Paris : Ville Lumière est l’œuvre de Jose Antonio Abascal Acebo et est magnifiquement illustré par Oriol Hernández. Edité par Devir Games en 2019, le jeu vient d’être localisé par Iello.
Prévu pour 2 joueurs uniquement, à partir de 8 ans et pour une durée de 30 minutes environ.
Oublions la pollution et le vacarme du XXIème siècle pour voyager dans le temps jusqu’en 1889, juste après l’Exposition Universelle et l’avènement de l’électricité.
En tant que promoteur immobilier, participez à la construction de bâtiments parisiens et sachez les sublimer en les éclairant dignement.
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Le matériel :
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La boîte au format classique carré 2 joueurs est tout simplement magnifique. Le matériel est d’excellente facture, qu’il s’agisse du plateau intégré à la boîte, des tuiles Bâtiment double couche (polyominos), des jolies cartes postales ou des cheminées en bois. Les tuiles Pavé aux couleurs bien agréables sont un peu fine à mon goût mais semblent solides. Il en va de même pour les divers jetons.
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A quoi ça ressemble ?
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Comment on joue ?
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En immersion…
Ah, Paris, ses monuments gigantesques, ses grands boulevards haussmanniens, ses petites rues tranquilles… Et Paris by night, magique, grandiose…
Vous êtes promoteur immobilier à Paris en 1889, juste après l’Exposition Universelle. Vous allez d’abord devoir préparer le terrain en organisant à votre avantage de jolies rues pavées. Dans le même temps, vous pourrez élaborer les plans de vos bâtiments.
Ensuite, il vous faudra construire ces bâtiments tout en utilisant les aptitudes des artisans / artistes des différents quartiers de la capitale. Et surtout : magnifiez vos bâtiments en les éclairant !
En un mot, brillez ! Et faites briller la belle Paris !
D’un point de vue plus technique…
Lors de la mise en place, les joueurs choisissent 8 cartes postales et les disposent autour du plateau-boîte, accompagnées de leurs éventuels jetons / pions.
Chaque joueur reçoit les 8 tuiles Pavé à sa couleur, ses 7 cheminées et ses 4 jetons Action.
Une partie de Paris : Ville Lumière se divise en 2 phases :
la 1ère phase durant laquelle les joueurs placent leurs tuiles Pavé sur le plateau et récupèrent des bâtiments de la réserve. A son tour, un joueur place la tuile Pavé qu’il a en main ou choisit un bâtiment et le pose devant lui.
Cette phase se termine lorsque toutes les tuiles Pavé ont été posées ;
la 2ème phase qui permettra aux joueurs de construire leurs bâtiments sur les pavés à leur couleur et d’effectuer les actions bonus des cartes postales. Notez que certaines de ces dernières apportent de nouveaux éléments de jeu (jetons / pions) à prévoir lors de la préparation du jeu.
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A son tour, un joueur place l’un des bâtiments qu’il a pris lors de la 1ère phase ou place l’un de ses jetons Action sur une carte postale pour en effectuer l’action ou bénéficier de son bonus.
La partie se termine lorsque les joueurs ont utilisé tous leurs jetons Action. Vient alors le décompte des points qui déterminera le vainqueur : plus vos bâtiments seront éclairés, plus ils vous rapporteront de points. Votre plus grand groupe de bâtiments vous rapportera 1 point par case, les bâtiments non construits vous feront perdre des points et certaines cartes postales vous en rapporteront.
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VERDICT
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Que la boîte est belle ! C’est la première chose qui m’a séduite dans ce jeu. Et le reste du matériel ne dénote pas !
Passée cette 1ère impression, la mécanique de jeu est simple mais efficace : un mélange subtil de pose de tuiles Pavé (prérequis à la construction des bâtiments) / récupération de tuiles Bâtiment puis de pose de tuiles Bâtiment / actions (pose de jetons pour leur réalisation). Les 2 phases successives apportent un brin de programmation qui pourra être confortée ou enrayée par les cartes postales, mais rien de bien méchant.
