Test: Last Bastion

Test: Last Bastion

Article rédigé par LudodelaLudo.

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Vous êtes prêts à affronter les forces du Mal, pour ce qui sera pour vous surement votre dernière bataille à mener ?

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Last Bastion est un jeu d’Antoine Bauza (7 Wonders, Hanabi, Victorian Mastermind…), illustré par le duo Pierô et Nastya Lehn et édité par Repos Production.

C’est un jeu coopératif de 1 à 4 joueurs, avec un mode solo donc, à partir de 14 ans (gestion de la frustration oblige !), et pour des parties de 45 min (ou beaucoup moins ! ^^)

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C’est aussi une réédition, remise au goût du jour, de Ghost Stories, du même auteur, illustré à l’époque, encore une fois avec brio par Pierô, sorti à la fin des années 2000.

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Certain pourront se demander pourquoi un jeu relativement récent, qui a eu du succès, qui a vu sortir des extensions (Ghost Stories : White Moon (2009), Ghost Stories : Black Secret (2011), Ghost Stories : The Village People Expansion (2009)) et de nombreux goodies, soit le sujet d’une réédition 10 ans après ?

Soyez rassurés je me pose la question aussi.

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Disons-le tout de suite car c’est une de ses grandes qualités (et je ne lui en trouve pas non plus beaucoup), le jeu est superbement édité.

Dans Last Bastion, les joueurs incarnent des héros qui vont devoir défendre le dernier bastion contre l’assaut des hordes du mal et croyez-moi vous allez avoir du boulot !

Le jeu fourmille de matériels, plus beaux les uns que les autres :

  • Des figurines soignées pour les héros
  • Des figurines pour certains éléments du gameplay
  • Des cartes magnifiques
  • Des tuiles super agréables
  • Des socles de couleurs
  • Des pions, des jetons, des boards pour les joueurs…

Bref, tout est là pour que le jeu soit agréable à jouer, et donne envie de commencer rapidement une partie.

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A quoi ça ressemble ?

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Comment on joue?

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Alors comment se passe une partie ?

Voici donc le détail d’un tour de jeu :

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Le tour d’un joueur est divisé en 2 phases :

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La phase de la horde. Le joueur doit appliquer l’effet des monstres présents sur son plateau de monstres.

La phase de son héros. Le joueur peut se déplacer. Il a aussi le choix entre 2 actions :

  • Combattre
  • Utiliser les ressources du bastion en activant une tuile bastion.

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Le jeu se poursuit ainsi dans l’ordre du tour, jusqu’à la fin de la partie.

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Si les joueurs arrivent à vaincre les seigneurs de guerre, ils remportent la partie. À l’inverse, si tous les héros sont mis hors combat, si trois tuiles du bastion sont sous l’emprise du mal, ou si la pioche de monstres est épuisée, alors ils perdent la partie.

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Vous voyez, je ne vous ai pas menti, les règles (en résumé) sont très simples et accessibles, c’est donc mon second (et dernier) point positif que je relève sur le jeu.

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VERDICT

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On aurait pu penser que les quelques changements de règles auraient pu satisfaire les joueurs qui n’avaient pas trop apprécié le jeu original, mais j’ai bien l’impression qu’il n’en est rien, malheureusement.

Le changement de thématique ne fait pas tout, et j’ai noté les mêmes défauts qui me dérangeaient dans l’opus précédent :

  • Une difficulté, même ajustable, mal calibrée
  • Un équilibre entre satisfaction et frustration négative déréglé
  • Une mécanique aléatoire dérangeante
  • Un effet leader toujours présent
  • Des « équipes » de Héros à privilégier
  • Des parties très courtes voir trop courtes, surtout par rapport au temps de mise en place et au matériel foisonnant

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Si, comme moi, Ghost Stories vous ai fait l’effet d’un jeu punitif, mal réglé, et aux sensations de frustration négative trop présentes, il y a de grandes chances que vous ne serez pas le public de Last Bastion !

Par contre, si vous aimez les jeux à dompter, si vous recherchez de la frustration, du défi, sans maîtrise du hasard, et que vous avez du temps devant vous pour réessayer, réessayer encore et encore, alors là oui Last Bastion vous comblera.

La rejouabilité étant très très bonne, au vu du nombre de Héros à incarner, aux différents seigneurs de Guerre à détruire, à la sortie aléatoire des monstres et à leur pouvoir, et à la possibilité d’ajuster la difficulté, vous allez être servis de ce côté-là, et vous pourrez (peut-être) avoir un sentiment de progression dans vos choix, si et seulement si vous jouez avec la même équipe de héros et les mêmes joueurs.

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Pour moi c’est un énième jeu coopératif, avec un mode solo acceptable, dans un univers non original (med fan), que je proposerai aux joueurs soudés, têtus et avides de challenges.

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 41€

Test: Rajas of the Ganges

Test: Rajas of the Ganges

Article rédigé par Romain B.

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L’Inde aux temps de l’empire Moghol, cet âge prospère est le théâtre de l’affrontement de rajas et de ranis pour être celle ou celui dont la province sera la plus majestueuse.

