 joueurs.

Dans Greenwood, on incarne des esprits de la forêt qui vont guider des compagnons afin de sauver des animaux magiques emprisonnés dans l’archipel de Greenwood. Ces animaux sont exploités par de méchants Druides. L’objectif est d’en libérer le plus possible et les faire quitter l’ile par le biais de sous-marins (« sic »). Le jeu est foisonnant et le matériel est particulièrement pléthorique. Clairement le parti pris graphique et la thématique sont très clivant. Les règles en soit ne sont pas compliquées, par contre il y a de nombreuses actions possibles à son tour de jeu et une iconographie importante (l’aide de jeu est d’ailleurs conséquente). Tester ce type de jeu à quatre lors d’un festival est toujours casse gueule et nous n’avons pas terminé la partie. Il est donc difficile de donner un avis. J’avoue que l’empilement de mécaniques et le thème plaqué a sorti de la partie deux joueurs sur quatre. Il est donc important de le tester dans des bonnes conditions et à 2 ou 3 car il y a de fait dans une partie découverte pas mal de downtime. 

Tempestia : de chez Pearl Games de Sébastien Dujardin et Xavier Georges. 1 à 4 joueurs

On peut se réjouir, tel le phénix renaissant de ses cendres, du retour de Pearl Games. Nous n’avons hélas pas pu jouer mais Sébastien Dujardin a eu la gentillesse de nous pitcher le jeu : Tempestia est une planète à la météo instable et qui subit des tempêtes régulièrement. Les joueurs sont à bord de dirigeables et vont essayer de glaner le plus de ressources possibles. Le twist est assuré par des modules représentant les tempêtes qui se clipsent sur le plateau et qui vont restreindre les possibilités des joueurs au fur et à mesure de la partie qui se joue en quatre tours. Il est indéniable que Solenia est une inspiration pour ce jeu que nous aurons sans souci la possibilité de détailler lorsque nous pourront tester une version jouable.

Nous avons eu aussi la chance de pouvoir voir la prochaine réédition de Troyes, cette fois ci illustrée par Ian O’Toole qui est magnifique.

Catégorie Initiés :

Odéon : De chez Open Your Eyes Games. Premier jeu de Sébastien Datiche et Cyrille Sellier

Tout d’abord, il faut noter que cette maison d’édition est toute nouvelle et qu’Odéon est leur premier jeu. On leur souhaite un franc succès car ils le méritent tant Odéon nous a surpris dans le bon sens.

Dans Odéon, on aborde un thème qui dans le passé, n’a pas toujours rencontré un grand succès, la musique classique. Et pourtant, dès l’explication des règles et le début de partie, le jeu est fluide et élégant !

Un véritable coup de cœur

On a un jeu qui se joue en cinq manches intégrant de la pose d’ouvriers, de la programmation grâce à un système de partitions musicales hyper malin et de la collection d’œuvres musicales permettant de répondre aux souhaits du public ou permettant à des musiciens de devenir virtuoses. C’est intelligent, ça se joue en une heure et il y a une courbe de progression intéressante. Si vous avez l’occasion de le tester, vous trouverez avec Odéon un jeu intermédiaire original.  

Lairs de chez KTBG : localisé par Moona Games. Les auteurs sont Josh Cappel et Christopher Westmaas. Un jeu en plusieurs modules, le premier se jouant exclusivement à deux.

Là encore un nouvel éditeur qui frappe un grand coup d’entrée avec un catalogue de jeux à venir incroyable. Je ne suis pas objectif sur ce coup-là, j’adore les gars qui composent cette équipe et j’adore leur ligne éditoriale (Hamani, Babiole, Tidal Blades). Par contre, j’ai découvert Lairs au cours de ce salon. Et ce fut pour moi un coup de cœur d’entrée surtout avec les modules à venir qui vont faire évoluer le jeu de façon exponentielle. Mais je vais me cantonner à décrire le jeu de base.

Le jeu est une sorte de dungeon crawler qui va se dérouler en deux phases. La première, grâce à un matériel de qualité en 3D, chaque joueur va « construire » son donjon sur une plaque de 36 cases numérotée de 1 à 6 et de A à F. il va devoir placer murs, pièges, monstres et trésors ainsi qu’une case départ et un escalier de sortie. La seconde partie grâce à des cubes d’énergie, chaque joueur va explorer à l’aveugle le donjon de son adversaire et essayer de le quitter en ayant fait fortune, en supprimant les monstres qui hantent les couloirs et en désamorçant les pièges. Le premier joueur qui sort impose la fin de la partie au tour suivant et c’est celui qui a accumulé le plus de points qui remporte la partie. Le jeu est clivant et ne plaira pas aux joueurs qui aiment avoir un véritable contrôle sur le jeu. Avec Lairs, il faut savoir jauger son adversaire et aimer prendre des risques. Il m’a fait penser à Eye of Beholder un vieux jeu vidéo d’exploration de Donjons ou à chaque intersection, on ne savait pas ce qui allait arriver !

En tout cas la suite est alléchante, avec deux modules supplémentaires qui vont permettre d’ajouter des monstres, introduire des Boss, construire un méga donjon et jouer seul contre plusieurs joueurs à la façon d’un Descent, incarner des véritables personnages aux pouvoirs spécifiques et bien d’autres choses encore !

Les trois boites seront disponibles en même temps à Cannes à priori ! Impatient, je suis !!

Pilgrims : de chez Potam Games de Radim Jurda. 1 à 4 joueurs pour une durée de jeu d’environ une heure

Pilgrim se caractérise tout d’abord par un univers graphique original qui là encore peut être clivant. Le jeu est une inspiration d’un jeu vidéo indépendant du même nom. C’est un jeu de collection et de gestion de main. L’objectif est de parcourir un plateau constitué de cartes et de collecter des objets ou recruter des compagnons qui vous aideront à réaliser des aventures (la manière d’obtenir des points de victoire). Il va donc falloir bien optimiser vos déplacements, sensiblement identiques aux mouvements de certaines pièces d’échec, afin d’arriver à vos fins.

Pilgrim se caractérise par une réelle originalité et est beaucoup plus profond qu’il n’y parait au premier abord. Là encore, ce fut une belle découverte.

Les Terrasses de Kanoa : de David Carmona et Karen Nguyen édité par Unfriendly Games. 1 à 4 Joueurs

Les terrasses de Kanoa à tout pour réussir : un bouche à oreille qui a parfaitement fonctionné lors de ce festival, une excellente jouabilité, un matériel plutôt soigné et des modules permettant de corser l’exercice au fur et à mesure des parties.

