Le labo en Festival : Octogones 2026 #3

Le labo en Festival : Octogones 2026 #3

Un jeu qui concourait pour le prix famille octogones 2026 famille et qui m’était inconnu, c’est Archipels d’Alexandre Droit et Yannick Gobert chez Tiki Editions.

J’ai eu le plaisir de discuter avec l‘un des auteurs dont l’actualité est brulante puisque son nouveau jeu, Ipso sortait ce week-end.

Dans Archipels, chaque joueur, à son tour, va pouvoir choisir trois tuiles dans une pioche sur une ligne ou une colonne. Une fois chose faite, il va bloquer la ligne qu’il vient d’utiliser avec une pagaie empêchant de ce fait les autres joueurs de pouvoir obtenir les tuiles restantes. Les tuiles sont de trois nature, il s’agit d’eau, de sable ou des bâtiments. Sur chaque tuile « mer » ou « plage » sont dessinés des animaux qui en fonction du nombre et de la valeur finale que l’on va leur attribuer rapporteront un certain nombre de points de victoire. Il faut au moins deux tuiles mer pour poser une tuile sable et deux tuiles sable pour poser une hutte ou un Tiki. Le jeu se joue en un certain nombre de manches dépendant du nombre de joueurs (8 à 4 joueurs). Le dernier joueur de la manche a bien évidemment moins de choix que les autres mais une fois qu’il a joué, il peut prendre une des tuiles restantes et augmenter la valeur d’un animal ou d’un bâtiment en fonction de la tuile utilisée (à quatre, le troisième joueur fait de même). Certaines tuiles comportent des bouteilles en plastique qui si elles sont encore visibles en fin de partie font perdre 3 points par bouteille ! Pour l’anecdote, une des personnes avec qui je jouais a battu le record de la journée avec 5 bouteilles visibles ! Le plus drôle c’est que dans la vie, elle travaille dans une entreprise spécialisée dans la dépollution de l’amiante !!

J’ai passé un moment extra avec Archipels, à la fois grâce à l’accueil de l’éditeur, la compagnie des trois autres joueurs et par le fait d’avoir joué à un jeu malin, fun au matériel plaisant et offrant un challenge intéressant !  Le jeu est à la fois facile d’accès et suffisamment taquin pour pouvoir offrir un challenge à des joueurs habitués à des jeux plus complexes. En tout cas c’est pour moi, le meilleur moment que j’ai passé à une table de jeu sur ces trois jours grâce à mes sympathiques adversaires !

Comme nous avions passé un super moment, j’ai invité mes trois compagnons à tester Ipso. Alexandre Droit m’avait passé son exemplaire pour le tester dans la foulée ! Encore un grand merci pour sa gentillesse car je n’ai vu aucune table le proposer.

Ipso de chez Gigamic entre dans une catégorie qui commence à s’embouteiller ! Les jeux rapides type Skyjo, chaque éditeur cherchant le Graal synonyme de succès commercial et de porte d’entrée dans le monde ludique pour de nouveaux joueurs !

Chaque joueur pioche 14 cartes qu’il déploie en pyramide face cachée devant lui (la pyramide étant complétée à son dernier étage par une carte « étoile » qui rapportera 3 points à la fin de partie si on ne l’utilise pas).

Il y a cinq couleurs et 90 cartes qui vont de 1 à 90. On retourne 2 cartes de la pioche (on écarte le reste) et on commence à jouer. A son tour un joueur récupère une des deux cartes visibles et la place dans sa pyramide. La carte face cachée qu’elle remplace vient directement rejoindre la pioche face visible. Si on arrive à faire sur chaque étage, des lignes de chiffres croissants, on aura des points de victoire à la fin. S’il y a une erreur dans la ligne, elle ne compte pas. Si la ligne croissante est composée de cartes de la même couleur, les points compte double. En dernier recours à la fin de partie, on peut enlever l’étoile et piocher une carte de la pioche face cachée pour éventuellement corriger une erreur. On peut pour durcir le challenge ajouter un paramètre (pair ou impair) en début de partie, les lignes réalisant le challenge rapporteront un point supplémentaire par carte.

Le jeu se joue en 10 minutes maximum et on a envie de s’en refaire une (surtout si la frustration du tirage ne vous a pas gâté ! Ce fut mon cas !). Que dire de plus, que le jeu est efficace, qu’il va plaire et reste à savoir s’il va réussir à se hisser au niveau de ses brillants prédécesseurs.

J’ai été surpris du nombre de jeux qui surfait sur ce créneau et en particulier, j’ai rencontré des petits éditeurs et des auteurs qui s’autoéditaient et qui eux aussi cherchaient à s’imposer sur ce marché difficile.

J’ai donc testé Dozito d’Alex Fortineau et Simon Moulard chez Double combo Games (je connaissais Alex Fortineau pour Naishi qu’il avait fait en collaboration avec Mathieu Bieri). Le jeu a une première particularité : C’est le premier jeu qui est sorti de l’usine « Game in France » située en Lorraine ! Voici un point qui peut jouer en sa faveur, beaucoup de personnes étant sensibles aujourd’hui aux conditions de fabrication et au respect de l’environnement !

