C’est un jeu pour 2 à 4 personnes pour des parties de 20 à 30 minutes.
Le test a été réalisé à partir d’une boite fournie par l’éditeur.
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Le matériel
Le plateau central est bien épais et ne gondole pas, les paravents sont assez solides les tuiles de plongeurs assez épaisses pour ne pas se tordre, les pontons en bois sont dans les normes et les perles sont de toute beauté et plates sur le dessous pour éviter de rouler partout sur la table, c’est malin !
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Avis narratif
La saison des perles est lancée !
Mais mon clan n’est pas le seul à convoiter ces précieuses ressources, les autres clans aussi vont tenter de tout faire pour s’emparer des perles, n’hésitant pas à utiliser toutes les fourberies possibles pour arriver à leur fin !
Mais j’ai aussi mes atouts !
Si je vois que les 4 clans sont là, je m’associerai à l’un d’eux pour augmenter nos chances d’avoir quelque chose en partageant, plutôt qu’en agissant seul et en prenant le risque de repartir avec rien du tout !
Je sais que chaque clan usera de ses techniques spéciales, je dois donc aussi bien exploiter la mienne au bon moment pour me donner l’avantage dont j’ai besoin et surtout savoir appeler du renfort au bon moment !
La saison va démarrer, je place mes plongeurs dont je tente d’exploiter la force au mieux, parfois le nombre fera la différence, parfois un seul plongeur suffira à en vaincre plusieurs, mais attention au placement des pontons adverses, qui ne manqueront pas d’enfermer mes plongeurs s’ils le peuvent !
A moi aussi de leur rendre la monnaie de leur pièce !
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Conclusion
Sous ses airs de petit jeu simple, aux graphismes très colorés, Perladora cache une perle (ahah) de stratégie et de fourberie.
Il est la réédition d’un autre jeu nommé Armadora (auquel je n’ai jamais joué pour pouvoir faire une comparaison) avec une rethématisation et quelques corrections de règles.
ndlr : Armadora est lui-même un « reskin » de Nuggets paru en 2003. Faut suivre un peu … ^^(Merci Guillaume Tribout pour la précision)
Le jeu propose plusieurs modes de jeu, du plus simple à la version un peu plus compliquée, mais cette complexité n’est qu’un ajout stratégique !
Sauf si vraiment vous n’avez pas l’habitude de jouer à plus complexe que le Uno, vous pourrez intégrer les variantes avec les pouvoirs de clans directement, les règles étant simples de base, l’ajout des variantes ne prendra pas plus de quelques minutes d’explications et offrira un challenge stratégique bien plus important !
J’ai été très agréablement surpris par la stratégie du jeu, on est proche des échecs car il n’y a absolument aucune part d’aléatoire dans le jeu, c’est ce que nous ferons de nos plongeurs et des pontons qui fera le jeu.
Se placer au bon endroit, laisser croire à notre adversaire qu’un grand banc de perles nous intéresse ou au contraire que plusieurs petits bancs sont notre cible sera le sel du jeu, avec le placement des pontons pour délimiter les zones, fermer l’accès aux autres et avoir la plus grosse récompense sera toute une stratégie à penser !
En duo, l’affrontement est ultra tactique, les placements cruciaux, et les erreurs vont se payer en fin de partie !
Le mode par équipes à 4 est aussi un petit trésor à jouer, on joue ensemble 2 contre 2 et on peut se parler, mais on ne peut pas évoquer la stratégie à adopter, donc il faudra bien se comprendre pour ne pas ruiner les plans de notre binôme !
Je trouve que ce jeu est vraiment très intéressant, simple à expliquer et donc qui peut être joué avec le plus grand nombre, mais pour gagner, des stratèges auront l’avantage sur les personnes qui jouent plus en dilettante.
Une belle trouvaille que voici, et une course rapide et stratégique qui m’a beaucoup plu !