C’est un jeu de placement de tuile qui se décompose en deux phases : récolte de ressources et construction de son domaine. L’objectif du jeu est de développer son « environnement personnel » en collectant des ressources puis en construisant son domaine de façon à optimiser chaque élément et faire le plus de points possibles. Chaque « écosystème » à sa manière de scorer : les arbres valent plus de points quand ils sont regroupés en forêt, les cascades sont plus intéressantes quand elles sont placées en hauteur, les terrasses accentuent la valeurs des « écosystèmes » qui les entourent, etc. Vous l’aurez compris, on est dans un environnement familier avec des mécaniques proches de celles d’Acropolis. Et c’est peut-être le principal défaut des Terrasses de Kanoa. Sa filiation est tellement évidente que malgré des propositions originales, on a du mal à ne pas comparer les deux propositions sachant que son illustre prédécesseur a, en son temps, été plébiscité par beaucoup et raflé de nombreux prix amplement mérités. En tout cas, j’ai adoré ma partie et il offre assez de rejouabilité pour faire partie de ma ludothèque.

Fric Frac : de David Gordon et Jonathan Gilmour-long édité par Lucky Duck Game. De 2 à 5 Joueurs.

Depuis l’annonce de Lucky Duck d’abandonner certains types de jeux, il était intéressant de découvrir leur nouvelle ligne éditoriale. Nous nous sommes donc installés pour tester un jeu que l’on pourrait même classer dans la catégorie familiale : Fric Frac.

On a avec Fric Frac, un jeu super fun avec du bluff et de la collection de cartes.

Chaque joueur est un monte en l’air et va à chaque tour décider dans quelle demeure il va s’introduire pour s’emparer des richesses des riches propriétaires ou s’attaquer au coffre de la banque. Les autres joueurs vont « parier » sur la destination du cambrioleur qui lui aussi va face cachée, décider du lieu où il veut commettre son méfait.

Si le casseur de coffre est seul, il rafle la mise en entier. S’il a des complices, il y aura partage. Chaque demeure a des effets spéciaux qui ajoutent encore aux stratégies de chaque joueur : passage secret, tableau et objets rares, chien de garde.

Le jeu est composé de tableaux modulables qui ajoutent encore à la rejouabilité et à l’interaction autour de la table. Certains de mes compagnons étaient très dubitatifs en débutant la partie mais très vite, les rires ont fusé et tout le monde s’est pris au jeu. L’interaction est maximum et le jeu remplit totalement son office ! Une réussite en ce qui me concerne.

Catégorie Ambiance :

Bas les pattes : de Félix Metzinger et Sarah Germain édité par Disto Studio. 4 à 6 joueurs.

Des ours affamés, une rivière poissonneuse et un système malin de stop ou encore auxquels s’ajoute une originalité supplémentaire : l’ours qui remporte la mise doit frapper une carte centrale et en fonction du fait qu’il utilise sa main droite ou sa main gauche, les points qu’il remportera ne seront pas les mêmes.

Chaque ours garde au départ ses mains levées et un d’entre eux va découvrir une série de cartes dans un rythme qu’il choisit. S’il y a sept cartes sur la table, on les élimine et on repart à zéro.

Celui qui remporte la mise va devenir le donneur. Chaque ours a quatre possibilités de gagner des cartes avant d’hiberner. Quand deux ours ont épuisé leurs possibilités, le jeu s’arrête. Il va donc falloir bien jauger ses interventions et parfois agir avec rapidité afin d’éviter de s’endormir le ventre vide ! Pour corser le jeu, quelques cartes spéciales peuvent être ajoutées.

On a là encore avec Bas les pattes, un jeu fun, élégant et superbement illustré où on aura envie d’enchaîner les parties. Un autre coup de cœur en ce qui me concerne !   

Dans le Mille : de Grace Kendall et Mike Belsole édité par Blackrock Games. De 3 à 7 joueurs

Jeu d’ambiance où il va falloir faire deviner un mot grâce à des indices (des lettres) qui logiquement et au fur et à mesure des tours vont former des mots. Tout le souci et qu’à chaque tour où celui qui devine ne trouve pas, les autres font circuler leurs supports et la communication étant interdite, il va apparaitre des situations cocasses.

Au départ, on distribue deux cartes à un joueur qui va choisir le thème qu’il désire voir aborder et le joueur suivant choisit un mot ayant rapport avec le sujet choisi. Ensuite sur un support ayant la forme d’une flèche, chaque joueur va inscrire une lettre correspondant à un mot ayant un rapport avec le mot à faire deviner. Plus le joueur qui devine, trouve tôt, plus l’équipe marque des points qui seront inscrit sur une cible. On fera le décompte quand chaque joueur aura été à son tour celui qui devine.

Dans le Mille vient surfer sur les vagues du succès d’un Just one. On retrouve là encore une filiation évidente même si le gameplay est assez éloigné pour pouvoir y jouer sans arrière-pensées. C’est efficace et cela fait ce pourquoi le jeu est conçu. C’est convivial et on peut vraiment s’amuser si on aime ce type jeu.

Catégorie Jeux pour enfants :

Pouss’ ta poule : de Yannis Lidy et Benoit Turpin édité par The Flying Games. De 2 à 4 Joueurs à partir de 5 ans

Pouss’ ta poule, c’est un jeu de stop ou encore au matériel incroyable et particulièrement fun !

Il est composé d’un poulailler qui cache un « fakir » à l’intérieur. Ce qui veut dire que quand on va y déverser un œuf de couleur, on ne sait absolument pas où il va sortir. Il y a trois sorties possibles.

Chaque œuf cache sur son autre face, un petit poussin qui peut ne pas être de la même couleur que l’œuf utilisé. Il y a cinq couleurs différentes. L’objectif est de savoir quand s’arrêter et d’éviter que deux poussins de la même couleur se retrouvent dans la même rigole, car dans ce cas au lieu de récupérer tous les poussins de couleurs différentes, on va juste récupérer un des deux poussins identiques. Ces poussins vont ensuite être utilisés pour pousser une poule jusqu’à la rivière. Si lune poule franchit cette limite, les autres n’ont plus qu’un tour pour pouvoir éventuellement la dépasser.

Franchement, on passe un agréable moment et les parties sont rapides. Un nouveau Flying Games qui m’a particulièrement séduit. J’ai hâte de le jouer avec ma petite fille ! 

Catégorie Jeux de cartes et de plis :

Minikin City : De Mathieu Verdier et Simone Luciani édité par Gigamic de 2 à 5 joueurs.

Premier jeu de deux designers qui ont eu déjà de multiples succès, Minikin City est un jeu de construction de moteur à base de cartes qui vont servir à la fois à déterminer qui emporte le manche en fonction de la valeur et de la couleur jouées et qui vont en fonction des collections construites rapporter des points de victoires en fin de partie.

Certaines cartes nécessitent l’obtention de Minikins pour pouvoir les activer. La partie se joue en 8 manches pilotées par huit cartes indiquant la couleur à jouer et les récompenses possibles en fonction du classement.  

