par Philippe Butin | 4 Juin 2026 | News
C‘est déjà fini ! Octogones 2026 a fermé ses portes Dimanche soir après trois jours intenses où les foules venant d’horizons ludiques bien différents se sont côtoyées pendant trois jours !
Car Octogones qui reste à aujourd’hui le plus grand salon consacré aux Jeux de rôle, s’est étoffé depuis plusieurs années pour englober le jeu de société et ses dérivés, le jeu de figurines et bien d’autres loisirs annexes.
Ce cru 2026 était particulièrement attendu puisqu’après des années de bons et loyaux services, le double mixte (palais des Congrès de Villeubanne), devenu trop étroit pour contenir à la fois toutes les activités ainsi que les joueurs, laissait la place à Eurexpo, un énorme complexe au Sud Est de Lyon. Bien évidemment la promesse fut tenue, un hall gigantesque parfaitement climatisé a pu accueillir le festival tout en permettant une circulation bien plus facilitée que ces dernières années. Tout le mérite en vient aux nombreux bénévoles qui telles des fourmis invisibles ont orchestré les choses de manière tout à fait professionnelle. Certes, il y a encore quelques points à améliorer mais je suis certain que l’année prochaine sera encore d’un niveau supérieur ! Un grand bravo à toute l’organisation car le boulot est colossal et tout ceci en à peine 6 mois !
Alors ? Tout le monde est satisfait ? Pas tout à fait et le premier bémol reste la nouvelle date du mois de Mai. J’ai pu discuter avec de nombreux éditeurs que ce soit du milieu du jeu de société ou du jeu de rôle, tous sont unanimes pour dire que la date d’octobre obtient leur faveur et de très loin. Proche de Noel, juste avant Essen, elle permet d’aligner la sortie des nouveautés et facilite les ventes. Car l’argent restant le nerf de la guerre, avec des stands plus chers, quasi aucune nouveauté et une date faisant suite à de nombreux festivals importants, tous faisaient contre mauvaise fortune, bon cœur et ont pris la chose avec philosophie !
Le reproche qui a émergé parfois est la situation de la salle. A l’extérieur de la ville, elle est un peu excentrée et on ne peut la rejoindre que par voiture ou en tramway. Compte tenu de la conjoncture, un forfait trois jours avec le parking en prime, reste un investissement que tout le monde ne peut pas obligatoirement se permettre.
Malgré tout cela, la foule était présente surtout à partir du Samedi. La preuve en est, le record d’affluence à été battu cette année avec plus de 19.000 visiteurs.
l
l
Eurexpo Lyon, jour 1, 09h32
l
N’ayant pas de réelles nouveautés à me mettre sous la dent, j’ai profité du vendredi après-midi pour me repérer dans ce nouvel environnement et dénicher quelques pépites encore ignorées.
Mon premier arrêt fut au stand de Palladis Games où j’ai pu tester « Promenons-nous dans les bois » de Vincent Bernet et illustré par Camille Chaussy, un jeu de majorité et de collection qui s’adresse à la famille pour 3 à 5 joueurs (Je l’ai testé à deux joueurs, il m’a donc manqué une partie de l’interaction qui fait bien évidement le sel du jeu). Le plaisir du jeu réside dans le fait qu’il va plaire à toutes les générations et pour des raisons différentes, un peu comme le dernier Pixar !