Dans Rajas of the Ganges il vous faudra accumuler gloire et richesses pour être déclaré vainqueur.

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Pourquoi cet article sur Rajas ? C’est tout simplement mon jeu préféré en 2018. Et la récente annonce d’Atalia de le redistribuer en 2020 est l’occasion rêvée pour en faire une review et le rappeler aux bons souvenirs de ceux qui l’auraient loupé à l’époque.

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Le jeu du duo Inka et Markus Brand édité chez Hush & Hush et donc distribué par Atalia en France est pour 2 à 4 joueurs pour des parties de 60 à 90 minutes.

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Le matériel

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Ça fourmille ! Bienvenue en Inde et ça se ressent. Il y a de la couleur, des infos partout et pas mal de matériel. Les dés sont très beaux et il y en a une brouette de 4 couleurs différentes et des tuiles des 4 mêmes couleurs où chaque couleur est divisée en 3 piles : tigre, serpent et vache.

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Chaque joueur dispose d’un plateau personnel représentant sa province sur lequel il viendra poser des tuiles et un plateau Kali pour stocker ses dés.

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Je vous conseille de jeter un œil à la dernière page du livre de règles qui vous en apprendra un peu plus sur la culture indienne et ses symboles cachés dans le design du plateau.

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A quoi ça ressemble?

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Comment on joue?

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La mécanique principale du jeu est la pose d’ouvriers. A votre tour vous poserez l’un de vos 3 ouvriers (2 sont à débloquer par la suite) et ferez l’action choisie.

Le jeu fonctionne avec deux pistes : la gloire et l’argent. La piste de gloire avance de façon horaire et la piste d’argent avance de façon anti-horaire, le croisement des marqueurs d’un joueur déclenche la fin de partie, nous y reviendrons.

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Toute action choisie par un joueur n’est plus disponible pour les autres. Le timing sera primordial ! « Oh non c’est exactement l’action que je voulais jouer ! » cette phrase sera prononcée au cours de la partie je peux vous l’assurer alors ne laissez pas les actions qui vous sont vitales vous passer sous le nez.

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4 zones de jeu sont à votre disposition :

  • Le palais. Il dispose de 6 salles avec chacune leur effet unique. Pour en activer une il faut défausser un dé de la valeur de la salle.

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  • Salle 1 le grand Moghol : vous récupérez le jeton premier joueur et gagnez 2 points de gloire.

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  • Salle 2 la danseuse : vous gagnez 2 dés (à lancer) et un jeton bonus.

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  • Salle 3 le yogi : gagnez 2 points de karma et un dé de la couleur de votre choix (à lancer). Le karma est très important. Il permet, après avoir lancé un ou plusieurs dés, de les retourner sur leur face opposée. Chaque inversion vous coutera 1 point de karma. Ne négligez pas le karma qui pourra vous sauver les fesses sur un lancer de dés moisi.

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  • Salle 4 le Rajah Man Singh : 3 montées sur la piste d’argent et une amélioration. Les améliorations sont liées aux 4 palais. Nous verrons plus tard que lorsque vous construirez des tuiles dans votre province personnelle il y aura des palais sur les tuiles, chacun vous rapportera 2 points de gloire en début de partie. Améliorer un palais vous permettra de gagner plus de gloire au moment de la construction de ce palais.

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  • Salle 5 Le maître bâtisseur : vous permet de construire une tuile par-dessus une autre dans votre province sans récupérer les bonus de bord de plateau associés à sa pose.

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  • Salle 6 le portugais : sur le Gange, fleuve millénaire, chaque joueur dispose d’une embarcation. Cette salle permet d’avancer directement de 6 cases et de récupérer le bonus de la case d’arrivée.

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  • Les terrasses du palais. Ces espaces vous permettent de récupérer des dés, d’en échanger 1 contre 2 ou encore de relancer tout ou partie de vos dés.

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  • La carrière. Elle permet de construire les tuiles qui agrandiront votre province. Chaque espace est ici aussi unique. En y plaçant votre ouvrier vous paierez le coût affiché (de 1 à 4 argent(s), puis vous pourrez choisir une tuile parmi les 12 face visible (1 par lot de symbole et couleur). La tuile choisie doit être payée en points de face de dé, une fois payée la tuile doit être placée dans votre province, les chemins sur la tuile doivent la relier directement à votre palais. Si un bonus de bord de plateau est relié par un chemin de la tuile vous recevez ce bonus.

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Sur les tuiles vous trouverez des palais qui vous rapporteront de la gloire à la pose ou des marchés de 3 types différents : soie, thé et épices. Les marchés vous rapportent de l’argent à la pose puis à l’activation au marché.

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  • Le marché. Il permet d’activer les marchés présents sur vos tuiles.
    • Soit plusieurs marchés d’un même type en défaussant un dé de la valeur du nombre de marchés que vous voulez activer (au minimum). Vous gagnez ensuite la valeur en argent additionnée des marchés activés.
    • Soit jusqu’à 3 marchés différents et vous gagnez la valeur en argent additionnée des marchés activés.

Cette action est une des plus puissantes du jeu ! Surveillez-la de près car elle ne coûte pas de dé et peut rapporter jusqu’à 9 d’argent.

