Test: Yum Yum Island

Test: Yum Yum Island

Article rédigé par Ludodelaludo.

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YumYum Island est le tout premier jeu de l’éditeur Space Cow, qui est l’antenne ludique pour enfants de l’éditeur Space Cowboys, studio d’Asmodee.

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Vous êtes investi d’une mission des plus capitales : voler jusqu’à l’île de Yum Yum pour sauver les pauvres animaux que le méchant géant Ferdinand essaie d’affamer !

Voler ? Oui parce que dans ce jeu mêlant dextérité, fun, coopération et communication vous allez incarner des pélicans !

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Tout droit sorti du cerveau efficace de Laurent Escoffier, à qui l’on doit en partie, le très bon « Loony Quest » et le récent « Un Dernier Donjon pour la route »  avec Sébastien Pauchon, Yum Yum Island est un jeu pour 2 à 5 pélicans, à partir de 6 ans et pour des parties de 20/25 minutes environs. Les illustrations de Julien Loïs, pour son premier jeu de société, sont tout simplement magnifiques et collent à 2000% au thème du jeu.

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A quoi ça ressemble ?

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Comment on joue ?

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Le matériel de très bonne facture est composé d’un géant, d’une tortue géante et de 12 animaux en multicouches (voyez par-là que ce sont des tuiles épaisses et creusées), de 4 arbres à monter, de 70 jetons nourritures de deux couleurs, les roses pour les carnivores et les verts pour les animaux végétariens, d’un dé et de 5 magnifiques lunettes d’aviateur opaques en carton à en faire pâlir Orville, le célèbre albatros de Bernard et Bianca.

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Alors on fait comment pour les sauver les gentils animaux ?

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Après avoir installé le géant avec autour de lui 6 animaux et les arbres, on prépare notre base de lancement sous la forme d’une tortue géante surement inspirée de celles qui traînent dans les îles Galapagos, remplie des 70 jetons.

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Chaque joueur s’équipe d’une paire de lunettes, et le premier joueur à faire le chef d’escadrille lance le dé et en applique l’effet. Nourrir le géant, appliquer les contraintes de son tour (parler ou non avec les autres), ou nourrir un animal qui a déjà avalé quelque chose.

Ensuite en accord avec le reste de l’équipe, il choisit l’animal et prend ses marques, comme il peut, avec l’aide parfois bien utile des arbres.

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Ensuite viens le moment d’endosser délicatement ses lunettes de pilote de chasse et de déverser, selon les contraintes du dé, la nourriture préalablement prise dans sur la tortue.

Attention toute nourriture tombée à côté ou ne respectant pas le régime alimentaire ira directement dans l’intestin du géant Ferdinand, et du coup précipitera la fin de la partie.

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En effet, les joueurs gagnent tous ensemble si l’ensemble des animaux sont nourris et sauvés, et perdent tous ensemble si le géant voit son estomac rempli à ras bord !

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Le petit côté tactique c’est que certains animaux sont spéciaux et ont des petites capacités une fois qu’ils sont sauvés, comme par exemple l’araignée qui permet de trier les jetons colorés par couleur dans la tortue, et oui à la base tout est mélangé et il faudra bien écouter ses camarades car tout jeton pris en main ne peut être replacé !

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VERDICT

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Pour une première Space Cow ne s’est pas trompé de cible, le jeu, pour ma part, était LE coup de cœur jeu enfant du dernier Festival International des Jeux de Cannes 2019, rien que ça !

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Que ce soit avec un public d’enfants, d’adultes ou bien mixte, le but est atteint : on s’éclate à écouter ses compagnons de vol, on hésite, on se lance, on rigole, on se rate, on rigole, on sauve les animaux un par un et on se moque gentiment de l’estomac (presque) vide du géant !

Le jeu devient encore plus génial quand le dé tombe sur la face « sans parole », et où le chef d’escadrille est livré à lui-même, car même pour un adulte, c’est souvent peu évident, même avec l’aide tactile des arbres, de viser juste et d’atteindre sa cible.