Si vous connaissez Air, Land and Sea, vous ne serez pas dépaysé car il s’agit ici d’une rethématisation version cartoon. Ce sont donc des bestioles qui se disputent des emplacements stratégiques dans une guerre dont on ne sait que très peu de choses rien… Mais là n’est pas le propos.
Bestioles en Guerre est l’œuvre de Jon Perry, illustré par Derek Laufman et distribué en France par Lucky Duck Games. Il est prévu pour 2 joueurs, à partir de 10 ans et pour une durée d’environ 20 minutes.
J’ai apprécié le jeu et je vais vous dire pourquoi.
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Ça cartonn(e) !
A chacun son style préféré mais j’ai aimé le thème cartoon, moins sérieux que celui de son aîné (qui ne m’avait jamais attirée, donc auquel je n’ai jamais joué). Le matériel est de bonne facture, et la taille de la boite parfaitement adaptée au transport dans une (grosse) poche. On s’installe, on sort le jeu et c’est parti pour la baston !
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Schotten machin ou Smash truc ?
Le tir à la corde, ça vous parle ? Moi, j’aime bien ce type de jeu où chaque joueur tente de s’approprier les cartes placées au centre de la table via un système de majorités.
Vous connaissez peut-être Schotten Totten, Smash Up ou Twelve Heroes ; le principe est sensiblement le même, avec à chaque fois un twist qui fait la différence (ou pas ! 😉).
La particularité de Bestioles en Guerre, outre le fait qu’on ne récupère pas les cartes centrales, c’est qu’un joueur puisse se retirer du combat pour minimiser les pertes. C’est très malin et il ne suffira pas de jouer ses cartes tactiques de la meilleure manière qui soit… Il faudra aussi savoir s’arrêter.
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Verdict
Ne cherchez pas l’immersion mais l’interaction est là, et heureusement ! Pas un simple jeu de majorités donc, mais la possibilité d’aller embêter l’adversaire.
La rejouabilité me semble présente par les « pouvoirs » des différentes cartes et leur ordre d’arrivée dans votre main, autant que par la rotation des théâtres d’opérations (ça, je vous laisse le découvrir !) et le fait de pouvoir s’avouer vaincu (Perdre une bataille pour gagner la guerre…) avant d’être écrasé par l’adversaire.
Un petit jeu bien « sympathique » pour 2 joueurs : format réduit, pas besoin d’une grande table, on le sort n’importe où et on joue !
C’est un jeu pour 2 à 4 personnes pour des parties de 40 à 60 minutes.
Il est édité par Origames. Le test a été réalisé à partir d’une boite fournie par l’éditeur.
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Le matériel
Des plateaux personnels légèrement gondolés, des tuiles assez fines, la colline qui fait glisser les tuiles un peu trop vite, seuls les meeples et les pièces en carton donnent la sensation de qualité, le reste n’est pas extraordinaire.
Carton rouge aussi à l’aide de jeu qui se trouve… au dos des plateaux personnels, donc pas pratique pour pouvoir se rappeler des tours de jeu si on n’a pas bonne mémoire ou simplement un trou…
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Avis narratif
Oyez, oyez, gentes dames et damoiseaux, le roi est mort, vive le roi !
Un nouveau roi doit être choisi, mais personne n’est apte à dominer sur le royaume.
Cherchez donc à gagner de la notoriété auprès du peuple et le plus populaire sera couronné roi !
Recrutez le plus de sujets dans votre cour et employez au mieux les services de spécialistes pour que le peuple vous acclame et qu’il vous choisisse comme souverain prestigieux !
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Conclusion
Alors, ce n’est pas dans mes habitudes d’écrire du négatif sur un jeu, mais j’avoue avoir du mal à trouver du positif pour celui-ci.
Je m’explique : les règles ne sont pas spécialement bien agencées ni très claires, mais elles restent simples une fois assimilées.
Elles seront plus simples à expliquer qu’à jouer.