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  • Le port. C’est ici que vous ferez avancer vos bateaux sur les eaux du Gange. Vous ne pouvez dépenser que des dés de valeur 1, 2 ou 3. La case choisie vous coûtera également 0, 1 ou 2 d’argent. Chaque case du fleuve ne peut accueillir qu’un seul bateau. Vous sauterez donc les bateaux des adversaires lors de vos avancées. Vous recevez le bonus de la case où vous terminez. Seule la première et la dernière case peuvent accueillir plusieurs bateaux.

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À chaque manche vous disposez donc de 3 actions pour vous développer. 3 actions…. au début ! En effet sur votre piste d’argent, celle de gloire et sur le fleuve sont disposés 3 meeples. Vous pourrez en débloquer 2 sur les 3.

Et comme d’habitude un ouvrier supplémentaire étant une action supplémentaire il faudra rapidement en débloquer un, puis un deuxième.

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Le meeple sur le fleuve peut rapidement être débloqué. Mais c’est également abandonner de précieux bonus pour le récupérer. A vous de voir.

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Sur la piste de gloire des bonus seront débloqués quand vous les atteindrez. Sur celle d’argent le bonus va se déplacer. Soit le gain de 2 dés de votre choix (à lancer) soit une avancée sur la piste du fleuve.

Il est toujours plaisant de réussir un tour ou les actions s’enchaînent avec les bonus récupérés qui permettent d’en débloquer d’autres et ainsi de créer des actions amplifiées.

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Fin de partie

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Le jeu n’a pas un nombre de tours défini pour une partie. Ce qui est très agréable, chaque partie a sa durée, son tempo et ce sera donc la façon de jouer des adversaires qui imposera le rythme de jeu.

La fin de partie est donc provoquée par le croisement des marqueurs de piste de gloire et d’argent d’un joueur. Si plusieurs joueurs le font, ce sera celui avec le plus grand écart qui sera déclaré vainqueur.

 C’est donc à vous de calculer si vous préférez déclencher la fin de la partie avec un écart léger au risque qu’un adversaire vous dépasse d’une courte tête ou plutôt d’attendre la manche suivante pour réaliser un écart bien plus important au risque que vos adversaires en fassent de même.

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VERDICT

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Rajas of the ganges est un excellent jeu. Il se situe dans cette catégorie à la frontière du familial et de l‘expert, un jeu intermédiaire. On peut placer dans cette zone des jeux comme Wingspan ou les Tavernes de la vallée profonde (avec les modules).

Le hasard des dés est balancé par les nombreuses possibilités qu’ils vous offrent. Il faut de tout, les petites valeurs sont très utiles au palais où leurs actions sont plus puissantes et au port où elles sont les seules utilisables. Les plus grosses valeurs serviront à acheter des tuiles.

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Ne vous inquiétez pas, un poissard aux lancés de dés comme moi y trouve un gros plaisir ludique par cette variété des actions possibles. Gardez toujours des dés en réserve pour avoir une liberté de choix et donc de mouvements.

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Les principales critiques du jeu viennent d’actions considérées comme trop puissantes et qui déséquilibrent le jeu:

Le marché avec l’activation de 3 marchés différents peut rapidement permettre à un joueur de prendre une avance trop importante. Comme dans tout jeu compétitif, à vous de ne pas la laisser trop disponible à vos adversaires.

La deuxième est la danseuse. Pour un dé de valeur 2 vous en récupérez 2 plus un bonus qui peut en être un 3ème. Un énorme coup de boost qui peut créer un déséquilibre. C’est là qu’intervient la variante intégrée à la boite du jeu les Navaratnas. En utilisant le dos des plateaux, vous stockerez les bonus de la danseuse sur le bord de votre province, à vous plus tard de les activer en posant une tuile qui les relie.

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Et pour empêcher les joueurs de se lancer à l’assaut du fleuve pour récupérer au plus vite leur 4ème ouvrier, le module Fleuve va ajouter de gros bonus sur ses cases à la mise en place.

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Au final il suffit de voir le jeu de base sans ces deux modules comme une version de découverte pour appréhender les mécaniques avant de passer aux choses sérieuses.

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Au bout de quelques parties vous commencerez à le maîtriser et le temps de jeu passera sous la barre des 60 minutes à deux (par exemple). Il devient alors plus nerveux et l’interaction entre les adversaires passera dès lors au premier plan.

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Le jeu fonctionne d’ailleurs très bien à 2 comme à 3 ou 4 joueurs.

Les mini-extensions lui apportent un peu plus de rejouabilité ce qui est toujours appréciable et fait le bonheur des collectionneurs acharnés.

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Avec Rajas vous avez un super jeu au thème pas si courant, aux mécaniques renouvelées et avec un gros plaisir de jeu. Vivement son retour !

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 43€

Test: Hadara

Test: Hadara

Rien de tel pour débuter l’année qu’une grosse claque ludique !

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Je vous présente Hadara ! Le nouveau jeu du très prometteur Benjamin Schwer, auteur du très très bon La Couronne d’Emara.

