Dernier né de chez Funforge Monumental vient de débarquer sur Kickstarter. Ça fait quelques temps que Funforge et Philippe Nourah en tête dissémine des artworks et « tease » la campagne de ce gros jeux sur nos réseaux sociaux. Moi en tout cas je les avais vu leurs artworks 😉 Et franchement la direction artistique du jeu est vraiment incroyable. En récoltant mes infos pour cet article j’ai appris qu’une équipe de 20 illustrateurs bossaient sur le jeu et on peut dire que Funforge les as mis en rangs serrés puisque l’ensemble est cohérent, dynamique, accrocheur et réglé comme du papier à musique!
– exemples d’illustrations de cartes –
Après nous avoir appâté avec du visuel, on apprend que Matthew Dunstan s’est occupé de la création et de la genèse de ce projet. Matthew Dunstan c’est la moitié du duo à l’origine de Elysium notamment (un autre très bon jeu de civilisation). Récemment il s’est occupé avec son compère de toujours Brett J. Gilbert, de Professeur Evil et la Citadelle du Temps, un jeu qui m’avait fait de l’œil à sa sortie mais que je n’ai pas pu tester, faute de temps, et surtout d’argent en fait… 😉
Monumental nous permet donc d’incarner une civilisation et de la développer tout au long de 3 âges (classique, médiéval, moderne). On va construire des bâtiments, des merveilles, développer le côté scientifique, culturel, et conquérir des provinces grâce à nos armées. Jusque là rien de neuf.
On va disséquer ça!
– mise en place du jeu –
Le plateau s’assemble en utilisant des tuiles représentant différents types de terrains. Comme il y a un livre de scénario dans la boîte, on peut espérer un plateau modulable qui favorise la rejouabilité.
– les cartes du jeu –
L’un des gros points du jeu c’est le deckbuilding que l’on fera au fur et à mesure du jeu et de l’avancée dans les différents âges. Pour cela, et ce système a l’air très intéressant, on construit un carré de 3 cartes de côté. A chaque tour, on pourra choisir une rangée et une colonne parmi ce carré, et c’est avec les cartes correspondantes que l’on pourra jouer. Il faut savoir que l’auteur a été influencé par sa période Magic dans sa jeunesse (comme nombreux d’entre nous) et adore combotter.
Tant mieux.
Nous aussi.
Lors de la mise en place, un deck de développement correspondant aux cartes des 3 âges différents est constitué et chaque joueur pourra acheter des cartes pour renforcer sa cité dans ce deck. Il y a aussi un deck culture propre à chaque joueur. C’est les cartes de ces decks qui viendront alimenter son propre deck personnel et permettre de déclencher des combos une fois que ces cartes seront piochées et intégreront le carré de 3 cartes représentant sa cité.
– les armées de base (avec les grecs en plus) –
Il y a 4 phases dans un tour de jeu:
Activation de la cité. On va donc choisir 1 rangée et 1 colonne et activer les cartes correspondantes. Ces cartes nous donneront des ressources (production pour construire, science pour la recherche, militaire, culture, et Dieu qui pourra se transformer en 1 ressource de notre choix sauf la culture).
Actions. C’est durant cette phase que l’on va construire des bâtiments, des merveilles, conquérir une province adjacente, déplacer ses troupes etc… Sous réserve d’avoir les ressources nécessaires pour s’acquitter du coût correspondant.
Réinitialiser la cité. Les cartes qui ont été utilisé sont défaussées et remplacé par de nouvelles cartes du deck.
Réinitialiser les decks. Si l’on a acheté des cartes de développement, elles sont remplacées par de nouvelles cartes du deck. Si on n’en a pas utilisé ce tour ci, on défausse la 1ère, on fait glisser la rivière et on en pioche une nouvelle.
La fin du jeu se déclenche lorsque la dernière carte du deck de développement est piochée.
Le scoring dépend des accomplissements (provinces contrôlées, cartes merveilles/culture/savoirs présentes dans son deck), et de la domination dans les domaines des connaissances, provinces, merveilles et politiques culturelles.
En gros on score sur plusieurs tableaux, comme un 7 Wonders.