Le jeu est d’une simplicité enfantine : chaque joueur à devant lui deux pions « Loup garou » qui vont devoir se balader en foret et trouver de quoi se nourrir. Cela va du champignon, au poulet en passant par le cochon et met délicat s’il en est, le moine bien dodu ! Un loup garou est de force 1 l’autre de force 2 et vous allez donc les déplacer sur les emplacements qui représentent la forêt. Le nombre d’emplacements et le nombre de victuailles dépendant du nombre de joueurs. Le twist amusant, c’est que vous allez pouvoir les balader et changer d’emplacement tout le temps que va durer la comptine « Promenons nous dans les bois pendant que le loup … » que tout le monde chante en cœur ! Quand la comptine se termine, on a plus le droit de bouger les pions loup garou et on les retourne afin de voir qui est majoritaire. Si deux loups sont à égalité rien ne se passe, s’il y en a un troisième de valeur différente c’est le lui qui se barre avec la bouffe ! si jamais l’un des joueurs n’a rien remporté sur la manche, il a droit à une carte « rage » qui lui donnera, une fois joué, un avantage ou lui permettra d’avoir recours aux sorts d’une sorcière ! Le jeu va pouvoir s’étoffer avec des pouvoirs de lieux ainsi qu’un petit legacy sous une forme de conte afin d’en améliorer encore la durée de vie ! C’est fun, ça se joue vite, c’est beaucoup plus taquin que cela en a l’air et le matériel est plutôt sympa avec toujours chez Palladis la volonté de garantir un respect de l’environnement.
l
J’ai enchainé toujours chez Palladis, avec la version proto du Biotopes, nouvelle mouture de Sébastien Castano ! Hé oui, vous entendez bien, une nouvelle version de Biotopes qui va apporter quelques changements et gommer certains aspects qui pouvaient gêner des joueurs n’aimant pas l’utilisation du bag building. Car le principal changement, c’est la disparition de sac ou l’on tirait les cubes au moment de la production. De plus, plutôt que d’avoir des cartes pour chaque écosystème, vous aurez 6 grandes cartes recto verso qui couvriront l’ensemble des écosystèmes. Là encore, la volonté est d’apporter plus d’équilibre entre chaque joueur. Pour le reste, les cartes animaux n’auront plus de texte, l’objectif est de rendre le jeu totalement texteless afin de fournir le jeu avec les règles en Anglais et en Français. Les règles n’ont pas foncièrement changé et pour ceux qui connaissent le jeu, vous ne serait pas dépaysés !
Finalement pour un jeu qui est aujourd’hui épuisé, le savoir bientôt de nouveau disponible est une excellente nouvelle. Palladis a pensé aux joueurs possédant l’ancienne version car un kit sera mis à disposition en téléchargement afin de pouvoir jouer avec les nouvelles règles et surtout récupérer les 6 grandes cartes écosystèmes. De plus, la volonté de l’éditeur est d’arriver à diminuer les coûts de production afin de rendre le prix plus doux (le prix du jeu fut une des critiques à l’époque). Logiquement, le jeu devrait être disponible à Essen.
l
Un Castano peut en cacher un autre, cette fois ci associé à Franz Couderc ! Saut de puce pour aller chez Fentasy Games où Microlonies fort de son sablier d’or était très attendu. Ce fut mon coup de cœur au FIJ 2026, j’ai donc choisi de laisser ma place. J’ai eu juste le plaisir de voir en avant-première quelques pièces du matériel final. Le jeu dans son écrin définitif sera magnifique et il est clair qu’il sera mien à Essen prochain si les délais sont tenus ! La majorité des tables étaient consacrées à Kikai qui concourait pour le prix expert Octogones 2026.
l