Pour son 2ème jeu pour adultes (il a à son actif des jeux enfants chez Haba), l’auteur fait encore très fort en utilisant un thème et des mécaniques déjà popularisées, mais sans lasser et même apporter un réel intérêt!

Chapeau l’artiste!

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Un mot sur le thème et on n’en parle plus:

Vous êtes à la tête de votre civilisation que vous allez tenter de faire prospérer au cours de 3 âges. Vous aurez 4 pistes à faire évoluer tout au long de la partie, culture, militaire, alimentation et revenus. En achetant des cartes avec un système de draft (assez simplifié), vous développerez telle ou telle piste.

« Sounds familiar? » comme ils disent…

Oui il y a bien du petit draft de cartes, et c’est vendu comme un jeu de civilisation. Mais vous verrez que ça ne s’arrête pas là et c’est tant mieux !

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Les illustrations sont l’œuvre de Dominik Mayer (un illustrateur talentueux dont je vous conseille de visiter la page artstation). Le jeu est édité par Z-Man Games, et distribué par Asmodée.

Prévu pour 2 à 5 joueurs, à partir de 10 ans et pour une durée d’environ 45 minutes.

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Le matériel :

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Un thermo bien comme il faut qui permet de ranger tout bien comme il faut ! Ça, ça fait plaisir !

Les éléments du jeu sont de bonne qualité, il ne devrait y avoir aucun problème de ce côté là pour que le jeu résiste à l’usage.

Les cartes sont selon moi trop petites. C’est ce format un peu hybride que je n’apprécie pas vraiment et ce quel que soit le jeu dans lequel je les trouve. Elles sont trop petites pour être récupérées facilement sur le plateau de jeu, à moins d’avoir des ongles !

Vous connaissez cette sensation, quand vous essayez de récupérer une carte, tout en évitant d’y aller trop fort pour l’abîmer. Mais elle ne veut pas venir cette maudite carte, alors vous vous acharnez jusqu’à la faire glisser sur tout le plateau jusqu’à un rebord…

Voilà vous connaissez le point faible du jeu ! 😉

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A quoi ça ressemble?

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Comment on joue?

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Chaque joueur a son plateau personnel avec les 4 pistes à faire évoluer durant la partie. On placera les cartes que l’on achète sous ce plateau, en les regroupant par couleur.

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Au centre de la table on place le plateau central qui accueillera les cartes des 3 différents âges. Il y a 5 zones sur le plateau, qui accueillent 5 piles de cartes, 1 par couleur/symbole (militaire, commerce, culture, agriculture, capacités).

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Le jeu se déroule en 3 tours correspondant aux 3 époques ou âges. Chaque époque se décompose en 2 phases distinctes.

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Lors de la 1ère phase, chaque joueur va piocher 2 cartes dans une pile, en poser 1 face visible sur le plateau à l’emplacement de sa couleur, et en garder 1 qu’il pourra soit revendre pour récupérer de l’argent, soit payer son coût et l’ajouter à son plateau perso. On active alors l’effet de la carte qui va la plupart du temps faire progresser 1 ou 2 pistes du plateau personnel, et parfois débloquer une capacité.

Une fois que tous les joueurs ont fait cette action dans les 5 piles du plateau, on passe à une étape de revenus, où l’on récupère autant d’argent qu’indiqué par sa piste revenus, puis une étape de « conquête » de colonie, où les joueurs qui le peuvent (en fonction de la piste militaire) et qui le souhaitent pourront prendre une colonie et récupérer de l’argent ou des bonus pour ces pistes sur leur plateau, ainsi que des PV pour la fin de partie.

Vient ensuite une étape qui permet de sculpter un buste, c’est à dire de générer un bonus pour l’une de ses pistes, ou des PV.

 

Les pistes de score sur le plateau personnel sont très importantes puisque ce sont elles qui débloquent les actions à effectuer. Vous voulez recevoir + d’argent? Augmentez votre piste revenus. Mais pour prendre une colonie, sculpter un buste, engranger des bonus de PV et nourrir votre peuple, vous ne devrez pas oublier les autres pistes! Et c’est là que de multiples stratégies peuvent se mettre en place.

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A noter que les cartes achetées tout au long de la partie permettent de réduire le coût d’achat des cartes de la même couleur ! Plus on avance dans les différents âges, + les cartes sont puissantes mais aussi chères à l’acquisition.

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Lors de la 2ème phase, les joueurs vont maintenant à tour de rôle piocher l’une des cartes visibles sur le plateau. Rappelez-vous, lors de la 1ère phase, les joueurs piochaient 2 cartes, et en reposaient 1 face visible sur le plateau. Et bah voilà, c’est là qu’on va piocher maintenant.

Même histoire, on va soit défausser la carte pour récolter de l’argent, soit l’acheter et l’ajouter à son plateau.

Ensuite on fait les traditionnelles étapes de revenus, de colonie et de buste, puis on passe par une étape d’alimentation, où vous allez devoir nourrir votre civilisation. Comptez le nombre de cartes que vous possédez et comparez le à votre piste verte. Si votre valeur en alimentation est + élevé, c’est tout bon. Par contre, dans le cas contraire vous devrez vous défausser de cartes jusqu’à ce que votre total de cartes soit égal à votre valeur en alimentation !

