Du genre de jeu distribué en masse dans plein plein d’endroits allant de votre crémier habituel au supermarché de la culture (+ ou – moins…).
Bref du jeu normalement bien conçu, bien ficelé et pour tout le monde.
Et bah vous savez quoi? J’y avais encore jamais joué! Et il y en a plein d’autres comme ça j’essaye de rattraper mon retard tout en testant des jeux tous frais dans le même temps.
C’est pas évident je vous l’assure…
Bref ce jeu m’a toujours fait l’effet d’un classique du jeu de société qui plaît à tout le monde, à n’importe quel âge.
Du coup ça m’a freiné…
C’est bête non???
Alors autant se faire sa propre idée!
Créé par Môssieur Cathala, illustré par Clément Masson, édité par Days of Wonder. Prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 13 ans et pour une durée approximative de 40 à 80 minutes.
Le pitch est simple, vous êtes un marchand qui arrive au sultanat de Naqala quand vous apprenez la mort du sultan. Ni une ni deux vous décidez de tenter votre chance et de devenir sultan à la place du sultan! Il va vous falloir faire avec les 5 tribus dominantes et invoquer les anciens djinns pour y parvenir!
A quoi ça ressemble?
– exemple d’une partie en cours –
Five Tribesest un jeu de (dé)placement d’ouvriers dans le monde des 1000 et 1 nuits. Le plateau est constitué d’un rectangle de 5 x 6 tuiles. Chacune des tuiles représente des villages, marchés, oasis ou lieux sacré, et possède une valeur de PV ainsi qu’un bonus qui se déclenche lors de la capture du lieu.
De manière assez classique, c’est une course aux points de victoire.
Il y a pas mal de matériel dans cette boîte et les illustrations sont plutôt bien réalisées! Mention particulière aux cartes représentant les djinns qui sont superbes!
– les djinns –
Allez on s’attaque aux règles!
Puisant ses lointaines inspirations dans l’awalé, jeu de semailles africaines (ça fait intellectuel de dire ça comme ça… oui oui je sais 😉 sauf que je ne savais pas que ça existait avant de commencer mes recherches pour cet article! ), le système de (dé)placement n’est certes pas novateur comme je viens de le dire, mais reste très malin:
Choisissez une tuile et prenez les meeples présents dessus. Posez un meeple sur un tuile adjacente. Continuez s’il vous reste des meeples en main. Vous choisissez l’ordre dans lequel vous déposez vos meeples MAIS le dernier que vous déposez doit être de la même couleur qu’un meeple se trouvant sur la tuile visée.
Vous récupérez ainsi tous les meeples de la même couleur que le dernier de votre main (donc minimum 2 si vous avez tout suivi: le dernier de votre main + 1 sur la tuile de la même couleur que celui de votre main).
Chaque meeple et sa couleur associée ont une fonction différente:
les verts sont les marchands et vous permettent de récupérer les cartes ressources. Si vous en avez 3, vous les défaussez et récupérez les 3 premières cartes sur la rivière des cartes ressources.
les blancs sont les sages, ils vous rapportent des points de victoire à la fin, et vous permettent d’acheter les djinns et leurs pouvoirs associés qui peuvent renverser la partie!
les jaunes sont les vizirs et rapportent des PV à la fin de la partie.
les bleus sont les bâtisseurs. Multipliez le nombre de tuiles avec un chiffre bleu autour de la dernière tuile où vous avez déposé votre dernier meeple, par le nombre de meeples bleus récupérés. Cela vous donne votre gain en pièces d’or (et donc potentiellement en PV à la fin de la partie).
les rouges sont les assassins et vous permettent de « tuer » un meeple sur un tuile à x tuiles de distance, x étant le nombre de meeples rouges que vous avez récupérés. Vous pouvez aussi choisir de tuer un meeple jaune ou blanc de la réserve de l’un de vos adversaires.
