Test: Orbis

Test: Orbis

Quand j’ai vu déferler Orbis sur le net, sur les groupes Facebook, sur Philibert et sur d’autres sites je me suis dit que j’allais y jeter un œil.

Je me suis surtout dit que ce jeu ne m’apporterait pas grand chose.

Mais j’ai cédé aux sirènes du « buzz » bien orchestré par les Space Cowboys qui ne sont pas les derniers quand il s’agit de faire connaître leur jeu.

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En plein raz de marée de jeux à base de tuiles/dominos (King/Queen Domino, Isle of Sky, Fertility, Small Islands entre autres), voici qu’arrive un énième concurrent j’ai nommé Orbis!

C’est Tim Armstrong qui s’en est chargé (inconnu au bataillon), avec Davide Tosselo aux illustrations. Et donc les Space Cowboys à l’édition / orchestration 😉

Prévu pour 2 à 5 joueurs, à partir de 10 ans, et pour une durée de 45 minutes environ, Orbis fait partie de cette catégorie « familial + ».

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A quoi ça ressemble? On sort le scanner!

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Comment on joue?

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Plutôt simple de prime abord, Orbis nous propose d’incarner un Dieu et d’assembler notre propre monde. Des régions et leurs adorateurs sont perdues dans l’éther, et c’est à vous de les récupérer et de les assembler afin de bâtir le monde le + harmonieux qu’il soit.

Autrement dit le monde qui rapporte le + de points de victoire…

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Pour cela, chaque joueur va choisir dans l’éther une tuile représentant une contrée et les éventuels adorateurs qui y sont présents, pour l’ajouter à son monde dans son espace personnel.

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Les règles de poses sont simple, vous devez construire un monde pyramidal, et une tuile doit reposer sur au moins une tuile de sa couleur.

Vous allez récupérer des adorateurs au fur et à mesure de votre choix de tuiles dans l’éther qui viendront alimenter votre réserve. Et qui vous permettront ensuite d’acheter les tuiles, sous réserve de posséder suffisamment d’adorateurs de ou des couleurs nécessaires.

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A son tour un joueur va désigner une tuile dans l’éther composé de 9 tuiles (3 x 3).

On pose ensuite 1 adorateur de la couleur de la tuile désignée sur chacune des tuiles adjacentes à celle-ci dans l’éther.

On vient donc garnir les tuiles du plateau commun avec des adorateurs.

Le joueur récupère la tuile désignée, et les éventuels adorateurs qui sont dessus.

Il s’acquitte du coût de la tuile (en défaussant les adorateurs nécessaires).

Il la positionne dans son royaume en respectant les règles de placement.

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Plutôt simple comme je disais…

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Sauf que…

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Sauf que l’ensemble s’avère foutrement stratégique. Vous vous retrouverez à de nombreuses reprises la tête entre les mains en train d’observer le plateau central, votre royaume, le plateau central puis encore votre royaume et vous demander comment vous allez maximiser l’effet de cette tuile à poser.

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Ce que je n’ai pas encore dit et qui corse littéralement le tout:

Les tuiles que vous poserez dans votre royaume vous donneront des points de victoire (PV) uniquement si vous remplissez la condition de pose indiquée sur la tuile.

En + de la condition de pose classique.

Et croyez-moi ça ne sera pas simple de tout faire coïncider.

Par exemple, une tuile irrigation vous donnera ses PV si une tuile de la couleur indiquée se trouve directement en dessous de cette tuile. Une tuile volcan vous obligera à détruire autant d’adorateurs dans l’éther (sur les 8 autres tuiles) qu’indiqué sur la tuile volcan. Si ce n’est pas possible, les PV ne seront pas débloqués.

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Le but étant d’obtenir le + de PV à la fin de la partie, ses conditions de pose ne sont pas à négliger loin de là!

Comme votre royaume représente une pyramide de 5 tuiles à la base, 4 tuiles au 2ème étage, 3 au 3ème et 2 au dernier, les possibilités de pose se réduiront comme peau de chagrin au fur et à mesure de la partie!

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Ne vous inquiétez pas vous avez toujours possibilité de « brûler » une tuile que vous ne pourriez pas poser selon les règles en la posant sur son verso. Mais adieu les PV pour le coup… Et clairement moi ça me fait mal d’avoir une tuile appelée « Terre sauvage » qui fait office de parasite dans la construction de mon monde si merveilleux.

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Oui la perspective d’incarner un Dieu peut monter à la tête 🙂

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Bref d’un jeu simple de pose de tuiles en faisant coïncider la couleur de la tuile sur laquelle on la pose, on se retrouve avec un jeu casse-tête dans lequel chaque décision entraînera une foultitude d’autres directions dans la construction de votre monde.