J’ai donc complété la table de Animal Rescue Team qui vient de sortir en magasin. L’auteur est connu, puisqu’il s’agit de Matt Leacock, l’auteur de Pandemic. Nous sommes donc dans un environnement familier, puisqu’il s’agit là encore d’un jeu collaboratif où nous allons incarner chacun un personnage à la carrière bien définie (vétérinaire, Pompier, etc.), nous accordant des pouvoirs et du matériel spécifiques. Notre but est de secourir des animaux en danger, les ramener au refuge afin de les rendre à leur propriétaire. Le jeu ne vous laissant à aucun moment le temps de souffler, il va falloir se coordonner pour sauver les animaux et gérer les déplacements avec des véhicules à disposition qui en fonction de leur nature pourront transporter des pions joueurs, des équipements et charger les animaux sauvés et se déplacer plus ou moins loin. A chaque fin de tour d’un joueur, on complète la rivière verticale qui s’agrandit. On ajoute des animaux ou on fait avancer notre pion équipe sur une autre ligne où se trouvent 3 objectifs à des intervalles définis. La partie est collectivement perdue si un animal non secouru quitte la rivière verticale ou si le pion de l’équipe atteint un objectif non résolu.
l
Pour réussir à sauver un animal, on lance deux dés quand on arrive sur sa zone. Sur la carte le représentant, il y aura la valeur à atteindre ainsi que les bonus à ajouter en fonction de la présence de personnages ou d’équipements spécifiques voire du véhicule adéquat présent ! Si vous obtenez un sablier sur le dé, il vous fera avancer sur la ligne des objectifs !
J’ai apprécié ma partie et mes compagnons de jeux furent très efficaces ! Au fur et à mesure que le jeu avance, on a mieux coordonné nos actions et nous avons réussi à remplir les trois objectifs, synonyme de victoire ! Nous avons joué à la version facile (il y a un mode normal et difficile) et déjà, le challenge était à mon avis, assez élevé. Je n’ai pas ressenti d’effet leader et c’est vraiment collectivement que nous avons planché sur les problèmes que nous posait le jeu. La thématique n’a pas une grande importance et le coté choupinou peut laisser penser que l’on a affaire à un jeu familial, alors qu’il s’agit d’un vrai expert ! La plus grosse difficulté que je pressens, c’est de lui trouver une place dans tout ce qui existe actuellement sur le marché des jeux collaboratifs. La réputation de l’auteur n’est plus à faire et c’est un critère de qualité qui peut faire la différence ! N’hésitez pas à le tester si vous en avez l’occasion ! De plus les parties peuvent être très courtes … !
l
Notre boutique partenaire : 
par Fabien | 17 Août 2017 | News
Au labodesjeux on a notre boutique à Metz qu’on affectionne particulièrement j’ai nommé la Caverne du Gobelin. Bien connue des joueurs dans l’Est on y est toujours bien accueilli et très souvent bien conseillé. Il y a un grand choix de jeux, et un catalogue très à jour et très varié. Il y a aussi beaucoup de tournois et d’animations dans la salle prévue à cet effet. Bref nous on aime bien! Malgré tout, nous ne sommes pas hommes à mettre tous nos œufs dans le même panier et on lorgne aussi à droite et à gauche pour profiter de promos sympas (notamment lors des soldes). Du coup on s’est dit qu’on allait vous proposer nos bonnes adresses (testées ou non… faut pas croire que nous sommes milliardaires ou achète pas tout ce que l’on veut malheureusement) pour vous permettre de trouver la perle rare, si vous n’avez pas de magasin comme il faut près de chez vous.