Les tuiles Bâtiment en forme de polyominos sont dans l’air du temps mais sont traitées ici d’une manière particulière : dans une même zone de jeu, les joueurs placent leurs bâtiments (polyominos) sur les emplacements à leur couleur, ce qui réduit les interactions violentes. En revanche, les emplacements neutres permettent tout de même un minimum de « gêne » puisque les 2 joueurs peuvent s’y « installer ».
Des mécaniques déjà vues mais originalement agencées : voilà qui m’intéresse !
Et en plus c’est beau !
Côté immersion… on se laisse porter par le thème mais, comme souvent, je suis restée sur ma faim… En revanche, j’ai été particulièrement inspirée lors de l’écriture de la partie « En immersion » de cet article ! 😉
Conclusion :
C’est beau (Ah bon ? Je l’ai déjà dit ?), simple et efficace. L’association des mécaniques est intéressante et c’est pour 2 joueurs : adeptes de cette configuration, foncez !
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Serez-vous à la hauteur pour succéder à la grande faucheuse ?
La petite mort est un jeu de François Bachelart inspiré par l’univers de la bande dessinée « La petite mort » de Davy Mourier. Il est illustré par Davy Mourier, édité par Lumberjacks Studio et distribué par Blackrock Games. C’est un jeu prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 14 ans, pour des parties d’environ 20 minutes.
La grande faucheuse a décidé que son heure était venue de laisser sa place. Vous devrez prouver que vous en serez digne et pour cela vous devrez être le premier à décrocher votre diplôme de fauche. Mais rassurez-vous, cela se fera dans la joie et la bonne humeur, enfin pour la plupart d’entre nous !
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Le matériel :
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La très jolie boite en forme de cercueil contient 9 Diplômes, 2 aides de jeux et 133 cartes, le tout de très bonne qualité. Vous y trouverez également 20 pions « Petite Mort » soit 5 pour chaque joueur, faits dans du bois imprimé. Enfin, les 21 jetons « Death Powa » sont découpés dans du carton épais. Le travail d’édition a été très bien fait et la qualité du matériel rend hommage au jeu.
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A quoi ça ressemble ?
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Comment on joue ?
Avant toute chose, une petite mise en place s’impose. Rassurez-vous elle est plutôt rapide. Alors, avant de débuter la partie, vous devrez sélectionner un diplôme parmi les 9 disponibles et le placer au centre de la table afin qu’il soit visible par tous les joueurs. Vous aurez le choix entre trois niveaux de difficulté : débutant, intermédiaire et expert. Les cartes Personnage, les cartes Fauche et les cartes Caractères sont mélangées séparément pour former 3 paquets. Chaque joueur choisi une couleur et récupère les pions « Petite Mort » correspondants. Ils piochent ensuite chacun 3 cartes Personnages qu’ils placent en colonne face visible devant eux, ainsi que 3 cartes Caractères et 2 cartes Fauche qui resteront secrète aux yeux des adversaires.
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La partie se déroule en plusieurs tours de jeu jusqu’à ce que la fin de partie soit déclenchée.
Chaque tour de jeu est divisé en 4 phases :
1/ Evènement de vie : cette phase débute par une phase de pseudo draft où chaque joueur va passer une carte Caractères à chacun de ses voisins (2 si vous jouez à deux joueurs). Une fois cela effectué, chaque joueur a à nouveau une main de 3 cartes Caractères. Simultanément, chaque joueur attribue deux de ses cartes à un ou deux de ses cartes Personnage. C’est de cette manière que vos personnages vieillissent. C’est en ajoutant des cartes que votre Personnage « nouveau-né » entrera dans son « premier âge », puis le « second âge » et pourquoi pas le « troisième âge ». Mais la vie n’est pas si simple. En effet, votre Personnage peut déjà naitre avec des faiblesses ou les acquérir tout au long de sa vie. Heureusement, ceci est aussi valable pour les forces qui, elles, vous aideront à faire face aux désagréments que la vie vous réserve.