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Une fois dans la partie, chaque joueur aura la possibilité de piocher non pas une tuile mais un Dieu qui donnera un bonus de PV. A vous de choisir le bon en fonction de la construction de votre royaume puisque certains offriront leurs gages à un royaume possédant le + de tuiles de telle ou telle couleur.

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VERDICT

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Ne vous fiez pas à son apparente simplicité, Orbis vous offre une expérience stratégique et casse-tête très appréciable! En essayant de valider les conditions de pose des tuiles pour débloquer les bonus de PV plusieurs scénario se profileront dans votre cerveau et vous essaieraient d’avoir plusieurs coups d’avance. Si je pose telle couleur maintenant, je ne pourrai plus poser cette tuile par la suite etc…

N’oubliez pas que les adorateurs vont apparaître au fur et à mesure du jeu et de la prise de tuiles par les joueurs dans l’éther, et certaines tuiles pas forcément très avantageuses en termes de PV pour la fin de partie deviendront nettement + alléchantes avec 5 ou 6 adorateurs placés sur elles! Ils sont le nerf de la guerre et la ressource indispensable à l’achat des précieuses tuiles alors ne les négligez pas!

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Souvent comparé à Splendor, Orbis se veut un jeu avec des règles « simples » et abordables, même si il y a jouer à Orbis et jouer à Orbis. Comprenez que celui qui voudra « masteriser » le jeu et construire un monde « parfait » ou tout du moins obtenir le meilleur score à la fin devra quand même y lâcher quelques neurones en route. On vous promet du casse-tête bien velu mais très plaisant!

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C’est rythmé, plutôt court et immersif! Pas le thème puisqu’il passe vite au second degré et qu’on y voit très vite uniquement des tuiles de couleurs avec des objectifs de pose à la place des contrées, et des cubes de différentes couleurs à la place des adorateurs mais qu’à cela ne tienne! Pour une fois je dirais on s’en fout du thème tant que le plaisir est présent! Et c’est le cas 😉

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 26,90€

Test: Tales of Glory

Test: Tales of Glory

C’est à Essen que j’ai appris l’existence de cette petite pépite, Tales of Glory.

Ankama avait fait les choses en grand avec un très beau décor de stand aux couleurs de ce jeu.

Forcément ça attire le chaland.

J’ai donc pris place à une table avec 2 allemands et 2 autres français, et 1 animatrice a commencé à nous expliquer le jeu. Merci encore à elle!

Ce qui m’a tout de suite attiré c’est le côté visuel et la direction artistique du jeu. En regardant plus attentivement la boîte j’ai vu apparaître le nom de Miguel Coimbra.

Ah oui je comprends mieux.

J’adore cet illustrateur. Vous avez pu observer son travail sur de nombreux jeux comme 7 Wonders, Outlive, Hit Z Road, When I Dream, Tiny Epic Quest et bien d’autres! Voici quelques liens pour découvrir son univers:

Dorénavant, j’associe son nom à un gage de qualité et je risque d’acheter les yeux fermés les jeux auxquels il contribue 😉 .

L’auteur de Tales of Glory est Romain Chastan, et sauf erreur c’est son 1er jeu. Et quel 1er jeu! Il met la barre haute je trouve 😉 .

De 2 à 5 joueurs, à partir de 10 ans et pour une durée de 45 minutes environ.

On passe à l’analyse visuelle!

Du côté du gameplay, quels sont les résultats?

Le jeu vous propose d’incarner un héros en quête d’aventures. A l’aide de votre épée et bouclier, de potions et de pièces et de votre livre de magie vous allez explorer des contrées, combattre les créatures qui y vivent et récolter les trésors!

Vous allez construire votre aventure en piochant des tuiles et en les assemblant dans votre zone de jeu personnelle. Des connecteurs sont inscrits sur chaque côté des tuiles, et vous débloquerez des bonus en faisant coïncider les connecteurs entre eux, lorsque vous poserez une tuile à côté d’une tuile composant déjà votre aventure.

Au fur et à mesure de la partie vous récupérerez des ressources (or, potions, magie, points de combat ou clés pour ouvrir les coffres) qu’il vous faudra gérer pour acheter des tuiles de + en + fortes.

Pioche de tuiles et connexion!

Au centre du plateau se trouve les Terres Sauvages sur lesquelles sont placées des tuiles à chaque tour. Chaque joueur va alors secrètement choisir quelle tuile il souhaite acheter, en fonction de ses ressources et du coup à payer. Puis on dévoile son choix, et on résout dans l’ordre du tour. Le 1er joueur achète la tuile qu’il a choisi, le 2ème aussi et ainsi de suite.