Enfin, la dernière étape vous permet d’acheter des sceaux argentés et/ou dorés, qui agissent comme des bonus de PV que vous obtiendrez en fin de partie. A vous de choisir sur quelle piste vous misez puisqu’avec les sceaux argentés, vous remporterez la moitié de la valeur finale de cette piste en PV. Avec les sceaux dorés vous gagnerez 7 points par groupe de 5 cartes de couleurs différentes en votre possession.

2 stratégies possibles pour gagner des PV !

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La fin de cette phase 2 symbolise la fin d’un âge. On prend alors les cartes de l’âge suivant qu’on place sur le plateau, et c’est reparti jusqu’à la fin de l’âge 3 !

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On calcule le score en additionnant les PV des cartes achetées, des colonies, des bustes, des sceaux et de l’argent restant. Rien de neuf sous le soleil, celui qui en a le + l’emporte !

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Capacités des cartes

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Acheter une carte vous fait l’ajouter à votre plateau personnel. Généralement, l’effet déclenché est que vous allez modifier vos pistes de la valeur indiquée sur la carte.

Mais certaines cartes violettes affichent aussi des capacités particulières bien utiles. Par exemple, vous pourrez gagner 1 pièce en + lorsque vous choisirez de vendre une carte. Vous pourrez aussi récupérer 4 pièces lorsque vous prendrez une colonie, diminuer le coût d’achat des sceaux, réduire les conditions pour prendre une colonie ou sculpter un buste …

Bref des bonus qui sont de + en + intéressants plus on avance dans les âges, et surtout qui orienteront votre stratégie pour en tirer le maximum.

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Attention aussi lorsque vous devez vous défausser de cartes lorsque votre piste d’alimentation ne vous permet pas de « nourrir » toutes vos cartes, vous devez ensuite ajuster vos pistes et donc les diminuer d’autant de valeur qu’indiqué par les cartes défaussées !!!

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VERDICT

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Waouh ! 

Mais vraiment waouh !

Dernièrement j’ai eu aussi ce sentiment en jouant à It’s A Wonderful World (encore un jeu de draft me direz-vous) ! Mais dès la fin de la partie d’Hadara, on a cette envie d’en relancer 1 ! C’est quand même un signe !

Que ce soit pour explorer une autre stratégie, ou encore pour améliorer son score. Les possibilités ne manquent pas dans ce jeu. Il y a une vraie profondeur avec de multiples stratégies viables et que l’on doit adapter en fonction du tirage.

C’est fluide, et au bout d’1 ou 2 parties on peut quasi jouer en instantané du coup la durée d’une partie se réduit vraiment !

On est quand même assez focalisé sur son plateau personnel, l’interaction est limitée au choix des cartes sur le plateau central, et le choix en tant que 1er joueur de choisir dans quelle pioche on va commencer le tour.

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On le compare souvent à 7 Wonders mais malgré quelques points communs, Hadara réussit à proposer une autre expérience, à captiver son audience et à s’imposer comme un des jeux de 2019 selon moi (et 2020 puisqu’il vient à peine de sortir) ! N’ayons pas peur des mots ! C’est du très très bon, et il pourra plaire à beaucoup de types de joueurs, chacun y trouvant son compte !

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 36€

Test: Dice Hospital

Test: Dice Hospital

Dice Hospital vous propose de gérer votre hôpital et ses patients. Vous devrez les soigner, améliorer votre hôpital et votre personnel, afin de faire sortir les patients de votre hôpital, et ainsi continuer à en soigner d’autres !

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Il s’agit d’un jeu à base de dés dont les différentes couleurs et valeurs représentent les patients. Vous avez aussi à disposition un hôpital constitué de plusieurs salles qu’il vous faudra améliorer. Le personnel est représenté par des cartes et des meeples.

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Ce jeu est l’œuvre de Stanislav Kordonskiy et Mike Nudd, illustré par Sabrina Miramon. Il est édité par Super Meeple et Alley Cat Games.

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Il est prévu pour 1 à 4 joueurs, à partir de 10 ans et pour une durée comprise entre 45 et 90 minutes.

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Le matériel :

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La version de base de Dice Hospital propose des tuiles représentant les différentes salles d’hôpital de bonne qualité, suffisamment épaisses pour supporter la manipulation.

Les dés sont assez basiques et c’est dommage puisqu’ils constituent la base du jeu (Dice Hospital pour rappel…). Il s’agit de dés basiques pas très jolis et qui risquent de s’écailler dans le temps.

Les meeples représentant les différents membres du personnel sont très chouettes !

Vous aurez aussi des cartes, et des marqueurs de score en forme de seringues à votre couleur.

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Un petit mot sur la version deluxe qui apporte de vraies ambulances en 3D très massives et super belles ! C’est dans ces ambulances qu’on place les dés que l’on va récupérer pour son hôpital.

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A quoi ça ressemble ?

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Comment on joue ?

