C’est un jeu pour deux joueurs uniquement à partir de 14 ans pour des parties de 45 minutes.
Il s’agit d’un stand alone, mais qui peut aussi se combiner avec les autres jeux DC Comics Deckbuilding.
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Le matériel :
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Des cartes, une règle, une boite.
Minimaliste, simple, de bonne qualité, rien à redire.
Et comme toujours la différence avec les cartes des autres boites de l’univers ne se voit pas, donc toujours un bon point !
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A quoi ça ressemble ?
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Comment on joue ?
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Si vous connaissez les autres DC Comics, vous ne serez pas en terrain inconnu !
Comment ?
Plus fort s’il vous plait !
Ah, oui, mais non, ne vous inquiétez pas, il y a quand même des différences de gameplay entre les autres jeux de la gamme !
Chacun apporte toujours son lot de nouveautés, ce ne sont pas simplement des cartes supplémentaires ! (Quoi que, mais on y reviendra !)
Rassurés ?
Ok on y retourne alors !
Prenez place face à face et choisissez votre camp !
Le camp de la justice et de la droiture ou celui de la folie furieuse ?
Le bien ou le mal ?
Le Batou ou Monsieur J ?
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Transition passage Harley
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Vous ne m’aviez pas reconnue ?
Vous pensiez lire un truc ennuyeux avouez-le ?
J’étais médecin en psychanalyse je vous rappelle !
Alors je sais ce que vous pensez et c’est pas joli joli !
Bon, vous êtes prêts ?
Je vais vous expliquer comment Monsieur J est venu à bout de la chauve pourrie !
Déjà je n’ai pas compris ce qui s’est passé, voir Batou et Mr J se poser autour d’une table et se disputer avec des cartes c’était inédit et je me demande si Batou n’a pas rejoint notre côté de la folie !
Ce serait amusant avouez ?!
Mais je sais que Mr J a quelque chose en tête !
Donc ils sont autour de la table, ils se regardent de travers !
Ils piochent 5 cartes (comme souvent en fait quand on joue dans notre univers !!) et je les vois jouer, échanger des piques, acheter de nouvelles cartes grâce à leur puissance !
On aura tout vu !
Alors ils achètent, ils jouent, mais je ne vois rien qui change de d’habitude et je m’ennuie.
Au moment où j’allais mettre l’ambiance et aller tenter de donner le sourire au Batou (façon Mr J), Mr J crie dans un rire démentiel « JE TE CONFRONTE BATOU, PRÉPARE TOI A VISITER LA BATCAVE DANS UNE BOITE !
J’AI LA PUISSANCE NÉCESSAIRE A TA DÉFAITE !!! »
Batou semble aussi surpris que moi !
S’ensuit un tour de cartes où Mr J montre toute sa puissance à Batou, Mr J joue des cartes d’attaque, Batou joue des cartes de défense, rien de bien différent de d’habitude finalement, mais d’un coup le Batou dévoile son plus beau sourire et annonce une carte de « blocage ».
De sa belle voix grave il annonce : « Tu n’es plus assez puissant Joker ».
Mr J rit, mais je sais qu’il est déçu, surtout quand il entend Batou qui lui dit :
« Défend toi Joker, tu vas retourner à l’asile d’Arkham ».
Batou abat ses cartes et Mr J est vaincu, Batou est plus puissant…
Vaincu ?
Non !!!!
Il en faut plus que ça pour vaincre mon Puddin’ !!
Il est même plus puissant qu’avant, se relève et la lutte continue de plus belle !
Ils arrivent à des points critiques où plus personne ne se sent en sécurité, je le vois, ils transpirent tous les deux dès que leur tour passe, la peur de la confrontation les paralyse.
Car la règle de leur petit jeu est que dès que l’un des deux a remporté 3 confrontations, il est vainqueur !
Mais Mr J n’a pas que cette méthode pour gagner !
Il peut aussi suffisamment affaiblir la chauve pourrie et attendre que le paquet de cartes soit épuisé !
La fourberie de Mr J ne cessera jamais de m’étonner !
Mais après tout c’est pour cela aussi que je l’aime !
Pour cette fois, Mr J sera vaincu, Batou ayant réussi à s’attirer les grâces de puissants alliés, dont la fameuse (mais néanmoins très fade !) Talia, la fille de Raz !