J’ai beaucoup aimé la découverte de Minikin City. Le jeu est malin, demande un peu de réflexion et se joue en une vingtaine de minutes, de quoi en enchaîner une autre.

Trick Stakes : de Susumu Kawasaki et Basaki Takumi localisé par Musoka studio de 3 à 4 joueurs.

Celui-là, je l’attendais depuis que j’ai eu la chance de le découvrir grâce à Romain Bré et Golden Meeple. Il était introuvable et Musoka studio a eu l’excellente idée de le localiser et il sera disponible à Essen. De plus, le bon goût français a amené quelques micro changements dans les règles afin de rendre le jeu plus fluide et plus tactique. De plus, la version française a été retravaillé du point de vue artistique donnant au jeu une dimension supplémentaire ! Voici de quoi récompenser l’attente de ceux qui voulaient l’obtenir et séduire ceux qui vont le découvrir.

Trick Stakes comme son nom l’indique est un jeu de plis, mais pas que ! il s’agit aussi d’un jeu de paris. Chaque joueur est au champ de course et ils vont avant de commencer la partie, parier sur un des quatre chevaux en course. Ensuite le premier joueur ouvre le pli et chaque joueur doit suivre à la couleur S’il n’a pas la couleur, il joue une autre carte ou il peut utiliser sa carte cravache qui lui permettra de rendre sa carte, couleur maitresse. Chacun ensuite va récupérer sa carte jouée car à l’issue de la manche, il va passer son jeu et son cheval à son voisin de gauche et les cotes des chevaux vont varier en fonction de la ligne d’arrivée, le gagnant de chaque pli faisant avancer son cheval.  Au bout de quatre manches, chaque joueur aura joué avec chaque main. Le gagnant est celui qui a le mieux optimisé les mains et parié avec intelligence.

Trick Stakes est une petite merveille qui demande un peu d’investissement pour bien le maitriser. Je le range dans la catégorie expert. Ce sera en ce qui me concerne un instant buy à Essen.

Musoka studio a aussi localisé un autre jeu de pli et l’auteur, Jon Barron à ajouter une petite extension pour la version française : il s’agit de Tricky Time Crisis, un jeu de plis original dans un univers de super héros. Le jeu est fun est très malin (J’ai la version originale) mais nous n’avons pas eu le temps d’en faire une partie.

Seven Prophecies : de Hinata Origuchi chez Pixie Games. 3 à 4 joueurs

Là encore, Seven Prophecies est un jeu d’origine asiatique qui était déjà sorti, il y a quelques années dans une édition beaucoup moins jolie (2017).

Seven Prophecies c’est à la fois de la programmation ainsi qu’un jeu de pli un peu particulier.

Tout d’abord, on va étaler sur la table, dix cartes qui permettront de savoir quelle sera la couleur d’entame à chaque pli. Ensuite on va évaluer sa main et déterminer non pas le nombre de plis mais combien de fois on va être premier, second, troisième ou quatrième et on va l’indiquer avec sept cubes ce qui nous laisse une marge d’erreur de trois.

On va jouer ensuite normalement en tenant compte de la couleur demandée. On classera sous la carte guide les cartes en fonction de leur place dans le pli et on y fera figurer un cube ne notre couleur pour indiquer que l’on a rempli une partie de notre objectif. Si l’un des joueurs a rempli ses sept objectifs, la partie s’arrête. Dans le cas contraire, on finira les dix plis et une nouvelle manche débutera.

On a avec Seven prophecies une nouvelle itération autour du jeu de plis avec une mécanique originale de programmation et de gestion de main afin d’atteindre son objectif. Je trouve cela pour ma part extrêmement efficace et la version commercialisée est particulièrement soignée.

Just Chillin : de Juan Agustín Maiolino et Ariel Mora de chez Mandoo Games localisé chez Pixie Games. De 1 à 6 joueurs

Avec Just Chillin, on est dans l’univers du 6 qui prend, un jeu nerveux, rapide qui va consister à prendre le moins de cartes possible. Dès qu’il y a quatre cartes de couleur identiques ou de chiffres identiques, la personne doit les ramasser. On a bien sûr à sa disposition des cartes spéciales permettant de vider la table, de donner les cartes présente à un de ses voisins, etc. Chaque carte représente un piment et certains tout comme les bêtes à cornes, sont plus corsés que les autres et comptent double.

A la fin on compte un point par carte ramassées, deux pour les piments « forts ». On regardera ensuite qui à la majorité par couleur ce qui permettra de contrebalancer le nombre de points négatifs en ajoutant un bonus de points. Celui qui a le moins de points dans la manche obtient aussi un bonus de points positif.

Just Chillin surfe sur les jeux de cartes que l’on sort à l’apéro et que l’on joue de façon frénétique pendant un temps. Difficile de dire s’il va trouver son public tant le créneau est embouteillé.

La Meute : de Johan Benvenuto et Gricha German Chez Sylex. De 4 à 8 joueurs

Autant le dire tout de suite, je n’ai pas du tout aimé mon expérience de jeu comme quoi le fait de réunir deux bons auteurs ne fait pas tout !

Dans La Meute on joue deux contre deux (au minimum) avec un deck de cartes identiques dans un jeu d’affrontement. Le gagnant gagne un croc et le perdant va affronter un autre joueur selon un système de rondelles qui bougent sur une échelle. On retrouve une mécanique déjà éprouvée avec des cartes qui selon, vont annuler le texte de l’adversaire, valoir une autre valeur, vous faire gagner des quartiers de lune qui s’additionneront à la valeur de certaines cartes et bien sûr la carte qui va vous permettre de récupérer toutes les cartes jouées. Quand un joueur a récupéré quatre crocs, il devient un loup Alpha et chaque combat est alors un combat à mort pour son adversaire, s’il perd. La partie s’achève quand il ne reste plus qu’un loup.

Que dire si ce n’est que la mécanique est classique et déjà vue et que le jeu est finalement bien long pour ce qu’il veut être. C’est une déception en ce qui me concerne compte tenu de la réputation des auteurs.

Catégorie jeux en périphérie, protos et bizarrerie :

Can’t Win : De Taki Shinzawa édité par Engames de 3 à 4 Joueurs

Can’t Win fait partie des jeux amenés à Vichy que nous avons joué à l’appartement. C’est un Shinzawa, donc gage de qualité ! Taki Shinzawa est un auteur prolifique, et qui à chaque fois qu’il crée un jeu, déclenche souvent de fortes attentes tant il a déjà des pépites à son actif.

Dans Can’t Win, c’est à la fois le scoring et le twist proposé au départ qui fait de ce jeu de pli toute son originalité.

