Test: Endeavor

Test: Endeavor

Article rédigé par Fabien.

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Endeavor l’âge de la voile est sorti à l’origine en 2009, créé par Carl de Viser et Jarratt Gray, illustré par Josh Cappel, Klemens Franz, Hanno Girke, et édité par Z-Man Games.

Aujourd’hui, Super Meeple localise la nouvelle version du jeu, qui a connu une campagne Kickstarter couronnée de succès en mars 2018.

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Le jeu est prévu pour 2 à 5 joueurs, à partir de 12 ans et pour une durée comprise entre 1 et 2 heures.

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Entre 1571 et 1862, une ère de développement sans précédent à travers le globe a permis de lier les continents grâce aux flottes maritimes des grands empires de l’époque. A vous de mener votre flotte dans cette période de découvertes, et de créer des liaisons entre les ports d’attache au fur et à mesure de l’ouverture de la carte.

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Le matériel

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Impossible de ne pas mentionner la boîte imposante garnie de matériel, et surtout sublimée par des rangements GameTrayz qui facilitent le rangement et la mise en place. Seule la couronne qui désigne le premier joueur est vraiment en-dessous du niveau du reste du matériel.

La carte double face est vraiment belle et vous plonge dans cette période de découvertes maritimes. Les tuiles bâtiment sont très joliment illustrées, et l’ensemble très homogène et immersif.

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A quoi ça ressemble ?

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Comment on joue ?

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Chaque joueur aura son plateau représentant son port sur lequel construire ses bâtiments et y placer ses jetons de population pour les activer. Les 4 pistes de caractéristiques (industrie, culture, richesse et influence) y sont représentées et vous les développerez tout au long de la partie selon vos choix.

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Le plateau central représente donc la carte et les 7 zones dont seule l’Europe est accessible au début de la partie. Chaque région dispose de villes reliées par des liaisons, une zone de pleine mer et une piste d’expédition avec son paquet de cartes.

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Enfin on dispose les différents types de bâtiments à côté du plateau central, accessibles aux joueurs qui viendront les construire au cours de la partie.

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La partie dure 7 manches, chaque manche est constituée de 5 phases:

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Phase de construction

Chaque joueur construit un bâtiment en sélectionnant une tuile sur le plateau commun des tuiles. Il faut que ce bâtiment ait un niveau de bâtiment inférieur ou égal au niveau actuel, déterminé par la caractéristique industrie du plateau individuel de chaque joueur.

On le place dans son port et on récolte les bonus éventuels.

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Phase de croissance

Chaque joueur obtient autant de disques population qu’indiqué par sa caractéristique culture sur son plateau individuel.

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Phase de salaire

La caractéristique richesse du plateau individuel indique le nombre de disques population qu’un joueur peut déplacer des bâtiments vers son port, pour les rendre disponible lors de la …

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Phase d’actions

Chaque joueur va, à tour de rôle, effectuer une action ou passer son tour, et ainsi de suite jusqu’à ce que tout le monde ait passé.

Les joueurs vont activer un bâtiment en y plaçant un disque population de leur port, puis effectuer la ou les actions indiquée(s). Les actions sont les suivantes :

  • Naviguer en plaçant un disque de population de sa couleur sur une case flotte (puis récupérer le jeton bonus de cet emplacement), une zone de pleine mer (pour accroître sa présence dans la région), ou une piste d’expédition (pour y obtenir un jeton commerce et ouvrir la région en y posant un disque).
  • Occuper une ville disponible en y plaçant l’un de ses disques. Pour occuper une ville il faut déjà être présent dans cette région.
  • Attaquer une ville déjà occupée. Le combat se résout tout simplement en défaussant 1 de ses disques, puis le disque de l’adversaire qui occupait la ville, et enfin en y plaçant l’un de vos disques.
  • Payer pour déplacer un de ses disques d’un de ses bâtiments sur son port.
  • Piocher en prenant la carte Avantage du dessus d’un paquet de cartes d’une région, et récolter les caractéristiques indiquées. Il faut être présent dans la région, et avoir une valeur de pioche > ou égale à celle de la carte (avoir un nombre de jetons à sa couleur dans la région > ou = ).

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Phase de défausse

Chaque joueur doit déterminer s’il doit défausser des cartes par rapport à sa limité fixée par la caractéristique d’influence de son plateau individuel. Lorsque vous défaussez une carte, vous réduisez aussi les caractéristiques d’un nombre égal à celui des symboles sur la carte défaussée.

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A la fin d’une manche, le jeton 1er joueur passe au joueur à gauche, et débute la prochaine manche. A la fin des 7 manches, on calcule le score de chacun avec les points des pistes de caractéristiques, des liaisons sur la carte centrale, des cartes bâtiments, cartes avantages et gouverneurs.

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L’esclavage dans Endeavor

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Le jeu prenant place durant la période des grandes découvertes maritimes, le thème de l’esclavage est présent et c’est bien normal. Durant cette période, l’esclavage a atteint des sommets, mais a aussi été aboli.

Les auteurs ont pris une bonne initiative selon moi qui est de ne pas le cacher, l’occulter, mais de l’intégrer au jeu, et surtout de ne pas taire ce chapitre de l’Histoire.

Il y a donc une deuxième pile de cartes avantage dans la région Europe, dans laquelle les joueurs peuvent piocher. Très clairement, les bonus de ce paquet de cartes sont assez balèzes et tentants ! Par contre, et c’est là toute l’intelligence des auteurs selon moi, c’est qu’à un moment de la partie, lorsque la carte de valeur 5 de l’Europe est obtenue, l’abolition de l’esclavage est décrétée, et les joueurs doivent mettre de côté (mais pas défausser) les cartes esclavage qu’ils possèdent. Ils réduisent aussi les caractéristiques en fonction des symboles des cartes mises de côté.