On tire douze cartes que l’on dispose face cachée devant soi et on a la possibilité de tirer une carte face cachée ou l’une des deux cartes visibles de la défausse. En fonction du chiffre de la carte, celle si va se placer dans votre tableau à l’emplacement qui lui correspond exactement. La carte révélée va pouvoir être jouée à la suite et on s’arrêtera quand on ne pourra ou ne voudra plus jouer, l’objectif du jeu étant de faire des groupes de cartes de la même couleur. Pour vous faciliter la tâche, il y a pour chaque couleur des cartes joker, tour supplémentaire ou stop.

On comptera les points en fin de manche, les plus grands groupes de cartes à la couleur identique rapportant le plus de points et à cela s’ajoutera des points « Dozito », de petits soleils que l’on trouvera sur certaines cartes.

Franchement, j’étais parti en fronçant le nez et au final je trouve le jeu vif et malin. Encore une fois, va-t-il concurrencer les mastodontes de ce créneau, je n’en sais rien mais si vous devez choisir un jeu qui fait le taf dans ce domaine, Dozito est un bon candidat.  

J’ai ensuite pour boucler la boucle, testé Coin ! Qui osera ? de Sylvain Raballand. On a là un jeu hybride de défausse et de bluff qui fonctionne un peu comme un Skyjo concernant le mode de calcul à la fin de la manche. Si j’ai dans ma main le score le plus bas, chaque joueur compte ses points et les soustrait au total choisi pour la partie (en général 150). Si je perds, c’est le total le plus haut obtenu par l’un des autres joueurs qui est retranché à mon capital. Quand l’un des joueurs arrive à 0, c’est le joueur au capital le moins entamé qui remporte la partie.

D’abord au début de tour, on pioche une carte de la pioche ou de la défausse mais on ne l’intègre pas directement à sa main. On essaye de constituer une combinaison de cartes permettant ainsi de les défausser (carte unique, pair, suite, etc.). Au moment où un joueur pense avoir la main au total le plus faible, il annonce « Coin » et tout le monde pose ses cartes et on fait les totaux. Il y a un mode plus expert qui introduit les couleurs et qui permet de regagner des points en fonction des combinaisons réalisées.

Là encore, difficile de trouver de véritables défauts au jeu, les mécaniques sont connues et bien exploitées. On a avec Coin ! Qui osera ? Une autre alternative au catalogue proposé dans sa catégorie. Il a pour lui le défaut d’être un jeu édité à compte d’auteur et qui ne bénéficie finalement que du bouche à oreille et d’une distribution insuffisante pour se hisser au niveau de ses concurrents. Force est de constater, qu’il a rencontré un très bon accueil grâce à son créateur qui a animé les trois jours sans se départir de son énergie et de sa sympathie communicative ! Ce jeu est un jeu de festival indéniablement et je lui souhaite tout le succès qu’il mérite !

J’ai terminé ce festival avec un tour sur le stand de Nuts ! Publishing où j’ai découvert un wargame pour deux joueurs, Guerre éclair de Yasushi Nakaguro. Ce dernier a déjà à son actif deux autres jeux de ce type, chez le même éditeur dont 300 qui avait fait un peu parler de lui.

Le jeu se veut retranscrire l’invasion allemande en 1940 en passant par la Belgique, la Hollande et la France. Le jeu est en fait un jeu de cartes qui va permettre à chaque joueur de déplacer ses troupes (blindés ou infanterie). L’Allemand démarre avec 8 cartes qu’il va choisir parmi un deck de cartes et les Alliés vont faire de même mais avec seulement 6 cartes. C’est d’ailleurs dans cette sélection que l’aspect tactique prend tout son sens ! Vaut-il mieux privilégier le mouvement rapide vers Paris ou s’assurer une aide de l’aviation et un bon ravitaillement ?

Le joueur Allemand pour remporter la partie doit atteindre un objectif qu’il aura tiré au hasard. Lors de l’installation du jeu, il va tirer deux objectifs, un qu’il va découvrir et l’autre qu’il va garder secret. L’allié lui pour remporter la victoire doit contre attaquer et prendre une des trois villes Allemandes d’où vont partir les troupes ennemies.

Très bonne surprise que cette « simulation » qui en trois quart d’heure vous permet de faire chauffer vos neurones avec le bémol que les combats par le biais des dés peuvent être rapidement catastrophiques si comme moi vous avez un adversaire extrêmement « talentueux » ! De Gaule en passant par la Belgique a réussi une contre-attaque flamboyante et a réussi à changer le cours de l’histoire !!

Le cru 2026 est donc un immense succès, j’ai passé un agréable moment et je ne vous ai pas parlé de jeu de rôle, ni de jeux de figurines alors que j’ai passé aussi beaucoup de temps à discuter avec pas mal de monde. Le milieu est dynamique et il y a une communauté très active ! Les tables étaient remplies ! Je vous en parlerai plus longuement dans un prochain article ! A l’année prochaine soyez en sûrs !!

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Le labo en Festival : Octogones 2026 #2

Le labo en Festival : Octogones 2026 #2

En ce 2ème jour du festival, un petit tour chez Asmodée afin de voir le succès de Moon Colony Bloodbath qui visiblement a fait le plein et je découvre une petite pépite méconnue au matériel magnifique et qui se joue à deux : Strategeti.

C’est un jeu abstrait ou l’objectif est d’aligner quatre de ses « animaux » ou éliminer cinq pièces adverses. Sur un plateau de 4x 4 cases, on va à tour de rôle jouer ou déplacer des pièces représentant des animaux de la savane. Chaque pièce ayant un déplacement ou un pouvoir particulier.