Quatre couleurs dont une, le bleu, est toujours l’atout. Les règles sont simples, on suit toujours à la couleur et si on en est dépourvu, on joue n’importe quelle carte au choix, atout ou non.

Les subtilités du jeu se situent en début de partie ! on va devoir dans l’ordre que l’on veut, décider du nombre de plis que l’on va effectuer, symbolisé par des pions à poser sur les plis gagnants, et on va choisir une situation où nos cartes sont considérées comme perdantes. On a le choix entre une des couleurs, les cartes pairs ou les impaires. On aura pour cela une plaquette que l’on gardera devant soi pour que chacun ait bien en tête les choix de chacun. Ainsi lors de la partie, on pourra présenter sa carte de façon verticale afin de bien faire valoir le fait que l’on ne peut pas remporter le pli.

A la fin de la manche, on marque sur la fiche de score combien de plis on a réalisé et en dessous si on a réalisé notre objectif. On marque un point si l’objectif est atteint, deux points si on avait programmé le fait de ne faire aucun pli. Au bout de quatre manches, on fait le total du nombre de plis effectués sur l’ensemble de la partie que l’on multiplie par l’addition des objectifs réalisés. Le plus haut score l’emporte.

En ce qui me concerne, j’ai beaucoup aimé Can’t Win, ce n’est peut-être pas le plus abouti des Shinzawa, mais il a de mon point de vue, l’originalité et le fun nécessaire pour enchainer les parties avec un panel de joueurs variés.

Numberwang : de Cardner et Alex Babakitis édité par Odd Candy

Encore un jeu de pli et une réédition dans un emballage plus luxueux et la possibilité de le jouer à trois, quatre ou cinq alors qu’à l’origine, il n’était prévu que pour quatre joueurs.

Là encore, le principe est, on ne peut plus classique, on joue une carte et on est obligé de suivre à la couleur. Les cartes mauves sont des atouts mais ne peuvent être jouées directement que si quelqu’un à précédemment coupé un pli. Rien de nouveau donc dans la manière de jouer.

Le twist se situe au départ, on va avoir en main l’ensemble des mains de chaque joueur et on va devoir estimer le nombre de plis qu’ils vont réaliser. On récupèrera en dernier sa main et on complètera l’estimation, le total ne devant pas excéder le nombre de plis. Afin d’ajouter un brin de chaos, on va donner deux cartes à son voisin de gauche ou de droite suivant les manches.

Si on a bien déterminé le nombre de plis d’un joueur, en fonction de sa position, on va gagner un certain nombre de points indiqué sur la fiche de score. On marque ensuite des points concernant sa main par joueur qui n’a pas fait la bonne estimation.

Là encore, on passe un agréable moment avec un jeu de plis intermédiaire qui pourra rebuter par sa mise en place et le changement de sens à chaque manche. Le fait de voir chaque main et d’essayer d’anticiper le nombre de plis est un challenge intéressant. Plus réfléchi que fun, Numberwang reste pour moi un très bon jeu qui complétera parfaitement une soirée.

Marvel Remix The Cosmos ! : de Bruce Glassco édité chez Wizkids de 2 à 4 joueurs

La nouvelle itération Marvel Remix basée sur le légendaire Fantasy Realms vient de sortir ! et avec les abrutis que sont mes compagnons, il était évident que les parties allaient s’enchainer !

Quelles sont les nouveautés ? tout d’abord une carte géante de Galactus qui apparait si quelqu’un jette dans la réserve le surfer d’argent avant le sixième tour.
On peut maintenant jouer Thanos et les pierres d’éternité. Il y a d’ailleurs une nouvelle condition de victoire les concernant.

On notera aussi l’apparition de cartes qui se place horizontalement et qui donnent aussi de nouvelles conditions de marquer des points : les cartes cosmiques.  

Des nouveaux personnages emblématiques, des super vilains et la possibilité de mélanger les deux boites en modifiant légèrement les règles : on débute avec sept cartes au lieu de six et la partie s’achève lorsqu’il y a douze cartes dans la réserve au lieu de dix dans le jeu de base. 

Marvel Remix The Cosmos malgré quelques petites nouveautés n’apporte pas de changements majeurs au gameplay. Ceux qui sont réfractaires à l’univers ou qui n’ont pas accroché au premier du nom, ne trouveront pas de raisons d’y revenir. Pour les autres c’est un achat INDISPENSABLE !!!!! Galactus et Thanos les gars ! Comment on peut passer à côté ? Allo quoi ?

Protos : Nous avons eu la chance, l’honneur et l’avantage de pouvoir tester deux protos de Mathieu Verdier qui devraient marquer l’année 2027 avec la création d’une nouvelle maison d’édition : Mosaïc

Il s’agit de Birds et de Magister

Le premier est un jeu expert qui introduit une manière originale et inédite d’utilisation d’une rivière de carte et à déjà pour lui un buzz retentissant, le second est un jeu initié, plus classique consistant à créer son université lors de la renaissance. Je ne détaillerai pas les jeux pour l’instant sachant que chacun d’eux n’a pas totalement fini sa phase de développement. Tout ce que je peux en dire c’est que chacun d’eux dans leur catégorie offre une profondeur de jeu dans un temps de partie relativement serré ce qui est déjà une très belle performance. Vivement la suite !!

Bizarrerie :

Il s’est passé une semaine depuis que je suis rentré de Vichy et j’ai toujours la même interrogation concernant le dernier jeu que je vais détailler ici.

S’agit-il d’une bonne blague ou un vrai projet d’édition ? Je veux parler de ffffff ! présenté par Le Passe-Temps

Lors du salon pro, nous avons donc été sollicité par le Passe-Temps pour tester leur nouveau concept et être filmé pendant l’expérience.

Devant nous un tas de cartes blanches mélangées et l’objectif est d’en tirer cinq, unique, car surprise, un certain nombre de cartes sont collées entre elles.

Notre première réaction fut l’étonnement et nous nous sommes vraiment demandé s’il s’agissait d’une blague comme Simon peut être coutumier ou d’un vrai projet d’édition. Le plus surprenant c’est que personne n’en a parlé sur les réseaux.

Après recherche, le jeu existe bien, il s’agit de Mr Pai Pai de Macoto Nakamura en auto édition. En voilà la description :

« Des voleurs se sont introduits dans le manoir du milliardaire M. Pai Pai. Le trésor qu’ils recherchent est une carte blanche, qui, selon la rumeur, vaut autant qu’un diamant. Cependant, M. Paipai a tendu un piège. Ne vous laissez pas berner par la fausse carte Paipai et récupérez la carte blanche. »

Je reste donc très dubitatif quant à la suite de ce happening ludique ! Engouement autour d’un concept original et fun ou simplement une adaptation des « habits neufs de l’Empereur » ? J’attends avec impatience la suite, s’il y en a une !!!