Mais en fait, il ne se passe pas grand-chose quand on joue.
Je n’irai pas jusqu’à dire que le jeu n’a aucun intérêt ludique, mais bon, je n’en pense pas moins…
Disons que l’idée sur le papier est bonne, mais finalement peu de gros blocage, et même si on se fait souffler les sujets les plus rares et précieux, bah on trouvera quand-même un moyen de se rattraper plus tard sur la masse de sujets recrutables.
Donc, au final, on se place, on tente de bloquer les autres, mais on contourne l’obstacle et on trouve une solution assez rapidement et les scores ne s’envolent pas trop haut entre vainqueur et perdant.
Les tours de jeux sont rapides et fluides, c’est le point positif.
Le jeu pourrait être joué avec le plus grand nombre parce qu’il n’est pas compliqué du tout, mais franchement, même pour initier des néophytes, je préfèrerai toujours sortir autre chose tellement devoir y jouer m’emballe peu au final…
C’est bien l’une des rares fois où un jeu qui me semblait très sympa, fait un tel flop, et pas pour moi uniquement, mais même pour mon groupe habituel, c’est unanime, on s’ennuie vite.
Même en duel, à 3 ou 4, même constat : c’est mou et il ne se passe rien de bien glorieux…
A l’origine, Northgard, l’excellent jeu vidéo créé par les bordelais de Shiro Games, empruntait déjà pas mal au jeu de plateau. L’adapter en jeu de société paraissait donc un juste retour des choses.
Northgard : Uncharted Lands est un jeu d’Adrian Dinu (Moai, Scare It !), illustré par le talentueux Grosnez et édité en France par Studio H. Il se joue de 2 à 5 joueurs pour une durée annoncée d’une heure à une heure et demie. Comptez plutôt deux heures à partir de 4 joueurs.
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Viking of the Hill
Vous êtes des hommes du nord. Plus habitués aux raids en drakkars qu’aux baraques à frites, vous venez de débarquer dans une sorte de Groenland mythologique. Une terre inconnue peuplée de loups géants et de valkyries déchues. Malheureusement, d’autres clans ont eu la même idée que vous. Il vous faudra donc eXplorer ce nouveau monde, anneXer ses territoires, eXploiter ses ressources et eXterminer tout ce qui se dressera sur votre route.
Après cette présentation d’une grande subtilité, vous aurez compris que nous avons affaire à un 4X. Un jeu de stratégie et de conquête dont on retrouve les mécaniques habituelles : un territoire qui apparaît petit à petit, des bâtiments à construire, des ressources à gérer et des technologies à débloquer. Northgard ajoute à ce mélange classique une touche de deckbuilding qui s’inclut très naturellement à l’ensemble.
Très simple dans un premier temps, il joue très bien son rôle d’initiation à ce type de jeu. La jeune joueuse de 12 ans qui a adoré les parties qu’on a faites ensemble peut en attester. D’autant qu’elles n’ont pas dépassé deux heures, même à 4.
Par contre, Northgard devient tout de suite plus complexe quand on ajoute les créatures sauvages qui peuplent les territoires et ne font rien qu’à vous embêter. C’est d’ailleurs une très bonne idée d’avoir proposé de les inclure dans un second temps. Cela permet une découverte en douceur des principes les plus complexes du jeu. Ce qui m’a moins convaincu c’est le déplacement des animaux, inutilement compliqué et parfois difficile à anticiper. Cela peut créer de mauvaises surprises, normalement pensées pour être prévisibles.
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J’en ai l’Ragnarok
Une fois complet, le jeu se révèle plus costaud. En termes de richesse et de complexité, on est quand même loin des grands ténors du genre comme Rune Wars ou Twilight Imperium mais on en retrouve néanmoins la saveur. Attendez-vous à des sensations de jeu à l’américaine : on fait des choix tactiques toute la partie, mais, au final toute notre stratégie peut être ruinée par une pioche malencontreuse.