Lorsque vous déposez votre dernier meeple sur une tuile, vous pouvez déclencher l’action de la tuile concernée. En vrac vous pourrez poser un palmier qui rapportera des PV en fin de partie, poser un village (idem palmier), avec le petit et le grand marché vous aller pouvoir récupérer 1 parmi les 3 premières cartes ressources pour le petit marché, et 2 parmi les 6 cartes ressources pour le grand. Le lieu sacré vous permettra d’acheter un djinn qui en plus de vous donner des PV, vous permettent aussi de bénéficier de leurs pouvoirs pendant le reste de la partie.
Si vous videz complètement une tuile en prenant tous les meeples d’une même couleur, vous gagnez le contrôle de la tuile. Vous y déposez l’un de vos chameaux et vous remporterez les PV indiqués sur la tuile à la fin de la partie.
Les djinns justement ont des pouvoirs + ou – puissants selon la partie et selon votre stratégie:
– les djinns et leurs pouvoirs –
3 Djinns sont tirés du paquet et sont éligibles à l’achat. Dès qu’un joueur en achète un, il faut attendre la fin du tour pour alimenter la rivière des 3 djinns.
– la rivière des djinns –
Certains ont des actions vraiment balèzes et bien utilisés, il raviront les fans de combos qui accumuleront les PV à vitesse grand V. Il ne faut donc pas les négliger!
A la fin de la partie, qui se déclenche, soit parce qu’un joueur n’a plus de chameau à poser, soit parce qu’il n’est plus possible de déplacer des meeples en respectant les règles de mouvements, on comptabilise les PV et devinez quoi?????? Le vainqueur est celui qui en a le +!!!!
Clinic!
(comme disent les ricains)
😉
Pour compléter tout ça et parce que c’est bien écrit et super intéressant (sans faire de la lèche ça donne quelques éclaircissements sur le travail d’un auteur sur un jeu qui n’est à la base qu’une idée sortie d’une nuit d’insomnie…):
Du vrai et du bon Cathala dans ses œuvres. C’est con à dire mais il sait y faire! Ce Môssieur, cet ovni du paysage ludique, a accumulé beaucoup d’expérience et ça se ressent, et même si personne n’est à l’abri d’un plantage, ce n’est pas le cas ici. C’est rôdé, carré, limpide (même s’il m’a fallu 2 ou 3 tours pour intégrer le système de déplacement) et ça ne laisse peu de place à l’atermoiement. Certains reprochent cette apparente simplicité, je me contente de saluer le travail effectué, et de vous dire que si vous recherchez un jeu avec des possibilités de stratégies différentes, pas trop complexe pour rebuter des joueurs occasionnels, avec un matos et des illustrations très sympa, Five Tribes saura vous contenter.
Il sera plutôt facile de le sortir lors de vos soirées, ce n’est pas une usine à gaz, les parties ne durent pas 3 heures, il s’explique rapidement, mais ce n’est pas un apéro game non plus! Vous ne le sortirez pas avec n’importe qui mais certainement plus facilement qu’un jeu expert. Mais vous y prendrez tout de même du plaisir, tout comme tous les joueurs autour de la table.
N’est-ce pas suffisant???? 😉
2 extensions sont disponibles les Caprices du Sultan et les Artisans de Naqala, que nous testerons avec plaisir dès qu’on mettra la main dessus!
Ce jeu vient de lancer sa campagne Kickstarter et a validé son objectif de financement en 2 heures…
Propre
J’avais vu passer quelques posts sur le net parlant de ce projet mais je n’y avais pas prêté trop attention. Le logo me m’attirait pas ça me semblait un peu « amateur »…
Bien mal m’en a pris. On voit passer tellement de posts parlant de tellement de jeux différents qu’on en peut pas s’intéresser à tout… voilà mea culpa!
Après avoir étudié le projet, les illustrations sont justes magnifiques!