VERDICT
Monumental est un bon gros 4x (eXploration, eXtermination, eXpansion, eXploitation) qui ne cache pas son jeu. On nous promet du classique mais avec une vraie identité graphique incarnée par les illustrations des cartes et les superbes figurines et seigneurs de guerre!!! Les 5 races disponibles pour le pledge de base sont les grecs, les egyptiens, les dannois (vikings), la Chine et le Japon. Dans le pledge All-in (attention à l’hypothèque) il y aura en plus les aztèques, les atlantes, les amazones et les Mughals. Les figurines sont vraiment à couper le souffle ça me donnerait presque envie de me remettre à la peinture!!! C’est certainement un + non négligeable quand il faudra passer par la douloureuse parce que vous allez le voir ça va vraiment faire mal!!
– les 4 armées supplémentaires –
En terme de gameplay, on note le plateau modulable avec les tuiles qui est appréciable. Pour les mécaniques c’est du classique, mais du classique qui fonctionne. Le carré de 3 cartes de côté pour bâtir sa cité et choisir quelques cartes utiliser à chaque tour est une vraie bonne idée. On voit bien le côté dévastateur des combos que ça peut déclencher après quelques parties de prise en main.
Le côté militaire est plutôt simple et en frustrera peut-être certains. Pas de combats avec résolution de dés (ça ne va pas me déplaire) mais plutôt du coût en ressource. Pour conquérir une province contrôlée par les barbares (les ennemis déjà en place au début de la partie) il suffit de payer un coût en ressource militaire. Pour une province contrôlée par un adversaire humain, il faut payer 1 par troupe ennemie sur place (2 pour son seigneur de guerre) auquel s’ajoute le coût de défense de la région visée. Pof voilà c’est fait. Pas trop sanglant ça va? Ah si le joueur battu replie la moitié de ses troupes dans sa capitale, l’autre moitié dans une région qu’il contrôle. Tout ça pour ça on serait tenté de dire…
Bref ce jeu a plein d’atouts avec une direction artistique à tomber par terre, des figurines sublimes, un système de deckbuilding combotteux à souhait et c’est déjà pas mal! Maintenant l’addition s’il vous plait. Là ça coince… 90€ pour le jeu de base et 5 armées. 220€ pour le All-in avec la boîte de base, les 5 armées, et les 4 armées supplémentaires. Là honnêtement je ne suis plus. Et après avoir parcouru quelques forums ça fait tiquer pas mal de monde. La différence de prix entre les 2 pledges est tellement élevée!!! Bref chacun est libre moi je ferai l’impasse sur le All-in sans hésitation. A voir ce que donneront les Stretch Goals qui ne sont à l’heure actuelle pas disponibles.
Et voici un des projets que nous attendions cette année, après avoir loupé les Pillards des mers du Nord et autres joyeusetés sorties par Garphill Games l’an passé. Faut avouer qu’ils ont su nous mettre l’eau à la bouche en conservant l’artiste du moment, « The Mico » qui doit bosser plus qu’un ouvrier chinois en ce moment! Tant mieux pour nous puisqu’on aime ce qu’il fait!
Donc ce nouveau jeu nous propulse à l’époque carolingienne, en 850 après Jean-Claude. On incarne des architectes royaux qui vont devoir impressionner le roi. On va devoir collecter des ressources, engager des apprentis, faire bosser nos ouvriers, et ralentir nos rivaux! Car oui on risque de quand même pas mal se foutre sur la tronche à base de coups tordus et plus bas que la ceinture!
Alors allez-vous rester vertueux ou avoir recours aux plus viles manœuvres? A vous de voir, mais attention, ce jeu vous mettra face à des choix moraux qui influeront sur votre destinée.
On doit ce jeu à Shem Phillips qui a notamment travaillé sur la série des mers du nord, et Sam Mac Donald (on apprend sur la page du projet que ces 2 là sont amis et qu’ils se sont rencontré en fondant un groupe de rock. Osef comme dirait un jeune! 😉 )
Bref revenons à l’essentiel et disséquons tout ça!
– mise en place du jeu –
On se retrouve donc avec un plateau central composé de différents lieux sur lesquels on va pouvoir placer nos ouvriers, acquérir des cartes plans de bâtiments, des cartes apprentis, et des ressources.
Chaque joueur disposera d’un plateau individuel qui disposera de 2 faces. L’un standard, l’autre qui propose un départ asymétrique avec des compétences différentes selon le plateau.