Pff je ne sais pas ce qu’il lui trouve !
Mais passons, nous lui avons soufflé Catwoman et ma chère Ivy était du côté de mon Puddin’ !
Il n’a pas gagné comme je le pensais quand j’ai commencé ce récit, mais pour moi c’est quand même lui le vainqueur car la prochaine fois sera la bonne !
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VERDICT
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Désolé pour cette interruption, j’espère que Harley ne vous aura pas trop importunés, elle est repartie vers l’asile d’Arkham.
Bon je vois qu’elle a dégrossi le travail donc il ne me reste qu’à vous dire ce que j’ai pensé de cette version pour deux uniquement !
Le fait de devoir confronter son adversaire apporte un énorme piment au jeu.
Chaque personnage ayant 3 cartes de héros/vilain de plus en plus puissante, il faudra vous équiper au mieux pour ne pas avoir la frustration de perdre par épuisement du deck commun.
Les cartes « attaque » et « défense » fonctionnent normalement, même pendant les confrontations, donc elles peuvent apporter des rebondissements intéressants et des duels qui semblaient perdus peuvent totalement changer avec la pioche d’une ou plusieurs cartes providentielles !
Donc cette mécanique apporte un peu de renouveau dans la méthode de s’affronter si vous jouez régulièrement à deux.
A noter que comme toujours avec la gamme DC Comics Deckbuilding Game, toutes les extensions sont compatibles entre elles, donc vous pourrez intégrer les cartes de ce Rivals dans n’importe quel autre de vos jeux ou rajouter des cartes d’un autre jeu dans Rivals si vous le souhaitez pour limiter le risque de terminer la partie sans avoir vaincu votre adversaire.
Au cas où vous arriveriez à la fin de la pioche et que vous ne puissiez plus compléter la rivière, la partie sera remportée par le héros ou le vilain en fonction de qui aura gagné le plus de cartes de héros/vilain.
Il vous faudra respectivement au minimum 9, 12 et 15 de puissance pour l’emporter !
Donc il faudra faire de bons choix de cartes !
Le point noir ? (Il me faut toujours un point négatif dans mes jeux.)
Dans les premières parties, la frustration de ne pas gagner en ayant vaincu notre adversaire, car nous avons épuisé le deck commun peut arriver.
Et du coup la durée de la partie semble longue.
Mais au final on s’arrange vite de cela et on va repérer les cartes indispensables à chaque personnage et on aura plus l’impression de finir parce qu’on a épuisé le deck mais parce que l’adversaire a été coriace, ou parce que l’un des deux aura laminé l’autre !
Donc un point noir qui va s’atténuer au fil des parties !
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Nous faisons partie du programme d’affiliation mis en place par Philibert sur leur site. Cela signifie que si un jeu que nous avons chroniqué vous plaît, et que vous l’achetez en cliquant sur le lien Philibert que nous proposons en bas de chaque article, nous percevrons une modeste contribution nous permettant de nous acheter d’autres jeux, pour pouvoir les chroniquer et vous donner notre avis. C’est une forme de soutien, et nous vous en remercions par avance! C’est grâce à vous que nous pouvons continuer à abreuver ce modeste blog avec toujours + de contenu.
Le jeu de civilisation de Jamey Steigmaier (Viticulture, Scythe, Euphoria) sorti l’an passé a connu des hauts et des bas, les débuts furent prometteurs jusqu’à ce que de plus en plus de joueurs se plaignent des écarts parfois très importants selon les civilisations choisies. Suite à un rééquilibrage, il semble que tout ceci se soit calmé du côté ludique, les critiques contre l’éditeur américain se portant sur sa communication et ses méthodes commerciales. Ceci étant dit, il faudra(it) un dossier complet pour décortiquer les tenants et les aboutissants des méthodes de Stonemaier Games.
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Aujourd’hui nous vous parlerons de l’extension, pour lire le test complet de Tapestry par Jérémie, ça se passe ici !
L’extension de Tapestry Manœuvres et Manigances vous propose 10 nouvelles civilisations, des bâtiments de début de partie, de nouvelles cartes fresques, avec pour certaines des bâtiments associés et de nouvelles tuiles espace.