Je devrais pourtant savoir qu’un aperçu n’est pas suffisant pour se faire une idée précise!
Et bah je vais vous en faire un d’aperçu, et détaillé en +!
Samsara nous propose donc d’atteindre le Nirvana. Bon programme!
Mais pas tout à fait ce à quoi vous pensez.
On vient de se réincarner, et on a tout oublié, sauf notre but: atteindre ce Nirvana. Dans ce jeu de deckbuilding ET de déplacement (j’insiste sur le ET), il va falloir récolter des cartes, améliorer son deck et acquérir des amulettes d’éternité.
Créé par Sylas, magnifiquement illustré par Nicolas Sauge, édité par Oka Luda Publishing dont c’est le premier jeu. Prévu pour 1 à 5 joueurs, à partir de 12 ans et pour une durée d’environ 40 minute.
A quoi ça ressemble?
– contenu du pledge –
– diaporama de quelques illustrations –
Franchement le travail fourni par Nicolas Sauge est somptueux! Il est l’illustrateur de la BD Golam et est pétri de talent!! Le soin apporté aux illustrations est bluffant. Le plateau comporte plusieurs zones de différentes couleurs et l’illustrateur a habilement fondu la zone précédente avec la suivante. En plus de sa forme octogonale intéressante, Samsara possède un très très beau plateau de jeu superbement illustré!
Les cartes, personnages ainsi que l’univers créé pour ce jeu sont un des bons points à noter! J’adore ce style de dessin anthropomorphiste qui me rappelle une de mes BD favorites Blacksad!
Voyons maintenant voir comment ça se joue?
La page française du projet est très bien réalisée et donne de très bonnes explications. Je vais essayer de ne pas faire doublon mais de me concentrer sur les mécaniques utilisées.
Chaque joueur commence avec un deck de 8 cartes (4 cartes bon karma, 4 cartes mauvais karma) et en pioche 4 pour commencer. Il va donc falloir alimenter son deck avec des cartes permettant d’effectuer des actions et/ou d’acquérir les amulettes d’éternité.
C’est en déplaçant son personnage sur le plateau dans une zone choisie que l’on va récolter des cartes. On se déplace dans le sens des aiguilles d’une montre, d’autant de zones que l’on veut (sauf si ça nous fait faire un tour complet).
Si on passe la zone entre la zone blanche et la zone rouge, la zone de réincarnation, on se défausse de 2 cartes pour symboliser notre réincarnation.
Chaque zone sur laquelle on place notre personnage nous donne donc une carte. Il y a des cartes Naissance, Force, Carrière, Couple, Enfants, Connaissance, Spiritualité, Mort. Ces 8 familles de cartes ont des actions différentes qui peuvent être de piocher 2 cartes et de rejouer une action, de piocher 1 carte et de jouer 2 actions, de placer une carte de sa main dans sa réserve, ou de recevoir 2 cartes bon karma, entre autres.
Après avoir fait son déplacement on peut effectuer une action à l’aide des cartes de notre main.
On peut ensuite acquérir une amulette d’éternité si l’on a en main suffisamment de cartes présentant les symboles nécessaires à l’achat de l’amulette. Si on utilise les symboles sombres des cartes, on reçoit des cartes mauvais karma qui vont venir pourrir notre deck. Les cartes bon karma agissent en tant que joker et peuvent compter comme n’importe quel symbole.
Lorsqu’on récolte une amulette on la place sur son plateau et cela déclenche un pouvoir spécifique à votre personnage.
VERDICT
Suuuuuuuuuuuuuperbes illustrations! Le thème est très bien retranscrit et utilisé, on se croirait dans une BD!!!
C’est un projet 100% français cocorico ça change rien mais je tenais à le préciser 😉
Les premiers retours des tests sur proto ou les avis que j’ai pu glaner à droite à gauche parlent d’un jeu fluide, rapide et accrocheur. Pas mal de vidéos circulent déjà y compris sur la page de la campagne Kickstarter.