Le labo en Festival : Brussels Games Festival BGF 2026

Le labo en Festival : Brussels Games Festival BGF 2026

Le week-end des 28, 29 et 30 août 2026, se tenait le BGF. J’ai eu la chance de participer à l’événement. Je n’ai malheureusement pas pu m’y rendre dès le vendredi mais j’ai pleinement profité des samedi et dimanche !

Je vais vous présenter brièvement les jeux auxquels j’ai joué dans l’ordre chronologique.

Fourmis

Jeu expert sur le thème des… fourmis (Etonnant, non ?) vous emmène dans une fourmilière où vous devez développer votre colonie en gérant les salles, les fourmis avec leur progéniture, les ressources à collecter, les phéromones… Vous allez également jouer des cartes qui vous permettront de construire un petit moteur. Dans cette partie à 4 joueurs, nous avons joué pendant presque 2h30 sans voir le temps passer. Autant dire que le jeu m’a plu !

Kumata

Un jeu léger où vous jouez avec des dominos. Le but du jeu est de marquer le plus de points en s’efforçant de recouvrir les dominos des autres joueurs et en laissant apparaître un maximum de dominos à notre couleur.

Une partie à 4 et une partie à 2 : j’ai trouvé ça plus tendu à 2 car on ne recouvre que la couleur de son unique adversaire et la nôtre (logique !).

Le jeu est sympathique et n’est pas sans rappeler Marrakech en y ajoutant des nombres.

Dewan

Un jeu de placements. En effet, chaque joueur va positionner les camps de sa couleur sur différents types de terrains, cela en jouant des cartes en fonction des terrains traversés. Un petit côté Aventuriers du Rail pour l’utilisation des cartes, plus des objectifs à débloquer parmi une rivière de tuiles (ainsi que quelques autres détails, n’exagérons rien !) et cela donne un jeu facile d’accès et très sympathique.

Voilà pour la journée du samedi, qui a aussi été l’occasion de revoir des copains que je n’avais pas eu l’occasion de croiser depuis longtemps et qui m’ont accompagnée pendant la soirée du off avec les jeux suivants :

Camel Up 

On ne présente plus cette course de chameaux effrénée aux paris survoltés. Nous y avons joué à 6 et nous sommes bien amusés.

Olé Guacamole

Un petit jeu où il faut trouver un mot ne contenant pas les lettres qui sont retournées et en rapport avec le dernier mot prononcé. Pas toujours facile mais source de bonne humeur ! Nous y avons joué à 6 et avons bien ri.

Da Da Da

Il nous a fait découvrir de nouveaux langages lors d’une partie à 8 complètement déjantée qui nous interdisait de communiquer autrement qu’avec un langage composé de syllabes présentes sur des cartes tirées au hasard.

Et me voilà (déjà) arrivée au dimanche.

Carnuta

Dans ce jeu vous devez amasser des ingrédients en les « achetant » avec des runes. Le système est malin : vous retournez côté lune ou soleil ou défaussez vos runes pour jouer une carte ingrédient dans votre zone de jeu. Plus assez de runes ou des runes tournées du côté qui ne vous intéresse pas ? Retournez-les toutes sur la même face ou récupérez-en de nouvelles ! Je ne suis pas certaine que la rejouabilité soit énorme mais j’ai vraiment passé un bon moment lors de mes 2 parties à 2 joueurs.

First Giants

Il m’a emmenée, dans une partie à 4, dans le monde des dinosaures qu’il fallait collectionner pour les faire entrer dans son exposition et marquer ainsi des points. Le système de poteaux (rapportant des points) pour relier les différentes salles contenant les dinosaures est malin et le fait de les retourner (les poteaux) pour marquer plus de points lorsqu’une collection est finie, l’est tout autant. Un jeu où l’on joue des coudes avec ses adversaires pour parfaire ses collections.

Mélodies

Ce jeu est à paraître en octobre et m’a proposé de me mettre dans la peau d’un membre d’un groupe de rock qui répète dans un garage. A 5, nous avons essayé de jouer les morceaux demandés sans fausse note, c’est-à-dire en jouant des cartes de valeur plus ou moins haute en fonction de la note demandée. Attention, vous n’avez pas le droit de ranger vos cartes ! Vous pouvez jouer des nombres identiques, des suites, une carte toute seule… Mais s’il vous reste des cartes en main à la fin du tour, cela vous handicapera pour la suite. Le petit twist sympa : vous jouez vos cartes « comme vous le sentez ». Je m’explique : si vous êtes sûr de vous, vous pouvez jouer dès le début du tour ou au contraire attendre que les autres joueurs aient posé leur(s) carte(s). Un jeu coopératif où l’on s’amuse bien !

Awalé

Et j’ai conclu ce festival avec une partie d’Awalé, vous savez, le jeu africain dans lequel on prend les graines d’un emplacement et on les sème une par une dans les trous suivants. Cette mécanique a servi dans certains jeux de société comme Trajan ou Five Tribes. Eh bien, je n’avais jamais essayé le « vrai » jeu ! Cela m’a beaucoup plus car le hasard n’a point sa place ici et seule la réflexion peut aider à se rapprocher de la victoire. De plus, toute erreur peut coûter très cher et pas question de compter sur un quelconque hasard pour la rattraper !

Conclusion :

Depuis quelques années à « The Egg » à Anderlecht, le cadre du BGF n’est pas aussi attractif qu’au parc du Cinquantenaire (avant la Covid) et est plus bruyant, mais avec le temps pluvieux de ce week-end, c’était parfait ! D’autant que l’architecture du bâtiment est impressionnante et très belle.

Ludiquement parlant, les éditeurs et les bénévoles ont été au top et les jeux présentés étaient aussi nombreux que divers.

Côté nourriture (Eh oui, cela compte aussi !), plusieurs solutions étaient proposées et, même si la file d’attente était assez longue, cela s’est bien passé à chaque fois. Un gros coup de cœur pour « Chez Fanny » qui a vraiment tenu la distance.

N’oublions pas les retrouvailles avec les copains qui font chaud au cœur, et les parties avec des inconnus qui réservent parfois d’excellentes surprises. Mais ce dernier point est le propre de ce type d’événement.

Bref, voilà donc un festival que je recommande à tous les joueurs !

Test : Deluge de Dragons

Test : Deluge de Dragons

Cette critique a été rédigée à l’aide d’un exemplaire fourni par l’éditeur.

Difficile de réinventer la roue à chaque jeu, je vous l’accorde. Entre hommages assumés ou non, copies conformes, twists légers plus ou moins bien amenés, j’ai régulièrement le sentiment de ne plus être surpris mécaniquement. La faute est la mienne en partie, puisqu’à force de jouer, et bien on voit de plus en plus de mécaniques. L’impression d’originalité est moins présente parce que logiquement, il devient de moins en moins probable de ne pas avoir déjà croisé cette mécanique dans un jeu.