Avec la liste du nouveau matériel, on comprend rapidement que cette extension ajoute du nouveau… matériel mais pas de nouveau module avec un gameplay propre. Personnellement je préfère, l’extension est intégrable de suite même avec des nouveaux joueurs et cela rafraichira le jeu pour les plus anciens.
Le livret de règles précise également les ajustements des civilisations du jeu de base mais on aurait préféré que les versions corrigées soient directement disponibles dans la boite.
Côté petit ajout très malin, les pions des bâtiments en punchboard pour les placer sur les 4 pistes et ainsi d’un simple coup d’œil savoir où ils sont encore disponibles est une super idée.
On remarque donc que chez Stonemaier on est à l’écoute des joueurs, c’est toujours appréciable.
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A quoi ça ressemble ?
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Comment on joue ?
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Passons aux choses sérieuses quoi de neuf docteur ? Pas mal de choses au final !
Vous allez commencer la partie avec un bâtiment que vous pourrez construire dans votre capitale si vous réunissez les conditions demandées par ce bâtiment. De quoi vous orienter sur vos premiers placements de bâtiments et surtout vous assurer encore plus de bonus et la possibilité de compléter entièrement votre capitale, il vous faudra encore plus optimiser la pose de vos bâtiments !
Pour les nouvelles cartes fresque l’accent est mis sur la conquête avec des cartes pour ne plus juste subir l’invasion d’un adversaire mais en profiter ou même contrer sa carte piège ! Le but recherché est simple : que les joueurs soient moins hésitants sur la conquête avec plus d’interaction sur le plateau central. Une très bonne idée, je remarquais souvent que les joueurs hésitent à tenter de conquérir un territoire adverse, le simple fait de savoir que ces cartes existent aide les attaquants et ce changement est vraiment bienvenu !
Les 10 nouvelles civilisations proposent de la nouveauté et quelques twists, j’aime particulièrement les infiltrés qui vous permettent de gagner une seconde civilisation en fin de partie ! De la nouveauté donc mais pas de folie non plus ! On reste dans les contours du jeu de base.
3 nouvelles tuiles espace vont vous permettre de gagner des points de victoire à chaque avancée sur la piste qu’elles représentent. Pas de révolution ici non plus mais une amélioration bien agréable même si soumise au hasard de la pioche.
Et pour finir, une nouvelle façon de casser les égalités. Ce sera désormais le joueur avec le bâtiment le plus haut dans sa capitale qui l’emportera !
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VERDICT
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Une extension pour les amateurs de Tapestry donc, ils seront ravis de renouveler leurs parties et varier les stratégies là où les déçus par le jeu ou les indécis ne verront que du plus.
Manœuvres et Manigances est donc une extension toute simple pour étoffer le jeu de base comme on aime en voir passer de temps en temps : pas de prise de tête, pas de matériel qui traine dans un coin de la boite, pas de module à intégrer ou non. Du simple, du fonctionnel et de l’efficace.
Master Cathala est de retour, et pour ceux qui connaissent ou ceux qui ont lu mon article sur Jurassic Snack, vous ne serez pas dépaysés. Même auteur, même thème, même illustratrice, même éditeur, même format 2 joueurs, mêmes mécaniques …
Il y a quelques ajouts dans les règles, les mouvements des Raptors (T-Rex dans Jurassic Snack) sont un peu plus développés, et les effets des jetons un peu plus chaotiques.
Toujours à partir de 7 ans, pour 2 joueurs, et pour une durée inférieure à 30 minutes.
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A quoi ça ressemble ?
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Comment on joue ?
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La prairie est divisée en cases sur lesquelles vous allez placer des jetons face cachée, ainsi que les tricératops sur les emplacements à leur couleur.
A noter que vous pourrez placer les plateaux prairie comme vous le souhaitez, pour former un grand carré, ou bien laisser libre court à vos envies.
2 actions possibles à votre tour, identiques ou pas:
1/ Déplacer un Tricératops en ligne droite jusqu’à ce qu’il soit bloqué par un autre Tricératops, un Raptor, la bordure de l’aire de jeu ou un jeton d’herbe. Dans ce dernier cas, on révèle le jeton et on résout l’éventuel effet (placer un triceratops de votre réserve sur une case vide, protéger 3 de vos jetons qui ne pourront plus être utilisés ni déplacés, échanger un jeton fleur contre un jeton de votre voisin, défausser 1 ou plusieurs jetons Super Miam pour réaliser 1 ou plusieurs actions supplémentaires etc…).