Il y a un côté familial qui permettrait d’amener du deckbuilding pour des non initiés et/ou réfractaires. Ce jeu peut clairement se sortir en soirée famille ou avec des joueurs occasionnels. Les illustrations et l’usage des pictos devraient grandement faciliter l’apprentissage.
Bref un très bon projet bien mené (à part le logo qui est la première chose que les potentiels backers comme moi ont vu et qui m’a fait passer à côté de ce jeu tout du moins au début) 😉
Proposé à 39€ le pledge est + que correct! Foncez!
Livraison « prévue » novembre 2018! En + vous n’aurez pas le temps d’oublier que vous attendez ce jeu ça devrait arriver vite!
Forcément dès qu’on entend ou qu’on lit ces mots de nombreux souvenirs nous reviennent en mémoire.
Le nombre de manettes usées jusqu’à la corde à force de jouer.
Les innombrables parties jusqu’à plus d’heure…
Les hurlements de joie quand on remporte une partie disputée.
Les imitations des cris et répliques des personnages (si si on l’a tous fait).
Donc Jasco Games dégaine un jeux de plateau sur cette licence.
Ok
Pourquoi pas.
Mais ça donne quoi un jeu où 2 combattants s’affrontent à coups de maltraitance de manettes et de combos pixélisés, transformé en jeu de plateau??
Oh wait sur la 1ère image du projet sur Kickstarter je vois 6 figurines sur le plateau…
– la 1ère image du projet sur la page Kickstarter –
J’ai aussi l’impression que 4 joueurs peuvent prendre place autour du plateau…
…
Encore une mission pour lelabodesjeux va falloir vraiment disséquer tout ça j’y comprends rien pour le moment!
Alors déjà à quoi ça ressemble?
– exemple de figurines –
Franchement ça envoie! Les figurines sont vraiment classes et très bien réalisées! Elles arriveront pré-peintes, il faut donc espérer que le résultat final ressemblera à celles qu’ils ont mises en avant pour la campagne de financement (et qui ont dû bénéficier d’un soin tout particulier).
Le jeu est prévu pour 2 à 6 joueurs, à partir de 14 ans, et pour une durée d’environ 30 minutes (15 minutes par joueur si + de 2 joueurs).
Angry Joe s’est chargé du design et du développement du jeu, Jasco Games en est l’éditeur. Le jeu est bien entendu sous licence officielle Capcom.
Il y a des éléments de décor en 3D inclus dans la boîte, comme des arbres, des caisses de munitions, etc…
Bon OK c’est plutôt bien foutu et ça attire l’œil. Mais est-ce que ces figurines ne sont destinées qu’à orner votre étagère, où y a t-il un véritable fond de jeu dans la boîte?
C’est ce qu’on va voir, allez on dissèque tout ça!
Street Fighter The Miniatures Game est basé sur le Universal Tactic System, un dérivé du Universal Fighting System UFS de Jasco Games. Cet éditeur américain développe depuis quelques années déjà un système de combat à base de cartes, et l’applique à différentes licences. Megaman, Buffy, Mortal Combat, Red Horizon, The King of Fighters ou encore Cowboy Bebop (dont nous venons d’acquérir la boîte de base afin de tester tout ça 😉 ).
Pour faire court, il faut construire son deck autour d’un personnage, en y ajoutant des cartes qui vous permettront de mettre en place vos stratégies et combos afin de vaincre votre adversaire.
– plateau individuel et carte de personnage –
Dans Street Fighter, chaque joueur dispose aussi d’un deck de cartes qui va avec son personnage. Une carte détaille votre combattant avec sa vitalité, ses points de mouvement et sa capacité ultra. Vous avez aussi un plateau individuel qui reprend les infos que l’on avait à l’écran dans le jeu vidéo, à savoir la barre de vie, et la jauge de puissance.
