Ouf! On a enfin mis la main sur Magic Maze, un jeu nominé aux Spiel des Jahres (l’équivalent des Oscars version allemande et pour les jeux de société) l’an dernier. Après en avoir tant entendu parler, je me faisais une joie de le tester!
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D’autant que le pitch est plutôt surprenant et intéressant:
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Une magicienne, un elfe, un barbare et un nain se retrouvent dépouillés de leurs équipements, et doivent aller en dérober de nouveaux au Magic Maze, le grand centre commercial des alentours!
Pas banal!
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Jeu de coopération très rythmé, Magic Maze est l’oeuvre de Kasper Lapp, illustré par Gyom, prévu pour 1 à 8 joueurs à partir de 8 ans et pour une durée d’environ 15 minutes.
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A quoi ça ressemble?
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Comment on joue?
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Magic Maze est donc un jeu de coopération dans lequel vous n’allez pas gérer un personnage (représenté par un pion) mais une/des direction-s ou action-s.
Le centre commercial est en fait un labyrinthe qu’il va vous falloir explorer. Une tuile est composé de différentes cases sur lesquelles se déplacent les personnages. Pour faire avancer un pion sur une case au-dessus, il faut que la personne qui a la capacité de déplacer vers le haut prenne le pion et lui face faire le mouvement. Puis la personne qui a la capacité de bouger à droite devra ensuite prendre le même pion et lui faire effectuer le mouvement, si c’est la direction que vous choisissez.
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Pour pimenter le tout, vous n’avez pas le droit à la parole…
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Et oui il va falloir faire comprendre à votre collègue qui a la capacité de déplacer un pion vers le haut qu’il serait de bon ton de faire ce fameux déplacement vers le haut.
Mais là maintenant.
Genre tout de suite…
Bref ce sera pas évident vous verrez 😉
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Sur les tuiles que vous découvrirez au fur et à mesure de votre exploration sont indiqués des symboles des armes des personnages que vous devez récupérer avant de vous enfuir. Il existe aussi des symboles de portails qui vous font réapparaître sur un autre symbole portail identique sur la carte. Il y a aussi des symboles de portes de différentes couleurs, qui, si vous placez le pion de la bonne couleur, vous permet de découvrir la prochaine tuile et donc de continuer votre exploration.
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Il y a les escalators qui ne peuvent être empruntés que par le joueur qui a la capacité de les activer.
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Vous allez donc progresser dans ce labyrinthe, et une fois que vous aurez retrouvé les armes des personnages, il faudra vous échapper avant la fin du temps imparti. Un sablier est déclenché au début de votre exploration et vous aurez la possibilité de le retourner en allant sur une case sablier sur une tuile. Il faudra garder un œil sur le temps puisque vous devrez vous échapper avant la fin du sablier. Bien entendu le stress augmente avec l’écoulement du sablier, et il faudra amener les 4 pions sur leur sortie respective, le plus vite possible, en collaboration avec vos comparses.
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VERDICT
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Magic Maze est un jeu surprenant puisqu’il vous faudra lors des premières parties intégrer le fait que vous ne contrôlez pas un seul personnage mais que vous êtes responsables d’un certain mouvement ou d’une action pour tous les personnages. Et comme chaque joueur a une compétence différente, vous êtes le seul à pouvoir faire avancer les pions dans la direction voulue!
C’est une histoire de coordination avec vos coéquipiers, et d’observation. Beaucoup de choses sont présentes sur les tuiles et plus le labyrinthe s’agrandit, plus il devient difficile de s’y orienter puisqu’il faudra aussi parfois aller récupérer une arme à une extrémité, pour revenir le plus vite possible à l’autre extrémité pour sortir!
Le sablier est le vrai instrument de torture du jeu. Tout d’abord il faut constamment avoir un œil dessus puisqu’il vous faudra déplacer un pion sur une icône permettant de retourner le sablier au bon moment sous peine de perdre la partie. Mais comme l’ensemble du jeu manque un peu de lisibilité à mon sens, on a vite tendance à oublier ce sablier. Et voilà vos collègues qui attendent de vous une action pour ce sablier alors que vous êtes concentrés sur le repérage des armes ou du meilleur chemin pour sortir du mall… Bref pas toujours évident.