2/ Fauche : c’est le moment de montrer vos talents et de tenter de réaliser les objectifs présents sur le diplôme de Fauche. Pour cela, chaque joueur dispose de 2 cartes Fauche sur lesquelles sont inscrits les pictos faiblesse, les mêmes que sur les cartes Personnage ou les cartes Caractères. Ces derniers représentent ici les conditions requises pour faucher un ou plusieurs personnages. Evidemment, vos adversaires pourront cibler le même personnage que vous. Lorsqu’un personnage a été fauché, la carte Personnage et les cartes Caractères y étant attachées sont réparties entre le joueur fauché et le faucheur ou bien, si plusieurs joueurs ont fauché le même personnage, elles sont réparties entre eux de manière équitable, le joueur fauché ne récupère alors aucune carte. Les cartes ainsi obtenues sont placées face visible pour former le cimetière. Si aucune carte Fauche ne peut être jouée, vous pourrez choisir, en guise de dédommagement, un jeton « Death Powa » qui pourra être utilisé plus tard pour attribuer une faiblesse à un personnage. Ce dernier certes vous avantagera, mais vos adversaires pourront également s’en servir.
3/ Le lit de mort : si vous possédez encore un personnage avec 3 cartes attachées, vous avez réussi à le mener jusqu’à une belle mort. Dans ce cas, vous récupérez toutes les cartes et les placez dans votre cimetière.
4/ La vie continue : refaites votre main en piochant 2 nouvelles cartes Caractères, et autant de cartes Fauche et Personnage afin de pouvoir commencer le nouveau tour avec 3 cartes Caractères, 2 cartes Fauche et 3 cartes Personnage.
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Pour finir, vérifiez le diplôme de Fauche et, si vous avez rempli un objectif, placez un de vos pions dessus. Lorsqu’un joueur a posé son 4ème pion la partie s’arrête immédiatement. En cas d’égalité, celui ayant le plus de points d’âme remporte la partie.
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VERDICT
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Vous aimez les party games jeux d’ambiance et vous avez un humour un peu décalé, alors ce jeu devrait vous plaire. Il est plutôt facile d’accès même si les non habitués des jeux de société auront besoin d’un temps d’adaptation. Le thème aux apparences morbide se révèle au final très fun à condition de ne pas se prendre au sérieux. Les illustrations caricaturales participeront beaucoup à prendre le thème avec légèreté. Vous vous amuserez d’ailleurs à vouloir retrouver les personnages que vous devrez faucher ou accompagner jusqu’à la mort. Certes, la part de chance est très présente, mais pas du tout dérangeante au vu du type de jeu. Il vous faudra observer ce qui est le plus intéressant pour vous et faire attention de ne pas arranger vos adversaires dans leur quête des objectifs. Vous verrez que la faucheuse n’est pas toujours juste et qu’elle ne s’en prend pas forcément à celui ou ceux qu’on croit ! En revanche, si vous n’aimez pas qu’on perturbe vos plans, ce jeu n’est pas fait pour vous.
En somme, un très bon jeu pour jouer entre amis.
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Boomerang a pris son envol sur Kickstarter le 7 juin 2018. Autant vous le dire, à l’époque le jeu n’a pas connu un énorme succès et la campagne a recueilli « seulement » 11 986 AU$ sur 7 000 AU$ en attirant 458 bakers.
Boomerang est un jeu de Scott Almes, à qui l’on doit la série à succès des Tiny Epic, et édité par Grail Games. C’est un jeu utilisant plusieurs mécaniques, le draft de cartes, le flip & write et la collection de cartes pour 2 à 4 joueurs, à partir de 10 ans et pour des parties de 30 à 45 minutes.