Comme dans le jeu vous déclenchez votre attaque ultra lorsque votre jauge de puissance est remplie.
Il y a 2 types de cartes:
les attaques. Elles sont divisées en 3 types, les attaques corps à corps, mi-distance et « longue » distance.
les événements: Certaines sont jouées en phase de défense pour booster votre défense lors d’une attaque adverse. D’autres sont des appâts pour faire croire à votre adversaire que vous l’attaquez afin qu’il vous bloque et récupérer 2 points dans votre jauge de puissance dans l’opération. Il y a aussi les attaques ciblées et les super attaques.
Le jeu se joue avec des dés que vous lancez lorsque vous attaquez, ou lorsque vous bloquez une attaque.
Les éléments comme les arbres, caisses ou autres peuvent être détruits. Par exemple une attaque va repousser un personnage dans un arbre qui sera détruit lors de l’impact, mais causera 1 blessure supplémentaire au personnage.
Les joueurs commencent avec 5 cartes en main, et la phase de jeu se déroule ainsi:
piochez 2 cartes (sauf au premier tour)
phase de mouvement (en fonction du mouvement indiqué sur la fiche de votre perso).
Fight! Vous pouvez réaliser 2 actions qui sont une nouvelle phase de mouvement, une nouvelle phase de pioche de 2 cartes, jouer une carte de votre main, ou effectuer votre attaque ultra. Vous pouvez effectuer 2 fois la même action.
Bien entendu, les différents persos n’ont pas les mêmes attributs, ni les mêmes cartes dans leur deck. Certains se déplaceront vite, d’autres seront forts au corps à corps etc… Bref comme dans le jeu vidéo.
Le joueur attaqué à la possibilité de contrer l’attaque, s’il pense avoir deviné ce qui va être joué, en jouant une carte contre-attaque du même type que l’attaque posée.
Si l’attaque passe, une bonne main peut vous faire enchaîner les combos.
Il y a plusieurs modes de jeu, avec du 1vs1 classique, mais aussi du multijoueur avec plusieurs personnages et plusieurs joueurs sur le terrain de jeu. On joue soit en équipe, soit chacun pour soi (ça doit être un beau bordel).
VERDICT
Autant le dire tout de suite je vais passer mon tour sur ce projet et je ne vais pas pledger. Pourquoi? J’ai beaucoup joué à Street Fighter mais certainement moins que beaucoup d’entre vous et je n’ai pas le côté nostalgique qui me revient en pleine face et me susurre langoureusement « pledge…pledge!!! tu vas kiffer rejouer avec Blanka ou Ryu… Hadouken!!!! »
Ensuite ce système de combat ne m’attire pas plus que ça. L’UFS est un système rodé qui marche très bien aux Etats-Unis où des tournois ont lieu régulièrement. Perso j’ai du mal à imaginer un combat entre Spike de Cowboy Bebop et Megaman (pour reprendre l’accroche du jeu sur le site web de Jasco Games). Mais je reconnais que le système de deckbuilding et de combat est plutôt bien étudié et tourne très bien. D’ailleurs qui sait ce que nous réserve Jasco après le succès de ce lancement sur Street Fighter? Va t’on voir apparaître d’autres jeux avec d’autres licences? Je mettrai bien une petite pièce là-dessus…
Malgré tout les figurines sont vraiment top, ils ont réussi à donner vie aux héros du jeu vidéo et rien que pour ça chapeau! On gère son deck, on calcule ses mouvements, on lance ses attaques et ses dés… C’est certainement bien moins dynamique que le jeu vidéo mais je pense que l’esprit de la série Street Fighter est très bien respecté. Capcom a dû mettre quelques barrières avant de signer le contrat et c’est tant mieux.