Mais avec pas mal de précédents récents, n’aurait-il pas été plutôt simple de lancer une application mobile avec une musique d’ambiance qui s’accélère au fur et à mesure de l’avancement du temps, pour remplacer ce sablier pas toujours pratique? J’ai en tête l’application développée pour le très bon Panic Island du non moins bon Antonin Boccara, édité par Oldchap Editions. C’est un sérieux + pour l’immersion et l’ambiance de mon point de vue…
Bref un petit manque de lisibilité avec les nombreuses icônes sur les tuiles du jeu, un sablier pas très pratique, mais un jeu attachant, original, fun et stressant! Une fois les différents scénarios explorés, je ne suis pas sûr que le jeu ressorte hyper souvent mais bon… Un bon jeu à tester en tout cas!
Fabien.
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Un vent de fraîcheur. Magic Maze avec ses mécaniques novatrices de coop/temps réel/en silence propose un jeu familial et fun.
L’ayant fait jouer en festival j’ai pu constater que les jeunes comme les plus anciens se prennent au jeu qu’ils soient des novices ou des ludistes confirmés. Mieux! Au festival de Montpellier qui invite les malentendants locaux, j’ai pu constater que Magic Maze permet de faire jouer ensemble déficients auditifs et personnes valides! Le jeu de société qui rapproche les gens, j’en avais un bel exemple sous les yeux
Revenons à nos moutons, le jeu est simple : chacun sa tâche, un but simple on vole puis on s échappe. Mais le sablier permet de rendre tout cela totalement fou! Les joueurs jouent tous ensemble, se bousculent, se frustrent les uns les autres et pas moyen de se le dire directement! Le pion rouge passe de main en main, on veut que tel joueur fasse quelque chose! Mais lui veut que vous fassiez autre chose! Le joueur alpha est totalement gommé et peu nombreux sont les jeux coop qui y parviennent!
A la fin on se marre, en silence bien entendu, et qu’on réussisse ou pas on veut recommencer, voir la suite! Qu’allons nous débloquer au prochain niveau? Réussirons nous cette fois ci? Pour le savoir il n’y a qu’à recommencer!
Romain B.
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L’éditeur Oink Games revient avec un nouveau jeu, après l’excellent Deep Sea Adventure que nous avions chroniqué il y a peu. Cet éditeur ne fait pas les choses comme tout le monde. Leur gamme de jeu s’articule autour du même format de boîte très compact et originale. Leur autre particularité est de vendre ces toutes petites boîtes relativement cher à mon goût mais ça c’est un autre débat!
Troika est donc le dernier né de cette gamme de jeux rapides à jouer, simples mais stratégiques, au matériel épuré, avec Jun Sasaki, auteur et illustrateur japonais, aux manettes.
Cette fois, « l’action » se déroule dans le futur, où un cristal a été découvert. Combiné avec d’autres, il permet de fabriquer un carburant, ou des pierres précieuses. En tant qu’aventurier spatial en quête de richesses vous partez en direction de cette planète accompagné d’autres courageux, afin d’y faire fortune. Malheureusement votre vaisseau est à sec en arrivant sur place. Il vous faudra donc récolter du carburant avant d’espérer ramener les pierres précieuses!
Bon tout ça c’est du folklore et ça n’a aucune incidence sur le jeu. Quand on parle de thème sous-utilisé, Troika se pose là.
Pas grave on va voir à quoi ça ressemble.
Les cristaux se présentent sous la forme de jetons qui ont des valeurs différentes. Au début de la partie on met en place tous les jetons faces cachées au centre de la table.
Le but est de former des sets de 3 cristaux. Il vous faut obligatoirement un set de 3 cristaux de valeurs identiques. C’est le carburant. Ensuite vous devrez combiner les cristaux pour faire des sets de 3 dont la valeur se suit.
1 – 2 – 3
9 – 10 – 11
13 – 14 – 15
etc…
A votre tour vous allez retourner un jeton de la zone centrale.
Vous aurez ensuite 3 possibilités:
prendre l’un des jetons déjà découvert dans la zone centrale et le poser dans sa zone personnelle.
prendre un jeton face cachée dans la zone centrale et le garder dans sa main (maximum 3 jetons)
prendre un jeton de sa zone perso ou de sa main et le reposer dans la zone centrale.
Vous avez la possibilité de crier Troika pour quitter la planète plus tôt que les autres. Si vous le faîtes vous aurez 5 points supplémentaires pour le décompte de la fin de la manche.