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Le matériel de « toute beauté » est un élément essentiel au gameplay dans les jeux pour enfants, et ici est très cohérent encore plus cohérent avec le gameplay. Les rebonds des jetons nourriture procurent des sensations de tension et de rigolade autour de la table.

De plus la coopération est indispensable, et l’effet leader se fait très peu ressentir, ce qui est appréciable dans ce genre de jeu.

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Je me permets un petit conseil à l’équipe des Space Cow : continuez à nous faire voyager à travers nos émotions ludiques !

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Et vous les joueurs, volez jusqu’à l’île de Yum Yum dès que le jeu sortira en boutique, de mémoire courant septembre, les animaux vous attendent !

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 22,50€

Test: Patchwork Express

Test: Patchwork Express

Article rédigé par Ludodelaludo!

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Dans la famille Patchwork, j’aimerai le petit frère !

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Effectivement, Patchwork Express est ni plus ni moins que le cadet de la gamme, celui qui est tout le temps à courir partout, à aller plus vite que les autres.

Car ce qui le différencie au sein de cette petite famille, c’est son temps de jeu raccourcis par rapport à son aîné, mais comme un petit nouveau il apporte aussi de nouvelles qualités ludiques.

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On ne présente plus Uwe Rosenberg et sa collection gigantesque de jeux, mais tout de même, si on devait en ressortir un, surtout sur un marché pas si facile à conquérir, c’est bien Patchwork.

Dans la lignée familiale, Patchwork Express est toujours un jeu à 2 joueurs, maintenant à partir de 6 ans et d’une durée (très courte) de 10 à 15 minutes seulement !

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A quoi ça ressemble?

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Comment on joue?

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Si l’on connait la version plus longue, le matériel change peu : 1 plateau central, 2 marqueurs cylindriques, 2 plateaux individuels, des boutons servants de monnaie et de points de victoire, 1 pion neutre, des pièces de « cuir » et des pièces de tissus.

Mais ici quelques différences sont à noter comme les plateaux personnels qui ne font que 7×7 cases, et des pièces de tissus bleues qui arriveront au cours du jeu.

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On commence la partie en prenant chacun son plateau et 5 boutons.

On installe le plateau central avec les pièces multicolore autour avec le pion neutre devant la pièce la plus petite et son pion à sa couleur au début de la piste du plateau central.

Le but du jeu est toujours d’avoir le plus de points de victoire à la fin de la partie, et on a toujours deux choix à son tour :

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1- Choisir une pièce parmi les 3 devant le pion neutre en payant son coût en boutons et le placer directement sur son plateau

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OU

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2- Avancer jusqu’à atteindre la case juste après le pion adverse et récupérer le même nombre de boutons que la distance parcourue en cases.

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La différence se joue sur le timing car sur le plateau principal il y a un peu moins de cases, comme sur son plateau personnel, et il y a plus de pièces de cuir a récupérer, qui sont maintenant considérer comme des cases et non plus des entre cases comme à Patchwork.

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Le plateau personnel est largement réduit, il n’y a donc plus le bonus du carré 7×7, vu que c’est maintenant la taille du plateau, donc le jeu gagne en vitesse et en tension.

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Le petit plus me direz-vous ?

Alors qu’il ne reste plus que 5 pièces de tissus multicolores autour du plateau, on rajoute à la file indienne les pièces bleues qui en moyenne ont un meilleur rapport grosseur/prix/revenus, et non seulement un peu de bleu c’est joli, mais en plus ça remet un dernier coup de booster qui peut être fatal au joueur qui a choisi le rôle de la tortue couturière !

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Au final, on compte ses boutons et bien sûr à la fin on retire le double des emplacements vides de son plateau…Le plus gros score l’emporte, et on rejoue !