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Sur votre plateau personnel qui représente votre hôpital vous aurez des chambres dans lesquelles vous allez placez les dés/patients que vous récupérez à chaque tour. Il y a aussi d’autres salles conférant différents bonus afin de soigner les dés/patients, en fonction de leur couleur et valeur.

Les membres de votre personnel seront placés dans ces salles pour les activer et bénéficier de l’action de la salle, dans le but de soigner vos patients, c’est à dire augmenter progressivement la valeur du dé jusqu’à + de 6, et qu’il puisse sortir de l’hôpital. Les patients/dés non soignés verront leur valeur diminuer, et si elle atteint 1, le patient/dé est décédé!

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La partie se déroule en 8 tours qui comprennent chacun 6 phases :

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  • Admission des patients. Le 1er joueur va piocher des dés en fonction du nombre de joueurs, les lancer et les placer dans les ambulances 1 par 1, en commençant par les dés de plus basse valeur jusqu’aux dés de plus haute valeur. Pour info, on relance les 1 (si un dé atteint la valeur 0 dans votre hôpital, le patient est mort !) et les 6 (si un dé de valeur 6 voit sa valeur augmentée par une action, il est soigné et peut quitter l’hôpital). Puis chaque joueur va à tour de rôle récupérer 1 ambulance, et placer les dés qu’elle contient dans des emplacements libres des chambres de son hôpital.

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  • Amélioration de l’hôpital. Chaque joueur va soit recruter un nouveau spécialiste parmi les cartes disponibles face visible, soit choisir un nouveau service parmi les tuiles disponibles face visible, et l’ajouter à son hôpital.

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  • Activation de l’hôpital. Chaque joueur va activer les salles de son hôpital pour soigner et faire sortir autant de patients que possible. En plaçant dans les différentes salles les meeples représentant les infirmières ou les spécialistes recrutés, le joueur va activer les effets des services. Les infirmières déclenchent l’effet de la salle (par exemple soigner un patient vert, donc augmenter de 1 la valeur d’un dé vert), les spécialistes déclenchent aussi l’effet de la salle, mais vont ensuite déclencher leur compétence propre (par exemple, le chirurgien va soigner un dé rouge, en + de l’effet de la salle sur lequel il a été posé).

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  • Patients négligés. S’il reste des patients qui n’ont pas été traités durant ce tour (par un effet de salle ou de spécialiste), la valeur de son dé est réduite de 1 pour cause de négligence. Si la santé du patient atteint 0, le patient est transféré à la morgue et vous fera perdre des PV en fin de partie.

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  • Patients Sortants. Tous les patients qui sont soignés jusqu’à une valeur de 7 ou + sont considérés comme sortants et placés dans la zone de sortie. + vous en faites sortir durant un tour, + vous remporterez de PV (3 pour 2 patients, 7 pour 4, 11 pour 6 et ainsi de suite).

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  • Changement d’équipe. On prépare le tour suivant, on replace les meeples vers la salle des infirmières ou leurs cartes spécialistes respectives, on remet les ambulances au milieu de la table etc…

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A la fin du 8ème tour, celui qui a le plus grand nombre de PV l’emporte !!

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Mode solo

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Le mode solo vous mettra au défi de réaliser les objectifs des cartes bilan médical, qui vous indiqueront des combinaisons de dés de couleur à avoir dans votre sas de sortie à la fin de chaque tour. Vous gagnerez ainsi des bonus de PV, mais les cartes dont l’objectif n’est pas atteint vous en feront perdre !

C’est un mode + ardu selon moi puisqu’il faut en + de se concentrer sur ses patients, garder à l’esprit les combinaisons demandées par les cartes afin de les valider !

Sacré challenge !

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Mode difficile et cartes évènements

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Si vous le souhaitez, vous pourrez intégrer le paquet de cartes événements dans la partie. A partir du 2ème tour, et au début de chaque tour suivant (avant l’admission des patients), révélez la carte du dessus de la pioche et résolvez son effet. Par exemple, chaque patient rouge sortant durant ce tour vous fait gagner 1 PV supplémentaire. Ou encore chaque joueur doit mettre de côté 1 pion infirmière qui ne pourra pas être utilisé pendant ce tour.

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Le mode difficile propose plusieurs variantes comme augmenter le nombre de dés qui arrivent chaque tour (panique aux admissions), ou encore chaque patient qui n’a pas été traité durant ce tour verra sa valeur diminuer de 2 et non de 1 (virus super résistant).

A réserver aux experts en quête de souffrance !! 😉

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Extension Deluxe

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Selon le dos de la boîte, cette extension apporte une touche de classe à votre jeu de base !

C’est sûr que les 5 ambulances en 3D sont vraiment top ! A la place d’une tuile rectangle sur laquelle poser vos dés, vous avez maintenant une vraie ambulance avec 3 compartiments sur son toit pour y glisser les dés ! Woah !

Des jetons en bois viennent remplacer ceux en carton, et la mini extension Médecine Expérimentale apporte 4 nouveaux services à améliorer dans vos hôpitaux (par exemple le centre de formation qui va soigner d’1 niveau 2 patients différents de la même valeur mais de n’importe quelle couleur), et 6 nouveaux spécialistes (par exemple l’interne qui soigne 1 autre patient et détériore la santé d’1 3ème patient).