J’ai adoré ! C’est vraiment prenant et à la manière d’un jeu d’échec, il va falloir anticiper, provoquer afin d’arriver à ses fins ! J’ai juste envie d’y rejouer ! Il existe un mode plus avancé que je n’ai pas testé qui modifie sensiblement la façon de jouer ! Si vous êtes amateurs de jeux abstraits, n’hésitez pas, c’est très efficace ! 

Je tombe ensuite sur Jerôme Daniel Snowrchoff, l’auteur de Doggerland qui m’entraine sur le stand qu’il anime chez Bioviva éditions, afin de me faire tester deux jeux, petits en taille mais qui tiennent selon lui, de grandes promesses ! Le premier s’intitule « Oh mon Dieu ! ». Il en existe deux itérations : L’Egypte et l’Olympe.

Les règles sont expliquées en 30 secondes : 3 cartes en main, à son tour, on pioche une carte et on en dépose une devant soi en appliquant son pouvoir. Le premier joueur qui réussit à constituer un panthéon de 5 cartes composé de Déités, de mortels et de monstres arrête la partie immédiatement. On comptabilise la valeur des cartes et celui qui a le total le plus élevé, est désigné vainqueur. Le jeu s’inscrit dans la catégorie des jeux d’ambiance. C’est vif, chaotique et cela amène pas mal de retournement de situations tout au long de la partie qui va durer au maximum une dizaine de minutes. On peut tout à fait mélanger les deux versions existantes ou les jouer séparément. Le jeu se joue de 2 à 6 joueurs et il est clair que plus vous êtes nombreux, plus les retournements de situations vont être nombreux ! Là encore, cela n’invente rien mais c’est fun et très efficace ! C’est un bon filler en début de soirée et on peut enchainer quelques parties avant de se lancer dans quelque chose de plus consistant ! Les illustrations de Michaël Cao et Claire Zamora apportent beaucoup.

Le second jeu avec le même format s’avère beaucoup plus calme et plus cérébral. Il s’agit de Kondor, de Romaric Galonnier (l’un des auteurs de Courtisans) et de Charly. Il se joue de 2 à 4 joueurs. Chaque joueur a devant lui 8 cartes paysage face cachée et à son tour, va devoir tirer une carte à partir d’une petite rivière de 3 cartes ou prendre directement celle face cachée sur la pioche. Il va ensuite la positionner à la place d’une de ses 8 cartes. La carte face cachée est retournée. Il aura encore le choix de choisir parmi les deux. Une fois choisie, elle composera une partie d’un paysage qui va ainsi s’agrandir au fur et à mesure de la partie. La carte restante rejoint la rivière face visible ou la pioche face cachée. C’est là, tout le sel du jeu car il faut bien évidemment observer les paysages de vos adversaires et éviter de leur donner une carte trop favorable. Quand les joueurs ont devant eux un paysage composé de 8 cartes visibles, la partie s’arrêtera et on comptabilisera les points. Chaque carte a des éléments qui la compose (foret, montagne, rivière, demi temple inca, condor, relique) et en fonction du nombre, voire de la disposition de ces éléments, on fera un calcul permettant de désigner le vainqueur. Là encore, une partie se joue en une dizaine de minutes et on a plusieurs façons de comptabiliser les points si l’on désir augmenter un peu la difficulté du jeu. C’est un jeu familial et il s’adresse parfaitement à la cible qu’il veut toucher. Ce sont des mécaniques éprouvées mais j’avoue être resté sur ma faim, en indiquant toutefois que je savais dès le départ que je n’étais pas la cible.

Je suis allé ensuite tester la dernière création de Thomas Planète, Pirates en Péril. On avait découvert l’auteur avec Turbulences, où au-delà des mécaniques, le jeu se caractérisait par son originalité de fabrication à partir de bois recyclé donnant à la fois l’image d’un jeu écologique et un objet d’art, chacun des exemplaires étant numérotés.

Pirates en Péril est basé sur le même concept de fabrication. Cette fois ci plutôt que d’affronter les vents contraires à bord de biplans, l’auteur nous invite à naviguer sur des flots déchainés sur un bateau pirate. Votre objectif est d’accaparer les trésors les plus fabuleux quitte à les obtenir en partant à l’abordage de vos concurrents ! Mais attention aux récifs et au Kraken qui peuvent à eux deux briser vos rêves !

La partie démarre en insérant sur le terrain de jeu une tuile où l’on place un coffre au trésor. De ce fait une tuile à la manière de Labyrinthe va ressortir de l’autre coté et indiquera en fonction des vagues dessinées, le nombre de déplacement de votre bateau. A votre tour, vous pourrez jouer 6 actions gratuites (Mouvement de deux cases, passage d’un obstacle, boulet de canon, longue vue vous permettant de regarder la valeur des trésors d’un adversaire, abordage pour voler un trésor ou donner un trésor de valeur négative, jeter l’ancre pour bloquer une colonne qui ne pourra bouger au tour du joueur suivant) qui sont aussi vos points de vie. Ainsi plus vous allez jouer d’actions, plus vous prenez le risque de sombrer et de mettre fin à la partie car la disparition d’un joueur est une des conditions qui met fin au jeu. Il y en a deux autres, votre bateau est éjecté de la colonne en étant sur la tuile qui sort du jeu et fini dans le ventre du Kraken ou quand la tuile où se trouve le coffre à trésor sort de l’espace de jeu. Chaque tuile qui sort est retournée et apporte un bonus (récupération d’actions gratuites et donc de points de vie, pièces de trésor, tentacules du Kraken que vous allez positionner sur le plateau et qui vont pouvoir gêner, voire attaquer vos adversaires) ou des malus qui vont avoir des conséquences sur votre environnement (par exemple, les tentacules du kraken attaquent de façon orthogonale les bateaux voisins). Plus le déplacement est important (nombre de vagues dessinées), plus la tuile pourra avoir des conséquences négatives.