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A la fin de la partie, chaque carte Esclavage fera perdre 1 point de gloire.

A chacun de faire son choix donc, de bénéficier de bonus lorsque les cartes sont acquises, mais lorsque l’esclavage est aboli (s’il est aboli au cours de la partie), le retour de bâton peut être violent.

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Variante à 2 joueurs

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Le jeu d’origine était prévu pour 3 à 5 joueurs, cette réédition inclut un mode 2 joueurs avec l’ajout d’une flotte silencieuse qui ressemblera à une partie 4 joueurs. N’ayant pas testé cette version, je vous laisserai vous rendre sur la page youtube des Recettes Ludiques qui détaillent cette version 2 joueurs qui a le mérite d’exister.

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Les exploits

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Il s’agit du plus gros ajout par rapport à la version d’origine, et certainement le + important. Chaque exploit décrit un événement ou une compagnie de cette ère de découvertes, et concerne deux régions du jeu. Lorsque les 2 régions concernées sont ouvertes, l’exploit devient actif pour les joueurs présents dans ces deux régions.

Cela permet aux joueurs dont un bouclier à leur couleur est posé sur un exploit d’utiliser ses actions.

Il y a 3 exploits tirés au sort ou choisis par partie. Par exemple, l’exploit Réserves de Salpêtre prend place dans les régions des Indes et Amérique du Nord.

La première capacité est l’action attaquer. En + de vous donner la possibilité d’exécuter cette action, vous pourrez aussi déposer le jeton de votre victime sur cet exploit (si vous ne l’avez pas encore fait). Si c’est déjà le cas, vous pourrez utiliser le jeton précédemment posé et le défausser en tant que victime.

La seconde capacité est l’action piocher qui permet de dépenser un jeton commerce industrie de son plateau joueur pour prendre un jeton Canon Amélioré. Ce jeton permet de déclencher une action attaquer, même si ces actions sur vos bâtiments sont déjà utilisées, et sans utiliser un disque. Le Canon Amélioré retourne automatiquement sur votre port sans avoir à le payer lors de la phase de salaire !

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Il y a 15 tuiles exploits différentes, ce qui permet de varier les parties, et d’orienter les stratégies des joueurs. Même si vous pouvez parfaitement ne pas vous en occuper et jouer votre partie sans tenir compte des exploits, les bonus sont tout de même assez intéressants.

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VERDICT

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Cette nouvelle version sublime ce jeu par son matériel, son travail d’édition et des ajouts bien sentis. En vrac, et si vous connaissiez la version d’origine, il y a l’ajout d’une version 2 joueurs, un plateau 2 faces qui s’adapte au nombre de joueurs de la partie, un rangement très pratique conçu par GameTrayz, et les exploits, qui viennent ajouter une couche supplémentaire de profondeur et de stratégie à ce très bon jeu.

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Une partie d’Endeavor est courte et frustrante. Il vous faudra rester concentré tout du long et vous adapter aux actions de vos adversaires. L’interaction y est bien présente avec une carte du monde où vos chemins se croiseront régulièrement, un marché de bâtiments qui se tarit au fur et à mesure des tours et surtout des bâtiments de haut niveau très intéressants et qui attireront donc vos adversaires. Les liaisons entre les villes ou cases flottes débloquent un bonus lorsque vous contrôlez les deux extrémités, mais ces bonus feront l’objet d’une course entre les joueurs. Enfin, les cartes avantage souriront à ceux qui ont la majorité dans une zone, et vous serez régulièrement confronté au fait de placer votre disque dans une zone et valider la majorité d’un adversaire (en gros lui offrir le contrôle sur un plateau d’argent) ou vous abstenir et effectuer une action peut-être moins bénéfique mais vous ne faciliterez pas la vie de vos adversaires.

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Vous aurez la possibilité de prendre des cartes dans le paquet esclavage et bénéficier de bonus puissants, mais la prise de risque est réelle, puisque si un joueur déclenche l’abolition de l’esclavage durant la partie, vous en serez pour vos frais avec la perte des bonus et des points négatifs en fin de partie. J’ai apprécié que les auteurs du jeu n’occultent pas ce pan de l’histoire qui a bien existé, mais plutôt l’intègrent intelligemment aux mécaniques du jeu, et même le développent dans 2 exploits particuliers.

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Endeavor est un jeu qui vous met devant des choix à effectuer à chaque action que vous devez entreprendre. Le jeu évolue vite et vous entraîne avec lui. Le plateau est en mouvement constant et vous ne devez pas perdre le rythme sous peine d’être largué. Développer une caractéristique vous donne un bonus pour le tour (bâtiments + développés disponibles à l’achat, + de disques de population pour effectuer + d’actions, etc …) mais un développement sans stratégie aura vite ses limites. Impossible de développer une seule caractéristique au détriment des autres, vous n’irez pas bien loin. Soyez opportuniste, naviguez sur la carte, récoltez des bonus et développez vos caractéristiques. Les cartes avantages sont très importantes, et les batailles pour les majorités dans les régions de la carte feront rage. A vous de tirer votre épingle du jeu !

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Nous faisons partie du programme d’affiliation mis en place par Philibert sur leur site. Cela signifie que si un jeu que nous avons chroniqué vous plaît, et que vous l’achetez en cliquant sur le lien Philibert que nous proposons en bas de chaque article, nous percevrons une modeste contribution nous permettant de nous acheter d’autres jeux, pour pouvoir les chroniquer et vous donner notre avis. C’est une forme de soutien, et nous vous en remercions par avance! C’est grâce à vous que nous pouvons continuer à abreuver ce modeste blog avec toujours + de contenu.