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Mais l’histoire de ce jeu ne s’arrête pas là !
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En 2020, Grail Games décide de s’associer avec 3 autres éditeurs, Matagot, Mandoo Games et Popcorn Games, afin de rééditer le jeu sous le nom Boomerang : Australia. Le jeu se voit attribué un illustrateur, Kerri Aitken (Tichu Deluxe en 2019 et Hibachi à venir en 2021), et du coup un lifting graphique beaucoup plus attrayant.
Le jeu gagne rapidement en lisibilité, et colle beaucoup plus aux standards actuels, une sorte de renaissance rapide et efficace.
Faisant partie de la grande lignée des jeux Roll & Write, Boomerang surfe sur la vague des jeux rapides et fluides où les dés ont été troqués contre des cartes, comme le succès Welcome To (Blue Cocker) et s’octroie le luxe d’intégrer une mécanique supplémentaire : le draft de cartes.
La mécanique principale reste néanmoins l’action de gribouiller sur une feuille personnelle en fonction des choix des cartes que nous allons garder, et de collectionner des icônes pour accumuler des points de victoire.
Certains considèrent que les R&W et F&W contraignent les joueurs à jouer plutôt dans leur coin, ici l’ajout du draft, et donc du contre draft, permet tout de même d’intégrer dans ses choix les stratégies des adversaires et donc de ressentir une petite sensation d’interaction bienvenue et souvent payante.
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Boomerang : Australia est de retour donc sur Kickstarter le 13 février 2020 avec de nouveaux graphismes, de nouveaux partenaires et surtout 2 nouvelles versions supplémentaires : Boomerang : USA et Boomerang : Europe !
La campagne est déjà plus clinquante que la première en réunissant plus de 750 bakers et récupère 49 298 AU$.
Boomerang : Australia est en vente en France depuis février 2020 et les versions françaises des 2 autres jeux (USA et Europe) sont assurées également par Matagot et arrivent pour cette fin d’année 2020. Vous retrouverez le test complet rédigé par Hélène « Harrie » G. ici.
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On part en voyage ?
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Alors, quelles sont les spécificités et les points communs de ces 3 jeux ? Est-il judicieux d’avoir les 3 exemplaires dans sa ludothèque ?
Commençons par les points communs à ces trois jeux, car, je ne vous le cache pas, nous avons quand même affaire à des jeux sensiblement identiques dans leur mécanique principale, le draft & write.
Le matériel
Le matériel est identique pour les 3 jeux, 28 cartes illustrées, 4 crayons, un bloc de feuilles et une règle du jeu.
Le jeu
Ici aussi point de changement ! Le jeu se joue toujours en 4 tours, découpés en 4 phases de jeu :
On distribue 7 cartes à chaque joueur
Chaque joueur choisit sa « carte de lancer » (qui servira a marquer des points grâce au différentiel avec la dernière carte de la partie)
On va drafter 6 cartes et gribouiller sa feuille
On va marquer les points de nos collections
Les différentes façons de marquer des points
On retrouve plusieurs choses dans les 3 jeux qui sont effectivement semblables en tout point :
Les sites touristiques : ce sont les étapes dans le ou les pays que vous allez visiter et qui se traduisent sur les cartes par des numéros, des lettres ou des symboles.
Les différentes icônes sur les cartes vont être différentes mais vont se calculer de manière identique sur chaque version :
Australia : Collections / Animaux / Activités
USA : Objets américains / Animaux / Activités
Europe : Plats cuisinés / Transports / Trésors nationaux
Le vainqueur
Pareil pour les trois jeux, celui qui aura cumulé le plus de points pendant les 4 tours de jeu sera déclaré vainqueur !
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Allez ! On déballe son sac, et on aborde les (petites) différences !