Le jeu se veut familial et possède les ingrédients d’un jeu d’ambiance même si on l’aura compris, la gestion des actions gratuites, le positionnement des tentacules et l’anticipation des mouvements des colonnes lui donnent indubitablement une valeur tactique. Le hasard des tuiles et les réactions en chaîne que cela induit rend difficile un véritable contrôle mais il ne s’agit pas de faire de Pirate en Péril, ce qu’il n’est pas. En 30 minutes environ, vous avez là un jeu magnifique dans sa conception qui reste une œuvre unique et qui apporte un plaisir communicatif à la table. J’ai passé un agréable moment avec un groupe de joueurs hilares et satisfaits de l’expérience ! Et c’est cela le plus important ! Un financement participatif va débuter d’ici peu sur Gamefound. Pour plus d’informations je vous conseille d’aller sur le site de l’éditeur, Ludenbois.

J’ai rejoint ensuite Michael Munoz, l’auteur de Premier Contact qui m’a fait découvrir San, le nouveau jeu du prolifique Jules Messaud et de Martin Montergnole. Un Deck building d’affrontement où l’originalité vient du fait d’avoir trois conditions permettant d’atteindre la victoire.

A votre tour, vous ne pouvez jouer qu’une seule faction parmi trois disponible. A cela s’additionne une faction joker qui s’ajoute aux autres factions. Grâce aux cartes jouées, vous allez agir sur un des paramètres vous menant vers la victoire et de plus vous pourrez acheter des cartes et enrichir votre deck. Vous pourrez alors en fonction de vos choix, activer un virus, corrompre la rivière et empêcher la progression de votre adversaire tout en facilitant la vôtre. L’interaction est à son maximum et les parties sont courtes. Je n’ai joué qu’une partie et j’avoue que j’ai très envie d’y retourner pour mieux affiner ma perception et tester les différentes voies. Les mécanismes du Deck building sont éprouvés et c’est vraiment le fait de jouer sur les trois conditions de victoires qui fait l’originalité du jeu. Son succès à l’Alchimie, le festival de jeux de Toulouse, le précède et il va trouver sans aucun doute son public.

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Le labo en Festival : Octogones 2026 #1

Le labo en Festival : Octogones 2026 #1

C‘est déjà fini ! Octogones 2026 a fermé ses portes Dimanche soir après trois jours intenses où les foules venant d’horizons ludiques bien différents se sont côtoyées pendant trois jours !

Car Octogones qui reste à aujourd’hui le plus grand salon consacré aux Jeux de rôle, s’est étoffé depuis plusieurs années pour englober le jeu de société et ses dérivés, le jeu de figurines et bien d’autres loisirs annexes. 

Ce cru 2026 était particulièrement attendu puisqu’après des années de bons et loyaux services, le double mixte (palais des Congrès de Villeubanne), devenu trop étroit pour contenir à la fois toutes les activités ainsi que les joueurs, laissait la place à Eurexpo, un énorme complexe au Sud Est de Lyon. Bien évidemment la promesse fut tenue, un hall gigantesque parfaitement climatisé a pu accueillir le festival tout en permettant une circulation bien plus facilitée que ces dernières années. Tout le mérite en vient aux nombreux bénévoles qui telles des fourmis invisibles ont orchestré les choses de manière tout à fait professionnelle. Certes, il y a encore quelques points à améliorer mais je suis certain que l’année prochaine sera encore d’un niveau supérieur ! Un grand bravo à toute l’organisation car le boulot est colossal et tout ceci en à peine 6 mois !

Alors ? Tout le monde est satisfait ? Pas tout à fait et le premier bémol reste la nouvelle date du mois de Mai. J’ai pu discuter avec de nombreux éditeurs que ce soit du milieu du jeu de société ou du jeu de rôle, tous sont unanimes pour dire que la date d’octobre obtient leur faveur et de très loin. Proche de Noel, juste avant Essen, elle permet d’aligner la sortie des nouveautés et facilite les ventes. Car l’argent restant le nerf de la guerre, avec des stands plus chers, quasi aucune nouveauté et une date faisant suite à de nombreux festivals importants, tous faisaient contre mauvaise fortune, bon cœur et ont pris la chose avec philosophie !

Le reproche qui a émergé parfois est la situation de la salle. A l’extérieur de la ville, elle est un peu excentrée et on ne peut la rejoindre que par voiture ou en tramway. Compte tenu de la conjoncture, un forfait trois jours avec le parking en prime, reste un investissement que tout le monde ne peut pas obligatoirement se permettre.

Malgré tout cela, la foule était présente surtout à partir du Samedi. La preuve en est, le record d’affluence à été battu cette année avec plus de 19.000 visiteurs.

Eurexpo Lyon, jour 1, 09h32

N’ayant pas de réelles nouveautés à me mettre sous la dent, j’ai profité du vendredi après-midi pour me repérer dans ce nouvel environnement et dénicher quelques pépites encore ignorées.