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VERDICT

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Une version boostée de Patchwork, comme un gamin de 5 ans dans une salle d’attente du médecin familial !

On n’a plus de temps de tergiverser, et croyez-moi les sensations ne sont plus les même, n’en déplaise à ma femme !

L’optimisation est à son paroxysme, et comme on se rend compte rapidement que cela va vite les choix sont d’autant plus importants et les erreurs se paient cash.

On s’attarde pourtant encore plus sur le plateau de son concurrent, sur les emplacements à combler, les pièces de cuir, les zones où l’on va scorer, bref on doit avoir les yeux partout.

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Je reste néanmoins mitigé par ce jeu, en effet cela ne fait pas de mal d’avoir boosté un peu ce jeu qui parfois, mais rarement, traînait en longueurs inutiles, mais là on a vraiment la sensation que cela va trop vite.

Un peu la sensation du manège de fête foraine qui refait un autre tour alors qu’on pensait que notre souffrance allait s’arrêter maintenant !

De plus, le défaut majeur pour moi, c’est le nombre de fois, où la situation se bloque, faute de boutons et de pièces trop chères à la queuleuleu, et la sensation incontrôlable, d’avancer, de « rater » des points de revenu et de ne faire que ça pendant quelques tours jusqu’à ce que l’un ou l’autre joueur se sacrifie presque à prendre la pièce qui « l’arrange pas trop mais on va faire avec ».

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Donc si votre temps de jeu est limité, et que vous aimez les défis à 2, sautez dessus ça reste du très bon. Par contre, si vous préférez tout de même asseoir une stratégie sur votre plateau de jeu, passez votre chemin, la couture c’est un travail minutieux et chronophage après tout, non ?

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 20€

Test: Palm Island

Test: Palm Island

Attention voici un O.L.N.I., à savoir un Objet Ludique Non Identifié.

Ce petit jeu par ses dimensions est une véritable petite pépite ludique qui mérite réellement que vous vous y intéressiez.

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Commençons par la genèse du projet. C’est en février 2018 que Jon Mietling et Portal Dragon ont lancé la campagne Kickstarter de ce petit jeu de cartes portable, tel qu’il est décrit sur la page du projet. L’auteur avait en tête un projet de jeu « sans table ». La campagne fut un véritable succès avec + de 4.800 contributeurs et + de 99.000 dollars récoltés.

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Nuts Publishing a flairé le bon coup et s’est chargé notamment de la localisation du jeu dans nos contrées, et il vient d’arriver dans vos boutiques!

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Palm Island est un jeu nomade qui, grâce à son format et son mode de jeu, nous permet d’y jouer presque partout.

File d’attente, voiture, toilettes, plage, au lit, … à vous de voir!

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Tout ce dont on a besoin c’est du deck de 17 cartes que l’on va manipuler dans sa main. Pas besoin de table, ou d’autre chose.

Prévu pour 1 à 2 joueurs, à partir de 12 ans et pour une durée de 15 minutes. Le jeu a été conçu et illustré par Jon Mietling, édité par Portal Dragon, et distribué par Nuts Publishing!

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A quoi ça ressemble?

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Comment on joue?

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En utilisant un jeu de 17 cartes, vous allez devoir façonner votre île. Vous allez devoir stocker des ressources pour payer les améliorations des bâtiments qui donneront accès à de nouvelles possibilités. La partie se déroule en 8 tours. Plusieurs modes de jeu sont disponibles, solo, coopératif, compétitif et compétitif de vitesse.

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Les cartes du jeu contiennent 4 zones. 2 sur chaque face. La zone active est celle que vous pouvez lire dans le bon sens. L’autre face située en dessous de cette zone, est à l’envers, il vous faudra donc retourner la carte durant le jeu pour activer cette zone. Idem pour les 2 autres zones du verso de la carte.