Par plaisir sadique, j’y ai fait jouer ma femme, grande amatrice de jeux à l’allemande. Ça n’a pas loupé : bonne gestionnaire, elle s’est rapidement rapprochée de la condition de victoire immédiate (construire trois grands bâtiments)… Avant que tout le monde ne lui tombe dessus et lui ravisse ses territoires. Elle s’est levée, a dit beaucoup de mal de nos mamans et est partie fumer une clope. Quand elle est revenue, elle s’est adressée à moi. “Tu m’as fait une Cyclades.”. Ce jeu interdit sous notre toit, où l’on se démène pour construire une métropole qu’un autre joueur vient nous piquer en jouant un Pégase. Si, comme elle, vous ne supportez pas ce genre de retournement de situation, fuyez.
En ce qui me concerne, j’ai adoré certaines parties et en ai détesté d’autres. J’ai parfois eu l’impression que le jeu s’acharnait contre moi sans que je puisse m’en sortir. C’est aussi ça qui fait l’âme un 4X, c’est parfois injuste, mais c’est justement ce qui fait qu’on se souvient de nos parties.
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Valhalla, que c’est joli !
Côté matériel, le jeu fait le taff. Le thermoformage est plutôt bien foutu ce qui permet de lancer rapidement une partie. La version KS est nettement supérieure sur ce point*. Par contre, le rendu des figurines viking est grossier. Amateurs de belles pièces, passez votre chemin… Ou consolez-vous avec les créatures, déjà plus réussies. Plus mémorables, ce sont les magnifiques illustrations de Grosnez issues du jeu vidéo.
D’ailleurs, le jeu de plateau retranscrit très bien les sensations de son paternel vidéoludique, simplifiant ce qu’il faut là où il faut. On retrouve notamment le caractère propre aux différents clans grâce à leurs capacités et leurs technologies uniques.
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Mange tes grands Nords
Le passage du pixel au carton a plutôt réussi à Northgard. Il nous offre un 4X tout à fait honnête qui fait une bonne porte d’entrée pour le genre ou une alternative intéressante pour les amateurs dont le planning ne permet plus des parties interminables. Reste à voir si vous êtes prêt à dépenser 70 euros pour ce genre d’expérience.
*A l’origine, Northgard : Uncharted Lands est un projet de financement participatif lancé par OpenSesame Games, un éditeur franco-américain plutôt connu pour ses jeux de rôle. Comme d’habitude, la version commercialisée par Studio H est différente de la “deluxe” KS. Il comporte deux modules en plus (les chefs de guerre, un apport dispensable mais sympa et de nouvelles créatures qui passent les parties en mode survie tant le jeu se met à nous fesser avec des orties). On y trouve également quelques améliorations de matériel (le bois remplace le carton) et de confort (rangement).
Ce test est issu d’une boite fournie par l’éditeur.
C’est un jeu pour 2 à 4 personnes à partir de 14 ans et pour des parties de 60-90 minutes.
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Le matériel
Je suis très mitigé sur le matériel.
Je m’explique, on a des plateaux double couche pour tout le monde, magnifique !
MAIS, ces plateaux se sont gondolés chez moi dès l’ouverture de la boite et n’ont jamais retrouvé leur forme bien plate…
Dommage, parce que du double couche pour poser ses cubes et son personnage c’est quand même assez classe dans une version boutique !
Les autres plateaux sont fins, très fins, probablement pour des raisons de coûts, il était impossible de faire des plateaux plus épais.
Les tuiles qui composent la map par contre sont épaisses, solides…mais gondolent aussi un peu et surtout, le rangement prévu dans la boite n’est pas pratique du tout.