+1 pour la rejouabilité
Lors de la mise en place chaque joueur va recevoir 4 cartes de la pile des bâtiments. Il en garde 1 et fait tourner les 3 restantes à son voisin. Et ainsi de suite jusqu’à avoir 3 cartes en main, la dernière allant à la défausse.
Ce système de draft tournante est plutôt intéressant et ça permet d’essayer de mettre en place plusieurs stratégies différentes selon les cartes récoltées et leurs effets.
Chaque joueur dispose de 20 ouvriers et pourra en poser 1 par tour, dans l’un des lieux sur le plateau central, sous réserve qu’il y ait de la place dans cette zone. A chaque tour, le joueur effectuera les actions des lieux sur lesquels sont placés ces ouvriers. Par exemple, s’il dispose de 3 ouvriers dans une zone de production de ressources (la forêt par exemple), il recevra autant de ressources que d’ouvriers présents.
LA VERTU
Concept essentiel au jeu, la vertu est ce que vous allez devoir acquérir ou dépenser tout au long de la partie. Recourir à des actions malhonnêtes la fera diminuer, mais vous pourrez toujours dépenser de l’argent pour en récupérer 😉 .
Les différents lieux du plateau:
les lieux de production: Carrière, Mine, Forêt ou Orfèvrerie qui permettent de récupérer des ressources
les entrepôts royaux: ils permettent d’échanger des ressources contre des points de vertu.
L’Atelier: il permet d’engager 1 apprenti contre 4 pièces, ou de découvrir de nouveaux plans de bâtiments. Les apprentis sont des cartes que l’on dispose sur son plateau individuel et qui disposent de capacités spéciales.
– les cartes apprentis que l’on recrute –
le Centre Ville: il permet de recruter des hommes pour capturer des ouvriers. On va pouvoir capturer la main-d’oeuvre adverse pour contrecarrer ses plans et le retarder. On enverra ensuite ces ouvriers à la prison contre une récompense sonnante et trébuchante.
le bâtiment des taxes: y placer 1 ouvrier permet de récupérer l’argent des taxes mais fait perdre 2 points de vertus.
le marché noir: comme son nom l’indique vous obtiendrez ce que vous recherchez (ressources, apprentis, cartes) mais perdrez en vertu si précieuse…
la prison: vous allez pouvoir y envoyer les ouvriers adverses capturés, ou libérer les vôtres.
le hall de la guilde: placez-y un ouvrier pour construire un bâtiment ou participer à l’édification de la cathédrale.
– les cartes bâtiments –
Les coûts en ressources et compétences nécessaires sont indiqués sur les cartes. Une fois construits, les bâtiments vont feront gagner ou perdre des points de vertu, et auront des effets qui se déclencheront immédiatement (par exemple gagnez 5 argiles) ou à la fin de la partie (gagnez 1 point de vertu par groupe de 3 ouvriers adverses capturés).
La gestion de la vertu tout au long de la partie vous permettra de vous débarrasser des cartes dettes que vous contracterez pendant la partie, et qui vous empoisonnerons lors du comptage final des points. Vous pourrez aussi ignorer les taxes en ayant une faible vertu. Une trop grande vertu vous empêchera d’utiliser le marché noir. Pour construire la cathédrale, il ne faudra pas qu’elle soit trop basse!
La fin du jeu est déclenchée une fois que le dernier ouvrier a été posé dans le hall de la guilde. Chaque joueur peut alors jouer une fois, puis on décompte les points. On marque des points en construisant des bâtiments (le jeu s’appelle Architects of the … je le rappelle…), grâce à sa vertu, en comptabilisant ses ressources. On en perd à cause de sa vertu (ou de son manque de vertu en l’occurrence!), à cause de dettes impayées, et d’ouvriers emprisonnés.
VERDICT
Garphill Games a prouvé avec sa précédente série des mers du Nord qu’ils savaient faire de très bons jeux, et bien les exploiter. Les extensions sorties tout récemment pour la série sur les vikings en témoignent. La campagne de lancement est nette, carrée sans bavures. Pas de stretch goals à débloquer en revanche, ça en frustrera certains.
En poursuivant leur collaboration avec « The Mico », les néo-zélandais de Garphill savent qu’ils s’assurent déjà un certain nombre d’auto-pledges. Ce mec a vraiment du talent et sait l’exploiter sur différents projets et époques. On en redemande!