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3 actions sont possibles:

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  • Stocker: En payant le coût listé à droite de l’action, vous pivotez la carte à 90°dans le sens horaire, et la placez au dos du paquet. Ainsi seules les ressources stockées sont dorénavant visibles. Pour les utiliser, vous devrez simplement pivoter la ou les cartes utilisées dans le sens antihoraire.

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  • Pivoter: Payez le coût listé puis pivotez la carte à 180° et placez-la au dos du paquet. Ainsi la zone active est celle située auparavant en bas de la carte, et vous offre dorénavant des actions plus fortes.

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  • Retourner: Payer le coût listé à droite puis retournez la carte et placez-la au dos du paquet.

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Vous ne pouvez avoir que 4 cartes de ressources stockées (qui dépassent sur le côté) en même temps.

 

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Quand la carte du dessus du paquet est la carte de suivi de tour, le tour indiqué sur la carte est terminé. Vous devez alors la retourner ou pivoter sur le numéro suivant et la placer à la fin du paquet. Le nouveau tour commence, jusqu’à ce qu’on atteigne le 8ème tour où la partie s’arrête.

Vous additionnez alors tous les PV indiqués par les étoiles sur les zones actives des cartes qui en contiennent.

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En solo, vous pouvez collecter des objets de prestige pour vos réalisations. Ces trophées vous offriront des capacités spéciales à utiliser dans vos parties solo futures. Vous pourrez ainsi intégrer de nouvelles cartes dans votre deck solo.

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En compétitif, le joueur avec le + de PV l’emporte.

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En coopératif, les joueurs doivent dépenser des ressources pour préparer leur île à affronter divers désastres déterminés par une carte coopérative et placée dans une zone centrale. A la fin d’un tour, les joueurs peuvent s’associer pour payer le coût d’un désastre, et ainsi avancer au niveau suivant. Si vous ne pouvez terminer un désastre avant ou à la fin du tour 8, tous les joueurs perdent.

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Il y a aussi la possibilité d’intégrer les cartes de villageois que vous pourrez recruter et qui vous donneront des capacités actives ou des PV en fin de partie.

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VERDICT

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ADDICTIF.

ORIGINAL.

PUISSANT.

Voilà voilà…

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Ce « petit » jeu, qui n’est petit que par la taille, est une vraie pépite. Sans renouveler la sacro-sainte gestion et collecte de ressources / achat ou améliorations de bâtiments, Palm Island lui donne une sacré cure d’amincissement, et y apporte un vent de fraîcheur étonnant. On prend un plaisir non dissimulé à manipuler ses cartes, essayer de stocker les ressources nécessaires pour faire pivoter ou retourner ses cartes, et ainsi débloquer de nouvelles actions plus puissantes qui feront accélérer son jeu.

17 cartes. C’est tout ce que le deck de départ contient. Certains auteurs qui aiment ajouter encore et encore du matériel pourraient s’en inspirer. En réduisant l’esprit du jeu et les mécaniques au strict minimum, Jon Mietling parvient à ne surtout pas minimiser l’intérêt de ce jeu, mais au contraire proposer un truc de fou qui tourne super bien sans qu’on comprenne bien comment… Ah ça on l’avait pas vu venir celui-là, mais force est de constater que le pari est + que réussi, et que ce jeu à si petit prix, si simple à appréhender, si rapide à jouer devrait tourner dans toutes les mains des ludistes curieux et joueurs.

3 actions. C’est tout ce que vous aurez à faire pour jouer. Vous retournez la carte, vous la pivotez, ou vous stockez. Vous pouvez aussi défausser si vous ne pouvez pas faire les actions des cartes. C’est simple, net et précis. Pas de place à l’interprétation, c’est mathématique et ça s’enchaîne très bien. C’est notre coup de cœur de l’été, et on va l’emporter partout. Mais vraiment partout!

Fabien.

 

Ohhh quel plaisir de jeu! 

Partons d’un prédicat de base : De quoi à ton besoin pour jouer? D’une table, table basse, comptoir ou d’un drap lors d’un pic-nique. Bref d’une surface de jeu. Et palm island à réussi l’exploit d’enlever cette surface de jeu, ou plutôt déplacer la surface de jeu… dans votre main! 