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Boomerang : Europe
A part de nouvelles icônes qui apparaissent ici mais qui sont comptées comme dans le jeu d’origine, dans la version Europe, le joueur qui aura rempli au moins un pays dans chaque région sera récompensé par 7 points pour le premier, 3 points pour le second et 1 petit point pour le 3ème si vous jouez à 4 joueurs. De plus au niveau de la gastronomie, si vous dépassez 8 points, attention à l’indigestion et vous ne marquerez que la moitié des points !
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Boomerang : USA
A part de nouvelles icônes qui apparaissent ici mais qui sont comptées comme dans le jeu d’origine, dans la version USA, vous allez devoir dessiner des lignes entre les états et le premier qui réussira à joindre la région Ouest avec la région Est sera récompensé par 7 points pour le premier, 3 points pour le second et 1 petit point pour le 3ème si vous jouez à 4 joueurs. De plus, la collection des « objets américains » apporte aussi sa différence, vous ne marquerez pas de point si jamais vous ne faites pas mieux que votre score de la manche précédente ! Allez-y crescendo en consommation de produits du terroir US !
Il convient de noter aussi que la campagne KS de ce début d’année proposait également une mini extension Boomerang : Around the World, sous forme de cartes bonus qui peuvent être rajoutées à chaque jeu séparément et qui inclut aussi la possibilité de mixer plusieurs versions du jeu, de jouer jusqu’à 8 joueurs et la possibilité de jouer aussi en solo !
Cette extension était une exclusivité KS et ne sera pas vendue dans le commerce, et ça c’est bien dommage…
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Et ?
Ben c’est tout ! Alors on peut aussi relever les illustrations des cartes qui sont différentes, mais cela tombe sous le sens, vu que les thématiques sont différentes.
Les changements entre les trois jeux ne sont donc pas énormes et présentent l’avantage de pouvoir jouer rapidement si on connait les règles de la version Australia. Elles ne sont pas dépaysantes non plus et apportent un léger souffle nouveau sur le gameplay.
Cependant, si vous aimez les Draft & Write sans plus de conviction, alors une seule suffira dans votre ludothèque, et vous ferez votre choix en fonction de la thématique car les différences dans les jeux sont tellement légères qu’elles ne justifieront pas, à mon avis, de choisir telle ou telle boite.
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Si comme moi vous avez adoré Boomerang : Australia, alors vous prendrez du plaisir avec les deux autres versions et le côté « collectionnite aigüe » de boites ne vous dérangera pas. Les petits plus proposés dans chaque boite ainsi que les illustrations vous inviteront à de nouveaux voyages ludiques agréables. Vous pourrez alors jouer à 3 jeux pareils mais différents en ayant l’impression de faire un petit tour du monde.
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Nous sommes confrontés aux mêmes schémas que dans la gamme des Aventuriers du Rail versions courtes comme New York, Londres et Amsterdam, qui reprennent la mécanique de la boite principale des Aventuriers de Rail USA, et qui comportent chacune d’entre elles une petite mécanique différente.
On peut logiquement se poser la question de savoir si le développement de certaines gammes est motivé par des intérêts ludiques ou bien uniquement pour susciter des habitudes de collection chez certains joueurs que l’on appelle les « complétistes » et qui aiment détenir l’ensemble des jeux, même s’ils sont sensiblement identiques et ne présentent pas assez de différences au niveau du gameplay et des sensations de jeu. Et même si l’évolution du financement participatif comme Kickstarter permet de favoriser et d’alimenter ce genre d’achats, nous constatons que les circuits traditionnels de vente en boutique ne sont pas en reste dans cette tendance.
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Le futur ludique sera-t-il synonyme de gammes de jeux à rallonge présentant des caractéristiques proches et favorisant un effet de marque pour les joueurs plus collectionneurs que joueurs ?
L’avenir des prochaines sorties nous le dira …
Quoi qu’il arrive, quand on aime une mécanique ou un jeu bien précis, cela est toujours une bonne nouvelle de découvrir des extensions ou bien des nouvelles versions afin de satisfaire notre soif de sensations ludiques.