Disponible ici: philibert

Prix constaté: 64€

Les Dossiers du Labo: Acheter un jeu

Les Dossiers du Labo: Acheter un jeu

Article rédigé par Romain B.

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Acheter un jeu. Notre passion c’est de jouer, nous réunir autour d’une table, blaguer et pousser des pions, figurines, cartes, tuiles…

Mais pourquoi donc acheter un nouveau jeu ?

Tout simplement parce que, pour jouer, il faut une boite à ouvrir, un jeu à mettre sur la table et donc il faut bien passer à la caisse ! Mais bon, une fois la ludothèque familiale garnie de plusieurs boites, pourquoi donc continuer à en acheter ?

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Et si l’achat d’un nouveau jeu était tout simplement un plaisir aussi intéressant que le jeu en lui-même ? Notre société actuelle est tournée vers la consommation, mais n’étant pas un expert, je ne parlerai que du point de vue ludique.

Alors comme ça on veut un nouveau jeu ? Alors voyons tout cela de plus près.

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La grande question : quel jeu ?

Quel jeu choisir parmi la myriade de nouveautés ? Comment le débusquer ? Ce jeu qui vous fera savourer l’ouverture de la boite, la première partie comme la 20ème ou la 100ème ?

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Par ce post je vais vous partager ce qui me permet de choisir tel ou tel jeu et, autant vous le dire de suite, ma méthode n’est pas parfaite. Mais, au final, le voyage est aussi important que la destination !

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1/ La mécanique

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La mécanique d’un jeu est un élément de choix primordial. Pas qu’une mécanique assure que le jeu vous plaira, loin de là, je l’utilise à l’inverse : si une mécanique me déplait je sais qu’il est inutile de continuer à m’intéresser au jeu en question.

Facile ? Eh bien non ! Les jeux, et surtout ces coquins d’auteurs, nous font des merveilles qui imbriquent plusieurs mécaniques et donc si une mécanique ne me plait pas, est-elle pour autant la mécanique principale du jeu ? Influe-t-elle beaucoup sur le gameplay ? Pas si simple de se fier à la mécanique.

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2/ L’auteur

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Ah là, plus de souci ! Si mon auteur préféré pose son nom sur la boite c’est que ce jeu est fait pour moi !

Lacerda, Wallace, Cathala, Turczi… des noms, du talent et des jeux. Beaucoup de jeux !

Alors, soit je les suis tous sur Facebook, Instagram, Twitter, BGG, Tric Trac et via leurs éditeurs sur leurs propres réseaux sociaux, soit je me fais ami avec chacun d’eux pour qu’ils me préviennent de leurs futures sorties personnellement…. Mouais pas si simple.

Mais le nom de l’auteur sur la boite reste une excellente information, au moins pour commencer à suivre un projet et le noter dans un coin de sa tête.

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3/ L’éditeur

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Après tout, c’est leur boulot. Ok c’est un peu sec mais loin d’être faux. Les éditeurs ne sont pas uniquement des machines à jeux, ils sont également là pour créer une synergie entre leurs productions, une gamme.

Donc l’éditeur peut me renseigner sur un jeu. Prenons quelques exemples :

  • Capstone Games : je vais croiser un jeu exigeant plutôt expert avec sur leurs derniers jeux Maracaibo, Pipeline, Watergate ou Cooper Island.
  • Lucky Duck Games : je vais trouver du jeu familial avec des couleurs qui flashent. De Vikings Gone Wild à Jetpack Joyride en passant par Chronicles of Crime.

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L’éditeur nous en dit donc pas mal sur le jeu à condition de se renseigner et de suivre les différents éditeurs, pas si simple au début de ma collection de faire le rapprochement entre jeu et éditeur, d’autant plus que les éditeurs français ont pour habitude de localiser des jeux étrangers ! Alors, Super Meeple localise Crystal Palace, un jeu de Capstone mais Iello localise Watergate… encore une fois pas de science exacte.

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4/ Le thème

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Après tout, c’est le jeu en lui-même qui m’intéresse !

Son thème peut donc m’en dire pas mal sur le fait qu’il me plaira ou non. Je prendrai en exemple mon collègue du Labo : Jérémie ! Parlez-lui de fantasy et ce n’est même pas la peine d’aller plus loin, il refusera catégoriquement d’en entendre plus. Problème de jeunesse, maltraitance par un elfe… nul ne sait mais l’exemple de Jérémie est assez parlant, certains thèmes sont donc synonymes de refus d’en savoir plus.

Une fois de plus c’est plutôt pour écarter un jeu que le thème semble être utile au premier abord.

Mais ne soyons pas si négatifs, le thème d’un jeu c’est ce qui nous fait voyager ! C’est également l’un des premiers contacts que l’on a avec un jeu, c’est ce que personnellement j’utilise pour faire jouer les membres de ma famille qui sont peu joueurs. Un exemple ? Allez même 2 ! Wingspan et Freshwater Fly. Un jeu sur l’ornithologie et un sur la pêche pour faire jouer mon père qui est un grand amateur de la nature, pêcheur invétéré et ornithologue amateur. Le thème des jeux m’a tout simplement permis de l’amener autour d’une table de jeu. Et que ce soit auteur, mécanique ou éditeur… ce sont bien les thèmes qui l’ont attiré.

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5/ Le nombre de joueurs

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Eh oui ! Chaque jeu est proposé de 1 à 17 joueurs désormais, avec des règles adaptées à 2, un solo ajouté à la dernière minute… bref comment savoir ?

Est-ce que ce jeu fonctionnera à deux ? Ou à quatre ?

Alors il existe un petit outil facile pour en savoir plus : BoardGameGeek (BGG).