Bref un jeu pour les fans qui ne devraient pas être déçus et en auront pour leur argent! Car oui il en coûtera quand même 65€ pour le pledge basique, 113€ pour avoir 2 boss et les SG en +, et 226€ pour le All-in!!!!!. Je vois revenir l’éternel débat sur ce qui est cher ou pas dans les projets kilo-plastique!!! 😉
Nous étions dans un bar à Metz pour venir tester le 7ème Continent et nous faire notre propre idée sur cet ovni ludique, mais tout ne s’est pas passé comme prévu et on a dû remettre nos envies d’exploration continentales à une autre fois 🙂
Du coup l’ami David qui a plus d’un tour dans son sac en a sorti Onitama (de son sac)! Drôle de boîte on pourrait la confondre avec un écrin pour bouteille de rhum ou de whisky 😉
Mais belle boîte!
Intrigués, David nous présente sa dernière acquisition et c’est partit pour plusieurs parties de suite!
Onitama pour la partie folklore est un autel sculpté dans des rochers du Japon, mais surtout est un lieu de purification pour toutes les écoles d’arts martiaux du pays. Dans une enceinte sacrée sont organisés des combats entre les disciples les plus prometteurs!
Voilà pour la petite histoire! Créé Shimpei Sato et illustré par Mariusz Szmerdt, Sayuri Romei, Nagahara Chiyo et Lucy Liu. Le jeu est édité par Igari, Arcane Wonders.Prévu pour 2 joueurs, à partir de 8 ans et pour une durée d’environ 30 min. Même si dans la réalité ça dépendra de votre adversaire, ça peut durer 5 minutes comme 30…
A quoi ça ressemble?
– mise en place du jeu –
« ça ressemble vachement aux échecs ton truc??? Moi j’aime pas les échecs… »
Une fois passés les premières constatations, oui, effectivement, on peut le dire ça ressemble vite fait aux échecs.
un plateau
des pions
un quadrillage.
voilà voilà…
Sauf que…
On va quand même disséquer tout ça:
Le but de ce jeu est de capturer la figurine centrale de son adversaire, ou de positionner l’un de ses pions sur l’emplacement du drapeau ennemi. Comme aux échecs, on capture un pion ennemi en se déplaçant sur sa case.
Des cartes vont définir les mouvements possibles de vos pions:
– les cartes mouvements –
Sur l’exemple ci-dessus, la carte Elephant vous permet de déplacer votre pion (celui que vous voulez) qui est en noir sur le graphique sur les cases grisées autour de lui. Sur la carte Coq, l’emplacement de votre pion est en noir, les mouvements possibles en rouge.
Chaque joueur pioche 2 cartes au début de la partie et les pose devant lui. Il a le droit de déplacer ses pions selon l’un ou l’autre des modèles dessinés sur les 2 cartes.
Vous avez donc 2 combinaisons de mouvements possibles.
En + on place une carte sur le côté du plateau.
Quand vous utilisez le mouvement d’une carte, vous placez la carte concernée sur le côté du plateau et vous récupérez la carte déjà présente. Ainsi de suite, votre adversaire joue son mouvement, « défausse » la carte et récupère celle que vous aviez utilisé au tour précédent.
Ainsi les mouvements et les cartes associées tournent entre les joueurs.
C’est plutôt malin!
Même très malin!
– exemple d’une partie en cours –
Pour vaincre à ce jeu il vous faudra anticiper les mouvements de votre adversaire, vous placer dans des zones qu’il ne pourra pas atteindre, ou l’attirer dans des pièges.
Tout ça en anticipant sur les 2 cartes en face de lui, sur les 2 vôtres qui dicteront vos mouvements durant ce tour, et sur les cartes qui vont tourner d’un joueur à l’autre!
Attention je vois déjà des neurones qui surchauffent!
Et oui c’est un jeu d’anticipation! il faut voir plusieurs coups à l’avance.
Le matériel est de très bonne facture. La boîte est très quali, le plateau en néoprène un vrai bonheur dont devrait s’inspirer de nombreux éditeurs, et les illustrations parfaites pour retranscrire le thème martial. Seuls les pions auraient mérité un meilleur traitement, la fabrication est assez grossière.