Une fois que le dernier jeton de la zone centrale a été retourné, la partie s’arrête. Si vous avez un set de 3 de valeurs identiques, vous pouvez prétendre à la victoire.
Vous additionnez ensuite la valeur de vos sets. Vous recevez autant de points que la valeur du dernier chiffre du nombre le plus élevé du set.
9 – 10 – 11 >> 1 point
7 – 8 – 9 >> 9 points
13 – 14 – 15 >> 5 points
La partie se joue en 3 manches. Le 1er de chaque manche gagne 2 points, le 2ème 1 point, et celui qui n’a pas récupéré un set de 3 identiques pour le carburant reçoit -1 point.
VERDICT
Tout comme Deep Sea Adventure, Troika est un jeu fun, rapide et tactique. Avec leur gameplay minimaliste, les jeux de cette gamme peuvent faire mouche auprès d’un large public.
Dans Troika vous allez pousser votre chance jusqu’à essayer de récolter les jetons qu’il vous manque, et qui vous permettront de scorer le plus de points. Dans le même temps, vos adversaires feront la même chose, et comme il y a 4 jetons de même valeurs dans le jeu (sauf les 7 qui sont par 7…) vous ne tarderez pas à vous heurter à vos adversaires qui auront besoin des mêmes jetons que vous. Ce sera à vous de voir si vous pensez qu’il reste un des jetons que vous cherchez, ou si vous pensez qu’il est plus sage de former un autre set de 3 avec un jeton que vous avez sous les yeux.
Certains joueurs joueront pour ralentir les autres en prenant les jetons qu’ils recherchent, ou construiront leurs sets dans leur coin sans se préoccuper des autres. Quoi qu’il en soit vous serez forcément amener à réviser vos plans à un moment ou un autre 😉
C’est efficace, rapide, simple et stratégique. Un bon jeu à faire découvrir! Si seulement Oink Games faisait en sorte que le tarif reflète un peu mieux la qualité et quantité du matériel, on serait encore plus satisfait. Car oui presque 20€ pour un petit jeu certes très sympa, mais quand même … ça reste cher.
Vikings Gone Wild est un jeu plutôt bien connu aujourd’hui, et qui est souvent cité lorsqu’il s’agit de deckbuilding. A l’origine, le projet est issu d’une campagne Kickstarter en mai 2016. Depuis et devant le succès du jeu, plusieurs extensions sont sorties, dont une toute nouvelle que nous venons de recevoir et que nous nous ferons un plaisir de tester, Masters of elements!
Prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 10 ans, et pour une durée indicative de 60 minutes. Chez nous faut compter presque 2 heures… Alors oui on aime bien prendre notre temps, mais quand même… Il y a déjà une mise en place bien loooooooooooooongue 😉
Créé par les Vergonjeanne, Julien en tête pour la partie création, et Vincent pour la partie édition avec Lucky Duck Games (kiss love kwak 😉 ), le jeu est illustré par Mateusz Komada.
VgW vous propose d’incarner un chef de clan qui devra se battre pour prouver aux dieux qu’il est le plus fort! Jusque là rien d’extraordinaire… Il y a une partie gestion et création de ressources, qui permettent d’acheter et d’améliorer des bâtiments, mais aussi d’acheter des cartes d’unités pour renforcer votre deck. Vous devrez réaliser des objectifs afin d’accumuler des points de victoire.
Là où ça change, c’est que l’univers proposé par les Vergonjeanne va mêler magie, fantastique, mythologie nordique, mais aussi beaucoup de fun! Rien qu’à voir l’illustration de la boîte vous l’avez compris. L’ambiance cartoon est superbe et amène un côté fun et attachant à ce jeu.
Alors voyons maintenant ce qu’on trouve quand on ouvre!
Voici plusieurs exemples de cartes que l’on trouve dans le jeu. Vous vous rendrez bien compte de l’aspect cartoon dont je parlais juste avant.
Mes préférés sont la Tour à Poulets et le Cochonator! Tout un programme! 😉
Voici le plateau de jeu qui contient pas mal d’éléments comme vous pouvez le constater!
Voyons maintenant comment ça se joue!
Le deckbuilding consiste à construire son jeu au fur et à mesure de la partie. Vous allez choisir/acheter des cartes qui vont venir alimenter votre pile de cartes. A chaque tour, vous allez piocher dans votre pile et utiliser les cartes précédemment achetées.