Alors attention au retour des Boomerang, ils pourraient bien vous surprendre !
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Azul revient avec une extension Mosaïque Eclatante. Vous avez aimé embellir les murs du Palais Royal d’Evora, vous allez adorer recommencer avec ces nouveaux plateaux joueurs et le revêtement transparent pour que rien ne bouge.
C’est est un jeu de Michael Kiesling, joliment illustré par Philippe Guerin et Chris Quilliams et édité en France par Next Move Games. Il est prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 8 ans et pour des parties durant entre 30 et 45 minutes. Si vous ne connaissez pas encore cet excellent jeu, un article y est dédié sur le blog, vous n’avez plus qu’à cliquer ici.
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Le matériel :
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Le matériel est ici à l’image du jeu de base, c’est-à-dire de très bonne qualité. Les plateaux joueurs sont réalisés dans un carton épais et les plateaux transparents réalisés dans un plastique assez souple semblent relativement résistants. C’est du tout bon pour moi.
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A quoi ça ressemble ?
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Comment on joue ?
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Par rapport au jeu originel, seul les plateaux Joueur changent. Ceux de la boite de base seront remplacés par ceux de cette extension. Ici encore, 2 faces possibles. En début de partie, tous les joueurs devront s’accorder sur la face qu’ils souhaitent utiliser.
Sur la première face, seuls 5 emplacements sont colorés avec un multiplicateur ×2 inscrit à l’intérieur. Cela signifie que, sur ces derniers, vous devrez placer une tuile de la couleur correspondante et qu’une fois le décompte de points effectué, vous multiplierez ce score par deux. Vous êtes libre d’organiser sur le reste de votre mur les Tuiles comme bon vous semble à condition de respecter les règles de pose : une seule couleur doit être présente par ligne et par colonne.
Sur la seconde face, on retrouve également 5 emplacements déjà illustrés. Ici, la différence réside sur le scorage de fin de partie. En effet, les points pour chaque ligne, chaque colonne et chaque lot de 5 tuiles de la même couleur sont respectivement de 3 points, 10 points et 12 points au lieu de 2 points, 7 points et 10 points.
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VERDICT
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Azul, Mosaïque Eclatante est un très beau complément au jeu de base. Les nouveaux plateaux offrent deux nouvelles manières de jouer avec ses deux faces très différentes. Vous aurez de quoi renouveler vos parties et les rendre un peu plus compliquées. On a envie d’y revenir pour essayer d’améliorer son score et tenter des stratégies inédites afin de battre son adversaire ou son propre record. Le petit plus : les overlays en plastique, très appréciables et dont vous aurez du mal à vous passer par la suite.
En somme, si comme moi vous ne comptez plus vos parties, cette extension est faite pour vous.
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Bruno Cathala (Abyss, Kingdomino, Five Tribes, Trek 12 …) n’est pas l’auteur français le + prolifique pour rien. Il maîtrise son sujet, est conscient de ce qu’il sait faire dans la conception des jeux, et capitalise dessus. Jurassic Snack est diablement efficace. C’est limpide au niveau des règles, ça tourne tout seul et n’importe qui peut y jouer.
Il est prévu pour 2 joueurs, à partir de 7 ans et pour une durée d’environ 15 minutes.
C’est la talentueuse Camille Chaussy qui se charge du côté « krô mignon » des dinos, comme elle sait si bien le faire notamment sur tout la gamme de l’éditeur The Flying Games, du célèbre « homme au chapeau ».
Votre équipe de dinos va « affronter » celle de votre adversaire dans ce jeu de placement et de mouvement. Sur la prairie qui sert de plateau vous devrez guider vos dinos vers la nourriture dont ils raffolent, en faisant bien gaffe aux dinos !