Si la tuile choisie par un joueur n’est plus disponible car un joueur l’a achetée avant lui, il pourra participer à un tour de rattrapage et sélectionner ensuite une tuile qui n’a pas été achetée par les joueurs lors du 1er tour de sélection.

Un joueur a aussi la possibilité de défausser la tuile qu’il choisie pour récupérer des ressources.

Le jeton 1er joueur change de main à chaque tour, et revient au joueur ayant choisit la tuile sur l’emplacement ayant le + petit numéro.

En posant la tuile dans sa zone de jeu, et en la connectant à d’autres tuiles, un joueur va activer les connecteurs et va pouvoir débloquer des bonus de ressources, ou même récupérer des clés de coffre qui lui permettront d’ouvrir les coffres de ses tuiles.

L’idée est donc d’optimiser son placement de tuiles en maximisant la compatibilité des connecteurs pour débloquer le + de bonus possibles!

A la fin d’un tour on défausse autant de tuiles qu’indiqué suivant le nombre de joueurs, et on pioche de nouvelles tuiles qui viennent alimenter les Terres Sauvages pour le prochain tour!

Après 10 tours de jeu la partie prend fin. On calcule les points de victoire, et on attribue aussi les jetons de majorité, à savoir celui qui a le + d’or, de potions, de points de combat et de magie. Certaines tuiles avec l’icône personnage rapportent des bonus en fin de partie à ne pas négliger, et permettent par exemple de multiplier un gain par le nombre de tuiles du même type présentes dans la zone du joueur.

Un mode expérimenté est disponible et permet d’ajouter les tuiles quêtes. Au début de la partie chaque joueur va en piocher 3 et en garder 2. Durant sa phase de jeu, un joueur pourra jouer 1 ou ses 2 tuiles quêtes avant et/ou après avoir pris une tuile sur le plateau central, s’il peut en payer le coût. Ces tuiles donnent de nombreux bonus si elles sont bien connectées aux tuiles déjà présentes.

VERDICT

Super petit jeu familial, simple à appréhender et rapide à jouer. Il y a une certaine profondeur de jeu et les stratèges pourront s’en donner à cœur joie afin d’optimiser les emplacements des tuiles. Petits et grands pourront s’y adonner sans réserves.

L’interaction entre les joueurs est présente lors du choix des tuiles et il est amusant de voir la réaction des joueurs ayant choisi la même tuile lorsqu’on dévoile son choix. Récupérer le jeton 1er joueur pour le tour suivant pourra s’avérer être un choix judicieux pour couper l’herbe sous le pieds de vos adversaires, et s’assurer un choix de tuiles plus large.

Mention spéciale aux illustrations qui rendent le jeu très agréable par son côté héroïc-fantasy teinté de cartoon. Le matériel est de très bonne qualité et ô miracle, un éditeur propose un thermo très bien pensé pour tout ranger et tout classer de manière impeccable!

Véritable petit coup de cœur pour ce jeu ne renouvelant certes pas le monde des jds, mais proposant une expérience rafraîchissante, immersive, sans prise de tête ni mal au crâne, abordable et surtout qui donne envie d’y revenir! Et c’est bien tout ce qu’on demande à un bon jeu vous ne croyez pas?

Disponible ici: philibert

Prix constaté: 31,50€

Test: Monster Slaughter

Test: Monster Slaughter

Édité chez Ankama après une campagne Kickstarter couronnée de succès en fin d’année dernière, Monster Slaughter débarque chez ceux qui l’ont pledgé.

L’ami Zef fait partie de ceux-là.

Du coup il a reçu son pledge et on a pu le tester.

En + c’était le soir d’Halloween comme un fait exprès!!

Monster Slaughter, c’est un film d’horreur à l’envers. Ici vous incarnez des familles de tueurs dont le but est de dévorer le groupe d’adolescents qui a eu la bonne idée de passer son weekend dans une maison isolée.

A partir de 14 ans, de 2 à 5 joueurs et pour une durée d’environ 60 minutes (dont 30 de mise en place…), Monster Slaughter est l’oeuvre de Henry Pim et les illustrations sont de Doud.

Clairement à destination des fans du genre, Monster Slaughter a quelques arguments à faire valoir et on va vérifier tout de suite si la recette fait pshitt ou si ça déclenche une combustion généralisée!!

 

Visuellement ça ressemble à ça:

 

 

Comment on joue?

 

Alors clairement Monster Slaughter ne sera pas dans la catégorie jeux de gestion.

Ni dans la catégorie jeux experts.

Il faut le voir comme un jeu abordable, fun, sans prise de tête, et totalement second degré.

Les actions sont limitées, il y a peu de surprises, peu d’interactions entre les joueurs, et on peut y jouer en tenant une conversation par SMS en même temps.

J’exagère un peu oui… mais pas tant que ça.