Si on ne fait pas un peu de Tetris une fois les éléments collés les uns aux autres (oui car il faudra coller les tuiles les unes sur les autres) la boite refusera de fermer correctement, donc il faudra trouver quelle tuile placer à l’envers sur la précédente et reproduire ce schéma à chaque fois…
J’avoue que ça m’a quelque peu agacé…
Le reste est de très bonne qualité, que ce soit les jetons de ressources, les meeples avec le héros pour chaque faction, les meeple drones, les passerelles, les cartes.
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A quoi ça ressemble ?
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Avis narratif
49 ans se sont écoulés.
La mort blanche nous a frappés d’un coup.
De ce monde en ruines, gelé et où l’humanité est sur le déclin le plus total, deux « espèces » sont maintenant bien distinctes.
Les « sang-pur », comme ils se sont eux même auto-proclamés, et les ferrailleurs, luttant pour leur survie, dépendant des sang-pur pour recevoir des provisions et pour utiliser la technologie supérieure qu’ils veulent bien nous donner.
Car, oui, nous sommes des ferrailleurs, nous n’avons pas eu le privilège de naître dans la bonne caste…
Notre vie sera une dure survie, pas seulement pour plaire aux sang-purs, mais aussi pour lutter contre les autres ferrailleurs, car 4 grandes factions ont émergé et les sang-pur s’arrangent pour que nous ne puissions pas nous rallier pour nous soulever contre eux.
Notre vie est une course, nous devons accomplir les missions que les sang-pur nous donnent le plus rapidement possible pour pouvoir prétendre à de meilleures récompenses, plus de provisions pour notre faction, impossible pour nous de tenter de nous allier, nous devons être plus nombreux que les autres, pour accumuler plus de ressources, terminer les missions plus rapidement, et surtout, quand on débarque là où d’autres factions sont déjà présentes, notre supériorité doit être bien visible, sinon personne ne nous laisserait récolter des ressources, ou même simplement traverser la zone. Etre nombreux est la clé de notre survie et c’est aussi la meilleure façon de s’attirer les faveurs des sang-pur, le combat est trop risqué, donc le fait de traverser une zone et de tenter d’en prendre le contrôle, pour mettre des ferrailleurs en garnison dans les avant-postes et ainsi essayer de déverrouiller de nouveaux avantages tactiques qui nous donneront un peu plus de suprématie et de forces.
Le temps nous est compté, les différentes factions ont leurs forces, leurs faiblesses, les drones qu’on nous attribue sont un piège, car n’importe qui pourrait les utiliser en allant acheter des cartes d’accès sur les différents marchés, marchés dont les ressources pourraient être limitées si nous ne contrôlons pas assez d’avant-postes et donc, les meilleures cartes pourraient nous être soufflées !
N’oublions pas d’essayer de mettre la main sur les glucidions, ces ressources aussi rares que précieuses qui vont nous doper et donc nous rendre plus efficaces. Malheureusement, il n’y en a que peu d’accessibles et cela va nous demander une bonne organisation pour les trouver et de la sagesse pour les utiliser judicieusement !
La majorité, la majorité, voilà ce qu’on nous enseigne depuis notre naissance, il faut être majoritaire en force pour pouvoir tout faire dans ce monde…
Dura lex, sed lex, la loi est dure, mais c’est la loi, telle est la maxime que j’entends toujours lorsque le petit jeu auquel nous nous livrons était appelé « divide et impera », diviser pour mieux régner !
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Conclusion
Divide et Impera (DEI donc) m’a tout de suite attiré, j’ai cru au premier coup d’œil que c’était une sorte de wargame et j’ai été surpris (et déçu) quand j’ai vu que c’était un jeu de majorités. Je n’aime pas les jeux de majorité, mais bon, le jeu était là (oui c’est les joies de parfois être attiré par un jeu par son thème et son plateau, plus qu’en ayant lu les règles…) donc il ne me restait qu’à l’essayer et à voir ce que ça donnerait !
Eh bien, un double constat s’est fait : J’ai aimé le jeu, et finalement je sais pourquoi je ne n’aimais pas les jeux de majorité.