VERDICT
Onitama est une vraie bonne surprise. Simple mais pas simpliste, il s’adresse aux amateurs de stratégie et de réflexion. Rapide malgré tout, il faut chauffer les neurones autant que les nerfs et vous poussera dans vos retranchements afin de voir le mouvement parfait que votre adversaire n’a pas anticipé.
Certains lui reprocheront un côté froid (comme les échecs) mais il faut le prendre comme il est.
Très gros point positif sur le soin apporté au matériel et à la boîte qui en font un bel objet à exposer fièrement dans sa ludothèque.
Pour résumer, Onitama se transporte et se joue facilement un peu n’importe où, mais pas avec n’importe qui 😉
Voici un jeu qui me faisait de l’œil depuis quelques temps déjà, et j’ai pu mettre la main dessus en allant faire un tour sur Okkazeo, que j’avais un peu délaissé ces derniers temps. En étant patient on peut tomber sur de bonnes opportunités et récupérer des jeux intéressants près de chez soi! J’ai même récupéré l’extension Maisons de la Renaissance qui fera l’objet d’un test plus tard!
Donc Lorenzo c’est quoi? C’est un jeu à destination des « experts » comme on dit. Pas l’équipe de France de handball non non…
Vous savez cette caste de joueurs qui aiment pousser du cube ou gérer des ressources avec avidité, en accumuler le plus possible avant de déclencher leur attaque démoniaque: l’achat d’une autre carte produisant encore plus de ressources…
Bref ce jeu Lorenzo ne s’adresse pas à tout le monde désolé…
C’est un jeu froid, lent et punitif.
Tout un programme.
Mais!
Et oui il y a un mais…
Mais c’est un très bon jeu de gestion et il vaut vraiment le détour!
On va voir pourquoi tout de suite!
Avant tout, de quoi ça parle?
Dans ce jeu qui se situe dans la ville de Florence de Lorenzo de Medicis (XVème siècle), vous incarnez une famille de nobles à la recherche de la renommée et du prestige. Dans ce jeu de placement d’ouvriers, vous allez à l’aide des membres de votre famille, réaliser différentes actions et différents objectifs afin de récolter des ressources et des cartes de développement. Durant cette époque, le Vatican conservait une influence considérable et il faudra y prêter attention afin de ne pas récolter de malus qui vous handicaperait durant vos tours de jeu.
Bon honnêtement le thème passe vite au second plan durant la partie pour se concentrer sur les mécaniques et les ressources…
Pas grave.
Prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 12 ans et pour une durée d’environ 60 à 120 minutes (comptez 120 minutes pour la première partie). Merci à Virginio Gigli, Flaminia Brasini et Simone Luciani d’avoir créé ce jeu (s’ils ne sont pas ritals je ne m’y connais pas), ainsi qu’à Klemens Franz (la touche teutonne pour un jeu à l’allemande) de l’avoir illustré. Cranio Creations (répétez 20 fois de suite) l’a édité, Atalia l’a distribué en VF.
Alors à quoi ça ressemble?
– mise en place du jeu –
Sur la partie haute du plateau central on trouve l’un des éléments les plus important du jeu: les tours des cartes de développement. A chaque tour, 4 cartes des 4 types de cartes de développement seront mises en place et disponibles à l’achat durant le tour de jeu. L’acquisition de ces cartes amène le côté « boîte à combo » du jeu puisque des achats de cartes stratégiques vous permettront d’avancer plus vite que vos adversaires.
Comment on joue?
– les 3 dés qui définissent la valeur de vos personnages –
Le premier joueur va lancer les 3 dés. Chaque couleur de dé correspond à un membre de famille de chaque joueur. Le dé orange (un 4 par exemple) définit une valeur de 4 pour le membre de la famille de tous les joueurs qui possède le symbole orange. Idem pour le dé noir avec les membres de famille noir, le dé blanc pour les membres blancs.