Il y a tout d’abord une phase de production. Chaque joueur va récupérer de la bière et/ou de l’or en fonction des bâtiments producteurs qu’il possède. Cela représente la quantité de ressources dont il dispose pour ce tout (sauf s’il dispose d’un bâtiment pour en stocker, ou tire des cartes qui lui en fournissent d’autres).
Ensuite chaque joueur constitue sa main en piochant 5 cartes dans son deck.
Puis chaque joueur, à tout de rôle, va pouvoir effectuer des actions:
acheter des unités d’attaque ou de défense, ou des cartes bonus de la voie d’Odin. Les cartes ainsi achetées sont alors placé dans la défausse du joueur.
construire des bâtiments. Il y a 6 bâtiments différents, chacun avec des capacités particulières. Certains produisent des ressources, d’autres permettent de les stocker pour les prochains tours etc…
attaquer un joueur adverse. Avec les cartes attaquantes de votre main vous allez pouvoir attaquer les bâtiments d’un joueur adverse, et ainsi gagner des PV si votre attaque réussit. Plus vous attaquez de bâtiments, plus vous gagnez de PV. Attention cependant, si votre attaque échoue, c’est votre adversaire qui remporte les PV.
améliorer votre hôtel de ville. C’est votre bâtiment principal qui définit le nombre de bâtiments que vous pourrez construire. En l’améliorant au niveau maximum vous gagnerez des PV.
remplir une mission. Des cartes missions vous sont attribués, et dès que vous en remplissez une, vous remportez des PV.
Une fois que chaque joueur a effectué ses actions vient la phase de stockage. Chaque joueur va pouvoir s’il le peut stocker des cartes ou des ressources. Sinon il se défausse de tout.
Voilà en substance comment se passe un tour de jeu. De multiples possibilités donc avec un plateau de jeu bien rempli et qui offre différents choix. Plusieurs stratégies sont possibles même s’il ne faudra jamais oublier d’avoir suffisamment de bâtiments producteurs de ressources, le nerf de la guerre!
VERDICT
VgW a un univers extrêmement plaisant, fun et coloré. Le jeu ne se prend pas au sérieux et c’est très bien vu! N’allez pas croire que le jeu est simple pour autant, il y a beaucoup d’éléments à prendre en compte et plusieurs stratégies possibles. Ce côté fun et second degré fera que vous pourrez surement le proposer à des gens moins habitués aux jeux de deckbuilding ou de stratégie. VgW ne repousse pas les joueurs, et attire même avec son côté cartoon.
J’aime beaucoup ce jeu, même si je lui reproche un certain manque de rythme. Les parties s’éternisent parfois, et le fait d’effectuer une mise en place longue et fastidieuse avant même de jouer n’aide pas! Alors ok si on veut un jeu qui propose plusieurs éléments sur le plateau il faut bien les mettre en place, mais bon! J’ai quand même peur pour l’extension Masters of Elements qui va rajouter en plus un nouveau plateau individuel à chaque joueur!!!! 😉
Un des bons points du jeu est l’interaction entre les joueurs. Chacun fait son deck et construit ses bâtiments dans son coin, c’est du deckbuilding… Oui mais pas que! Déjà parce que les cartes sont en nombre limité sur le plateau. Il arrive donc qu’un adversaire prenne la dernière carte qui vous faisait de l’oeil depuis quelques tours. La voie d’Odin est une rivière de cartes disponibles à l’achat pour tous les joueurs, et qui est alimentée à chaque tour. En gros ça peut vite devenir la course si tout le monde est intéressé par la même carte. Et ça c’est cool!
Rajoutez à cela le fait que vous pouvez venir castagner vos adversaires pour engranger du PV, et éventuellement lui voler des ressources au passage!
Voilà un deckbuilding fun, qui s’adresse à tout public, superbement bien illustré, mais qui manque juste d’un petit quelque chose qui le rendrait plus dynamique et percutant… On verra avec Masters of Elements si cette extension très attendue apporte son lot de nouveautés!
Alors quand résonne le nom de Richard Garfield, mes souvenirs de joueur de Magic ressurgissent! Quand en plus je vois une boîte de jeux de société avec des lapins en mode guerriers avec armure, bannières et tout et tout ma curiosité est piquée au vif!