La faute est aussi celle des auteurs et des éditeurs qui cherchent souvent à sortir des long-sellers, ces jeux qui vendront sur le long terme et permettront de se créer un nom pour les auteurs, et de vendre du volume de manière régulière sur un jeu déjà développé et qui ne nécessite plus de frais, à part de le réimprimer régulièrement. Généralement c’est au détriment de la créativité et de l’originalité, sauf parfois pour le 1er jeu qui marque son temps. Celui-ci est alors allègrement copié, inspiré, détourné, par de nombreux suiveurs, dans le but de rencontrer le même succès commercial.

Schotten Totten

Comment ne pas parler de ce grand ancien du Dr Knizia qui a marqué son époque, et continue de le faire. Il aura en tout cas bien marqué Jay Bendixen, l’auteur de Déluge de Dragons. La marque de fabrique du docteur c’est quand même souvent des jeux plutôt épurés, et on se dit qu’il arrive à faire des expériences ludiques incroyables avec peu de choses. Schotten ne fait pas exception à la règle. Un jeu de 54 cartes de 1 à 9 en 6 couleurs, des bornes entre vous et votre adversaire, et vous devez poser des cartes de votre côté de la frontière. Chaque borne fait l’objet d’une compétition pour la conquérir et la garder, à base de combinaisons de poker (brelan, suite, somme …). Chaque joueur ne peut poser que 3 cartes maxi de son côté de la frontière. Simple, basique. Tactique, facile à prendre en main, à expliquer, et temps de jeu rapide.

Le jeu est sorti en 1999, ça commence à dater, mais est toujours édité, disponible en boutiques, et joué un peu partout. Peu de jeux peuvent en dire autant.

En passant je vous conseille de vous intéresser à Hanami, la réimplémentation de Samurai, sorti en 1998. Encore une perle du docteur, et si vous aimez les jeux épurés et tactiques, vous allez adorer.

Revenons-en à nos moutons … dragons

Le jeu qui nous intéresse aujourd’hui propose comme Schotten de conquérir des bornes en y posant des cartes. Ici le jeu s’adresse plutôt à une cible enfants donc les règles sont encore plus simples que Schotten. Pas de combinaisons de poker ici, additionnez juste la valeur de vos cartes sur chaque base. Celui qui a la plus grande valeur contrôle le territoire/la borne. Les dragons sont de 5 types différents, et vous ne pouvez les poser que sur le territoire qui leur correspond. 5 bornes conquises durant la partie, et c’est la victoire, si vous ne pouvez plus jouer c’est la défaite, sinon on résout à la fin.

C’est mignon, c’est rapide, c‘est 13-15€ en boutique. J’ai pas grand-chose d’autre à en dire malheureusement. C’est assez fainéant en termes de création je trouve, ça me fait penser à une enième sortie qui sortira aussi vite des boutiques qu’elle est arrivée, et qui va se retrouver soldée dès la prochaine saison, cad janvier 2027.

Un twist qui coupe pas vraiment la faim

Bon j’admets, elle n’est pas forcément évidente celle-là, faut comprendre que c’est pas simple de trouver des titres de paragraphes un minimum percutants, intéressants ou rigolos … Bref là ça faisait allusion à Twix 2 doigts coupe faim, twix / twist … voilà voilà

Bref pour Déluge de Dragons, Jay Bendixen s’est quand dit qu’il fallait ajouter un twist sinon ça serait trop visible …

Quand vous poserez une carte devant une borne/territoire, votre adversaire récupèrera la carte visible sur cette borne. On repiochera ensuite une carte qui viendra sur la borne vide. Donc quand vous jouez, vous donnez aussi une carte à votre adversaire. Et potentiellement une carte forte. Il n’y a plus uniquement que la conquête de la borne à surveiller, mais aussi la carte qui viendra s’ajouter au jeu de votre adversaire si vous jouez sur cette borne.

Bon en vrai c’est pas un petit twist, ça change quand même pas mal la dynamique du jeu et la tactique, soyons honnête.

Vous pourrez aussi poser une carte face cachée parmi vos 3 max par borne, qui sera révélée à la fin de la partie.

Enfin, si la victoire se joue au décompte final, le joueur qui aura une somme avec ses dragons de 2 fois + que son adversaire sur ce territoire perdra la conquête. Des dragons trop puissants deviennent belliqueux, résultat vous perdez … Ce twist là il est moins fifou et moins intéressant que le premier.

Voilà en substance les ajouts ou différences par rapport à Schotten. Pour le reste vous lirez les règles si le jeu vous intéresse.

Pourquoi ne pas jouer à l’original finalement ?

C’est vraiment ce que je me dis après avoir joué à ce Déluge de Dragons. Je connais le jeu dont il s’est grandement inspiré, il est encore plus épuré, et à part le côté combinaisons de poker qui pourrait être moins facile à appréhender pour des enfants de 8 ans, Schotten reste plusieurs crans au-dessus selon moi. Pas la peine de rajouter des twists à ce jeu qui n’a besoin de rien de plus. Alors pourquoi je jouerai à Deluge alors que j’ai Schotten dans ma ludothèque ?

La réponse pourrait tout simplement être que j’y jouerai si je n’ai pas ou si je ne connais pas Schotten. Je cherche un petit jeu pour jouer avec mon enfant, je vais en boutique, et je tombe dans le rayon enfants sur ce jeu plutôt mignon avec ces dragons colorés. 2 joueurs, 15 minutes, prix contenu. Mon fils craque sur les dragons et commence déjà à me demander de le prendre …

Personnellement et à force de jouer encore et encore, depuis des années, je recherche une originalité, une expérience ludique, et je suis trop souvent déçu par le peu de prise de risques de la majorité des jeux qui sortent. J’ai trop souvent l’impression d’avoir déjà joué à ça. Et un jeu « qui marche bien » comme on a coutume d’entendre ne me suffit plus du tout. Déluge de Dragons fait partie de ceux-là. « Un petit jeu qui tourne » (encore heureux vu le monument dont il s’inspire), pas de reproches particuliers à lui faire, si ce n’est ce côté trop inspiré, ce côté frileux dans la proposition, et cette impression que l’on passera à autre chose très facilement sans avoir été marqué par ce jeu.

Bref, un jambon beurre tout simple, pas le plat travaillé et étonnant dont on se rappellera des mois après l’avoir mangé.

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Prix constaté : 13,50 €

Test : Lego Ninjago : Les aventures du Bounty

Test : Lego Ninjago : Les aventures du Bounty

Cette critique a été rédigée à l’aide d’un exemplaire fourni par l’éditeur.

Elias on joue à un jeu ?

Mouais bof … flemme.

Ok je voulais te montrer le jeu Lego Ninjago qui vient de sortir … dommage !