On attaque avec Philibert, super site web qui possède un magasin encore dans l’Est, à Strasbourg. Le site web est une merveille, vraiment clair et bien organisé. Ils relaient les avis de bloggeurs et les vidéos de TricTrac. Souvent bien approvisionnés, on a testé on a pas été déçus. Frais de port gratuits à partir de 60€ d’achat, commande expédiée sous 24 heures.

Ludifolie. Après 8 ans d’existence sur le web ils ouvrent une boutique « en dur » à Vincennes. J’ai personnellement testé ce site cet été car au moment où je le voulais (et comme je suis un mec bourré de lubies passagères qui doivent être réalisées le plus vite possible…) Scythe en VF n’était dispo que chez eux en préco, avec un prix d’ailleurs très intéressant. Ca m’a suffit pour inclure le jeu et la prochaine extension dans une commande et vérifier qu’ils sont pro. Je les trouve agressif sur les prix, il faut y aler régulièrement pour profiter de leurs promos ou produits à la une. Frais de port offerts à partir de 60€, commande envoyée sous 24h dans 99% des cas (tiens! ils se gardent une marge d’erreur ils sont pas fous 😉

Goupiya. Nouveau venu fondé par Charlotte et Olivier nous adorons la charte graphique du site ainsi que leur architecture! Un très beau travail graphique qui rend la navigation agréable sur ce site qui propose des jeux, des cartes, des figurines pops et autres. C’est toujours bon à prendre! Nous mettrons à jour dès que nous aurons testé le service! Expédition sous 24h, livraison gratuite à partir de 70€ d’achat.
On vous propose un code qui vous donne droit à une remise de 5%: welcome

Le temps d’un jeu. Site que l’on a testé pendant les soldes d’été et qui a permis à Djon de compléter sa collection de Heroes of Normandie avec de belles baisses de prix. J’en ai profité pour chiner l’excellent Manhattan Project à moitié prix, et qui fera l’objet d’un test très prochainement. Produits bien emballés, expédition rapide sous 24 heures et frais de port offert dès 50€ d’achats. une boutique « en dur » à Langueux chez les tout petits bretons 😉

Ludo Cortex. Pas testé… Un magasin « en dur » à Annecy, à peu de choses près les mêmes conditions de vente que les autres précédemment cités. On viendra vous donner plus d’infos sur notre sentiment après avoir passé quelques commandes. Ils proposent un blog avec leurs tests, avis et explications, ce qui peut aider pour se décider.

Okkazeo. Là on est dans l’occasion comme son nom l’indique. Vu le prix des jeux il peut être parfois intéressant d’aller chiner un jeu d’occasion. Ce site propose de mettre en relation les vendeurs et acheteurs. Alors honnêtement après avoir fureté dessus aucun de nous n’a testé puisqu’on a pas trouvé quelque chose d’intéressant à proximité de chez nous. Les parisiens ou habitants de très grandes villes seront bien logiquement mieux servis par ce site, qui peut permettre de dénicher quelques bonnes affaires. On peut aussi s’arranger pour faire envoyer le jeu mais du coup le prix en devient moins intéressant… sans parler de la surprise que quelqu’un a peut-être eu en recevant un jeu auquel il manquait des pièces ou meeples (par exemple des dés dans King of Tokyo, ce qui rendrait tout de suite la partie plus difficile…) alors qu’il était bien mentionné comme complet sur le site??? Bon on extrapole un peu, en tout cas ce site GRATUIT (rare pour être mentionné) part d’un très bon principe. A vous de tester!

Cultura.com. On aime bien cette enseigne on vous expliquera pourquoi un jour. Figurez-vous qu’ils vendent des jeux de société. Souvent c’est du casu mais il y a aussi des incontournables et ils diffusent le catalogue Asmodée, Blue Orange, Iello, Days of wonder pour ne citer qu’eux. L’avantage premier c’est la livraison gratos en magasin. Vous passez commande de chez vous, le lendemain en fin de matinée c’est dispo au Cultura près de chez vous si vous avez la chance d’en avoir un dans vos contrées (il commence à y en avoir vraiment partout renseignez-vous.