Le jeu en lui-même n’était pas sans me rappeler l’excellent Les Pilliers de la Terre que nous avions chroniqué. Une historie de cathédrale, de placement d’ouvriers, de recrutement d’apprentis, des similitudes sur le plateau de base etc… Mais force est de constater que Garphill a souhaité un jeu un poil moins gentil. En effet le côté coups bas semble prépondérant et en agacera plus d’un c’est certain! C’est le genre de jeu qui peut vous faire perdre des amis!
Au moins il n’y a pas de lancers de dés et ça ça me plaît! 😉 On reste sur du placement d’ouvrier assez simple, avec de la collecte et gestion de ressources. Les cartes apprentis et leurs compétences permettent de combotter un poil. La gestion de la piste de vertu apporte un plus non négligeable selon moi. La possibilité de la faire évoluer vous permettra de bénéficier des effets différents, certains n’étant possibles que lorsqu’elle est basse, d’autres lorsqu’elle est haute. Différentes stratégies pour un seul objectif: la victoire finale (en mettant des croche-pattes aux voisins bien sûr 😉 ).
Attention par contre le jeu est certainement bien plus intéressant à 3 ou 4 joueurs avec ce principe de coups tordus qui peuvent terminer en véritable pugilat! Il faudra réussir à sortir votre épingle du jeu!
Le pledge de base est proposé à 46€ avec 5 packs de cartes promo offertes, le all-in avec les pièces en métal et les cartes promo à 57€.
Encore une semaine animée sur notre plateforme de financement participatif préférée. Voici venir Chronicles of Crime et son gameplay orienté nouvelles technologies! Un grand merci à Vincent Vergonjeanne de chez Lucky Duck Games qui nous a permis de mettre la main sur une version Print&Play du jeu afin de le tester et de vous donner notre sentiment sur ce jeu!
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Disséquons un peu ça et voyons voir ce que ça donne!
Chronicles of Crime vous met dans la peau d’enquêteurs de la police de Londres. Votre job est bien entendu d’enquêter et de résoudre des affaires. Dans la version que nous avons testé nous avions accès à la première enquête du jeu. Sans trop spoiler il s’agit d’un meurtre dans un parc de la ville, et au fur et à mesure que l’on enquête on s’aperçoit que l’affaire est loin d’être aussi simple qu’elle n’en a l’air. Et heureusement me direz-vous, on se doute que les enquêtes proposées doivent un peu nous tenir en haleine et proposer pas mal de rebondissements!
– aperçu du matériel proposé –
Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, le jeu est tributaire d’une application mobile pour fonctionner. Il faudra l’installer sur un téléphone ou une tablette tactile, que vous aurez en main tout au long du jeu. Une fois mis en place le jeu physique avec les cartes représentant les personnages, les indices, les lieux et les services de police (médecin légiste, technicien informatique etc…), vous allez devoir utiliser l’application comme guide de jeu, et comme élément d’interaction avec les cartes.
Pour ceux qui sont allergiques à ça, l’appli est indispensable et il est impossible de jouer sans. Par contre pas besoin de connexion internet ça c’est le bon point technique. Vous allez lancer le jeu à partir de l’appli en sélectionnant le scénario auquel vous voulez jouer. Les enquêtes sont divisées en chapitres, ce qui vous permet de « sauvegarder » la partie pour reprendre plus tard. L’éditeur propose 1 tutoriel + 5 scénarios au lancement, et promet que d’autres seront disponibles par la suite. 2 extensions sont déjà disponibles et vous pouvez les acheter en même temps que la boite de base lors de la campagne Kickstarter.
Cet apport technologique avec l’application permet à l’éditeur d’alimenter le jeu après la sortie. Il suffit de par exemple vendre un booster de cartes, et de faire une mise à jour de l’application pour télécharger le nouveau scénario, et le tour est joué. Malin et un système de jeu qui fait déjà des émules et que l’on verra peut être de plus en plus souvent dans les jeux.
Il est possible d’acheter avec le jeu des lunettes sur lesquelles on peut positionner son smartphone pour donner un aspect réalité au jeu. Ainsi vous n’avez qu’à tourner la tête pour observer la totalité du scène ou d’un lieu. Nous n’avons pas testé ce dispositif nous n’avons donc pas de retour sur la qualité et l’immersion du système.
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Comment on joue?