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VERDICT

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Alors bon… C’est pas que c’est un mauvais jeu, loin de là. Mais franchement on a eu du mal à s’enthousiasmer durant les parties ! C’est assez froid, très calculatoire, les mécaniques pas très originales mais c’est loin d’être le seul jeu dans ce cas. C’est juste que, très clairement, nous ne sommes pas rentrés dedans …

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Le thème est intéressant, même si on l’oublie vite au final, les illustrations pas franchement folles, et le matériel inégal. Il est dommage que l’extension soit nécessaire pour proposer un matériel vraiment intéressant (ambulances et tour à dés).

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Les aficionados de placement d’ouvriers et de manipulation de dés y trouveront peut-être leur compte, mais il ne nous a clairement pas transportés. On recrute, on place, on déclenche les effets des salles et on combotte, on optimise pour avoir le + de patients qui sortent en même temps. C’est accessible, et il pourra convenir à des non-habitués. Pour les joueurs exigeants, il manquera une vraie profondeur pour les contenter. On aurait aimé + de variété dans les salles ou les spécialistes à recruter par exemple, ou un je-ne-sais-quoi qui aurait augmenté l’intérêt du jeu selon moi.

Fans de combos et d’optimisation, vous allez apprécier!

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Disponible ici : philibert

Prix constaté : 40,50€

Extension Deluxe

Disponible ici : philibert

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Test: Maraudeurs de Midgard

Test: Maraudeurs de Midgard

Article rédigé par Romain B.

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Issu d’une campagne Kickstarter de Grey Fox Games, la version française est assurée par Don’t Panic Games.

Le jeu est l’oeuvre de J B Howell (Papillon), et illustré par Yaroslav Radeckyi.

Il est prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 14 ans pour des parties de 45 à 120 minutes.

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Pour cet article, j’ai testé la version qui sortira en boutique avec le matériel non amélioré mais déjà très beau et fourni !

D’ailleurs regardons ce que la boîte contient !

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Le matériel:

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La boîte est pleine ! De la carte, du carton, des dés, des bateaux meeples et… wow ! Ce plateau ! Il est immense et il faudra une belle table pour le poser.

Ce plateau central est également très beau, les illustrations de Yaroslav Radeckyi, que ce soit sur la boîte les plateaux ou les cartes, sont toutes réussies et on s’attarde à les admirer.

Les infos sont claires, grâce à une iconographie simple qui permet une prise en main facile du jeu.

Et en plus des dés. Et pas qu’un peu ! Des bleus, des jaunes, des rouges, il y en a une brouette. Et vu qu’ils représentent les vikings de votre équipage, ça en fait du monde ! Ne reste plus que quelques dés noirs pour les combats.

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A quoi ça ressemble?

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Comment on joue?

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6 manches et 6 actions possibles. Tout est là !

Lors d’une manche chaque joueur va choisir à tour de rôle une action (2 dans une partie à deux joueurs) et chaque joueur va l’effectuer.

Les aficionados de Puerto Rico l’auront compris, la mécanique est connue. Mais attention, ici les choix seront suivant ce que vous voulez faire, pas pour bloquer les autres car il est rare qu’un joueur ne puisse pas vous suivre.

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Pour jouer une action, vous y posez votre bateau, vous en payez le coût en ressources et dés, et c’est parti !

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Le premier joueur, celui qui a choisi cette action, obtient un avantage, le deuxième aura un avantage également mais moindre, et enfin les 2 autres joueurs auront l’action sèche (sans bonus).

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Chaque joueur peut payer et faire l’action s’il le désire ou le peut.

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La première action permet à chaque joueur de récupérer 2 cartes. Elles fournissent des dés et permettent d’avoir un capitaine issu d’un des 3 clans. Le nouveau capitaine vous offre un bonus immédiat et permet que les dés de sa couleur aient une face joker.

Les cartes peuvent également être glissées sous votre plateau personnel pour booster une des quatre autres actions.

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La seconde action consiste à marchander avec les villages voisins. Vous pouvez récupérer des ressources, deux dés parmi ceux disposés sur le plateau ou une carte prophétie. Ces cartes sont des moteurs de points de victoire particulièrement puissants. Celles qui vous donnent 1 PV par carte prophétie sont presque déséquilibrées.

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La troisième action est l’attaque d’un village (enfin de la bagarre !). Vous allez récupérer une paire de tuiles parmi celles disposées. Les tuiles sont associées par paires, ce qui limite vos choix et assure un certain équilibre (soumis au hasard de la sortie des tuiles). Elles vous offriront des bonus permanents qui remplacent un dé à chaque manche, de la nourriture et des jetons de majorité si vous choisissez de pousser le combat, la contrepartie étant un jeton de terreur qui vous fera perdre de plus en plus de points plus vous les accumulerez.

Des artefacts sont également présents. Ils vous confèrent des points de victoire et permettent de stocker un dé sur une face précisée sur chaque artefact qui vous octroiera un bonus s’il est utilisé.