Trictrac.net. On va passer très vite sur la nouvelle version du site web qu’on ne comprend pas vraiment… là n’est pas le débat vu leur statut de leader incontesté et leur ancienneté dans le milieu ils peuvent bien faire ce qu’ils veulent. Ce qui nous intéresse en revanche c’est la partie forum avec la rubrique De la vente à l’échange. Un peu le même principe qu’Okkazeo cité plus haut, vous vendez ou vous cherchez, allez voir si quelqu’un vous fera une fleur en vous revendant son jeu à un tarif préférentiel.
On parlera pas d’Amazon mais vous pourrez y retrouver beaucoup de reférences aussi. On aime juste pas trop acheter nos jeux là-bas, on préfère mettre notre modeste contribution dans des enseignes françaises. C’est peu de choses mais bon… Il faut quand même encourager les spécialistes du secteur qui vous propose une offre cohérente et ciblée, et vont même jusqu’à vous donner des conseils d’achats!!!! Dingue mais ça existe encore on vous assure. En plus on a jamais constaté de différence de prix telle qu’elle nous ferait acheter sur ce site.
Voilà on espère qu’avec ces quelques bonnes adresses non exhaustives vous trouverez chaussures à vos pieds. N’hésitez pas à nous remonter vos bonnes adresses et bonnes pratiques. Et continuez à aller voir votre revendeur indépendant dans votre ville. Si si il en reste pas mal!
par Fabien | 23 Juil 2017 | Tests
Outlive résume à lui seul le phénomène du crowdfunding qui agite de plus en plus le monde ludo-éducatif. Je lisais dans le dernier numéro Hors Série de Ravage l’interview de Yoann, gérant de la société de distribution Blackrock. Article intéressant au demeurant et qui donne des infos sur le monde de l’éditeur et du distributeur de nos jeux-chéris. La garçon vient de STAPS à la base (j’avais pas mal de potes en STAPS à l’époque et le dénominateur commun semble être que peu d’entre eux sont restés dans le domaine sportif… comme quoi ça mène aussi à tout!) et fête les 10 ans de sa société qui a distribué notamment Garçon, Leader 1, Huuue pour ne citer qu’eux. La partie qui nous intéresse aujourd’hui concerne donc Outlive, carton annoncé au moment de sa mise en orbite sur Kickstarter, et son arrivée sur nos étals au mois de mai 2017.
Dorénavant, de nombreux créateurs et éditeurs de jeux tentent de sauter la case distributeurs et toucher directement leur clientèle par l’intermédiaire de Kickstarter, entre autres. Quand on connaît la répartition des marges sur le prix d’un jeu, et la part qui revient aux différents intervenants, certains peuvent y voir une solution pour augmenter ces marges, tout en s’affranchissant du circuit de distribution traditionnel. Bref on touche au commerce et marketing du monde ludique mais ça permet quand même de saisir l’opportunité que peuvent constituer les plateformes participatives pour certains acteurs, créateurs ou éditeurs.
Yoann donc, nous explique dans cette interview que selon lui, Kickstarter peut cohabiter avec le circuit traditionnel (nos boutiques spécialisées) et même offrir une vitrine plus importante pour des jeux orientés experts et moins vendeurs en boutiques tradi. On s’orienterait donc vers un développement parallèle des projets sur Kickstarter, et des jeux en boutiques tradi, sans que l’un et l’autre ne se gênent. Et des passerelles sont même créées entre les 2 avec cet excellent jeu Outlive notamment. Le projet a eu un retentissement assez hallucinant sur Kickstarter et a bouclé sa campagne sur un vrai succès, en développant un vrai engouement pour ce beau projet. Est-ce que ça restera un épiphénomène ou ce genre de passerelles va t-il se développer? On pourrait donner raison à Yoann puisque d’autres exemples fleurissent déjà, notamment avec l’excellent Scythe, qui dès qu’il sera de nouveau disponible viendra garnir la ludothèque du labodesjeux.
Bon maintenant on va examiner Outlive de plus près!

– mise en situation du jeu –
Outlive se déroule dans un univers post-apocalyptique après un désastre nucléaire. Des groupes de survivants doivent récupérer les ressources dont ils ont besoin pour survivre et développer leur abri anti-atomique. Le but est d’être le clan le plus productif pour être sélectionné par le « convoi », sorte d’arche de Noé qui arrive à la fin du jeu pour emmener ce clan vers le dernier paradis de ce bas-monde.
Les similitudes avec l’excellente série « The Walking Dead » sont nombreuses, si l’on enlève les zombies. C’est vraiment le côté survie qui prédomine. Vous allez devoir gérer vos survivants, collecter et conserver des ressources, améliorer votre abri, et faire avec les clans ennemis qui cherchent la même chose que vous. C’est du placement d’ouvriers dans un monde ravagé qui ne vous laissera pas de répit.