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Le matériel :
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Des dinos trop choux que mon fils voudrait bien ajouter à ses Legos, Duplos, Playmobils et autres jouets qu’il utilise afin de raconter de superbes histoires.
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A quoi ça ressemble ?
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Comment on joue ?
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Comme je disais en introduction, c’est limpide.
La prairie est divisée en cases sur lesquelles vous allez placer des jetons face cachée, ainsi que les diplos sur les emplacements à leur couleur.
A noter que vous pourrez placer les plateaux prairie comme vous le souhaitez, pour former un grand carré, ou bien laisser libre court à vos envies.
2 actions possibles à votre tour, identiques ou pas:
1/ Déplacer un Diplo en ligne droite jusqu’à ce qu’il soit bloqué par un autre diplo, un T.Rex, la bordure de l’aire de jeu ou un jeton d’herbe. Dans ce dernier cas on révèle le jeton, et on résout l’éventuel effet (déplacer un diplo sur une case vide, placer un diplo de sa réserve sur une case vide, supprimer 2 jetons de l’aire de jeu etc …).
2/ Déplacer un T.Rex selon le même principe, il se déplace en ligne droite jusqu’à ce qu’il rencontre l’autre T.Rex, un jeton herbe, la bordure ou un diplo qu’il fait fuir et renvoie dans la réserve de son propriétaire.
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La partie prend fin immédiatement si l’un des joueurs n’a plus de diplo sur l’aire de jeu, s’il n’y a plus de jeton herbe sur l’aire de jeu, ou si pendant 2 tours consécutifs aucun joueur n’a récupéré de jeton herbe, ni fait fuir du plateau un diplo adverse.
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Goodies
A noter l’excellente initiative de l’éditeur de mettre à disposition quelques goodies à télécharger gratuitement pour le jeu, ça se trouve ici.
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VERDICT
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Jurassic Snack est d’une simplicité enfantine. Il est limpide, mignon et bien édité.
Comme il est très abordable, il peut se jouer avec beaucoup de joueurs différents, et d’âges différents. Forcément orienté pour les plus jeunes mais pas que, il constitue un vrai jeu familial dans le plus bel esprit. Il sera parfait pour des week-ends en famille, dans la ludothèque des enfants afin qu’ils y jouent avec leurs copains, dans un bar à jeux accompagné d’une bonne bière, ou en week-end à 2 si vous aimez du léger mais pas dénué de stratégie.
Le plus beau pour moi étant aussi ce côté intergénérationnel et d’imaginer un enfant défier son papy au « jeu des dinosaures ». N’est-ce pas là la consécration pour un jeu ?
Ne vous y trompez pas, Jurassic Snack n’est pas ce jeu de l’année que tout le monde va s’arracher et que vous trouverez partout sur les blogs, les chaînes Youtube et pages Insta. Il ne révolutionne pas le monde du jeu ni n’a un twist époustouflant. Mais il est incontestablement réussi.
Si vous souhaitez un jeu abordable, qui sort facilement, qui s’apprend en 2 minutes chrono, que les enfants peuvent jouer avec les parents, Jurassic Snack est là.
Ne croyez pas non plus que Jurassic Snack est simpliste. Il est épuré au niveau des mécaniques, et si on enlève l’aléatoire apporté par les jetons face cachée et leurs effets qu’il est difficile d’anticiper, il vous propose un duel dans ce qu’il y a de plus pur. Les déplacements sont similaires pour les joueurs, le gagnant sera celui qui anticipera le mieux, aura une vision sur quelques coups à l’avance, et s’adaptera le mieux.
Le parallèle est ubuesque mais me fait sourire : Une sorte « d’Art de la Guerre » camouflé avec des dinos tout mignons pour culottes courtes en somme !! Vous observerez à votre prochaine partie votre adversaire activer ses neurones afin de se déplacer le + stratégiquement possible pour essayer d’isoler vos diplos ou de les faire croquer par un T.Rex, et vous penserez à moi.
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