Sur la fiche d’un jeu, sous le nombre de joueurs vous avez un lien qui vous montrera quels formats de joueurs fonctionnent le mieux. Plutôt pratique n’est ce pas ?

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6/ La difficulté

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Restons sur BGG, sur la fiche du jeu qui vous intéresse vous trouverez également le « weight », le poids du jeu. Ce chiffre va de 1 à 5 et vous explicite la difficulté du jeu, son poids de familial à expert.

BGG

Le chiffre affiché vient du vote des membres avec cette échelle :

  • 1 light, léger : le jeu qui se joue avec des enfants.
  • 2 medium light, moyennement léger : un jeu familial simple et facile à comprendre.
  • 3 medium : un jeu pour des ludistes qui connaissent déjà quelques bases dans les jeux de société modernes.
  • 4 medium heavy, expert : des jeux pour joueurs experts avec un niveau de complexité assez élevé.
  • 5 heavy, lourd : le maximum, un jeu ultra expert aux multiples mécaniques.

Ce score est donc là pour vous permettre de savoir si le jeu qui vous intéresse est à votre portée et à celle de vos joueurs pour ce jeu.

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7/ Les avis

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Ben oui ! A quoi je sers ? Moi, les autres laborantins, les autres blogs ludiques, les groupes Facebook, les chaines Youtube, mon ludicaire local, les salons et les amis !

Rien n’est plus important que l’avis de toutes ces personnes. Après tout, c’est également un excellent moyen pour être au courant des dernières nouveautés et découvrir de plus anciens jeux que l’on n’avait pas encore remarqué.

Une fois de plus, beaucoup d’offres d’informations, énormément d’avis un peu partout, alors pour trier tout ça et trouver le fameux jeu à acheter (vous suivez, c’est notre but) ça peut se révéler très compliqué.

Je ne vous dirai pas de ne suivre que le Labo des Jeux (vous pouvez quand même nous privilégier ^^) mais de piocher à droite et à gauche. Le but est simple : trouver des avis qui vous correspondent, des gens qui aiment, non pas tous les mêmes jeux que vous, mais qui ont les mêmes incontournables !

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Et votre ludicaire ? Il vous connait puisqu’il voit ce que vous achetez ! Et c’est son métier le jeu, donc on peut lui faire confiance. Il aura également les infos sur les festivals du coin qui vous permettront d tester les nouveautés et qui sait ? Rencontrer vos prochains ludopotes !

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A force d’échanger, de lire, de visionner, vous trouverez ainsi les médias et personnes qui vous permettront de repérer les futurs jeux de votre ludothèque, vos futurs achats !

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8/ Ok, mais où ?

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Alors ok, je sais quel jeu je veux.

Pour un jeu neuf et en français, pas de souci, mon crémier local pourra me fournir !

Si vous êtes dans une région sans boutique, il vous reste le net, les enseignes en ligne sont légions. Pour soutenir le Labo, n’hésitez pas, si le jeu d’un article vous plait, à suivre le lien vers une boutique partenaire, vous ferez d’une pierre deux coups !

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Passons aux jeux plus difficiles à trouver. Les jeux en VO récents ne sont pas encore dispos en France ? Les boutiques outre-Manche ou belges restent abordables sans trop de frais de port.

Les boutiques aux USA sont à éviter, entre les frais de port et les taxes, il est quasi impossible de ne pas être déçu vu le tarif payé.

Toutefois, il reste des boutiques, comme celle de BGG, qui proposent des articles introuvables ailleurs.

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Mais restons en France, tout est trouvable avec de la patience et la bonne communication !

Okkazeo regorge de jeux peu connus, introuvables ou très récents. Mettre des alertes sur les jeux que vous recherchez est une bonne astuce car, comme à la pêche au gros, il vous faudra pas mal de patience pour trouver certaines perles rares ou des jeux surcotés à un prix non pas correct mais honnête (oui c’est un vaste débat).

J’ai quelques ventes et achats sur cette plateforme et pour le moment mon expérience personnelle est à plus de 95% parfaite. Parfois un léger retard, d’autre fois un jeu reçu abîmé ou avec une pièce manquante mais rien qu’un dialogue posé avec le vendeur ou l’acheteur n’ait pas réglé.

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Pour continuer dans le marché de la seconde main, les différents groupes Facebook dédiés à la vente vous permettent de vendre vos jeux comme de lancer des recherches ! Le Marché aux jeux, Je’ux vends, … de nombreux groupes vous permettront de trouver des jeux très rares, du Kickstarter fraîchement arrivé ou de la vieille pépite qui prenait la poussière.

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En appli, vous pouvez fouiner sur Vinted où les Uno, les Risk et une flopée de Monopoly cachent parfois des perles comme un Heroquest à 4€ ! Intervient alors le débat « dois je profiter de cette offre ou prévenir le vendeur qu’il peut multiplier le prix par… 25 ? » c’est à vous de voir mais parfois Vinted propose de belles surprises !

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En appli également, le Grenier Ludique vous propose de louer autour de chez vous les jeux d’autres joueurs, ou de louer ou vendre les vôtres !

Alors oui mais surtout pour trouver… des joueurs ! Eh oui quelqu’un qui vend tous les jeux que je voudrais…. Ben pourquoi ne pas jouer avec lui ?

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Je reviens sur BGG, cette fois-ci pas pour le store mais pour le market ! Cet espace de vente d’occasion international. Là vous êtes quasi certain de trouver le jeu que vous cherchez partout s’il a été produit un jour et si vous êtes prêt à y mettre le prix. Mais bon quand on ne trouve nulle part…

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Et voilà ! Avec tout ça, vous avez quelques directions pour choisir votre prochain achat, et où le trouver.