A ce point de l’article vous vous dîtes sûrement que j’ai vraiment vraiment… pas aimé ce jeu.

Pas tout à fait.

En fait je passe par toutes ces étapes pour bien vous prévenir du genre de jeu que Monster Slaughter représente parce que j’ai déjà vu pas mal de commentaires sur facebook de la part de joueurs qui s’attendaient à un truc bien plus complexe, plus stratégique et moins facile d’accès.

Ces gens là ont fait fausse route et auraient peut-être dû lire les règles avant de pledger.

 

Pour revenir au jeu, voici commentaire on joue:

 

En tant que famille de tueurs/monstres à la recherche de votre prochain repas, vous avez à votre disposition 3 personnages, le papa, la maman et le rejeton. Ils se différencient à peine dans leurs capacités – le père aura + de dés à lancer, la mère + d’actions possibles etc – et ils se différencient à peine des autres familles – chaque famille a un pouvoir spécial, sinon tous les rejetons ont le même nombre d’actions, les papas les mêmes dés à lancer etc… .

Le plateau représente la maison dans laquelle les ado sont réfugiés. Il y a 5 pièces que vous allez devoir fouiller pour récupérer des power-up, des pièges qui vous exploseront à la tronche, des cartes qui vous permettront de mettre des bâtons dans les roues de vos adversaires, et les ado que vous devrez débusquer avant de gentiment les dévorer.

Le but du jeu est simple, il vous faut récolter le + de points de victoire PV.

Pour cela, vous pourrez croquer les ado et récupérer des PV à chaque point de vie que vous leur enlèverez. Vous pourrez aussi enfoncer les portes de la maison (1 PV par porte), et surtout, vous devrez vous attacher à occire les ado dans un ordre bien précis.

Au début de la partie chacun va définir l’ordre dans lequel les ado seront mangés. Au fur et à mesure qu’un ado est zigouillé, chacun révèle celui qui allait mourir en 1er, 2ème, 3ème selon eux (selon le moment de la partie où l’on est). Celui ou ceux qui avaient vu juste empochent des PV bonus.

Tout se résout par des lancers de 🎲 dés et c’est le côté aléatoire qui en rebutera certains.

L’interaction entre les joueurs intervient quand l’un des joueurs souhaite attaquer un ado. Dans ce cas on laisse aux autres joueurs la possibilité de défendre les ados mais surtout mettre des bâtons dans les roues des adversaires. De base les ados ne se défendent pas ou peu. C’est aux autres joueurs de dégainer les cartes qu’ils auront pioché lors des phases de fouilles pour permettre aux ados de se défendre. On pourra ainsi donner aux ados 1, 2 ou plusieurs dés à lancer pour tenter de contrer les attaques du monstre.

Pas grand chose de + en terme de gameplay… c’est assez simple. Voir simpliste…

 

 

VERDICT

 

 

Monster Slaughter est un jeu fun et rapide. Pas la mise en place qui prend une plombe. Mais pour peu que les films du genre horreur soient votre tasse de thé, et que vous ayez une groupe de joueurs sur la même longueur d’ondes, alors Monster Slaughter vous plaira.

Vous passerez de bons moments avec de bonnes poilades au programme. Les scénarios sont le petit + qui vous fera ressortir le jeu. C’est grâce à eux que le côté second degré et loufoque du jeu prendra sa pleine mesure avec l’apparition de personnages tous inspirés de classiques des films du genre et de la pop culture. Au choix Doc Brown, Machete, Mulder et Scully, Indiana Jones etc…

Mention spéciale au matériel de très bonne facture avec une très bonne idées d’utilisation de la boite de rangement. Le fond de la boite fait office aussi de murs pour la maison qui est l’élément central du plateau. Les figurines sont bien détaillées et les illustrations de jeu sont vraiment plaisantes et participent à l’immersion dans le thème! Une vraie réussite visuelle.

Bref un jeu sans prises de tête, fun, plaisant et simple. Assurez vous d’avoir les joueurs qui accrocheront au thème et aux références et qui pourront passer au delà du gameplay assez simpliste et réducteur.

Recap Essen 2018

Recap Essen 2018

Bah voilà!

C’est fait!

Mon 1er Essen!

J’ai survécu!

Et en + je n’ai même pas dépensé tout mon budget!!! Chose que je n’aurais pas cru possible avant de partir 😉

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Il est temps maintenant de faire un petit récap et de vous faire partager mon voyage!

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L’arrivé au salon

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Bref on démarre avec l’arrivée au salon, et je ne vais pas vous étonner si je vais vous dire que j’ai bien fait de suivre les conseils glanés à droite à gauche avant le salon, à savoir qu’il vaut mieux arriver tôt! Si vous souhaitez tester les jeux, prendre le temps de discuter, de flâner un peu, et de trouver des stands accessibles, soyez devant les portes 1 heure avant l’ouverture!