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Lorsque vous sélectionnez un scénario vous avez quelques lignes d’introduction qui apparaissent sur l’écran et que vous devez partager avec l’ensemble des joueurs. Ensuite l’application devient votre guide et vous indique quel personnage aller rencontrer, ou dans quel lieu se rendre. Chaque carte, indice ou lieu est équipé d’un QR code, un code qu’il vous faudra scanner avec l’appli pour en visualiser le contenu.
– les cartes avec les QR codes en bas à droite –
Scanner une carte vous permet d’interagir dans l’appli avec le personnage, le lieu ou l’indice. Par exemple, pour interroger un personnage, vous scannez le code, le personnage apparaît dans l’appli avec quelques lignes de dialogue. Vous souhaitez lui parler du cadavre trouvé dans son jardin? Scannez la carte personnage de la victime et il vous répondra ce qu’il en sait. Ou pas. Car évidemment les indices que vous récupérez et les personnages que vous rencontrerez ne vous mettront pas toujours sur le chemin de la vérité. Il faudra recouper vos déductions, confronter les suspects, vous déplacer dans plusieurs lieux, solliciter l’aide des différents services de police comme le médecin légiste ou les services informatiques. Bref un vrai travail d’enquêteur.
Bref vous allez passer la partie avec le téléphone ou la tablette à la main, à scanner des cartes pour avancer dans l’enquête. Lors de notre partie de test, nous avons fait tourner la tablette aux différents joueurs pour que tout le monde se sente concerné et puisse participer.
Lorsque vous scannez une scène de crime vous avez la possibilité de l’observer en détails. Soit vous chaussez vos lunettes de réalité virtuelle, soit vous déplacez votre téléphone ou tablette pour observer la pièce comme si vous y étiez. Et là il y a une première claque technique. Le rendu est vraiment de très bonne qualité, et vous pouvez observer une pièce comme si vous y étiez, et poser votre regard où vous le souhaitez. De là vous allez pouvoir repérer des indices et les ajouter à votre enquête. C’est ce que vous observerez (ou ce que vous manquerez d’observer justement) qui fera avancer votre enquête.
Nous avons effectué notre test à l’aide d’une tablette tactile. Nous n’avons pas pu nous rendre compte de l’observation d’une scène de crime avec un téléphone mais cela nous semble petit comme écran, et à moins d’acquérir les lunettes de réalité virtuelle, nous vous conseillons l’utilisation d’une tablette pour un meilleur confort.
Chaque fois que vous interrogerez quelqu’un, que vous vous déplacerez, ou que vous observerez un lieu, le temps s’écoulera. Certains personnages ne seront visibles qu’à partir d’une certaine heure, et plus l’heure avancera plus votre chef vous mettra la pression pour résoudre l’enquête au plus vite. Lorsque vous lui ferez votre rapport vous devrez répondre à certaines questions, et si vous répondez correctement à tout ou partie de ces questions, vous obtiendrez un score de mission plus ou moins élevé.
VERDICT
Ce jeu est une belle prouesse d’édition. L’apport de l’application est indiscutable. Le rendu visuel et la direction artistique des lieux et personnages sont très réussis. Le talent de l’auteur David Cicurel et le savoir-faire des Lucky Duck Games y sont pour quelque chose! C’est propre et bien foutu!
Au-delà de cet aspect nouveauté et ludique du côté « réalité virtuelle », ce jeu ne correspondra pas à tous les joueurs. Aucun de nous n’est ressorti de notre test en se disant qu’il achèterait le jeu. Il ne correspond pas à notre type de jeux, et à notre façon de jouer. Les joueurs peuvent se sentir « exclus » de l’enquête puisqu’un seul téléphone ou tablette permet véritablement de voir le déroulé de l’enquête. J’insiste sur ce mot VOIR puisque la personne n’ayant pas en main l’appli n’aura face à elle ou lui qu’un plateau avec quelques cartes. Nous nous sommes fait la réflexion très tôt dans la partie que jouer en solo serait même une meilleure solution.
Malgré tout je ne pense pas que l’on soit la cible du jeu. J’imagine plus une famille ou bande d’amis sortir le jeu lors d’une soirée pour résoudre des enquêtes à la NCIS, avec un groupe disparate de personnes non habituées aux jeux de société.
Ce jeu propose une expérience ludique incroyable et vraiment bien réalisée ça ne fait aucun doute.