Et quel kif! Jouer n’importe où! N’importe quand! Dans la file d attente du film, ou à l aéroport, dans le bus vers les vacances ou si vous bossez cet été dans les transports ou la file d attente du self aucun endroit ne vous empêchera de faire une petite partie.

Alors on manipule les 17 cartes, on les retourne, stocke et combine pour optimiser au mieux le village qui est implanté au creux de notre main. 

Et si un pote veut tester le jeu propose un mode coopératif et un mode compétitif.

Palm island est ce que l’on peut appeler un OLNI (objet ludique non identifié)

Il est frais, simple et terriblement moderne, un vrai coup de cœur qui vous permettra de jouer au moment où vous ne pourriez pas jouer à un jeu de plateau, tout simplement!

Romain.

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 11€

Test: La Cour des Miracles

Test: La Cour des Miracles

La Cour des Miracles c’est l’univers, le scénariste et le dessinateur du Roy des Ribauds, une BD en 3 tomes éditée chez Akileos.

Dans le vieux Paris du XVIème siècle, vous incarnez le meneur d’un clan de mendiants qui va tenter d’avoir la mainmise sur la ville, et de devenir le prochain roi-sans-le-sou!

Usez de malice, d’opportunisme et de stratégie pour augmenter votre influence dans Paris, contrôler les quartiers, augmenter vos forces et vos richesses, et effacer la concurrence!

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C’est Vincent Brugeas et Guilhem Gautrand qui ont donné vie à ce projet, avec Ronan Toulhoat aux pinceaux. Lumberjacks Studio est l’éditeur, Blackrock Games le distributeur.

Prévu pour 2 à 5 joueurs, à partir de 10 ans et pour une durée d’environ 45 minutes.

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A quoi ça ressemble?

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Comment on joue?

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La Cour des Miracles est un jeu d’opportunisme, de placement et de majorité. Vous avez à votre disposition votre clan de mendiants constitué de 4 membres, les ribauds. Ces hommes ont une force et des capacités différentes. En les plaçant dans les quartiers de Paris, vous débloquerez des actions et tenterez d’obtenir la majorité dans les quartiers afin d’accroître votre influence.

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Il y a 5 quartiers dans Paris qui contiennent chacun 3 emplacements pour des pions ribauds. Une fois que les emplacements sont libres (ou si un joueur déclenche l’affrontement avant cela), on débute un affrontement en révélant la force des ribauds placés dans le quartier. Le joueur avec le + de force remporte le quartier. Chacun récupère ses ribauds, et le vainqueur place un de ses pions renommée sur le quartier. Dorénavant, quand un joueur placera un jeton ribaud dans ce quartier qui est contrôlé, il devra verser 1 pièce au joueur qui le contrôle.

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Une action vous permet de piocher un nouveau pion ribaud au hasard dans un sachet. Vous pouvez ainsi remplacer un de vos ribauds par celui que vous venez de piocher, qui augmentera certainement la force de votre clan, et vous donnera de nouvelles actions. En effet certains ribauds ont une capacité qui s’active et qui vous permet de récupérer des pièces ou cartes par exemple. Comme la résolution d’un affrontement dans un quartier se fait en révélant les ribauds au dernier moment, il est importun de bien gérer le placement de vos ribauds et de leurs force et compétences. N’hésitez pas à bluffer ou induire vos adversaires en erreur! 😉

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A votre tour vous pourrez:

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  • Jouer une carte Complot. Ces cartes vous permettent de modifier un peu les règles du jeu dans le sens où vous pourrez voler vos adversaires, doubler le bonus d’un emplacement sur la carte, déplacez un pion déjà posé vers un autre emplacement, déclencher un affrontement dans un quartier, etc…