Oui c’est contraignant mais honnêtement, les meilleurs moments que j’ai passé au salon se sont passés les matins.

Dès le début d’après-midi les tables des jeux qui vous intéressent seront prises d’assaut et de 1. vous devrez attendre parfois longtemps pour avoir droit à une explication, de 2. vous n’entendrez que la moitié de cette explication puisque le salon est très très bruyant, et de 3. vous n’aurez que quelques tours de jeu pour vous faire une idée. Mais bon c’est logique on est pas là pour faire des parties complètes de chaque jeu faut pas exagérer non plus.

Je déconseille aussi le dimanche et le samedi après-midi en fait…

J’avais entendu Monsieur Phal de chez Truc et Troc dire qu’ils partaient dès le samedi matin car c’était l’horreur après. Il n’a pas totalement tort… Bon, lui il a des accès privilégiés et des explications de jeux personnalisées mais quand même … (non non je ne suis pas jaloux je sais que j’aurai la même chose l’an prochain!! hahahahaha )

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– Monsieur Phal –

Une fois dans le salon, j’ai vu plein de gens déambuler plan à la main, cocher ce qu’ils avaient vu etc… Je me suis dit que j’avais encore une fois bien fait d’écouter les bons conseils de la communauté des ludistes francophones sur facebook, sur laquelle j’avais trouvé l’info d’une petite appli nommée EVENT BADGER et qui permet de sélectionner les jeux qui nous intéressent, et ils apparaissent ensuite sur la carte du salon!

Outil indispensable à mes déambulations, cette appli gratuite est une aide très précieuse et un gain de temps impressionnant pour ne pas se perdre dans l’immensité du salon!

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Des rencontres

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Alors bien sûr ce qui fait le charme du salon c’est aussi les gens qu’on y croise. Le salon se passant en Allemagne, on peut observer quelques différences dans les modes selon les pays.

Par exemple, la plupart du temps j’arrive à facilement reconnaître un allemand.

Si il ou elle a les cheveux colorés, les probabilités qu’il ou elle soit allemand augmentent de 60%.

Mais je vous parle pas de couleur simple ou harmonisée… non non là on parle de rose, de bleu et de vert.

Alors ok chacun fait ce qu’il veut avec ses cheveux, mais c’est vraiment une mode qui prend de l’ampleur là-bas vu le nombre de colorés que j’ai croisé, et j’espère que ça ne franchira pas la frontière!!!! 😉

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Essen c’est surtout selon moi l’occasion de rencontrer les auteurs et illustrateurs des jeux que l’on adore. J’avoue avoir été bien gâté pour une 1ère édition puisque j’en ai rencontré plusieurs! J’ai appris plus tard que Vital Lacerda, Eric Lang ou encore Bruno Cathala étaient présents. Je les ai manqué! Tant pis! Ceux-là ont fait mon bonheur:

– de gauche à droite, de haut en bas: Eric Jumel auteur de Last Heroes, Antoine Bauza auteur de 7 Wonders (entre autres), et Fneup auteur de Huns –

Je n’ai pas de photos à vous montrer mais ce fut aussi un plaisir de rencontrer Alexis Allard auteur de Small Islands et Benoît Turpin auteur de Welcome.

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Mais aussi Maxime de Maku’s Boards! 😉

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– Le voici, toujours avec sa casquette, en train d’expliquer Seeders à des enfants –

Bref Essen c’est aussi un endroit pour rencontrer, discuter et échanger avec les auteurs, et rien que pour ça, ça vaut le détour!

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Des jeux

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Un salon c’est l’occasion pour les éditeurs de présenter leurs jeux, de les mettre en valeur, d’attirer le chaland, et de les faire tester. Voici une sélection de ce que j’ai retenu:

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  • Gugong

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J’avais backé ce projet lors de la campagne Kickstarter et il semble que j’ai bien fait! La qualité du matériel est très nettement au-dessus des standards habituels et les premiers retours des parties sont dithyrambiques. Retrouvez ici notre aperçu du jeu durant sa campagne, avant le test complet qui viendra une fois qu’on aura eu le temps de faire quelques parties!

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  • Tales of Glory

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Clairement un coup de cœur visuel grâce à la patte de Miguel Coimbra, toujours impeccable dans ses œuvres, et un coup de cœur tout simplement après l’avoir testé sur le salon. Fun, sympa et facile à prendre en main, Tales of Glory m’a vraiment plu!