Par rapport à Jurassic Snack, les joueurs ont aussi la possibilité de charger avec leur Tricératops en ligne droite, et prendre la place du dino expulsé, et replacer ce dernier sur n’importe quelle case vide du plateau.
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2/ Déplacer un Raptor en ligne droite ou en diagonale jusqu’à ce qu’il rencontre un jeton herbe, la bordure ou un Tricératops qu’il fait fuir et renvoie dans la réserve de son propriétaire.
La partie prend fin immédiatement si l’un des joueurs n’a plus de Tricératops sur l’aire de jeu, s’il n’y a plus de jeton herbe sur l’aire de jeu, ou si pendant 2 tours consécutifs aucun joueur n’a récupéré de jeton herbe, ni fait fuir du plateau un Tricératops adverse.
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Jurassic Snack + Jurassic Brunch = Jurassic à gogo
L’intérêt principal de Jurassic Brunch est de proposer un mode à 4 joueurs, pour peu que l’on possède les 2 jeux, soit + de 40 € soit dit en passant…
On va assembler les 8 plateaux de jeu comme on le souhaite, et chaque équipe prendra les dinos de sa couleur. Eh oui, c’est ça d’avoir de la suite dans les idées, on se retrouve avec des diplos et des tricératops bleus, et des diplos et des tricératops jaunes (enfin presque).
Tous les jetons des 2 boites sont mélangés et placés face cachée sur les emplacements des plateaux.
L’ordre des tours est le suivant :
– tour des diplos bleus
– tour des diplos jaunes
– tour des tricératops bleus
– tour des tricératops jaune-orange
Et ainsi de suite.
Les diplos sont déplacés selon les règles de déplacement des diplos de Jurassic Snack, les tricératops selon celles de Jurassic Brunch (déplacement ou charge).
Mêmes conditions de fin de partie que les jeux individuels.
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VERDICT
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Pas de grosses différences apportées par ce Jurassic Brunch. On peut lister la possibilité de charger avec le dino qui n’existait pas dans Snack, le Raptor qui se déplace en diagonale, et des jetons herbe différents.
C’est léger … Mais c’est tout de même des petites évolutions qui font que si je ne devais en garder qu’un, ce serait Brunch. Plus fun, plus développé, plus chaotique. C’est la suite logique de Jurassic Snack, une sorte de numéro bis !
Si vous devez choisir entre l’un ou l’autre, je dirai que Snack est un petit peu plus abordable, donc à privilégier aux enfants jeunes (6-7 ans), et Brunch sera un peu plus fun avec la possibilité de charger notamment.
Mais vous l’aurez compris, on reste sur les mêmes mécaniques, le même thème, et beaucoup d’autres choses similaires.
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Alors qu’est-ce qu’on en dit de ce combo de Jurassic, et de la possibilité de jouer à 4 joueurs ?
Bah oui ça reste ça finalement la véritable nouveauté de ce Jurassic Brunch.
Le jeu de base étant un très bon jeu à 2 joueurs, pourquoi ne pas en faire une version 4 joueurs ?
En couplant les 2 boites on peut aussi continuer à y jouer à 2 mais en ayant 2 x plus de dinos à gérer, ça marche aussi.
Donc oui c’est un apport par rapport au jeu de base, mais est-ce que ça vaut l’achat de cette nouvelle boite, je n’en suis pas convaincu. Ça dépend aussi surtout de votre configuration de jeu. Avec 2 enfants et 2 parents (ou toute autre possibilité qui vous fait arriver à 4 joueurs), et si c’est pour ce nombre de joueurs que vous cherchez votre prochaine acquisition, l’intérêt est réel, quoiqu’assez cher au final je trouve…
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Je conserve le verdict positif que j’ai attribué à Jurassic Snack, et l’étends à Jurassic Brunch, chaque jeu pris individuellement est bon et intéressant. Si vous aviez aimé Snack, Brunch vous plaira sans aucun doute, mais potentiellement le marché ludique est tellement vaste que vous pourriez partir sur d’autres mécaniques, d’autres thèmes et découvrir autre chose ?