Mon premier arrêt fut au stand de Palladis Games où j’ai pu tester « Promenons-nous dans les bois » de Vincent Bernet et illustré par Camille Chaussy, un jeu de majorité et de collection qui s’adresse à la famille pour 3 à 5 joueurs (Je l’ai testé à deux joueurs, il m’a donc manqué une partie de l’interaction qui fait bien évidement le sel du jeu). Le plaisir du jeu réside dans le fait qu’il va plaire à toutes les générations et pour des raisons différentes, un peu comme le dernier Pixar !

Le jeu est d’une simplicité enfantine : chaque joueur à devant lui deux pions « Loup garou » qui vont devoir se balader en foret et trouver de quoi se nourrir. Cela va du champignon, au poulet en passant par le cochon et met délicat s’il en est, le moine bien dodu ! Un loup garou est de force 1 l’autre de force 2 et vous allez donc les déplacer sur les emplacements qui représentent la forêt. Le nombre d’emplacements et le nombre de victuailles dépendant du nombre de joueurs. Le twist amusant, c’est que vous allez pouvoir les balader et changer d’emplacement tout le temps que va durer la comptine « Promenons nous dans les bois pendant que le loup … » que tout le monde chante en cœur ! Quand la comptine se termine, on a plus le droit de bouger les pions loup garou et on les retourne afin de voir qui est majoritaire. Si deux loups sont à égalité rien ne se passe, s’il y en a un troisième de valeur différente c’est le lui qui se barre avec la bouffe ! si jamais l’un des joueurs n’a rien remporté sur la manche, il a droit à une carte « rage » qui lui donnera, une fois joué, un avantage ou lui permettra d’avoir recours aux sorts d’une sorcière ! Le jeu va pouvoir s’étoffer avec des pouvoirs de lieux ainsi qu’un petit legacy sous une forme de conte afin d’en améliorer encore la durée de vie ! C’est fun, ça se joue vite, c’est beaucoup plus taquin que cela en a l’air et le matériel est plutôt sympa avec toujours chez Palladis la volonté de garantir un respect de l’environnement.

J’ai enchainé toujours chez Palladis, avec la version proto du Biotopes, nouvelle mouture de Sébastien Castano ! Hé oui, vous entendez bien, une nouvelle version de Biotopes qui va apporter quelques changements et gommer certains aspects qui pouvaient gêner des joueurs n’aimant pas l’utilisation du bag building. Car le principal changement, c’est la disparition de sac ou l’on tirait les cubes au moment de la production. De plus, plutôt que d’avoir des cartes pour chaque écosystème, vous aurez 6 grandes cartes recto verso qui couvriront l’ensemble des écosystèmes. Là encore, la volonté est d’apporter plus d’équilibre entre chaque joueur. Pour le reste, les cartes animaux n’auront plus de texte, l’objectif est de rendre le jeu totalement texteless afin de fournir le jeu avec les règles en Anglais et en Français. Les règles n’ont pas foncièrement changé et pour ceux qui connaissent le jeu, vous ne serait pas dépaysés !

Finalement pour un jeu qui est aujourd’hui épuisé, le savoir bientôt de nouveau disponible est une excellente nouvelle. Palladis a pensé aux joueurs possédant l’ancienne version car un kit sera mis à disposition en téléchargement afin de pouvoir jouer avec les nouvelles règles et surtout récupérer les 6 grandes cartes écosystèmes. De plus, la volonté de l’éditeur est d’arriver à diminuer les coûts de production afin de rendre le prix plus doux (le prix du jeu fut une des critiques à l’époque). Logiquement, le jeu devrait être disponible à Essen.

Un Castano peut en cacher un autre, cette fois ci associé à Franz Couderc ! Saut de puce pour aller chez Fentasy GamesMicrolonies fort de son sablier d’or était très attendu. Ce fut mon coup de cœur au FIJ 2026, j’ai donc choisi de laisser ma place. J’ai eu juste le plaisir de voir en avant-première quelques pièces du matériel final. Le jeu dans son écrin définitif sera magnifique et il est clair qu’il sera mien à Essen prochain si les délais sont tenus ! La majorité des tables étaient consacrées à Kikai qui concourait pour le prix expert Octogones 2026.

J’ai donc complété la table de Animal Rescue Team qui vient de sortir en magasin. L’auteur est connu, puisqu’il s’agit de Matt Leacock, l’auteur de Pandemic.  Nous sommes donc dans un environnement familier, puisqu’il s’agit là encore d’un jeu collaboratif où nous allons incarner chacun un personnage à la carrière bien définie (vétérinaire, Pompier, etc.), nous accordant des pouvoirs et du matériel spécifiques. Notre but est de secourir des animaux en danger, les ramener au refuge afin de les rendre à leur propriétaire. Le jeu ne vous laissant à aucun moment le temps de souffler, il va falloir se coordonner pour sauver les animaux et gérer les déplacements avec des véhicules à disposition qui en fonction de leur nature pourront transporter des pions joueurs, des équipements et charger les animaux sauvés et se déplacer plus ou moins loin. A chaque fin de tour d’un joueur, on complète la rivière verticale qui s’agrandit. On ajoute des animaux ou on fait avancer notre pion équipe sur une autre ligne où se trouvent 3 objectifs à des intervalles définis.  La partie est collectivement perdue si un animal non secouru quitte la rivière verticale ou si le pion de l’équipe atteint un objectif non résolu.