Chaque joueur incarne un héros qui va devoir construire son aventure en achetant des tuiles représentant des monstres, des châteaux, des salles aux trésors etc…
On connecte la tuile achetée à la tuile de son héros ou aux autres tuiles précédemment achetées pour débloquer des bonus et effectuer des combos. On récupère des ressources, potions, or, armes ou encore magie qui nous permettent d’acheter ensuite des tuiles de plus en plus puissantes mais plus chères!

En jouant bien le coup des connexions des tuiles on peut maximiser ses points de victoire et récolter + de ressources.

Super identité visuelle, mécaniques bien léchées. c’est fun, facile à appréhender mais pas simpliste pour autant puisque quelques tours ou parties seront nécessaires pour maîtriser tous les combos possibles.

Pose de tuiles, récolte de ressources. L’interaction entre les joueurs se limitent lors du choix des tuiles. Chaque joueur choisit face cachée une carte représentant le numéro de la tuile qu’il veut acquérir. On dévoile et si plusieurs joueurs ont choisi la même, on résout dans l’ordre du tour. Le premier dans l’ordre prend la tuile, les autres doivent en prendre (et payer) une autre (sous réserve d’avoir les ressources).

Une belle découverte ce jeu de Romain Chastan toujours illustré de main de maître par Miguel Coimbra – Illustrator Concept artist.

 

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  • Last Heroes

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Vous incarnez un membre d’une escouade d’élite chargée d’éradiquer la menace d’invasion de monstres tout droit sortis d’une faille et qui veulent envahir la terre. Cet événement se répète à intervalles réguliers depuis l’aube des temps et c’est aujourd’hui votre tour de protéger la Terre.

Le point fort du jeu est la coopération forcée. Drôle de concept n’est-ce pas?

Cela signifie que tous les joueurs ont le même but, à savoir dézinguer les monstres et sauver la Terre, mais aussi que vous pourrez aller chercher les munitions qu’il vous manque sur le plateau de jeu de votre voisin! Bah oui autant ne pas rester bloquer à court de balles c’est con quand même! Du coup vous piochez dans le sac du voisin et vous pouvez buter du monstre. Le joueur qui se sera fait « piquer » ses munitions recevra des bonus bien sûr pour pouvoir attaquer à son tour!

Malin.

Il faudra aussi créer des brèches dans les lignes de monstres adverses pour atteindre les lieutenants ennemis.

Prometteur.

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  • Reykholt

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Un des buzz du salon, la signature d’Uwe Rosenberg à elle seul m’a fait pré-commander ce jeu. Je l’ai récupéré sur le salon, je le testerais tranquillement.

Le pitch: Cultivez et récoltez vos légumes dans vos serres et concourez pour devenir le premier cultivateur d’Islande !

Ça vend du rêve non??? Blague à part c’est surtout pour les mécaniques et le soin apporté au jeu que l’on aime un Rosenberg.

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  • Monster Lands

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Un jeu qui semble mixer des mécaniques eurogame avec de l’améritrash, ainsi qu’un très bel univers visuel. Placement de dés et résolution de combats, le jeu promet d’être assez velu. Il y a des tuiles, des cartes, des dés, un livre de règles de 30 pages, des jetons, des plateaux individuels, bref du matos bien lourd!

Dans un royaume envahi par les monstres, vous devrez aller les combattre et reconquérir les terres. Vous utiliserez vos dés pour effectuer des actions, améliorer votre clan, acquérir de l’équipement, et combattre! Pas mal de hasard bien sûr, mais un côté gestion assez prononcé qui m’a séduit!

A vérifier!

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  • Save The Meeples

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Grosse première impression sur ce « proto » déjà bien avancé de chez Blue Cocker. Le matos est somptueux comme vous pouvez le voir sur les photos. C’est Florian Sirieix qui est aux manettes pour ce 2ème jeu de la trilogie des meeple, le 1er étant Meeple War.

Le pitch est aussi ultra alléchant: On incarne des meeple qui sont menacés d’être capturés par les humains et d’être enfermer dans des boîtes de jeu Carcassonne. Pour éviter cela il va falloir construire des fusées pour fuir ce monde dangereux!!!

Déjà présenté à Cannes l’an dernier, le jeu se dévoile avec un matériel très avancé, la sortie doit être proche et on l’espère! Il risque d’être un des jeux de l’an prochain!

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On peut aussi noter Rallyman GT qui arrive sur Kickstarter très vite donc on en parlera plus en détails à ce moment là, Cowboy-Bebop dont j’ai déjà fait un aperçu sur la page facebook du blog, et qui n’est qu’un proto à l’heure actuelle, et Planet de chez Blue Orange qui fera l’objet d’un test puisque ce jeu-concept mérite un test complet rien que pour l’innovation et le message inséré dans ce jeu!