Si vous êtes fans des dinos, de la patte de Camille Chaussy, et que vous avez adoré jouer à Jurassic Snack, alors foncez, vous ne serez pas déçus. Et trouvez 2 autres joueurs pour y jouer à 4 !
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La fête des morts approche, il est donc temps de se souvenir de nos disparus ! Alors replongeons avec plaisir dans ce Fiesta de los Muertos !
Antonin Boccara (Par Odin, Draw’N’Roll, Les Pierres de Coba, …) revient donc avec une extension pour son jeu nommé à l’As d’Or de février dernier. Entre temps le jeu a gagné une flopée de prix, le prix famille au grand prix du jouet, le trophée Flip éditeurs en catégorie divertissement ou encore le prix du jeu famille du Groupement des Boutiques Ludiques et Antonin celui d’auteur de l’année. Un palmarès qui parle pour le jeu et fait gage de grande qualité !
Ce test est celui de l’extension du jeu, pour retrouver notre avis sur le jeu de base ça se passe par ici : fiesta de los muertos
La Catrina donc, du nom de ce squelette féminin très coloré avec un grand chapeau issu de la culture mexicaine depuis les débuts du XXème siècle, est ici le nom donné à la nouvelle extension qui se découpe en 3 modules.
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A quoi ça ressemble ?
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Comment on joue ?
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Le premier module, le plus attendu, « les morts sont de retour » est tout simplement un ajout de 70 nouvelles personnalités décédées dans l’année passée comme l’immense black Mamba, AKA Kobe Bryant ou le président Jacques Chirac. Attention certaines cartes sont des spoiler alert en puissance… on vous laisse les découvrir pendant vos parties !
70 nouvelles cartes et 6 nouvelles contraintes. Les contraintes qui amènent ce chaos aux parties quand les joueurs deviennent trop bons ou trop « habitués ». Les nouvelles contraintes sont plus libres pour des parties plus fluides, il est vrai que « la rime en i » pouvait parfois poser problème et freiner la réflexion, désormais vous jouerez par exemple avec « tient dans la main » ou « coûte très cher » qui sont des contraintes plus ouvertes.
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Le second module, les cortèges, vous propose de jouer avec des personnalités issues de thèmes. 6 thèmes avec pour chacun 14 cartes, de quoi disposer d’une belle rejouabilité. Le principe est donc simple : vous tirez 2 thèmes au hasard, au programme les méchants, les rois et reines, la musique, la mythologie, la littérature et les contes.
Une fois les thèmes tirés, prenez les 28 cartes et mélangez les, le reste de la partie sera comme d’habitude avec utilisation des contraintes si vous le désirez. La nouveauté est donc dans les thèmes et dans les subtilités qu’il vous faudra utiliser pour continuer de retrouver les disparus puisque vous avez une chance sur deux d’avoir un personnage d’un des deux thèmes ! Mettre chanteur devient donc une information inutile et il vous faudra être plus précis pour que l’on retrouve Gainsbourg, CloClo ou Kurt Cobain.
Le mélange des deux thèmes a ce petit effet smash up où le second thème pourra cannibaliser la réflexion de vos partenaires de jeu, par exemple Goliath de la mythologie me fait écrire fronde mais le deuxième thème « rois et reines » a poussé le joueur suivant à lire mon fronde avec le biais de la révolution et en s’imaginant que j’avais Louis XVI. Le résultat fût un bel échec accompagné de rigolade.
Un nouveau mode de jeu donc mais plein de subtilité pour renouveler les parties sans pour autant alourdir le jeu ! Une belle réussite pour ce jeu qui veut rester familial et toucher le public le plus large possible.
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Le troisième module est le plus avancé pour des joueurs habitués au jeu ou des ludistes confirmés. La Catrina vous propose de jouer 4 parties de suite avec un seul changement de règle :
Quand vous gagnerez un os du souvenir (un os jaune) vous pourrez soit le récupérer soit colorier l’une des fleurs du chapeau de la Catrina.
Le but sera au bout des 4 manches ou quand vous ne parviendrez pas à passer à la manche suivante de compter le nombre de fleurs ainsi coloriées et de voir quel niveau vous avez atteint.