Ah et si vous avez encore des doutes… ben n’hésitez pas à demander ! Entre passionnés on devrait pouvoir vous renseigner !

Kickstarter: Whale Riders

Kickstarter: Whale Riders

Article rédigé par Fabien.

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Le duo Reiner Knizia en tant qu’auteur, et Vincent Dutrait en tant qu’illustrateur est de retour !

Whale Riders est leur nouveau projet et débarque sur Kickstarter le 14 juillet, et est édité par Grail Games.

Petite info, le matériel que j’ai utilisé pour ce test est un prototype de très bonne facture, mais un prototype tout de même, donc des éléments pourraient changer sur la version finale.

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Revenons tout d’abord sur l’auteur du projet qui nous intéresse aujourd’hui, le bien connu Reiner Knizia. Auteur extrêmement prolifique, au point d’en faire pâlir un certain Bruno des Montagnes, Dr. Knizia est avant tout un homme de sciences. Il est titulaire d’une maîtrise es-sciences de l’université de Syracuse aux US, et d’un doctorat en mathématiques ! Il a créé son premier jeu à 8 ans, et est l’auteur de + de 700 jeux publiés en 50 langues !!!!

Ça vous situe un peu le personnage…

On peut ajouter qu’il est l’auteur de jeux comme Schotten Totten, Pickomino, Amun Ré, Tigres et Euphrate, Lost Cities, Le seigneur des anneaux : confrontation.

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Vincent Dutrait est un illustrateur français extrêmement talentueux au style raffiné et très détaillé. Il est l’illustrateur notamment de Lewis & Clarck, Solenia, L’île au Trésor, Raptor ou Space Gate Odyssey, Museum. Diplôme de l’école Emile Cohl où il a enseigné la bande dessinée et l’illustration, il est un amoureux de l’Asie, et a même vécu en Corée du Sud pendant plusieurs années. Dernièrement, il est même passé du côté auteur et a créé Loser avec Bruno Cathala.

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Whale Riders est un jeu pour 2 à 6 joueurs, à partir de 8 ans et pour des parties d’environ 45 minutes. Il s’agit d’un jeu familial prenant tout son intérêt à 3 ou 4 joueurs minimum.

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Vous incarnez des chevaucheurs de baleines des glaces qui, depuis plusieurs générations, naviguent et font commerce des ressources que vous récoltez le long de la côte de glace.

Mais un hiver plus dévastateur que les autres arrive et vous décidez d’aller chevaucher vos montures et récolter des biens précieux une dernière fois.

Vous allez donc avancer le long de la côte de glace et récupérer des tuiles de ressources, dans le but de valider des objectifs et d’accumuler des points de victoire.

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A quoi ça ressemble ?

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Comment on joue ?

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Le plateau central comprend un chemin sur lequel vous avancerez au rythme choisi, avant de revenir à votre point de départ, chargé de ressources.

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A votre tour, vous aurez la possibilité d’effectuer 5 actions parmi les suivantes :

– avancer votre pion d’une case

– acheter une tuile ressource en fonction de son coût d’acquisition

– prendre 1 pièce d’or

– valider 1 ou plusieurs objectifs

– défausser 1 ou plusieurs cartes objectifs

A la fin de son tour, on pioche des tuiles dans le sac pour remplacer celles achetées durant le tour. Le joueur pioche si besoin pour avoir 3 cartes objectifs en main.

Pour symboliser l’hiver qui arrive, des tuiles tempêtes de neige sortiront aléatoirement du sac de pioche, et viendront prendre les emplacements libres sur le plateau. Plus vous prendrez de ressources, plus vous aurez de chances de piocher des tuiles tempêtes. Ces tuiles viendront réduire le nombre de ressources que vous pourrez récolter, et selon le tirage, il peut arriver qu’un endroit du plateau ne soit plus constitué que de tuiles tempêtes, et par conséquent réduise vos possibilités de récolte.

Les objectifs que vous validerez en cours de partie vous donneront des points de victoire et des pièces d’or. Vous validez un objectif en défaussant les ressources nécessaires à sa réalisation. Les pièces vous servent à acheter les tuiles ressources sur le plateau. La 1ère de chaque étape est gratuite, la 2ème coûte 1 pièce, la 3ème 2 et la dernière 3. Bien sûr, le hasard de la pioche fera que les tuiles dont vous aurez besoin pour réaliser vos objectifs seront disséminés un peu partout, et surtout, les autres joueurs pourraient avoir les mêmes besoins que vous !

Une fois arrivé, vous aurez la possibilité d’acquérir les tuiles contenant les perles avec les pièces d’or en votre possession. Une fois que les 7 tuiles sont acquises, la partie prend fin. Les joueurs comptent les points de leurs objectifs validés, et des perles en leur possession. Le vainqueur est celui qui en a le +, comme souvent !

Le jeu sera proposé en version française, même s’il n’y a aucun élément de texte sur les éléments de jeu donc pas d’inquiétude.

VERDICT

Le jeu est proposé à 19 USD soit environ 17€ hors frais de port ! J’ai rarement vu un jeu aussi sympa proposé à si petit prix, même en rajoutant les frais de port de 9 USD soit 8€.

Et pour 25 USD (environ 23€) vous aurez Whale Riders le jeu, ainsi que Whale Riders le jeu de cartes !

Proposé à ce prix-là, si vous êtes amateur de jeux familiaux qui demandent un peu de réflexion, qui fonctionnent bien à plusieurs avec la possibilité de bien bloquer ses adversaires, avec un aspect course aux ressources pour atteindre ses objectifs, alors Whale Riders pourrait vous plaire !