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Les jeux avec figurines

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  • Monumental

 

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Actuellement en campagne Kickstarter, c’est surtout l’occasion de vous montrer des photos des somptueuses figurines du jeu. Vous retrouverez ici un lien pour notre aperçu de la 1ère campagne Kickstarter du jeu, car oui c’est une nouvelle campagne actuellement, la 1ère ayant subie quelques écueils en court de route…

Le jeu nous propose d’incarner une civilisation et de la guider lors des différentes époques proposées, sur un plateau modulable constitué de tuiles. On a à notre disposition un deck de cartes qui va nous permettre de gérer la partie construction, amélioration et gestion des ressources, en bâtissant sa cité. On peut conquérir d’autres régions à l’aide de nos armées, le système de combat étant plutôt un système de paiement de ressources, un droit de conquête en quelque sorte, à s’acquitter en guise de combat…

La page kickstarter du projet ici.

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  • Reich Busters

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Le nouveau projet des Mythic Games va débarquer sur Kickstarter le 20 novembre 2018. Voici donc juste un petit aperçu des figurines qui sont vraiment très soignées! Univers complètement délirant, Reich Busters promet d’envoyer du lourd! On verra ce que ça donne au niveau du gameplay dès qu’on aura pu lire les règles.

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  • Assassin’s Creed

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Triton Noir est en charge de ce projet inspiré du système de jeu du plébiscité V-Commandos. La campagne Kickstarter débute tout bientôt, le 13 novembre 2018. Plus d’infos et de photos sur la page facebook du jeu.

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Ouf! ça en fait tout de même!!!

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Donc pour conclure parce qu’il est temps, que j’ai perdu les 3/4 des lecteurs à ce point là de l’article, et que j’en ai marre en +, Essen est un événement à faire au moins 1 fois dans sa vie si les jeux de plateau et de société vous passionnent! Allez-y en groupe, ou à 2, ou même en solo, vous ne vous ennuierez pas! Vous reviendrez avec l’envie de jouer tous les soirs (si c’est déjà le cas faut penser à consulter… j’adore les jeux mais il n’y a pas que ça non plus 😉 ). Vous aurez envie d’acheter plein de jeux, et vous vous demanderez sur le chemin du retour, c’est quand le prochain festival près de chez moi?

Pour Lelabodesjeux ce sera le festival Les jeux du Stan à Nancy les 17 et 18 novembre, et si possible, Reims Dé Jeux au festival Game’in Reims les 24 et 25 novembre.

 

Galerie photo bonus, avec plein de choses en vrac:

 

 

Test: Small Islands

Test: Small Islands

En pleine réflexion et tâtonnement sur un dossier consacré à Carcassonne que je prépare actuellement, j’ai contacté plusieurs personnalités du monde ludique pour recueillir leur avis sur ce jeu culte. L’un d’eux, qui n’est autre que Benoît Turpin l’auteur de l’excellent Welcome, m’a conseillé de me rapprocher de Alexis Allard, l’auteur du jeu qui nous intéresse aujourd’hui, Small Islands.

En effet certains y verront de nombreuses similitudes entre Carcassonne et ce Small Islands. C’est assumé par l’auteur qui nous a gentiment écrit ces quelques mots pour nous expliquer la genèse de son jeu:

« Quand j’ai découvert Carcassonne, je ne l’ai pas tellement aimé. Et ça m’a donné envie de créer un jeu qui correspondrait mieux à mes attentes. Quelques temps plus tard j’ai donc créé Small Islands, un nouveau jeu de placement de tuiles. Mais j’ai eu toutes sortes de difficultés durant le développement, ce qui m’a poussé à m’intéresser de plus près à Carcassonne. Et maintenant, j’ai une profonde admiration pour ce jeu. Il y a tellement d’intelligence derrière l’élégance de sa mécanique. C’est une leçon de gamedesign par l’exemple. Aujourd’hui, Small islands est mon premier jeu édité et ça je le dois aussi un peu à Carcassonne. »

Alexis Allard.

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On va maintenant vous montrer pourquoi Small Islands va trouver son public, parmi les fans de Carcassonne, parmi ceux qui le détestent, et même ceux qui ne le connaissent pas! La mécanique de pose de tuiles pour créer un paysage qui prend forme et s’étend au fur et à mesure de la partie est commune. Mais Small Islands apporte un vent de fraîcheur avec sa direction artistique très travaillée, ses couleurs attirantes et plaisantes, et ses illustrations qui nous emmènent en vacances!

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Voilà à quoi ça ressemble:

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C’est joli n’est-ce-pas? 😉

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Comment on joue?

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Small Islands est donc un jeu de pose de tuiles qui vont former des îles sur une mer azur. La partie se déroule en 4 manches durant lesquelles chaque joueur aura pour mission de poser ses maisons sur les îles contenant une certaine combinaison de ressources.