– différentes salles de votre abri anti-atomique –
En 6 tours (correspondant à 6 jours) le clan doit récolter le plus de points de victoires possibles pour être le clan « élu » et s’échapper de ce trou radioactif. Univers post-apocalyptique veut bien sûr dire que diverses calamités vont tomberont sur le coin de la tronche à chaque tour, et même s’accumuleront si personne n’y remédie.
Chaque joueur dispose de 4 héros qu’il déplacera sur les différentes zones de la carte, pour collecter, chasser, fouiller ou récupérer de l’équipement. Les rencontres avec les héros des autres joueurs font l’objet de mise sous pression (ou rackets) pour les délester de leur précieuse cargaison. Subtilité non négligeable et intéressante, un joueur ne peut déplacer un héros sur une zone déjà occupée par un de ses héros, ni revenir sur la zone qu’il occupait au début de ce tour.
Le côté anticipation et mise en place de la stratégie définie prend ici tout son sens puisqu’il faudra donc déplacer ses héros dans l’ordre qui permettra au mieux d’atteindre ses objectifs. Il est aussi intéressant d’aller sur la zone « cargo » qui permet de récupérer le token « 1er joueur » et ainsi commencer à déplacer son héros en premier lors du prochain tour.

– exemples d’équipements et de diverses ressources –
Vient ensuite la phase « nuit » durant laquelle le joueur va gérer son abri atomique. Il pourra résoudre les événements (payer le coût en ressource des diverses calamités pour annuler leurs effets et récolter les PV correspondants) et gérer la radioactivité qui menace la survie de son clan. Il doit nourrir les survivants qui le composent (avec les ressources qu’il aura collecté durant la phase nuit) au risque de les voir mourir dans le cas contraire, construire et développer des salles qui donnent des bonus divers (plus de ressources collectées la journée, ventilation plus efficace pour contrer la radioactivité etc…) et enfin réparer des équipements qui apportent aussi des bonus lors de la phase journée (mention spéciale au clin d’œil à Lucille la batte de Negan dans Walking Dead 😉
A l’aube les zones de la carte sont réalimentées en ressources et c’est reparti pour 1 tour.

– la batte de Negan –
On est obligé de vous parler de la direction artistique du jeu qui est à tomber par terre. Le jeu est très beau et bien réalisé. C’est un vrai plaisir d’aller chasser pour récupérer des petites côtelettes de gibier, et d’accumuler ses ressources. Le plateau est superbe et très clair. Un vrai coup de chapeau à l’illustrateur Miguel Coimbra qui réalise encore un travail incroyable sur ce jeu! L’homme n’est plus à présenter tellement sa patte se retrouve sur de nombreux jeux qui ont cartonnés (7 Wonders, Smallworld, Cyclades entre autres). Nous accordons une place toute particulière à l’esthétique des jeux et quand le résultat est nikel, il est bon de le souligner!