Ajoutez à cela la patte graphique de Vincent Dutrait, l’aspect chaotique de la pioche qui apporte régulièrement des tuiles qui bloquent tout le monde, ainsi que la possibilité pour chaque joueur d’évoluer au rythme qu’il souhaite le long de l’itinéraire, et vous avez un jeu rapide, stratégique, facile à appréhender et bien conçu.

Plusieurs choix se poseront à chacun de vos tours. Allez-vous acheter la tuile de ressources dont vous avez besoin alors qu’elle coûte 3 pièces à ce tour-ci, ou plutôt vous déplacer un peu plus loin pour la récupérer à moindre coût sur un autre emplacement ?

Ou bien allez-vous laisser vos adversaires prendre un peu d’avance, et ainsi faire descendre les ressources qui vous intéressent le long des emplacements, et ainsi réduire leur coût ?

Il y a beaucoup d’interactions dans ce jeu, et vous vous retrouverez régulièrement à pester contre vos adversaires qui contrecarrent vos plans et achètent la ressource que vous désiriez.

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Disponible ici.

Pledge normal: 17 € hors fdp

Pledge complet: 23 € hors fdp (Whale Riders + Whale Riders jeu de cartes)

Kickstarter: Legacy Hellas

Kickstarter: Legacy Hellas

Article rédigé par Hélène « Harrie » G.

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Argyx Games m’a permis de tester la démo de Legacy, leur jeu d’enquête ; merci à eux ! Il s’agit d’une version « quasi-définitive » du jeu dont la campagne Kickstarter lancée le 9 juillet 2020, intervient 2 ans presque jour pour jour après le financement réussi de leur escape box (et premier jeu) Apocalypse.

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ATTENTION, cet article ne concerne que l’enquête Hellas, seule comprise dans la démo. Le jeu complet comprend 2 enquêtes : Hellas 2019 et Eiffel 1889.

La page de la campagne Kickstarter en français est disponible ici.

 

Les auteurs sont Johanna Pernot et Mathias Daval.

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Le jeu est prévu pour 1 à 5 joueurs, à partir de 14 ans et pour une durée annoncée d’environ 240 minutes.

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Marseille, automne 2019. Vous recevez la lettre d’un notaire accompagnant une mystérieuse boîte noire. Dans son testament, votre père vous révèle l’existence d’un trésor familial, caché quelque part en Europe. Pour le trouver, il vous lègue des objets et documents lui ayant appartenu, ainsi qu’à l’aïeul auquel vous devez votre fortune. Ce n’est qu’après avoir fait toute la lumière sur le passé que vous pourrez prétendre à l’héritage...

Pour trouver le trésor de votre aïeul, menez l’enquête avec votre fratrie sans laisser quiconque de (quel) côté (de l’Atlantique que ce soit) !

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Le matériel :

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Une bouteille contenant un document roulé, la lettre d’un notaire, une brochure touristique, des lunettes 3D… la liste est assez longue et je vous laisserai le plaisir de la découverte. Notez juste que, en raison de l’éclatement de votre fratrie sur plusieurs continents, les documents sont bilingues (anglais / français).

Il vous faudra un ordinateur, une tablette ou un smartphone (non fournis !) pour accéder à Internet pour bénéficier d’instructions supplémentaires, d’indices et de la solution. Vous devrez également effectuer certaines recherches en ligne.

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A quoi ça ressemble ?

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Je vous le dis tout de suite : vous n’allez pas voir grand-chose. Barrière anti-spoil oblige 😉

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Comment on joue ?

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En immersion…

Il fallait que cela arrive… Votre père s’en est allé…

Dans son testament, il annonce qu’il vous faudra mener l’enquête pour trouver votre héritage qui n’est autre qu’un trésor ! Le notaire, maître Santini, vous explique comment procéder dans une lettre officielle, et vous fait parvenir des documents qui vous aideront dans votre (en)quête.

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D’un point de vue plus technique…

Pour commencer la partie : ouvrez la boîte noire contenant les documents (Dans le cas de la démo, une enveloppe bleue 😉), connectez votre ordinateur à Internet et c’est parti !

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Consultez les documents proposés, utilisez les objets fournis, effectuez des recherches en ligne, mettez tout cela en relation pour résoudre les énigmes et donnez vos réponses sur le site d’Argyx Games spécialement prévu à cet effet.

Je ne peux malheureusement pas vous en dire beaucoup plus, sous peine d’en dévoiler un peu trop sur l’histoire. Soyez attentifs et lisez bien les consignes !

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VERDICT

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On pourrait trouver le tarif un peu élevé mais rappelons qu’il ne s’agit pas d’une aventure composée de simples cartes ; donc finalement un tarif abordable pour 2 enquêtes d’une durée conséquente : j’aurais hésité si je n’avais pas essayé la démo. Mais voilà, je l’ai essayée… et ai été conquise par le matériel immersif et l’histoire. Lettre, brochure, photos, et j’en passe… tout est fait pour vous faire sentir « comme si vous y étiez ». Et cela fonctionne !

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Notez que la version finale propose une bouteille en verre (plastique dans la démo) et quelques améliorations d’un matériel déjà de bonne qualité.

Les énigmes sont de niveaux variés, (La progression dans la difficulté est notable.) et participent à l’immersion au travers des différents documents, utilisables plusieurs fois dans la partie.

La « réalité alternée », mettant en relation les documents fournis avec des sites Internet, offre aux joueurs un plaisir supplémentaire en élargissant leur champ de recherches.

L’éditeur est même allé jusqu’à justifier thématiquement la présence des 2 langues utilisées sur les documents : français et anglais. Bien joué !!!