Pour réussir à sauver un animal, on lance deux dés quand on arrive sur sa zone. Sur la carte le représentant, il y aura la valeur à atteindre ainsi que les bonus à ajouter en fonction de la présence de personnages ou d’équipements spécifiques voire du véhicule adéquat présent ! Si vous obtenez un sablier sur le dé, il vous fera avancer sur la ligne des objectifs !

J’ai apprécié ma partie et mes compagnons de jeux furent très efficaces ! Au fur et à mesure que le jeu avance, on a mieux coordonné nos actions et nous avons réussi à remplir les trois objectifs, synonyme de victoire ! Nous avons joué à la version facile (il y a un mode normal et difficile) et déjà, le challenge était à mon avis, assez élevé. Je n’ai pas ressenti d’effet leader et c’est vraiment collectivement que nous avons planché sur les problèmes que nous posait le jeu. La thématique n’a pas une grande importance et le coté choupinou peut laisser penser que l’on a affaire à un jeu familial, alors qu’il s’agit d’un vrai expert ! La plus grosse difficulté que je pressens, c’est de lui trouver une place dans tout ce qui existe actuellement sur le marché des jeux collaboratifs. La réputation de l’auteur n’est plus à faire et c’est un critère de qualité qui peut faire la différence ! N’hésitez pas à le tester si vous en avez l’occasion ! De plus les parties peuvent être très courtes … !

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Où acheter vos jeux sur internet?

Où acheter vos jeux sur internet?

Au labodesjeux on a notre boutique à Metz qu’on affectionne particulièrement j’ai nommé la Caverne du Gobelin. Bien connue des joueurs dans l’Est on y est toujours bien accueilli et très souvent bien conseillé. Il y a un grand choix de jeux, et un catalogue très à jour et très varié. Il y a aussi beaucoup de tournois et d’animations dans la salle prévue à cet effet. Bref nous on aime bien! Malgré tout, nous ne sommes pas hommes à mettre tous nos œufs dans le même panier et on lorgne aussi à droite et à gauche pour profiter de promos sympas (notamment lors des soldes). Du coup on s’est dit qu’on allait vous proposer nos bonnes adresses (testées ou non… faut pas croire que nous sommes milliardaires ou achète pas tout ce que l’on veut malheureusement) pour vous permettre de trouver la perle rare, si vous n’avez pas de magasin comme il faut près de chez vous.

philibert

On attaque avec Philibert, super site web qui possède un magasin encore dans l’Est, à Strasbourg. Le site web est une merveille, vraiment clair et bien organisé. Ils relaient les avis de bloggeurs et les vidéos de TricTrac. Souvent bien approvisionnés, on a testé on a pas été déçus. Frais de port gratuits à partir de 60€ d’achat, commande expédiée sous 24 heures.

ludifolie

Ludifolie. Après 8 ans d’existence sur le web ils ouvrent une boutique « en dur » à Vincennes. J’ai personnellement testé ce site cet été car au moment où je le voulais (et comme je suis un mec bourré de lubies passagères qui doivent être réalisées le plus vite possible…) Scythe en VF n’était dispo que chez eux en préco, avec un prix d’ailleurs très intéressant. Ca m’a suffit pour inclure le jeu et la prochaine extension dans une commande et vérifier qu’ils sont pro. Je les trouve agressif sur les prix, il faut y aler régulièrement pour profiter de leurs promos ou produits à la une. Frais de port offerts à partir de 60€, commande envoyée sous 24h dans 99% des cas (tiens! ils se gardent une marge d’erreur ils sont pas fous 😉

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Goupiya. Nouveau venu fondé par Charlotte et Olivier nous adorons la charte graphique du site ainsi que leur architecture! Un très beau travail graphique qui rend la navigation agréable sur ce site qui propose des jeux, des cartes, des figurines pops et autres. C’est toujours bon à prendre! Nous mettrons à jour dès que nous aurons testé le service! Expédition sous 24h, livraison gratuite à partir de 70€ d’achat.

On vous propose un code qui vous donne droit à une remise de 5%: welcome

letempsdunjeu

Le temps d’un jeu. Site que l’on a testé pendant les soldes d’été et qui a permis à Djon de compléter sa collection de Heroes of Normandie avec de belles baisses de prix. J’en ai profité pour chiner l’excellent Manhattan Project à moitié prix, et qui fera l’objet d’un test très prochainement. Produits bien emballés, expédition rapide sous 24 heures et frais de port offert dès 50€ d’achats. une boutique « en dur » à Langueux chez les tout petits bretons 😉

ludocortex

Ludo Cortex. Pas testé… Un magasin « en dur » à Annecy, à peu de choses près les mêmes conditions de vente que les autres précédemment cités. On viendra vous donner plus d’infos sur notre sentiment après avoir passé quelques commandes. Ils proposent un blog avec leurs tests, avis et explications, ce qui peut aider pour se décider.

okkazeo

Okkazeo. Là on est dans l’occasion comme son nom l’indique. Vu le prix des jeux il peut être parfois intéressant d’aller chiner un jeu d’occasion. Ce site propose de mettre en relation les vendeurs et acheteurs. Alors honnêtement après avoir fureté dessus aucun de nous n’a testé puisqu’on a pas trouvé quelque chose d’intéressant à proximité de chez nous. Les parisiens ou habitants de très grandes villes seront bien logiquement mieux servis par ce site, qui peut permettre de dénicher quelques bonnes affaires. On peut aussi s’arranger pour faire envoyer le jeu mais du coup le prix en devient moins intéressant… sans parler de la surprise que quelqu’un a peut-être eu en recevant un jeu auquel il manquait des pièces ou meeples (par exemple des dés dans King of Tokyo, ce qui rendrait tout de suite la partie plus difficile…) alors qu’il était bien mentionné comme complet sur le site??? Bon on extrapole un peu, en tout cas ce site GRATUIT (rare pour être mentionné) part d’un très bon principe. A vous de tester!