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Les jetons de majorité sont de 3 types : ferme, mur et tour. Chacun d’entre eux vaudra de plus en plus de points plus vous en accumulerez. Et un bonus de majorité pour chaque type sera ajouté à la fin de la partie.

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La quatrième action est l’attaque de forteresse.

Ici aussi, vous récupérerez des cartes par paires. Le but est de créer des collections qui vous rapporteront des points en les complétant. Des faveurs d’Odin sont également disponibles et si vous faites un combat, vous pourrez gagner des jetons de majorité.

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Des combats ? Comment cela se passe-t-il ?

Sur vos dés équipage, une face vous présente 1 marteau ou 2 pour le clan jaune. Chaque marteau engagé (le dé est défaussé) vous permet de prendre un dé noir. Les dés noirs présentent 0, 1 ou 2 haches. Chaque hache vous octroie un point de combat. Ce petit côté hasardeux du combat est lissé par les faveurs d’Odin ! En dépensant une faveur, il est possible de relancer un dé et ce autant de fois que vous le désirez.

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La cinquième action permet de soumettre des territoires. Des tuiles sont disponibles par groupes de 3. Les tuiles associées à la nourriture, celles associées aux dés et celles associées aux faveurs d’Odin.

Pour en récupérer une, vous disposez de 2 moyens :

– payer son coût dans la ressource indiquée sur la tuile : 1, 2 ou 3 nourriture(s), 1,2 ou 3 dé(s) et 1, 2 ou 3 faveur(s) d’Odin.

– combattre ! La force de la tuile est indiquée en bas de celle-ci : 1,2 ou 3 de force.

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Le résultat est assuré si vous payez le coût, il est plus aléatoire en cas de combat. En cas de succès, vous prenez la tuile choisie et vous récupérez les bonus inscrits dessus. Ressources, cartes, jetons et points de victoire sont au programme.

Il est également possible de se débarrasser de ses jetons Terreur par ces tuiles. La carte d’aide de jeu vous rappelle les bonus possibles.

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Et finalement la sixième action. Combattre en mer. Les flots ne sont pas sûrs mais votre drakkar et votre équipage de fiers vikings vous permettront de venir à bout des pires créatures peuplant les mers ou de réussir des missions périlleuses. Les 4 cartes sont disponibles au centre du plateau, le hasard de votre aventure maritime repose sur la carte bleue qui vous propose un événement aléatoire allant du « tout va bien, il ne se passe rien » à la rencontre d’un Kraken passant par là.

Une fois cet événement passé, vous pourrez effectuer la carte précédemment choisie. Pour l’effectuer, vous pouvez soit dépenser les dés indiqués, soit la combattre. Un bonus est disponible en bas à gauche et de nombreux points de victoire en bas à droite.

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Chaque fin de manche amène un nettoyage complet du plateau. Cela peut paraître rébarbatif de remplacer toutes les cartes, même celles des actions non utilisées, et de relancer les dés, mais cela permet de faire de chaque manche un tour unique et de rendre le jeu bien plus agréable.

De plus, chaque joueur marque 1 PV par tuile (action Soumettre un territoire).

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Et voilà comment, en 6 manches, vous allez construire votre légende parmi les peuples du nord.

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Décompte Final

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Aux points accumulés en cours de partie vous ajouterez ceux des jetons fermes, murs et tours et des majorités. Les points des artefacts, ceux des collections récupérées dans les forteresses et finalement ceux des prophéties.

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Le joueur avec le plus de points de victoire est donc déclaré vainqueur. En cas d’égalité, ce sont les faveurs d’Odin restantes qui départagent les ex aequo.

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VERDICT

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Maraudeurs est énorme !  Ce jeu est familial, tout comme la table qu’il nécessite. Oui un jeu familial, le hasard peut permettre à votre ami chanceux de prendre des points de victoire au combat, là où vous perdrez sur des lancers de dés avec le sort qui s’acharne. Il est également familial, car une fois expliqué, tout est sur le plateau ! Les coûts et les récompenses de chaque action sont simples à appréhender, on sait rapidement vers où aller, et se retrouver bloqué à ne pas pouvoir suivre une action choisie par un adversaire est très rare. Peu de frustration donc et au final des 6 manches on est rarement déçu de ce que l’on est parvenu à ramener.

Le matériel est vraiment magnifique, il y en a profusion, ce qui explique aussi le tarif de la boite.

Bref, Maraudeurs est un bon jeu pour initier les nouveaux joueurs à plusieurs mécaniques : la gestion de ressources, les collections, les combos de cartes, les majorités ou encore les lancers de dés.

Les joueurs plus avertis y trouveront un jeu plus léger qu’il n’y parait, mais de temps en temps ça fait du bien de jouer tranquille !

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Le jeu fonctionne bien à 2, 3 et 4 joueurs. Les tours sont assez rapides une fois les règles connues de tous, ce qui arrive au milieu de la troisième manche dès la première partie. A 4, il est possible que la partie dure un peu en temps.

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Maraudeurs est donc un très bon jeu dans l’univers vikings, de niveau familial qui vous fera passer de bons après-midis de jeu en cette saison froide.

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 68€