– exemples d’équipements que vous allez pouvoir récupérer dans le jeu –
Verdict
Franchement un vrai régal! J’adhère totalement au thème post-apocalyptique (chacun ses goûts) qui est très bien retranscrit ici. Le côté survivaliste est très prenant avec la collecte des ressources et la gestion d’un environnement hostile et une radioactivité qui peut réduire à néant vos efforts de la partie journée si elle n’est pas bien gérée. La prise en main est rapide même si la mise en place et le 1er tour peut faire peur, je vous garantis que la fluidité du jeu prend vite le dessus et on prend vite goût au jeu. L’auteur a inclus plein de petites références qui sont bienvenues et s’accordent parfaitement avec la qualité du travail de l’illustrateur. J’aime ce côté « Walking Dead » (les zombies en moins) qui oblige le joueur à fouiller les endroits où il se trouve, chasser et collecter afin de construire et améliorer son abri. Le hasard n’est que peu présent dans ce jeu et c’est tant mieux je trouve. Les mécaniques de jeu sont simples avec un placement d’ouvriers dans l’abri et la gestion de ressources mais elles sont parfaitement adaptées au thème.
Petit bémol sur la mise en place. Il y a énormément de composants pour ce jeu, et certains éditeurs ne soignent pas assez le rangement et l’organisation des boites. C’est le cas ici avec de simples sachets zip (t’as pas dit zip!). Du coup forcément ça prend du temps à mettre en place et à ranger…
Sur les parties que l’on a fait avec des nouveaux joueurs à chaque fois, l’explication semble complexe lors de l’énoncé des règles et de la présentation du jeu, mais au début du 2ème tour de jeu, tout le monde avait déjà pratiquement tout saisi. Ça s’enchaîne quand même plutôt bien, c’est logique et très immersif.
Bref vous avez compris, nous à l’équipe du labodesjeux, ça nous a bien plu! Perso je le recommande fortement et si l’univers et la patte graphique vous plaisent, vous ne serez pas déçus! Je vais essayer de tester les règles pour le jeu en solo qui sont dispo ici.
Prix constaté: 43.90€
Pour l’acheter: 
par Fabien | 16 Juil 2017 | Tests
Avec le commandant nous formons une élite prête à partir en opération.
Pour toi j’vois qu’une opération majeure celle de tes grappes d’hémorroïdes!
Après ces quelques vers de poésie tirés de l’excellent Maître de Guerre avec le bon vieux Clint, on va causer du non moins excellent Heroes of Normandie!!
[youtube https://www.youtube.com/watch?v=8GcZkgg2URs?version=3&rel=1&fs=1&autohide=2&showsearch=0&showinfo=1&iv_load_policy=1&wmode=transparent]
Il y aurait tellement d’autres répliques cultes à sortir pour illustrer ce jeu qu’on va quand même y revenir… au jeu.
Donc Heroes of Normandie prend le pari de vous faire aimer le wargame en dépoussiérant un peu son image. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les ptits gars de Devil Pigs ont fait mouche. Leurs références assumées sont les films du Clint, Il faut Sauver le soldat Ryan, l’excellent série Band of Brothers, Inglorious Basterds et autres joyeusetés. Du coup ça donne tout de suite + envie non???
C’est John de l’équipe du LabodesJeux qui a craqué le premier. Faut dire que dès qu’il entend le mot guerre il rapplique les oreilles aux garde à vous. Ça lui rappelle le temps où il courait avec un sac de matos sur le dos 😉 Et grand bien lui en a pris et je vais vous détailler pourquoi:
Premièrement c’est ultra beau! Franchement c’est rare de trouver un jeu avec un matos aussi quali. Les illustrations sont superbes et donnent vraiment envie d’ouvrir la boite. C’est le travail de Alexandre Bonvalot et je peux vous dire que ce monsieur a beaucoup de talent! La boite semble être lestée avec des pierres tellement elle pèse. Il y a une quantité impressionnante de matos qui promet de longues heures de batailles.

Deuxièmement c’est assez complet. Faut avouer faut se le palucher le livre de règles. Comme souvent c’est moi qui m’y suis collé et c’est velu à lire. Malgré tout dès la première partie ça prend sens. Forcément la mise en place d’un tel jeu avec autant de tuiles d’unités différentes est très longue mais ça ira de mieux en mieux. Mais ça reste un jeu exigeant.