Lego Ninjago ?! J’arrive !

Voilà en substance ce qu’il s’est passé quand j’ai proposé à mon fils de jouer à un nouveau jeu de société ^^

Un nouveau jeu à licence c’est à nouveau une interrogation sur la raison de cette sortie. Y a-t-il un jeu, un film ou un évènement sur lequel l’éditeur souhaite surfer pour vendre. C’est souvent le cas, et c’est rarement gage de qualité pour ce que le jeu aura dans le ventre. Il s’agit souvent de commandes passées par les ayant-droits pour avoir un autre produit avec une licence qui parle, et qui vend. Bon, là on parle de Lego, et la marque fait rarement n’importe quoi. Mais est-ce que ces aventures du Bounty cachent un « vrai » jeu de société, ou juste une opportunité commerciale ?

Niveau édition, rien à redire

Passée la joie de voir ses héros sur une boîte de jeu de société, on a pu ouvrir la bête et se rendre compte que quand c’est Lego qui appose son logo sur une boîte, on peut être tranquille. Même bonheur qu’à l’ouverture d’une boîte de Lego à construire, on se retrouve avec une boîte de … Legos à construire. Trop cool !

Mon fils s’en est donné à cœur joie, les mêmes sachets « papiers » que dans les nouvelles boîtes Lego, les pièces à trier puis à regrouper par personnage. Chaque Ninjago se retrouve avec son « coffre » pour ranger son matériel. Au moins un jeu qu’il prendra plaisir à ranger …

Et surtout, les personnages à construire !!! On retrouve Cole, Zane, Kai et Nia. Selon la boîte c’est une figurine exclusive, qui devrait donc ne pas se retrouver dans d’autres sets Lego. Soit.

Le reste du matériel est constitué de cartes et de jetons tokens en carton. J’avoue qu’on aurait adoré avoir les ennemis serpents en figurines aussi, ça aurait tellement eu de la gueule de jouer avec toutes les figurines ! Mais le prix s’en serait forcément ressenti … Pour que ça reste « abordable », on se contentera donc des 4 personnages principaux.

Les illustrations sont validées par Lego, tout est conforme aux figurines, à la série TV et à l’univers Lego.

Un sans-faute de ce côté-là, et c’est tant mieux.

Tower defense

À la manière d’appli mobiles ou de certains jeux de société comme « Attrape Monstres », « Kingdom Rush » (appli et jds), il va falloir gérer des vagues d’ennemis et obtenir la victoire avant que trop d’ennemis aient atteint les zones à protéger.

Mécaniquement rien de fifou mais on verra que ça fonctionne très bien avec nos amis Ninjago. 6 aventures contenues dans la boîte nous feront affronter les hordes de serviteurs ssserpents qui n’auront de cesse d’envahir notre cher Bounty, notre bateau bien connu des amateurs de la série TV.

Un deck de 6 cartes sera utilisé durant la partie, et chaque aventure est constituée de plus ou moins de chapitres, la difficulté augmentant au fur et à mesure des aventures.

Le joueur actif va révéler la 1ère carte de la pioche, la résoudre, et soit faire apparaître des ennemis, les faire avancer, ou encore faire apparaître des bonus bien utiles à récupérer. Ensuite il joue en se déplaçant, en attaquant les ennemis, en déclenchant ses compétences, et en récupérant des bonus si possibles.

C’est du coopératif, donc il faudra jouer en équipe, utiliser les actions à bon escient, et atteindre son plein potentiel, comme les vrais Ninjago. Les ennemis vaincus sont ajoutés sur la piste de victoire, si on atteint le nombre demandé en début d’aventure, on l’emporte. À l’inverse, si les ennemis arrivent dans les zones clés du navire, ils s’ajoutent à la piste des méchants (oui oui) et de la même façon, s’il y en a le nombre requis, la partie est perdue.

Construction et impact sur le gameplay

Un jeu Lego n’en serait pas un si l’on ne pouvait pas ajouter des armes, accessoires ou autres à nos figurines. Bref construire ! Rassurez-vous, c’est là que vos marmots prendront leur plus grand plaisir, c’est avec la possibilité de leur ajouter des armes ! Mais pas de manière désorganisée ni quand ça leur chante non plus, attention ! Et surtout cela aura un impact non négligeable sur la partie.

Quand un ennemi vaincu recouvre une carte potentiel sur la piste de victoire, les joueurs vont alors choisir l’une de leurs cartes et ajouter l’équipement en question. La carte résumera aussi le bonus apporté et sera désormais utilisable durant la partie. Possibilité de traverser les murs, de geler les ennemis, d’augmenter sa force etc … Toutes ses compétences feront la différence entre défaite et victoire à la fin de l’aventure. Alliez les compétences des Ninjago avec intelligence vous assurera la victoire, foncez tête baissée sans tenir compte des atouts de vos coéquipiers et vous connaitrez la défaite. C’est en substance, ce qu’aurait pu vous dire Maître Wu.

Les joueurs iront donc piocher dans leur petit coffre, prendre leur équipement, et l’ajouter à leur figurine sur le plateau. Parfait pour les enfants, ils vont manipuler, construire, améliorer, et voir leur figurine évoluer durant la partie.

Un sans-faute

Clairement je n’ai rien à redire sur ce jeu. C’est un sans-faute en termes d’édition mais ça semble logique avec la licence Lego. Interdiction de faire n’importe quoi avec cette marque si connue, et c’est tant mieux. Même mécaniquement, c’est nickel. C’est surtout là que j’avais un doute. Mais clairement, la mission est accomplie en voyant les 4 enfants s’éclater avec leurs figurines à essayer de contrer les vagues d’ennemis, de collaborer ensemble, de discuter stratégie, d’essayer de faire front et de juguler les menaces croissantes et qui arrivent de partout. La licence Lego fait que le jeu sort à 40€ environ en boutiques.

Le seul point négatif, c’est qu’on recommence à chaque aventure. On ne conserve pas son équipement, il n’y a pas cet aspect campagne et ça aurait génial d’implémenter ça avec le côté construction et évolution des Lego. C’est frustrant de devoir déconstruire ses personnages, enlever les équipements. Conserver sa progression aurait apporté un plus non négligeable je pense.

Contenu supplémentaire : https://www.dottedgames.com/ninjago/extra-content/

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Prix constaté: 39€

Test : Fromage

Test : Fromage

Cette critique a été rédigée à l’aide d’un exemplaire fourni par l’éditeur.

Ah, la France, le pays du fromage

Ce n’est un secret pour personne, avec un nombre incalculable de variétés de fromage, la France est sans conteste le pays où il y a le plus de choix.