Et bah voilà, le mois de février se clôture avec l’arrivée du mastodonte Monolith sur Kickstarter. Son projet Batman Gotham City Chronicles est taillé pour écraser Kickstarter le temps de sa campagne. Vous ne pourrez pas passer à côté à moins de ne plus aller sur la plateforme de financement participatif durant tout le mois de mars. Oubliez aussi les groupes facebook qui vous donnent les infos dont vous raffolez sur le monde ludique. Ah et forcément dans votre groupe de joueurs aussi, s’ils s’intéressent un tant soit peu au crowdfunding, ou au monde des super héros (ou aux 2), vous en parlerez aussi.
Nous, on a choisi d’en parler aussi. Bah oui il n’y a pas de raison. Si un projet centralise autant d’ardeur de la part de ses défenseurs, autant de véhémence de la part de ses détracteurs, et repeint la plupart des sites, forums et autres endroits du web sur lequel nous passons notre temps, il nous faut s’y intéresser!
Par contre on en parlera une fois.
Ce soir.
Dans cet aperçu.
Après on passera à autre chose.
D’une part parce qu’on ne va pas s’offrir le jeu.
D’autre part parce que plein d’autres projets mériteront aussi un peu de notre attention durant cette période.
Et enfin parce que des personnes bien plus qualifiées en parleront mieux et plus que nous.
Mais nous ce qu’on essaye de faire du mieux que l’on peut, c’est essayer d’analyser un projet. On va voir ce qu’il a dans le ventre, le disséquer un peu, voir ce qui fait monter cette fièvre chez certains. Voir comment on y joue, et s’intéresser au jeu en lui-même!
Il y a une liste de participants au projet longue comme le bras que vous trouverez directement sur la page kickstarter. On va juste dire que l’auteur principal est Frédéric Henry, que certains illustrateurs ont travaillé dans le monde du comics, que certains auteurs ont déjà travaillé sur plein de jeux auxquels vous avez déjà joué au moins une fois.
Bref Monolith et Môssieur Henry ont assemblé une dream team. Y a pas d’autres mots pour décrire un tel assemblage de talents. Chapeau!
Le jeu est prévu pour 2 à 4 joueurs et est proposé en français! Oui en français monsieur! Plus aucune raison de ne pas se jeter à l’eau!
Ah si 1.
Le prix:
Comptez 114€ pour les 2 boites de base.
Comptez 260€ pour le All-in. Les boites de base + extensions + 3 kilos de figs supplémentaires + la crémière! La totale quoi.
Voyons donc à quoi ça ressemble!
(je vous préviens ça va être une orgie de visuels mais rarement des jeux proposent autant de contenu)
– Les gentils –
– Les méchants –
– plein de matos –
C’est tellement balèze qu’il y a une boîte pour les gentils, une autre pour les méchants!!! La démesure on vous dit!! 😉
– un somptueux livre de règles superbement illustré –
– et oui déjà 4 extensions sont prêtes! –
– certains persos des extensions que je préfère, et puis la BATMOBILE!!!! La batmobile enfin quoi!!!! 😉 –
Bon ok on a eu l’extase kilo-plastique signée Monolith! Maintenant on attaque!
Comment ça s’joue???
– mise en place d’une partie –
Batman Gotham City Chronicles est donc un jeu qui vous propose d’incarner Batou et ses copains pour aller foutre une raclée aux super méchants et leurs acolytes. Le jeu fonctionne avec un système de scénarios qui vous permet d’effectuer une mise en place comme le montre l’image ci-dessus, avec un plateau représentant l’endroit où se déroulera la mission (souvent des endroits emblématiques de l’univers Batman). Vous mettez en place les méchants, et votre équipe. Un petit peu de texte à lire pour se mettre dans l’ambiance et vous annoncer les objectifs à remplir pour remporter la victoire.
Le plateau est divisé en zones qu’il vous faudra traverser pour vos déplacements. Même si le plateau n’est pas en relief, tout ce qui est imprimé dessus aura son incidence. Des bidons ou des murs bloqueront les lignes de vue, il y a des différences d’élévation, certaines zone seront infranchissables, vous ne pourrez pas vous retrouver à 12 dans une même zone etc… La vraie vie en fait 😉
A plusieurs reprises durant un tour de jeu vous vérifierez si les conditions de victoire sont atteintes, ce qui déclenchera la fin de la partie.