Le hasard est donc « noyé » puisque le lancé de dés du joueur impacte de la même façon tous les joueurs durant le tour.
Ça, ça me plait!
C’est l’un des points les plus important de ce jeu de placement d’ouvriers. Chaque joueur a un nombre identique de membre de famille à utiliser pour réaliser des actions, et chacun à la même valeur que le membre de famille adverse. Ainsi pas de joueur lésé, on part tous avec les mêmes chances.
Sauf que le tour du jeu définit l’ordre des actions, et que votre voisin se fera un malin plaisir à venir acheter la carte de développement qui vous intéresse, ou à venir dans la zone action que justement vous alliez utiliser. L’ordre du tour a donc son importance.
– les tours de cartes de développement –
La principale action du jeu est d’acquérir des cartes (territoires, bâtiments, personnages et projets). Ces cartes vont avoir des effets immédiats, permanents ou de fin de partie. Si vous arrivez à gérer ces différents effets, et surtout à les associer entre eux vous avez de fortes chances de l’emporter.
Vous allez devoir acquérir des ressources pour acheter ces cartes, avancer sur la piste de score, la piste militaire et la piste de foi.
La partie se déroule en 6 manches. Toutes les 2 manches, le Vatican viendra faire tourner sa corbeille pour que vous puissiez y glisser votre modeste contribution.
Mais attention à la sanction du père fouettard si votre contribution n’est pas à la hauteur. Des malus vous seront octroyés et pourront potentiellement vous compliquer sérieusement la tâche!
Mais là encore c’est à vous de choisir. Les potentiels malus pour les 3 passages du Vatican sont tirés au hasard en début de partie. Certains sont ultra impactant, d’autres moins. Charge à vous d’évaluer les risques et « d’encaisser » la pénalité sans broncher, mais en progressant sur la piste de foi qui vous rapportera des points de victoire à la fin.
Car oui mesdames et mesdames ce jeu est une course aux points de victoire, comme tout bon jeu « à l’allemande » qui se respecte!
VERDICT
Lorenzo est un très bon jeu de gestion pour joueurs aimant ce type de jeux. Je doute que vous récoltiez des louanges après avoir initié vos amis habitués des apéro-game ou jeux un peu plus légers. Clairement il faut chercher le combo, analyser le plateau, gérer ses ressources, faire des choix stratégiques et jouer dans son coin. Tout ça pendant 1 à 2 heures.
Vos adversaires viendront vous empêcher d’acquérir la carte que vous souhaitez, ou de faire l’action que vous visiez s’ils joueur avant vous. L’interaction se limite à ça. Mais c’est suffisant dans ce type de jeu.
Lorenzo est extrêmement stratégique. On est dans la recherche du combo et l’exploitation maximale de ses ressources et de ses ouvriers. En jouant avec des joueurs chevronnés et habitués à ce genre de jeu, vous vous lancez un défi qu’il faudra relever. Le jeu ne pardonne pas et le côté punitif peut rebuter durant les premières parties. Après on fait avec et on adapte sa stratégie.
Le hasard est maîtrisé et surtout il est le même pour tout le monde. Plusieurs stratégies s’ouvrent toujours à vous et si vos adversaires contrecarrent vos plans, placez vous pour débuter le prochain tour et récolter le plus de ressources pour acheter ce qui fera la différence au tour d’après.
Rien d’extrêmement novateur du côté des mécaniques mais un jeu bien équilibré, plaisant et accrocheur.
Lorenzo, un bon jeu pour les stratèges du cube en bois.
(oui je sais… mais je n’ai pas de mérite, dans une autre vie j’étais créateur de slogans commerciaux…).
Prochaines parties avec l’extension Maisons de la Renaissance, et les cartes Leaders qui sont dans les règles avancées, pour tester le jeu dans son écrin le plus aboutit.