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Pas de point négatif ? me demanderez-vous… Eh bien, à part une musique un brin répétitive, je ne trouve pas grand-chose à reprocher à cette démo d’une grande qualité. J’attends maintenant énormément du « vrai » jeu et mettrai cet article à jour lorsque mon pledge arrivera (Eh oui, il m’a vraiment plu et j’ai pledgé !). Et hormis mon antivirus qui « pensait » que les pages Internet liées au jeu étaient dangereuses et en bloquait l’accès (un détail très vite réglé !), rien à signaler. Ah si : je vais aller jeter un coup d’œil aux autres réalisations d’Argyx Game !

Et je dis un grand OUI à la réalité alternée qui apporte beaucoup à l’immersion !

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Notez que vous pouvez également acheter d’autres enquêtes de cet éditeur pendant le KS, ainsi qu’un abonnement à des énigmes en ligne.

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Conclusion :

Une enquête interactive, riche et immersive dotée d’un matériel d’excellente facture : plongez-y sans hésiter ! (Je parle toujours de la version démo de Legacy : Hellas, bien sûr 😉)

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La campagne Kickstarter ici.

Pledge de base: 49€

The Fortune Seeker: 73€

Collector: 104€

Livraison prévue en février 2021, frais de port 8€.

Test: Margraves de Valeria

Test: Margraves de Valeria

Article rédigé par Fabien

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Margraves de Valeria est le dernier jeu issu de l’univers déjà fourni de Valeria. Création de l’auteur Isaias Vallejo, et illustré par The Mico (Claim, les jeux de Shem Philips Pillards de la Mer du Nord, Architects du Royaume de l’ouest, Paladins du Royaume de l’Ouest), Valeria c’est avant tout un jeu de draft de cartes avec des dés, dans un univers fantasy.

Plusieurs extensions plus tard, et quelques standalones, Margraves débarque et s’installe en tant que précurseur dans la timeline du monde de Valeria. Comme s’il cherchait à structurer cet univers qu’il ne compte pas laisser en si bon chemin, Isaias Vallejo propose aussi un jeu bien + développé que les autres en termes de mécaniques, de temps de jeu et de cible.

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Car, oui, Margraves de Valeria va se frotter au jeu de placement d’ouvriers. Rien d’insurmontable d’ici là, sauf que c’est quand même casse gueule.

Bah oui, on ne s’attaque pas à l’une des mécaniques préférées des joueurs exigeants sans savoir de quoi on parle. Et force est de constater que l’essai est inscrit, mais pas forcément transformé (oui je fais des métaphores sportives à l’occasion).

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En voulant proposer quelque chose d’abordable mais en essayant aussi de contenter des joueurs plus aguerris, on a tendance à glisser … Force est de constater que l’exercice est loin d’être facile et on soulignera l’effort !

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Le matériel

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Un des gros points forts du jeu, le matériel est de très bonne qualité.

Les amateurs de pléthore de matériel, jetons, cartes, éléments seront servis, et la mise en place du jeu s’en ressent en terme de durée 😉

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Tout est de très bonne qualité, le travail d’édition est impeccable.

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A quoi ça ressemble

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Les illustrations sont superbes et très homogènes. Elles participent à l’immersion et on apprécie la volonté de développer cet univers de Valeria qui commence mine de rien à ressembler à quelque chose !

Alors oui, The Mico a un style particulier qui peut déplaire, mais moi franchement j’adore son traitement des personnages.

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Comment on joue?

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Qui dit placement d’ouvriers dit zones pour accueillir ces ouvriers. Le jeu propose 1 plateau central représentant le monde de Valeria dans lequel vous vous déplacerez avec votre Margrave, le commandant de vos armées. Il y a aussi 1 plateau annexe pour suivre les pistes d’influence, la rivière d’achat de cartes et autres joyeusetés dont le jeu est pourvu.

Enfin chaque joueur a son plateau individuel pour y accueillir ses ressources.

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Puis, Margraves de Valeria fait la liaison avec les autres jeux du même univers avec les cartes ! Eh oui, elles sont l’un des éléments centraux du jeu avec les lieux de placement d’ouvriers. Vous aurez à votre disposition une main de 4 cartes citoyens de départ, que vous pourrez améliorer au fur et à mesure de la partie.

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Le centre du jeu est donc l’utilisation d’une de ces cartes citoyens à votre tour, que vous allez jouer pour déclencher différentes actions ou effets.

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4 possibilités:

  • soit vous utilisez une carte pour ses actions situées en haut à gauche
  • soit pour ses actions en bas (qui incluent aussi des actions que les autres joueurs pourront effectuer)
  • soit pour son pouvoir de rappel qui vous permet de réalimenter votre main et d’acquérir de nouvelles cartes
  • soit pour construire une tour sur un lieu du plateau

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En vrac, les actions pourront être de déplacer votre Margrave vers un lieu adjacent (et d’y déclencher l’action du lieu), de déplacer un chevalier, de gagner 1 ressource, de la force ou de l’or, ou d’attaquer un monstre adjacent.

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Une fois que vous n’aurez plus qu’1 carte en main (ou avant si vous le souhaitez), vous devrez effectuer le pouvoir de rappel, cad reprendre dans votre main les cartes défaussées, et avoir l’opportunité d’en acheter 1 nouvelle dans la rivière de cartes disponibles au-dessus du plateau d’influence.

Les cartes achetées sont logiquement plus fortes que celles de la main de départ, et surtout comportent des blasons qui rapporteront des PV en fin de partie.

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A votre tour vous n’effectuez donc « qu’une » action qui pourra se transformer en plusieurs puisque vous pourrez déclencher des combos. C’est d’ailleurs un des points forts du jeu (et de frustration aussi lorsque tout ne se déroule pas comme prévu), c’est que l’optimisation de vos déplacements est un pré-requis à la victoire finale.