Je ne donne aucun chiffre parce qu’internet n’est pas d’accord avec lui-même et que j’aime des chiffres précis, donc je m’abstiendrai bien d’avancer un chiffre, mais l’offre est pléthorique, donc en toute logique, moi qui aime le fromage et qui pourrait faire un repas entier à base uniquement de fromage, quand j’ai vu un jeu sortir sur cette thématique, ma curiosité a été piquée.

Donc nous allons voyager en France, pour produire du fromage français et nous allons voir si les auteurs arrivent à nous faire faire un voyage gastronomique odorant avec tous les fromages que nous allons pouvoir produire.

Le voyage olfactif assez peu odorant

J’aborde immédiatement le point noir du jeu : la thématique.

Pour faire simple : on ne la sent pas (C’est parti pour des jeux de mots faciles et débiles…).

Malheureusement, même si tout est fait pour qu’on puisse voir du fromage partout, il est bien difficile de sentir la thématique dans ce jeu dans lequel on va très souvent résumer l’action qu’on veut faire à « faire du blanc, du jaune ou du bleu », on oublie vite les « pâte molle, pâte pressée, pâte persillée » au profit des couleurs de nos portions de fromage surmontées de nos ouvriers.

C’est dommage, mais quasiment inévitable dans ce type de jeu typé euro.

Une fois cette déception passée, le jeu se révèle être bougrement efficace !

Une mécanique bien affinée

Fromage c’est une mécanique de pose d’ouvriers basique avec un léger twist et un jeu en simultané.

Ajoutez une pointe de gestion de ressources, une course aux points de victoire et à la fin de la partie, et vous avez un jeu avec des règles simples, des mécaniques très simples aussi, mais efficaces.

Je ne vais pas vous faire les règles, je vais juste vous expliquer le twist de la pose d’ouvriers que je trouve malin.

Votre ouvrier représente un type de fromage (pâte molle, pâte pressée, pâte persillée).

Et la forme du support de l’ouvrier est en forme de part de camembert (comme pour le Trivial Pursuit si vous êtes assez vieux pour y avoir joué).
Quand vous allez poser votre ouvrier, 3 choix s’offrent à vous, de votre choix dépendra le moment auquel vous allez récupérer cet ouvrier.

C’est là le twist car la plupart du temps on récupère nos ouvriers en fin de manche ou en fin de tour suivant les jeux, ici point de manches, juste des tours de pose (et des tours de plateau, mais j’y reviendrai plus loin) et de la récupération.

Les choix que vous avez représentent le temps qu’il faudra à vos ouvriers pour faire un fromage.

Voulez-vous un fromage de type bronze, argent ou or ?
Forcément, ça prendra plus de temps pour affiner un bon fromage, plutôt que pour en sortir un tout juste bon à être commercialisé au Lidl du coin !

Donc selon que vous ferez un fromage de bronze, d’argent ou d’or, vous récupèrerez votre ouvrier au prochain tour, dans 2 tours ou dans 3 tours !

Et ça c’est malin, parce qu’il va falloir bien calculer pour savoir où placer vos ouvriers pour les récupérer au bon moment.

Car comme si ça ne suffisait pas comme twist, les auteurs ont décidé de faire un twist aussi avec le plateau de jeu.
Il est divisé en 4 parts de… fromage toujours (C’est bien, vous suivez !) et à chaque tour, après avoir posé un, deux ou vos 3 ouvriers (ou aucun car c’est possible de ne plus en avoir de disponibles), le plateau va tourner d’un quart dans le sens des aiguilles d’une montre et vous jouerez sur un nouveau morceau de plateau, vous donnant accès à un lieu différent.

C’est malin et surtout ça oblige un peu à optimiser parce que chaque portion de plateau possède sa propre manière de scorer.

Donc il faudra anticiper le fait d’avoir un ouvrier à la bonne couleur de fromage pour la section suivante.

Malin !

Un jeu accessible

Cela peut paraitre un peu compliqué, mais c’est vraiment simple, on est sur un jeu que je qualifierais à mi-chemin entre le familial et l’initié.
Les règles sont simples, les mécaniques aussi, le jeu se joue vite et seules les différentes voies de scoring sont un peu plus compliquées, mais en soit, c’est un jeu nerveux grâce au fait que vous allez poser vos ouvriers tous en même temps puisque vous ne jouez que sur la partie qui est face à vous, c’est d’ailleurs le seul inconvénient du jeu, c’est qu’il faut forcément faire face à quelqu’un pour jouer puisqu’on ne peut pas jouer côte à côte sous peine de ne pas bien voir sa portion de plateau.

Mais entre le fait que le jeu se joue en simultané et qu’il ne propose pas 50 choix quand on est face à sa portion de plateau, ça en fait un jeu qui se joue vite et où les temps morts sont assez rares.

Si on ajoute qu’on a la possibilité de jouer avec des bâtiments qui vont nous aider à tordre un peu les règles à notre avantage à certains moments, qu’on a aussi une foule de bâtiments supplémentaires que l’on peut drafter en début de partie pour créer une fromagerie unique et totalement asymétrique des autres, on se retrouve avec un jeu qui offre une énorme rejouabilité tout en étant accessible et rapide.

Alors, le fromage coule ?

Je dois dire que j’ai été agréablement surpris par ce jeu.
Certes il est très accessible, ce qui est un avantage ou un inconvénient selon qu’on préfère les jeux experts aux jeux accessibles.
Malgré cette accessibilité je passe toujours un bon moment parce qu’il est rapide, il est malin et on va quand même chercher à bloquer un peu les adversaires quand on pourra le faire histoire de leur couper l’accès à certains bonus où à certains scorings.

On a donc une interaction indirecte intéressante car bloquer certains emplacements pour les fromages est définitif !

Une fois un fromage fabriqué à un endroit, il ne sera plus jamais retiré, donc nos choix sont importants et bloquer des emplacements pourra être crucial.

Le jeu a été pensé pour être joué en duo, à 3 ou à 4 (en solo aussi, mais c’est identique au duo pour les emplacements du plateau) avec des fiches à glisser dans le plateau central pour empêcher l’accès à certains emplacements et augmenter l’aspect de blocage, ce qui fait qu’il se joue très bien même à 2 ou 3 et qu’il reste très agréable.

Ce twist de la pose d’ouvriers et du mouvement du plateau et ce jeu en simultané en font un vrai bon jeu qui demande de la réflexion sans basculer dans le jeu lourd et expert et qui fait qu’il est toujours agréable à sortir et joli à regarder.
Je ne regrette que la thématique soit absente car on fabrique du fromage, mais on ne sait jamais vraiment quoi et ce ne sont pas les commandes avec un nom et un visuel de fromage qui nous y aideront car on va surtout regarder les logos pour faire les bonnes couleurs et les oublier une fois accomplies.

Dommage car sans ça, le jeu frôlait le sans-faute !

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Prix constaté: 45€