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Il y a différentes phases par manche:

  • préparation: On alimente la pioche réserve avec 6 tuiles navigation faces cachées, et on en place 3 autres faces visibles dans la rivière de tuiles. Chaque joueur pioche des cartes objectifs et en garde 1 pour la manche en cours. Une carte objectif va indiquer la condition que doit respecter une île pour placer une maison dessus (par exemple 1 temple et 2 lotus), et les points de prestige (PP) que le joueur va gagner pour chaque île sur laquelle il place une maison (par exemple 1 PP par temple et  1 PP par lotus présent sur l’île/les îles concernées).

 

  • exploration: Le joueur effectue l’action explorer ou l’action accoster. Pour explorer il pioche une tuile paysage dans la rivière et l’ajoute à sa main qui en contient déjà 2. Il choisit 1 tuile parmi les 3 et la pose sur le plateau. Pour accoster, il faut que la pioche navigation soit épuisée. Le joueur peut alors piocher la tuile bateau de sa couleur et la placer sur le plateau. La phase d’exploration est alors terminée.

 

  • récompense: Les joueurs placent des maisons sur les îles qui remplissent les conditions de leur carte objectif et gagnent des PP. On ne peut placer qu’1 seule maison par île.

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C’est plutôt simple et ça se comprend vite. Les subtilités viennent des règles de placement des tuiles:

  • On peut orienter et tourner la tuile dans le sens que l’on veut. Pour la poser, il faut qu’elle soit adjacente à au moins 1 tuile, et doit continuer l’illustration du paysage par les côtés et par les coins. Ça peut paraître logique mais vous vous rendrez compte que ça corse (pas l’île, la difficulté 😉 ) vite le jeu.

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En prime vous aurez des jetons jokers que vous pourrez placer pour recouvrir une ressource indiquée sur une tuile et la remplacer par la ressource indiquée sur votre jeton. Ainsi vous pourrez potentiellement remplir la condition de pose de votre maison sur une île s’il vous manquait une ressource particulière pour le faire, par exemple.

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Une île ne vous fera gagner des PP qu’une fois par partie, puisque vous ne pouvez poser qu’1 seule maison par île. L’intérêt du jeu est donc de savoir à quel moment poser votre maison sur une île qui peut potentiellement s’agrandir et vous faire gagner + de PP lors d’une prochaine manche. Mais votre carte objectif va aussi changer et vous ne pourrez peut-être pas poser une maison sur cette île par la suite.

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Sacré dilemme!

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Il faudra aussi savoir utiliser l’action accoster à son avantage. Elle a une double fonction qui est de vous permettre de poser votre bateau en respectant les règles de placement des tuiles et de récolter autant de PP que d’icônes port (symbolisé par une ancre de bateau) sur les 8 tuiles entourant votre bateau, et de mettre fin à la manche et de déclencher la phase récompense. Vous devenez ainsi le 1er à poser vos maisons et comme les emplacements sont limités sur les îles, vous pourrez ainsi couper l’herbe sous les pieds de vos adversaires.

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A la fin des 4 manches on comptabilise les points et vous connaissez la suite.

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VERDICT

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Small Islands est un bon jeu de placement et de timing. Vous devrez avoir de la suite dans les idées pour placer vos tuiles en respectant les règles de placement. Une fois que les autres joueurs auront placé les leurs, et que votre tour revient, le paysage aura potentiellement grandement changé et votre stratégie de constructions d’îles devra souvent évoluer et s’adapter. Les îles prennent forme et s’agrandissent au fur et à mesure de la partie, pour un résultat visuellement très beau.

Il n’est pas rare que vous prépariez le terrain pour y placer votre bateau de façon optimale, ou que vous construisez une île qui remplit vos conditions d’objectifs, mais vos adversaires l’auront aussi vite compris et viendront contrecarrer vos plans, parfois juste pour le plaisir! Frustrant pour vous et jouissif pour les autres! 😉

La gestion de votre timing sera déterminante, puisque vous devrez savoir quand poser votre bateau (il n’y en a qu’1 seul par couleur pour la partie) et ainsi déclencher la fin de la manche et avoir la possibilité de poser vos maisons sur les îles convoitées. Mais vous serez donc à la merci des autres joueurs pour les prochaines manches puisque ce seront eux qui décideront du timing.

C’est malin, c’est beau, c’est complet et opportuniste. Pour ajouter de la difficulté (et de l’intérêt pour les joueurs en quête de challenge) vous pourrez jouer avec le mode avancé qui rajoute des cartes missions et objectifs. Le jeu aurait pu sortir avant l’été pour vous accompagner lors de vos vacances, mais qu’à cela ne tienne, on y jouera tout l’hiver en attendant l’été prochain! 😉

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 26,90€