– plateau individuel du héros –
Le matos proposé par le projet est somptueux sur toute la ligne. Tout a à priori été pensé. Les plateaux individuels sont en plastique avec des inserts pour les cubes, et pour fixer la carte du personnage correspondant. Vraiment classe!
Le maître mot dans ce jeu est énergie. Vous aurez des cubes représentant l’énergie qu’il vous faudra gérer pour effectuer des actions avec votre personnage. Ces cubes représentent aussi vos points de vie. Chaque héros aura des caractéristiques différentes: attaque au corps à corps, à distance, déplacement, force, défense, équipement, compétences etc…
Les actions d’un héros sont les suivantes:
attaque au corps à corps
attaque à distance
manipulation du héros (ouvrir un coffre, lancer un équipement…)
réflexion du héros
mouvement du héros (influencé par l’environnement et les éventuels malus)
A son tour un héros peut réaliser une des actions, s’il a suffisamment de cubes d’énergie pour l’accomplir. On effectue les actions en payant des cubes d’énergie, et on les résout par des lancers de dés, que l’on peut parfois relancer (en payant des cubes bien entendu! on vous a dit que c’était le maître mot dans ce jeu).
– le plateau de jeu des méchants –
Un joueur devra joueur avec les méchants (oui il en faut toujours un…) et devra gérer ses propres personnages pour faire échec aux héros en fonction du scénario proposé.
La richesse du jeu tient dans la variété des personnages proposés. De nombreux personnages emblématiques de l’univers de Batman sont présents, et chacun aura des capacités, et un gameplay différent. Certains joueront uniquement sur la force, d’autres seront davantage équilibrés. Il faudra allier tout ça pour réussir les scénarios proposés. Vu la dream team aux manettes on peut parier que la qualité scénaristique sera au rendez-vous, et que cela promet des heures de jeu!
VERDICT
Grand fan de l’univers des comics américains, ce projet me fait saliver. La qualité du matériel et des figurines est tout simplement démentielle. Monolith sait faire de très beaux jeux et ils l’ont déjà prouvé. En s’entourant de grands noms du comics et du jeu de société Môssieur Henry sait que son nouveau projet saura faire écho auprès des fans et des autres. Pas de doutes à avoir c’est du très bon Batman qu’il y a dans ces grandes boites.
Le prix fait forcément réagir. Il faut savoir que, rapporté au contenu proposé, au développement et aux frais d’un tel projet, le prix n’est pas si élevé. Encore faut-il garder cet argument à l’esprit au moment de la douloureuse… C’est certainement un des points qui fait le plus débat en tout cas. Nous ne jugerons pas chacun est libre.
En terme de mécaniques et de gameplay, c’est du jeu de figurines. On est à fond dans l’améritrash, le jeu avec plein de bagarre et plein de dés. Si vous avez aimé Conan, Zombicide ou ce genre de jeux, il est fait pour vous. Moi c’est moins mon truc donc je passerais mon tour, même si j’aurais aimé avoir la possibilité d’acheter quelques figurines pour les exposer chez moi! 😉
Alors à vous de vous décider en votre âme et conscience, mais sachez que ce jeu et cet éditeur, c’est du lourd! (demandez quand même confirmation auprès de votre banquier d’abord 😉 )
La salle des coffres de la banque de Centennial City est connue pour abriter la plus grande réserve d’argent, d’or, de diamants, d’antiquités et d’informations classifiées du pays. En tant que chef d’une des organisations criminelles de la ville, braquer ce coffre ferait certainement de vous le plus respecté des mafieux! Mais pour y arriver vous allez devoir faire équipe avec vos rivaux afin de réunir la meilleure équipe avec l’équipement nécessaire à ce casse d’envergure! Mais attention! Une fois à l’intérieur ce sera chacun pour soi, et celui qui ressort avec le plus d’objets aura gagné!
Voici le pitch de ce sympathique projet The Big Score, qui poursuit sa campagne de financement sur Kickstarter. A l’heure actuelle le projet a déjà atteint son objectif minimal de financement, il ne reste donc que des SG à débloquer en 12 jours de campagne restants! On doit ce jeu à AJ Porfirio et ses accolytes, Evan Derrick, Jason Mowery, Chase Williams, ainsi que Ryan James aux illustrations et Keith Love au design graphique.
A quoi ça ressemble?