En gros, vous ne gagnerez que si vous effectuez des tours qui déclenchent des réactions d’approbation teintées d’envie de vos adversaires devant l’optimisation de votre action qui a déclenché un effet boule de neige et vous a fait gagner des ressources, de l’influence, l’achat d’une carte convoitée par tout le monde et par-dessus le marché, la position favorable pour occire le monstre hyper généreux en butin que les autres osent à peine regarder.

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Pistes d’influence

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Le plateau comportant les pistes d’influence, la rivière de cartes à acheter, les tuiles bonus et la zone des chevaliers n’est clairement pas à négliger. Vous construirez votre victoire grâce à lui. En gros, et pour que vous ayez l’idée générale, il y a 4 pistes d’influence correspondant aux 4 blasons différents présents dans le jeu. Ces blasons se retrouvent sur les cartes citoyens que vous achetez, les lieux du plateau sur lesquels vous construirez vos tours et les tuiles bonus. Plus vous avancez sur une piste, plus la valeur du blason augmentera. Si vous vous retrouvez avec plusieurs blasons d’un même type, vous aurez tout intérêt à vous concentrer sur cette piste d’influence pour en retirer le maximum de PV en fin de partie !

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Attention à la salade de points de fin de partie, elle est limite indigeste et obscurcit la visibilité du score pour quiconque essaie de la calculer en cours de partie. C’est un vrai point faible du jeu, car c’est toujours frustrant d’avancer à tâtons et de ne pas vraiment savoir où on se situe par rapport aux autres.

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Revenons-en à nos Margraves.

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Votre Margrave va donc pouvoir se déplacer de lieu en lieu dans Valeria pour y récolter des ressources, attaquer des monstres, et construire les tours de conjuration censées repousser les attaques de monstres.

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8 lieux sont proposés, chacun avec son pouvoir de lieu différent. En vous déplaçant sur un lieu, vous activerez son pouvoir, avec votre Margrave ou un chevalier. Vous effectuerez des allers-retours sur la carte tout au long de la partie, car à un moment vous aurez besoin de telle ou telle ressource pour construire vos tours, puis d’aller sur un lieu spécifique pour la construire, ou encore d’aller occire un monstre situé à un endroit précis. Encore une fois l’optimisation est de rigueur, et lors de la 1ère partie vous aurez sûrement l’impression de tourner en rond, mais ça fait partie de la courbe d’apprentissage 😉

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Les tours de conjuration

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Eléments centraux du jeu, ces tours sont censés protéger Valeria des déferlantes de montres pour la petite histoire. Dans le jeu, cela se symbolise par 4 tours à construire sur les lieux de la carte. A noter que ce n’est pas si simple puisqu’il vous sera demandé 1 ressource de chaque type, et 1 gemme, que l’on obtient quasi exclusivement en se rendant sur le lieu en haut à droite, et en l’achetant contre 3 autres ressources…

Comme toutes les ressources du jeu, elles sont disponibles en quantité limitée, et il peut arriver qu’elles soient toutes sur les plateaux des joueurs au moment où vous en aurez besoin. Il faudra alors attendre qu’un joueur la défausse pour construire une tour, pour aller l’acheter sur le lieu indiqué.

Un autre point intéressant est que vous avez des emplacements pour y déposer les ressources que vous récoltez durant la partie. 4 de ces emplacements sont pris par vos tours au début de la partie. Ce qui signifie que lorsque vous construisez une tour, vous libérez aussi un emplacement supplémentaire pour y stocker vos ressources.

La fin de partie se déclenche si un joueur construit sa 4ème tour.

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VERDICT

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Margraves de Valeria est un bon jeu de placement, avec un matériel et un travail d’édition remarquable. Il bénéficie d’une thématique forte et renforcée par l’aspect homogène et immersif des illustrations. 

Selon moi, il se prend un peu les pieds dans le tapis en n’ayant pas un positionnement clair. Le jeu essaie de satisfaire des joueurs intermédiaires, habitués au jeu Valeria plutôt abordable et facile à prendre en main, mais aussi des joueurs habitués des jeux de placement d’ouvriers et de jeux plus experts.

Les premiers pourront être échaudés par la longueur d’une partie, supérieure à 90 minutes, la multiplicité des règles et mécaniques, la giga salade de points en fin de partie pour s’apercevoir de qui est le vainqueur, et l’ajout de petites règles qui alourdissent l’ensemble (par exemple on peut utiliser les chevaliers disponibles sur le plateau en tant que chair à canon pour nous aider à battre un monstre. Dans ce cas, le ou les chevaliers sont disposés dans le temple des héros qui est constitué d’une grille à la puissance 4, où quand vous compléterez une ligne ou une colonne, vous débloquez un bonus de ressources).

Les seconds seront potentiellement gênés du côté répétitif sur la longueur de la partie (collecter des ressources aux 4 coins de la carte, construire une tour, améliorer une piste d’influence, occire un monstre, acheter une carte, refaire sa main), mais paradoxalement à ce que je disais pour les joueurs intermédiaires, les joueurs experts auraient préféré une plus grande complexité et profondeur dans les mécaniques principales de placement et de gestion de cartes, plutôt que l’ajout de petites règles comme expliqué au paragraphe juste au-dessus.

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Personnellement, les jeux que je préfère sont des jeux que l’on catégorise de jeux intermédiaires, donc ce niveau de complexité et de difficulté me convient. Mais je vois bien tout de même qu’il a « le cul entre deux chaises » et que ça pourra donner un sentiment de frustration à certains joueurs. Le principal reproche que je lui fais est la durée des parties qui a tendance à s’éterniser un peu. Mais en tant que fan de l’univers de Valeria, j’ai apprécié retrouver cet univers, et ça m’a surtout donné envie de ressortir Valeria le Royaume, le jeu de cartes ! 😉

 

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