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  • Placer un pion ribaud. Vous devez poser un de vos pions sur un emplacement libre de la carte. Vous le poserez avec la face indiquant sa force et sa capacité cachée aux autres joueurs. Ainsi vous serez le seul à savoir quel pion vous avez placé sur cet emplacement, et donc vous gardez cachée la force de votre ribaud qui rentrera en compte lors de l’affrontement dans le quartier pour décider qui en prendra le contrôle. En posant un pion vous bénéficiez de l’effet de l’emplacement (avancer le pion du Roi-sans-le-sou, gagner des pièces, piocher des cartes complots), et vous effectuez l’action du quartier (comme recruter un nouveau ribaud, gagner des pièces, déplacer un pion, …).

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Le Roi-sans-le-sou se déplace dans la ville tout au long de la partie. A diverses étapes de son périple, il déclenche des affrontements dans des quartiers désignés ou au choix du joueur qui vient de faire déplacer le roi sur une de ces étapes. Il est donc parfois utile de faire se déclencher un affrontement dans un quartier avant qu’il ne soit plein si vous êtes certain de l’emporter, ou pour embêter vos adversaires. Tous les coups sont permis dans cette lutte d’influence!

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L’un des quartiers vous permet de placer un de vos 6 pions de renommée dans le plateau de renommée, moyennant paiement. Vous y déclencherez une action (pièces, carte, avancer le roi etc…) et y placerez un de vos pions renommée qui ne pourra être enlevé par les adversaires.

Parce que vous l’aurez bien compris, les luttes d’influence dans les quartiers étant courantes, le clan qui contrôle le quartier à la fin de son tour, peut se retrouver expulsé de ses quartiers avant que ne revienne son tour de jouer!

Le plateau de renommée vous permet donc de sécuriser vos pions, puisque celui qui pose ses 6 pions l’emporte.

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A noter que si le Roi-sans-le-sou arrive à la fin de son périple avant qu’un joueur ait déposé ses 6 pions, celui qui en a déposé le + à cet instant de la partie l’emporte.

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VERDICT

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La Cour des Miracles est un vrai jeu d’opportunisme. Il faut accepter de finir son tour de jeu dans une situation plutôt avantageuse, avec 1 ou plusieurs quartiers sous votre contrôle, quelques pièces dans votre magot et quelques pions dans le plateau de renommée (autrement dit bien placé pour la victoire finale), pour finalement débuter votre nouveau tour sans aucuns quartiers sous votre contrôle, vos adversaires vous ayant volé de l’or, et des pions renommée appartenant à vos ennemis un peu partout sur le plateau!

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C’est un jeu de majorité où il faut être malin dans le placement de ses troupes puisque tant que l’affrontement d’un quartier n’est pas déclenché, les valeurs des ribauds ne sont connues que de leurs propriétaires. Le bluff est donc partie intégrante du jeu et vous permettra de l’emporter.

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Le matériel est de très bonne facture, la carte de Paris entièrement détourée est magnifique, les illustrations somptueuses et très immersives. Les lecteurs de la BD devraient retrouver un univers familier, et les autres y plongeront avec plaisir. Petit bémol sur les jetons aux couleurs des clans que l’on insère dans les jetons des ribauds pour les distinguer parmi ceux de chaque joueur. Il nous est arrivé plusieurs fois durant la partie d’avoir du mal à les retirer et parfois, d’abîmer le contour des jetons. L’idée est très bonne, mais le résultat peut mal vieillir dans le temps après plusieurs manipulations par partie.

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Plutôt abordable dans ses règles, les néophytes apprécieront le côté course à la renommée, bluff dans le placement de ses ribauds, et affrontement en révélant les forces de chacun. Les habitués pourront chercher le combo et déclencher plusieurs effets dévastateurs et prendre une avance certaine. Mais dans ce jeu, « la routourne va tourner » (dixit Franck le philosophe), et il sera rare qu’un joueur mène la danse trop longtemps durant la partie. Ces adversaires auront suffisamment d’opportunités pour l’en déloger.