– mise en place du jeu –
Chaque joueur aura donc un plateau individuel avec son « crew » à gérer. Au centre les différents « coups » à faire avec les autres joueurs, et la banque de Centennial City avec son bâtiment.
– le matériel –
Comment on joue?
ACTE 1: Les braquages
Chaque joueur va recevoir une main de plusieurs cartes afin de constituer son équipe. Phase 1: On en sélectionne 1, et on passe le paquet à son voisin. On continue de choisir une carte à la fois, en faisant tourner les paquets de cartes, jusqu’à ce qu’ils soient épuisés.
Phase 2: Chaque joueur assigne les membres de son équipe aux différentes tâches disponibles. On peut les envoyer sur un des 6 braquages disponibles au centre du jeu, les envoyer s’entraîner, ou encore les laisser sans affectation. Les braquages disponibles listent tous sur leurs cartes correspondantes le nombre et le type de braqueurs nécessaires à sa réalisation. Il y a l’escroc, le pilote, le mec qui ouvre les coffres, le mec armé jusqu’au dents, le hacker et le tas de muscles. Le nombre de braqueurs nécessaires peut être atteint par un seul joueur, ou par une combinaison de braqueurs de différents joueurs. Chacun pose ses cartes faces cachées à côté de la carte braquage qu’il souhaite.
Envoyer vos gars à l’entraînement va permettre à votre boss d’acquérir des compétences.
Phase 3: Résolution des braquages. On révèle les cartes et s’il y a suffisamment de braqueurs sur un lieu, le job est une réussite. Les cartes braqueurs sont alors défaussées et les joueurs reçoivent un jeton de récompense tel qu’indiqué sur la carte du braquage.
S’il n’y a pas assez de braqueurs pour réussir le job, le braquage est raté. Chaque joueur qui avait assigné au moins un braqueur à ce job doit payer 20K dollars.
ACTE 2: On sort le grand jeu!
Les différents joueurs ont collaboré sur des petits braquages pour récupérer du matériel, du cash, des disques durs etc et vont maintenant s’attaquer à ce que tout le monde convoite: le coffre de la banque de Centennial City!
Phase 1: Chaque joueur va secrètement choisir de rester ou de quitter la salle des coffres. S’il reste il pioche un jeton dans le sac et le garde secret. S’il quitte le coffre, il fait semblant de piocher un jeton et ressort son poing fermé, pour que les autres joueurs ne sachent pas s’il a pioché ou non. Une fois que chaque joueur a « pioché », on révèle les jetons récupérés. Si c’est un jeton Police, il rejoint les éventuels autres jetons sur la piste Police. Si trop de jetons Police sont piochés, les braqueurs sont tous arrêtés et c’est la fin du jeu!
Phase 2: si c’est un jeton autre que la Police que le joueur pioche, il l’ajoute à sa réserve et à dorénavant la possibilité de l’échanger avec un autre jeton.
Tant qu’il reste des braqueurs dans le coffre, on recommence la phase 1 puis 2 jusqu’à ce que tout le monde ait quitté la salle des coffres, ou ce soit fait coffré!
On calcule les points de chacun en additionnant les jetons trésors. Ces jetons peuvent voir leur valeur améliorée si votre boss avait acquis des compétences lors des phases précédentes. Le joueur avec le plus de PV gagne la partie!
VERDICT
Un sympathique jeu de braquage avec des illustrations très sympa! Le matériel est de très bonne facture, les butins à récupérer sont variés, et le fait d’acquérir des compétences avec votre boss peut changer la donne et la valeur de tel ou tel type de butin.
On peut regretter une grosse part de hasard, avec déjà un système de draft (mais draft tournante donc plutôt sympa), un système de pioche de butins et de jetons police. Si vous avez la main chaude tant mieux pour vous, sinon la Police va vous coffrer assez rapidement et augmenter votre frustration au fur et à mesure que vous piochez.
Pas top de stratégie donc, puisque le meilleur plan finira dans le mur si vous ne piochez pas les bons jetons. Vous n’allez pas vous cramer les neurones, ça reste léger.
Malgré tout un jeu sympa et plutôt simple, mais certainement pas destiné à des joueurs expérimentés. Pas à mettre entre toutes les mains non plus… Bref un jeu un peu « bâtard » mais qui pourra trouver son public. En tout cas la direction artistique vaut le détour!