Pour vous aider dans cette mission 2 éléments :
Les os des limbes (os rouges) que la Catrina vous confie. Le nombre d’os disponibles en début de partie dépend du nombre de joueurs. Un os des limbes peut refermer un crâne et donc apaiser un défunt peu importe le nombre de personnes ayant retrouvé ce personnage. Les os des limbes sont donc très puissants et vous ne pourrez pas en regagner durant la partie alors prenez en soin !
A chaque fin de manche si vous réussissez à fermer tous les crânes avant de passer à la manche suivante la Catrina vous autorise à colorier une fleur à la seconde manche, 2 fleurs à la troisième et enfin 3 fleurs à la dernière manche de son chapeau. Mais pour cela vous devrez utiliser 1 puis 2 et enfin 3 contraintes à chacune de ces manches ! Caramba ! Ça ne sera pas si facile de fleurir le chapeau de la dame.
Ce module est donc à réserver aux aficionados du jeu, ceux qui le maîtrisent et veulent se challenger. Bien entendu ce module peut être mélangé avec les autres pour créer une belle soirée fiesta avec des thèmes imposés, des contraintes nouvelles et une petite « campagne » entre amis ! Voilà de quoi occuper les chaudes soirées d’hiver !
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VERDICT
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Fiesta de los Muertos est un excellent jeu. Les prix qu’il a remportés et sa nomination aux As d’Or ne sont aucunement dévoyés, le jeu est un party game où gagner n’est pas le but. Et vous le remarquerez en fin de partie quand on cherche plus à comprendre comment Yoda est associé au tzatziki que de savoir si l’on a gagné.
Fiesta de los Muertos c’est le jeu familial dans ce qu’il a de plus fédérateur et de plus pur : rassembler jeunes et moins jeunes autour de la table, échanger et partager un très bon moment tout ensemble, un jeu de société au sens noble du terme.
Avec cette extension, les joueurs auront de la nouveauté, de la rejouabilité et même de la difficulté, les nouveaux ne seront pas perdus, les revenants non plus et les habitués servis ! Que demander de plus ?
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Enfin un jeu irrévérencieux qui n’hésite pas à se vendre comme tel, et à l’assumer.
C’est sûr, jouer avec la mort ce n’est pas donné à tout le monde. On pourra lui opposer les mécaniques utilisées qui sont pour le moins … épurées.
Oui c’est sûr.
En même temps, ceux qui ont inventé l’eau chaude ne sont pas nombreux. Je préfère un jeu qui apporte une originalité assumée, plutôt qu’un jeu qui rhabille ce que 124 jeux ont précédemment utilisé, en nous faisant croire que cette fois, c’est original.
Non, Deadlines ne va pas révolutionner le marché du jeu. C’est un jeu d’ambiance et de culture générale, et dis comme ça, bah ça ne donne pas envie je trouve.
Par contre, Julien Teilhet a le bon goût de re-thématiser et s’approprier le genre du quizz à la Timeline, tout en lui créant une identité propre, et pour moi l’effort est à saluer et à encourager.
Deadlines vous proposera donc de classer 36 personnages illustres selon leur date de naissance, date de décès et durée de vie. Bah oui c’est chiant de se limiter à classer des inventions, des évènements historiques ou autres. Autant aller un peu du côté du politiquement incorrect.
Bah oui, qui se rappelle que Jeanne Calment est morte de vieillesse.
Ah pardon, mauvais exemple.
Par contre saviez-vous que Hergé est décédé d’une Leucémie, qu’Henri II est mort 10 jours après avoir été transpercé accidentellement par une lance au cours d’une joute en 1559 ? Que Freddie Mercury est mort d’une pneumonie ? Que Youri Gagarine s’est écrasé en avion lors d’un vol d’entrainement ? C’est quand même con pour un mec qui a été dans l’espace …
Bref Deadlines va vous rappeler vos cours d’Histoire … mais pas que. Et c’est tant mieux.
Le jeu est l’œuvre de Julien Teilhet, illustré par Benjamin Treilhou, édité par Débâcle Jeux, et distribué par Ludistri.
Il est prévu pour 1 à 10 joueurs, à partir de 12 ans et pour une durée inférieure à 30 minutes.
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A quoi ça ressemble ?
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Comment on joue ?