C’est parce que le premier que j’ai essayé avait été mal expliqué et que je n’étais pas dans des conditions favorables pour y jouer, j’étais donc parti avec un a priori sur cette mécanique. Mais ici la mécanique a bien pris car elle reste maligne et pas bête et méchante !
Je m’explique, tout ou presque demande d’avoir des majorités pour pouvoir faire quelque chose, mais il existe des composants du jeu (cartes, avantages, capacités de leader de faction…) qui nous permettront de nous affranchir d’une majorité et d’effectuer des actions malgré tout, même en étant en infériorité numérique !
Bien se déployer, occuper beaucoup d’espace d’un coup au risque de tout perdre ou au contraire se déplacer de manière méthodique, piller les ressources d’une zone avant de passer à la suivante au risque de n’avoir aucun avant-poste occupé, et donc d’en perdre les avantages, va demander de bien réfléchir, de tenter d’anticiper ce que feront les autres et de nous adapter quand nos plans seront contrecarrés à cause d’une carte jouée par une autre personne et que l’on avait pas prévue !
Car, nous commençons avec les mêmes cartes en main, un peu comme dans un deckbuilding.
Toute nos cartes nous sont accessibles et on va en jouer 6 au total par manche, 4 manches et la partie est terminée, décompte des points !
A la fin de chaque manche, on devra accomplir une mission et on ne pourra jamais faire 2 fois la même. Si on accomplit notre mission à temps ou en avance, les récompenses seront meilleures que si on l’accomplit en retard !
A nous de bien nous organiser pour savoir s’il est plus rentable de prendre le plus de points tout de suite ou d’attendre pour gagner autant de points ou plus si on peut remplir les conditions plus pleinement !
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Il faut aussi mentionner que le jeu est en 3D sur 3 niveaux, donc, là aussi, les sensations de jeu sont excellentes car on ne se contente pas de savoir si on a besoin de se déplacer, mais aussi de savoir où se déplacer, rester au sol, aller sur les toits ou les sommets… Que de choix cruciaux !
Construire des ponts ou des tyroliennes pour passer d’un toit à l’autre ou du sol au toit et vice versa, des camps pour se déployer plus rapidement.
Savoir exploiter le drone de sa faction ou piquer celui des autres factions, acheter des cartes pour avoir plus de points et des actions plus puissantes, se fournir au marché noir, plus cher, mais plus rentable, ou contrôler des avant-postes pour avoir plus de choix sur les marchés, autant de questions cruciales à se poser et de choix à faire !
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Nous avons aussi aimé la forte interaction directe et indirecte entre les protagonistes, les capacités de leader, les possibilités offertes par les atouts à débloquer, la map modulable (qui permet de ne pas jouer toujours avec la même map et donc qui n’offre pas de possibilité de savoir quel est le meilleur départ à prendre) et surtout quelques variantes pour augmenter le suspens, l’interaction et autres ; d’ailleurs, je recommande pour la première partie, si vous avez l’habitude des jeux assez costauds, de mettre la variante où les cartes sont placées face cachée, puis révélées une fois la manche commencée, comme ça on ménage bien plus le suspense et l’effet guessing !
Les autres variantes s’intègrent au fil des parties, le choix des missions restreint aussi, va plus diriger les stratégies et proposera une plus grosse course aux objectifs par exemple…
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Donc, au final, à part les points noirs soulevés dans la partie du matériel, la mécanique quant à elle nous a plu, on a vraiment passé d’excellents moments pleins de coups fourrés et de stratégies changeantes ou totalement réussies !
Le livret de règles manque parfois de clarté sur certains points, mais un glossaire permet de comprendre la majorité des choses floues et la gestion des zones est compliquée au départ, puis ça devient naturel et fluide après quelques parties !
Si le jeu nous oblige à diviser pour mieux régner, les sensations de jeu nous ont rassemblé sous la bannière du « on refait une partie quand ? » !