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 32€

Test: Second Chance

Test: Second Chance

Nouveau Roll & Write qui déboule! Cette fois-ci c’est Uwe Rosenberg qui s’y colle.

Pas le plus manchots des auteurs on peut le dire.

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Uwe (oui je l’appelle Uwe 😉 ), c’est Agricola, Reykholt, Caverna, A la Gloire d’Odin, Patchwork, entre autres.

Du bon jeu à l’allemande qui plait généralement (sauf Reykholt qui nous a laissé de marbre…).

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Là c’est un jeu d’observation et de puzzle à dessiner.

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Max Prentis est aux illustrations, Act In Games à l’édition, Blackrock Games à la distribution.

Prévu pour 1 à 6 joueurs, à partir de 8 ans et pour une durée de 10 à 15 minutes.

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A quoi ça ressemble?

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Comment on joue?

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Dans Second Chance, vous allez colorier des formes dans votre grille quadrillée, de manière à la compléter au maximum. Vous gagnez la partie si votre grille est la plus remplie.

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Chaque joueur jouera dans son coin avec sa grille. On commence tous par piocher une carte Forme de Départ qu’il faudra dessiner sur sa grille, de manière à ce qu’elle se superpose à la case centrale.

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Ensuite, à chaque tour on va dévoiler 2 cartes Forme. Chaque joueur choisit librement l’une des 2 formes, qu’il colorie dans sa grille. 

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Une fois que c’est fait, on passe au tour suivant, on révèle 2 nouvelles formes et ainsi de suite.

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On peut pivoter et retourner la forme indiquée par la carte, et colorier la forme de manière adjacente ou séparée des cases déjà coloriées.

On ne peut pas changer la position d’une tuile déjà coloriée, ni superposer une forme à une autre déjà coloriée, ni colorier une forme qui déborde de la grille.

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Seconde Chance

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Si un joueur ne peut pas dessiner l’une des formes proposées par les cartes Formes, il peut piocher une nouvelle carte qui n’est destinée qu’à lui. Si ça rentre, vous coloriez la forme dans votre grille et vous continuez de jouer normalement.

Si ça ne rentre pas, vous êtes éliminé!

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Fin de partie

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Elle se déclenche si tous les joueurs sont éliminés, si le paquet de cartes Forme est épuisé, ou si un joueur a complètement rempli sa grille.

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Le joueur à qui il reste le moins de cases non coloriées remporte la partie!

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VERDICT

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Mix entre Blokkus et Tetris, Second Chance vous met au défi de faire rentrer toutes les formes du jeu dans votre grille. Il y a 40 formes différentes dans le jeu. Certaines, comme les formes les plus simples de 2 ou 3 cases, sont reproduites jusque 3 fois, mais les plus complexes ne sont disponibles qu’en 1 seul exemplaire. Un rappel des formes vous est d’ailleurs proposé, pour que les plus malins ou ceux ayant la meilleure mémoire puissent « anticiper » les formes à venir.

C’est rapide, il faut se creuser un peu les méninges, c’est facile à appréhender, n’importe qui peut y jouer, peu arriveront à remplir leur grille parfaitement, et c’est une boîte facile à transporter. C’est l’été, ça remplira parfaitement son rôle lors d’un apéro à l’extérieur, pique-nique ou autre.

Attention, ce n’est pas parce que vous êtes éliminé en cours de partie que vous ne pourrez pas l’emporter, ou que vous terminerez bon dernier! Tous les joueurs font le total des cases vides de leur grille, et celui qui en a le moins l’emporte!

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Clairement, l’interaction y est proche du néant, chacun joue bien sagement dans son coin, donc si vous cherchez à rigoler entre vous, vous gêner les uns les autres, ou si un jeu d’apéro bien fun pour jouer en groupe, et bah ne prenez pas celui-là…

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Prix constaté: 10,50€