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On place les cartes Date de Naissance, Durée de Vie et Date de Décès qui forment les 3 colonnes. On leur assigne 3 pioches équivalentes, nom de la personnalité visible.
On révèle ensuite la 1ère carte de chaque pioche qui deviennent les cartes références.
A son tour un joueur va choisir l’une des cartes au sommet d’une des 3 pioches, sans consulter les infos du verso. Avec pour seule info le nom, il va devoir la placer dans l’une des 3 colonnes, avant, après ou entre les cartes déjà placées. Il la place face visible, révélant les infos du personnage.
2 solutions :
– si la carte est bien placée, elle reste en place dans la colonne.
– si la carte est mal placée, elle devient une pénalité pour le joueur qui la place devant lui.
Les joueurs jouent ainsi chacun leur tour. Lorsque 12 cartes ont été placées dans une colonne, on ne peut plus jouer dans cette colonne.
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Fin de partie.
La partie prend fin lorsque les 3 colonnes sont fermées. Le joueur qui a le moins de pénalité l’emporte.
En cas d’égalité, chacun leur tour, les joueurs doivent deviner la durée de vie du personnage au sommet de la pioche du milieu. Lorsque tout le monde a répondu, on retourne la carte, révélant la réponse. Le joueur qui est le plus proche l’emporte.
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D, la réponse D.
Les cartes spéciales ont le nom du personnage sur fond noir. Au dos de ces cartes figurent les circonstances de la mort de ce personnage. Quand il joue une de ces cartes, un joueur peut tenter d’annoncer les circonstances de la mort de la personnalité. S’il cite au moins 1 des mots écrit en orange, il peut en + se défausser d’1 de ses cartes de pénalité, ou bien donner une carte de la pioche qui devient une pénalité à un autre joueur !
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Variantes
Plusieurs variantes sont proposées, comme éliminer un joueur qui accumule 3 cartes de pénalité. Le dernier en lice l’emporte.
Ou bien un mode coopératif dans lequel les cartes pénalités sont communes. Les joueurs doivent combler les 3 colonnes avant d’avoir 3 cartes pénalité. Idem en mode solo.
Ou encore un mode qui suis-je ? A tour de rôle, un joueur prend une carte et la pose face dates visibles. Les autres joueurs ont 1 minute pour deviner le nom du personnage. Le gagnant remporte la carte et la pose devant lui. Le 1er à avoir 3 cartes l’emporte.
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VERDICT
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Lassés de Timeline ? Tentés par ce côté irrévérencieux ? La culture générale, mais pas celle qu’on débite à toutes les réunions de famille/d’amis/au comptoir, vous intéresse ? Deadlines est fait pour vous. Il est abordable (n’importe qui peut y jouer), pas cher (15€ environ pour un jeu qui tient dans la « grande » poche), et vous en apprendra un rayon sur le domaine de la mort et de ses circonstances.
Alors attention, il n’est pas fait pour tout le monde. Clairement ceux qui sont à la ramasse dans la chronologie ou qui n’ont aucune idée de la majorité des 200 personnages inclus dans la boîte risquent de s’ennuyer à mourir… Haha (bonne blague).
Comme tout jeu de « culture générale », ceux qui n’en ont pas détesteront leur partie s’ils jouent avec ceux qui en ont plein. De la culture, pas des parties.
Très clairement j’ai « flashé » sur ce jeu en tombant dessus à Cannes, lors du dernier festival international des jeux. Encore une fois ça ne révolutionne rien, mais pourtant, l’approche de l’auteur est originale et mérite d’être soulignée. Je n’y jouerai pas toutes les semaines, et je sais qu’il ne plairait pas à tous les nombreux joueurs qui m’accompagnent. Mais il sortira régulièrement. Il fera rire, apprendra plein de circonstances de décès étonnantes, permettra de remettre dans l’ordre la chronologie de personnalités célèbres ou non, et suscitera à chaque fois autant de « Nan il est mort comme ça ?? Je savais pas ! », ou des « Sérieux ?? Il est né en 1950 lui ?? », ou « Elle aussi elle est de cette époque ?? ». Bref, on y apprendra des choses pas forcément indispensables mais souvent étonnantes, et on pourra rire de la mort et c’est sûrement ça le plus important.
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