Les auteurs Yann et Clem (cherchez pas…) ont eu la bonne idée d’inclure quantité de scénarios pour appréhender les règles progressivement et inclure de nouvelles unités au fur et à mesure. Je me rappelle de ce scénario intitulé « Rex » qui nous ordonnait de récupérer le fameux chien « Rex », bête comme ses pieds et qui se baladait tranquillement au milieu du champ de bataille. Comme vous vous en doutez les allemands ne voulaient pas que je le récupère… C’est avec des petits scénario tout bête mais qui ajoutent un côté fun que le niveau de difficulté augmente pour vous donner les armes – si l’on peut dire – et faire vos propres batailles avec vos choix de troupes.
Si je connaissais l’con qu’a fait sauter le pont…
Pour ceux qui accrochent et qui en veulent toujours plus, Devil Pig a développé de nombreuses extensions avec notamment une boite centrée sur Pegasus Bridge, une autre sur Carentan, une sur le D-Day etc… Quantité de troupes supplémentaires, scénario et autres sont dispo depuis la sortie du jeu en 2013. Du coup la rejouabilité est énorme, même si elle implique de passer par la case portefeuille pour ceux qui le veulent.
Si t’as entendu parler de nous Werner tu sais bien que notre rayon c’est pas la garde de prisonniers. Nous on est dans la liquidation de nazis et l’activité est en plein boom!
Ode à la seconde guerre mondiale donc, Heroes of Normandie propose de rejouer des affrontements entre américains et allemands (d’autres armées disponibles dans les extensions) façon wargame simplifié, mais avec un côté fun. Pas de figurines, mais des tuiles représentant les diverses troupes, avec toutes les compétences inscrites sur chaque tuiles. C’est très bien réalisé et plutôt clair, on peut avoir une vision du champ de bataille et des forces en présence très rapidement.
Si on suit un des nombreux scénarios proposés, le camp américain (souvent) devra réaliser un objectif fixé afin de remporter la victoire, et les allemands les en empêcher.
C’est prévu pour 2 joueurs (on peut jouer à + avec des extensions), conseillé à partir de 10 ans et d’une durée prévue de 60 minutes. Par expérience c’est bien + puisque rien que trouver le matos nécessaire au scénario choisi en freinera plus d’un… La mise en place est longue mais logique vu le quintal de matos prévu dans les boites. Avantage d’avoir de la quantité, inconvénient aussi…
Si on suit un scénario une armée nous est attribuée avec ses troupes, spécialistes, véhicules et « héros ». En mode libre on choisis ses troupes selon un total de points défini. J’aime bien le fait que dans les scénarios proposés, des événements se déclenchent à un moment donné de la partie et viennent changer la stratégie de départ ou changer l’emplacement de l’objectif. Ça rajoute un petit côté aléatoire et fun.
Comme dans tout bon jeu de guerre qui se respecte, les lignes de vue, les éléments du terrain, les mouvements et des gabarits rentrent en ligne de compte lors de la prise de décision et la résolution des actions.
Ça c’est mon fusil. Il y en a beaucoup comme ça mais lui c’est le mien.
VERDICT
Perso j’ai été bercé par les films de guerre et les visites aux musées donc ce jeu me rappelle forcément quelque chose. J’aime beaucoup la patte artistique de l’illustrateur qui a fait un boulot de dingue sur ce jeu. Le côté wargame simplifié est très sympa aussi, après quelques parties jouées, on peut facilement mettre en place des scénarios rapides si on a peu de temps (c’est quand même relatif…), ou bien partir sur des batailles bien plus longues et fournies en termes de troupes et unités diverses. Plus on intègre d’unités différentes plus le côté stratégie rentre en ligne de compte puisque, par exemple, l’infanterie basique ne pourra rien faire contre un tank (logique me direz-vous) mais du coup ça oblige à réfléchir et ne pas foncer tête baissée. Bref c’est la guerre. Et c’est de la bonne guerre!
Devil Pigs ne va pas s’arrêter en si bon chemin puisqu’un Kickstarter vient de se terminer favorablement pour Heroes of Normandie le jeu de cartes (dont on vous donnera des nouvelles quand on l’aura reçu). Shadows of Normandie est déjà paru (version Cthulhu et zombie de HoN) et mon petit doigt me dit qu’un Heroes of Stalingrad devrait voir le jour (j’en connais un qui piaffe déjà d’impatience!!). Pour être complet HoN existe aussi en version jeux vidéo (dispo sur PC, Steam et iPad).
Prix constaté: 49,50€
Pour l’acheter: 