cultura

Cultura.com. On aime bien cette enseigne on vous expliquera pourquoi un jour. Figurez-vous qu’ils vendent des jeux de société. Souvent c’est du casu mais il y a aussi des incontournables et ils diffusent le catalogue Asmodée, Blue Orange, Iello, Days of wonder pour ne citer qu’eux. L’avantage premier c’est la livraison gratos en magasin. Vous passez commande de chez vous, le lendemain en fin de matinée c’est dispo au Cultura près de chez vous si vous avez la chance d’en avoir un dans vos contrées (il commence à y en avoir vraiment partout renseignez-vous.

trictrac

Trictrac.net. On va passer très vite sur la nouvelle version du site web qu’on ne comprend pas vraiment… là n’est pas le débat vu leur statut de leader incontesté et leur ancienneté dans le milieu ils peuvent bien faire ce qu’ils veulent. Ce qui nous intéresse en revanche c’est la partie forum avec la rubrique De la vente à l’échange. Un peu le même principe qu’Okkazeo cité plus haut, vous vendez ou vous cherchez, allez voir si quelqu’un vous fera une fleur en vous revendant son jeu à un tarif préférentiel.

On parlera pas d’Amazon mais vous pourrez y retrouver beaucoup de reférences aussi. On aime juste pas trop acheter nos jeux là-bas, on préfère mettre notre modeste contribution dans des enseignes françaises. C’est peu de choses mais bon… Il faut quand même encourager les spécialistes du secteur qui vous propose une offre cohérente et ciblée, et vont même jusqu’à vous donner des conseils d’achats!!!! Dingue mais ça existe encore on vous assure. En plus on a jamais constaté de différence de prix telle qu’elle nous ferait acheter sur ce site.

Voilà on espère qu’avec ces quelques bonnes adresses non exhaustives vous trouverez chaussures à vos pieds. N’hésitez pas à nous remonter vos bonnes adresses et bonnes pratiques. Et continuez à aller voir votre revendeur indépendant dans votre ville. Si si il en reste pas mal!

Test: Outlive

Test: Outlive

Outlive résume à lui seul le phénomène du crowdfunding qui agite de plus en plus le monde ludo-éducatif. Je lisais dans le dernier numéro Hors Série de Ravage l’interview de Yoann, gérant de la société de distribution Blackrock. Article intéressant au demeurant et qui donne des infos sur le monde de l’éditeur et du distributeur de nos jeux-chéris. La garçon vient de STAPS à la base (j’avais pas mal de potes en STAPS à l’époque et le dénominateur commun semble être que peu d’entre eux sont restés dans le domaine sportif… comme quoi ça mène aussi à tout!) et fête les 10 ans de sa société qui a distribué notamment Garçon, Leader 1, Huuue pour ne citer qu’eux. La partie qui nous intéresse aujourd’hui concerne donc Outlive, carton annoncé au moment de sa mise en orbite sur Kickstarter, et son arrivée sur nos étals au mois de mai 2017.

Dorénavant, de nombreux créateurs et éditeurs de jeux tentent de sauter la case distributeurs et toucher directement leur clientèle par l’intermédiaire de Kickstarter, entre autres. Quand on connaît la répartition des marges sur le prix d’un jeu, et la part qui revient aux différents intervenants, certains peuvent y voir une solution pour augmenter ces marges, tout en s’affranchissant du circuit de distribution traditionnel. Bref on touche au commerce et marketing du monde ludique mais ça permet quand même de saisir l’opportunité que peuvent constituer les plateformes participatives pour certains acteurs, créateurs ou éditeurs.

Yoann donc, nous explique dans cette interview que selon lui, Kickstarter peut cohabiter avec le circuit traditionnel (nos boutiques spécialisées) et même offrir une vitrine plus importante pour des jeux orientés experts et moins vendeurs en boutiques tradi. On s’orienterait donc vers un développement parallèle des projets sur Kickstarter, et des jeux en boutiques tradi, sans que l’un et l’autre ne se gênent. Et des passerelles sont même créées entre les 2 avec cet excellent jeu Outlive notamment. Le projet a eu un retentissement assez hallucinant sur Kickstarter et a bouclé sa campagne sur un vrai succès, en développant un vrai engouement pour ce beau projet. Est-ce que ça restera un épiphénomène ou ce genre de passerelles va t-il se développer? On pourrait donner raison à Yoann puisque d’autres exemples fleurissent déjà, notamment avec l’excellent Scythe, qui dès qu’il sera de nouveau disponible viendra garnir la ludothèque du labodesjeux.

 

Bon maintenant on va examiner Outlive de plus près!

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– mise en situation du jeu –

Outlive se déroule dans un univers post-apocalyptique après un désastre nucléaire. Des groupes de survivants doivent récupérer les ressources dont ils ont besoin pour survivre et développer leur abri anti-atomique. Le but est d’être le clan le plus productif pour être sélectionné par le « convoi », sorte d’arche de Noé qui arrive à la fin du jeu pour emmener ce clan vers le dernier paradis de ce bas-monde.