Donc Bunny Kingdoms a débarqué il y a quelques temps au labodesjeux. L’ami David a flairé cette bonne pioche et nous a fait manger de la carotte.
C’est donc Richard Garfield aux manettes (on lui doit ,à part Magic vous l’avez compris, King of Tokyo, le JCC Android Netrunner, etc…). Bref un grand ponte du jeu sans l’ombre d’un doute!
La 2ème personne qu’il faut absolument créditer est Paul Mafayon (illustrateur entre autres de Otys, Ilos, Tikal, Arena for The Gods) qui a fait un travail remarquable sur ce jeu.
Vous commencez à savoir qu’on aime les jeux bien illustrés au labodesjeux, et bien Bunny Kingdom ne déroge pas à la règle et je profite de l’occasion pour saluer le travail d’illustrations sur ce jeu, et les féliciter d’avoir été au bout de leurs idées (leurs délires parfois?). C’est rafraîchissant et bienvenue!
Dans ce jeu de conquêtes et d’expansions entre armées de lapins, on retrouve un certain Lapinétorix aux forts accents de Braveheart, le roi des Lap-Huns juché sur son cheval, etc… Les illustrations sont toutes plus belles les unes que les autres et surtout totalement respectueuses du thème. Un vrai plus! A vous de découvrir tous les clins d’œils glissés dans le jeu!
Quand on va au bout de son envie, de ses délires, de son thème, nous on adore!!!!
Prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 14 ans, et pour une durée moyenne de 45 minutes. Iello en est l’éditeur.
Il s’agit donc d’incarner un seigneur lapin à la conquête d’un nouveau territoire pour le compte de votre bon roi. Contrôlez les ressources, établissez et agrandissez vos fiefs et bâtissez vos cités pour remporter la partie.
Bunny Kingdoms est un jeu de draft et de placement, dans lequel vous devrait garder un œil sur la piste de score qui évoluera tout au long de la partie et décidera du vainqueur.
Comment on joue?
Le plateau du nouveau monde à conquérir est constitué de 10 x 10 cases. Chaque case représente un territoire constitué d’une cité, de ressources, ou est vide. Vous allez devoir constituer des fiefs (des zones + ou – grandes sous votre contrôle) comprenant des cités (de différentes valeurs) et des cases adjacentes comprenant des ressources diverses.
Le but du jeu est de totaliser le plus grand nombre de PV à la fin de la partie.
Comment?
De 2 façons:
A la fin de chaque tour, on multiplie le nombre de tours sur les cités par le nombre de ressources différentes dans un fief.
A la fin du jeu les cartes parchemins délivrent leurs PV (et peuvent changer la donne).
La partie se déroule en 4 tours, composé chacun de 3 phases.
L’exploration. Il s’agit d’une phase de draft tournante de cartes. J’aime cet aspect de draft tournante, qui fait que l’on ne fait pas son choix uniquement dans son coin, mais que l’on garde un œil sur l’adversaire puisqu’on lui passe le paquet de cartes juste après. On peut donc parfois essayer de ne pas l’avantager, ou même de lui mettre des bâtons dans les roues.
La construction. En révélant les cartes choisies lors de la draft, on va construire sur les cases concernées, et ainsi agrandir son/ses fiefs.
La phase de score permet à chaque joueur d’ajouter ses points de victoire.
Les cartes disponibles dans le jeu sont de différents types:
les cartes territoires donnent une localisation sur la carte pour y placer un lapin ou une cité.
les cartes parchemins donnent des PV en fin de partie, parfois sous certaines conditions (par exemple de posséder telle ou telle ressource).
les cartes provisions qui s’échangent contre 2 autres cartes de la pioche.
A la fin des 4 tours on révèle les cartes parchemins de chaque jour qui rajoutent bons nombres de PV lors d’un décompte fastidieux, mais ô combien important puisque réalisé en simultané, et vous voyez donc évoluer les pistes de score des joueurs. Surprise, le gagnant est celui qui en a le plus à la fin!
VERDICT
Bunny Kingdoms est un jeu qui donne envie d’y rejouer. La 1ère partie permet de comprendre les règles et les mécanismes. Elle est parfois frustrante et difficile à appréhender si des joueurs qui connaissent déjà le jeu la partagent avec vous. Il faut passer outre ce sentiment et remonter en selle!
Le jeu dévoile son aspect tactique, sa rejouabilité et ses mécanismes après quelques essais. L’interaction entre les joueurs est présente puisque les placements des lapins adverses à côté de vos fiefs viennent directement vous importuner. Les lapins aimant se reproduire à vitesse grand V vous verrez peut-être le fief d’un adversaire grandir juste à côté du vôtre, pour le voir finalement dépasser le vôtre!
Malgré tout il n’y a pas de batailles entre joueurs pour un territoire, hormis le choix des cartes lors de la draft tournante.
Les cartes parchemins amènent un côté objectifs cachés, qui s’ils sont bien gérés, permettent de faire la différence en fin de partie.
Le côté « salade à points de victoire » est frustrant et casse le rythme de la partie. A la fin de chacun des 4 tours, puis en révélant les cartes parchemins, on calcule les PV du joueur en multipliant la valeur de la cité par le nombre de ressources uniques dans un fief donné, et ce pour chaque fief de chaque joueur… C’est un peu rébarbatif et surtout, ça casse le rythme.
Bunny Kingdom, de part son univers superbement illustré et immersif est un vrai bon jeu mêlant placement et draft. Si ces mécaniques vous plaisent, n’hésitez pas, foncez!!!
En prime vous aurez une armée de lapins à disposition 😉
Un nouveau projet Kickstarter qui vient de débarquer et dont l’esthétique m’a tout de suite attiré!!!! Je vous laisse parcourir la page de la campagne et les différentes photos que je mettrais pour illustrer l’article mais franchement moi j’adore les illustrations, le plateau, le thème etc…
On doit ce projet à une équipe italienne, Feudalism and Liberta. C’est leur premier projet Kickstarter. Le jeu a été créé par Maro Mingozzi, les MAGNIFIQUES illustrations sont l’oeuvre de Daniela Giubellini et Alessandro Abbadini.
Il s’agit d’un jeu d’enchères cachées et de programmation d’actions qui prend place en 1347, en plein épidémie de peste noire. Vous incarnez un docteur de peste chargé d’enrayer la maladie. Mais vous vous retrouvez en « concurrence » avec vos collègues et allez tout faire pour devenir le plus influent!
A quoi ça ressemble?
J’adore vraiment le style graphique. Les cartes de « patients » ont un côté patient infecté / patient sain et sont super classes!!! Le thème est extrêmement bien retranscrit et pour un premier jeu pour cet éditeur je suis bluffé par la qualité du matériel proposé!
Comment on joue??
Dans ce jeu de programmation et de mise, on va devoir miser un nombre de points d’influence dans les 6 zones de la ville, pour effectuer les actions des zones dans lesquelles on est majoritaire. Tout est avant tout une question de bluff et de mise. La carte est divisée en 6 zones qui débloquent des actions différentes.
L’Ecole de Médecine permet au joueur majoritaire de développer une compétence, d’acheter une carte ressource, d’assigner un docteur à une tâche. Le bourg permet d’acheter une carte patient et donc de tenter de le soigner pour récupérer les bonus associés. Le marché permet d’acheter une carte ressource. La « banlieue » ou les bas-fonds permettent de voler vos adversaires.
Chaque zone ayant ses propres actions associées, il faudra faire preuve de malice pour arriver à vos fins, et bien miser ses points d’influence pour ne pas se retrouver minoritaire.
L’argent récolté, les cartes patients achetées, les cartes ressources, les compétences développées et les docteurs que vous posséderez seront convertis en points d’influence à la fin de la partie. Le joueur qui en aura le plus l’emportera!
VERDICT
Bon on ne va pas se cacher que la mécanique basée uniquement sur de l’enchère cachée semble un peu limitée… J’ai beau littéralement adorer la patte graphique, le thème et l’ensemble qui me semble très immersif, je pense que la rejouabilité du jeu ou même l’intérêt sur la durée de la partie est peut être limité… J’espère me tromper mais cette seule mécanique de l’enchère me rebute un peu… Dommage en tout cas pour ceux que ça intéresse ce projet me semble un véritable ovni visuel. J’ai rarement vu des projets aussi alléchants et aussi bien bordé. Le thème est fidèlement reproduit et servi par une direction artistique splendide!
C’est beau, très beau, c’est propre et carré. Manque un peu de profondeur de gameplay selon moi. Bravissimo tout de même 😉
Pour info les règles du jeu seront disponibles en français à partir de 50 backers (37 à l’heure où j’écris ces lignes).