Les similitudes avec l’excellente série « The Walking Dead » sont nombreuses, si l’on enlève les zombies. C’est vraiment le côté survie qui prédomine. Vous allez devoir gérer vos survivants, collecter et conserver des ressources, améliorer votre abri, et faire avec les clans ennemis qui cherchent la même chose que vous. C’est du placement d’ouvriers dans un monde ravagé qui ne vous laissera pas de répit.

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– différentes salles de votre abri anti-atomique –

En 6 tours (correspondant à 6 jours) le clan doit récolter le plus de points de victoires possibles pour être le clan « élu » et s’échapper de ce trou radioactif. Univers post-apocalyptique veut bien sûr dire que diverses calamités vont tomberont sur le coin de la tronche à chaque tour, et même s’accumuleront si personne n’y remédie.

Chaque joueur dispose de 4 héros qu’il déplacera sur les différentes zones de la carte, pour collecter, chasser, fouiller ou récupérer de l’équipement. Les rencontres avec les héros des autres joueurs font l’objet de mise sous pression (ou rackets) pour les délester de leur précieuse cargaison. Subtilité non négligeable et intéressante, un joueur ne peut déplacer un héros sur une zone déjà occupée par un de ses héros, ni revenir sur la zone qu’il occupait au début de ce tour.

Le côté anticipation et mise en place de la stratégie définie prend ici tout son sens puisqu’il faudra donc déplacer ses héros dans l’ordre qui permettra au mieux d’atteindre ses objectifs. Il est aussi intéressant d’aller sur la zone « cargo » qui permet de récupérer le token « 1er joueur » et ainsi commencer à déplacer son héros en premier lors du prochain tour.

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– exemples d’équipements et de diverses ressources – 

Vient ensuite la phase « nuit » durant laquelle le joueur va gérer son abri atomique. Il pourra résoudre les événements (payer le coût en ressource des diverses calamités pour annuler leurs effets et récolter les PV correspondants) et gérer la radioactivité qui menace la survie de son clan. Il doit nourrir les survivants qui le composent (avec les ressources qu’il aura collecté durant la phase nuit) au risque de les voir mourir dans le cas contraire, construire et développer des salles qui donnent des bonus divers (plus de ressources collectées la journée, ventilation plus efficace pour contrer la radioactivité etc…) et enfin réparer des équipements qui apportent aussi des bonus lors de la phase journée (mention spéciale au clin d’œil à Lucille la batte de Negan dans Walking Dead 😉
A l’aube les zones de la carte sont réalimentées en ressources et c’est reparti pour 1 tour.

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– la batte de Negan – 

On est obligé de vous parler de la direction artistique du jeu qui est à tomber par terre. Le jeu est très beau et bien réalisé. C’est un vrai plaisir d’aller chasser pour récupérer des petites côtelettes de gibier, et d’accumuler ses ressources. Le plateau est superbe et très clair. Un vrai coup de chapeau à l’illustrateur Miguel Coimbra qui réalise encore un travail incroyable sur ce jeu! L’homme n’est plus à présenter tellement sa patte se retrouve sur de nombreux jeux qui ont cartonnés (7 Wonders, Smallworld, Cyclades entre autres). Nous accordons une place toute particulière à l’esthétique des jeux et quand le résultat est nikel, il est bon de le souligner!

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– exemples d’équipements que vous allez pouvoir récupérer dans le jeu –

Verdict

 

Franchement un vrai régal! J’adhère totalement au thème post-apocalyptique (chacun ses goûts) qui est très bien retranscrit ici. Le côté survivaliste est très prenant avec la collecte des ressources et la gestion d’un environnement hostile et une radioactivité qui peut réduire à néant vos efforts de la partie journée si elle n’est pas bien gérée. La prise en main est rapide même si la mise en place et le 1er tour peut faire peur, je vous garantis que la fluidité du jeu prend vite le dessus et on prend vite goût au jeu. L’auteur a inclus plein de petites références qui sont bienvenues et s’accordent parfaitement avec la qualité du travail de l’illustrateur. J’aime ce côté « Walking Dead » (les zombies en moins) qui oblige le joueur à fouiller les endroits où il se trouve, chasser et collecter afin de construire et améliorer son abri. Le hasard n’est que peu présent dans ce jeu et c’est tant mieux je trouve. Les mécaniques de jeu sont simples avec un placement d’ouvriers dans l’abri et la gestion de ressources mais elles sont parfaitement adaptées au thème.

Petit bémol sur la mise en place. Il y a énormément de composants pour ce jeu, et certains éditeurs ne soignent pas assez le rangement et l’organisation des boites. C’est le cas ici avec de simples sachets zip (t’as pas dit zip!). Du coup forcément ça prend du temps à mettre en place et à ranger…

Sur les parties que l’on a fait avec des nouveaux joueurs à chaque fois, l’explication semble complexe lors de l’énoncé des règles et de la présentation du jeu, mais au début du 2ème tour de jeu, tout le monde avait déjà pratiquement tout saisi. Ça s’enchaîne quand même plutôt bien, c’est logique et très immersif.

Bref vous avez compris, nous à l’équipe du labodesjeux, ça nous a bien plu! Perso je le recommande fortement et si l’univers et la patte graphique vous plaisent, vous ne serez pas déçus! Je vais essayer de tester les règles pour le jeu en solo qui sont dispo ici.

 

Prix constaté: 43.90€

Pour l’acheter: philibert