Nouveau venu dans la gamme des Mini Games de chez Iello, For Sale vous propose d’incarner des agents immobiliers désirant prouver leur valeur ! Dans ce jeu d’enchères vous devrez acheter au bon prix, et revendre au prix fort !
Ce jeu est l’œuvre de Stefen Dorra et est illustré par Catell-Ruz & Emilien Rotival.
Il est prévu pour 3 à 6 joueurs, à partir de 10 ans et pour une durée d’environ 30 minutes.
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A noter que le jeu est sorti à l’origine en 1997, et qu’il possède une note correcte de 7,2/10 sur BGG, le site de référence américain.
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Le matériel:
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30 cartes maison numérotées de 1 à 30, 30 cartes chèque et 84 billets de 1000 dollars (tous faux malheureusement).
Le carton utilisé est de très bonne qualité et l’épaisseur nickel pour la manipulation exigée par ce jeu, aucun souci de ce côté-là ! C’est un beau travail d’édition.
La boîte viendra compléter ou pas votre collection de Mini Games sur vos étagères.
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A quoi ça ressemble ?l
Comment on joue?
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Une partie se déroule en 2 temps. En premier les joueurs vont acheter des maisons aux enchères pour constituer une main de cartes. Ensuite les joueurs vont vendre ces maisons contre des chèques. Les cartes maison sont numérotées de 1 à 30, et les chèques vont de 0 à 15.000 dollars.
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Phase 1: achat des maisons
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Plusieurs manches de jeu vont se succéder jusqu’à ce que toutes les cartes maison soient achetées. Au début de chaque manche on place face visible autant de cartes que de joueurs. Dans le sens horaire en commençant par le premier joueur, chaque joueur va enchérir ou passer. Pour enchérir un joueur place devant lui un certain nombre de billets. Les joueurs suivants devront faire une enchère supérieure à la dernière, ou passer.
Si le tour revient à un joueur qui a déjà enchéri, il peut augmenter la valeur de son enchère ou passer.
Quand il choisit de passer, un joueur récupère la carte maison de + petite valeur encore disponible au centre de la table.
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Phase 2: vente des maisons
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Les joueurs vont revendre leurs maisons contre des chèques. Tous les joueurs jouent simultanément une carte face cachée. On révèle et celui qui possède la carte de + forte valeur récupère le chèque de + forte valeur et ainsi de suite. Quand tous les chèques sont pris, la manche prend fin et on en commence une nouvelle de la même manière.
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Fin du jeu
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On compte la valeur totale des chèques des joueurs, et des billets non dépensés durant la phase d’achat. Le joueur le + riche est déclaré vainqueur.
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Variante – Il n’y en aura pas pour tout le monde
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Le jeu propose une variante qui propose de retirer aléatoirement des cartes maison et des chèques, en fonction du nombre de joueurs. Lors des phases d’achat, on révèle 1 carte de moins que le nombre de joueurs. Lors des phases de vente, quand un joueur a joué toutes ses maisons, il arrête de jouer. Il y aura donc de moins en moins de chèques révélés à mesure que les joueurs vident leur main. Le dernier joueur avec des maisons en main prend directement les chèques restants.
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VERDICT
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For Sale est un petit jeu d’enchères en 2 phases plutôt efficace ! Facile à prendre en main et à expliquer, la mécanique d’enchères est agrémentée d’une gestion d’argent à disposition et d’une phase de revente à ne surtout pas sous-estimer.
On pourrait penser qu’il y a une grande part de chance dans le jeu, avec le tirage aléatoire des cartes et des chèques. Oui c’est vrai.
Mais pas que 😉 En effet, les plus attentifs et concentrés auront vite fait de « compter les cartes » et donc d’anticiper la pioche et ce qu’elle contient, afin de réduire cette part de hasard. Quel intérêt de garder une grosse partie de son pécule en prévision de la sortie d’une carte de forte valeur, si les 3/4 de ces cartes sont déjà sorties (n’oubliez pas que, selon le nombre de joueurs, des cartes sont défaussées, avec la possibilité de contenir des cartes fortes). Idem pour les chèques qui sont numérotés et disponibles en 2 exemplaires de chaque valeur. A vous de suivre ce qui sort aux différentes manches pour garder une longueur d’avance.
Cette mécanique d’enchères ne manque que rarement d’installer une bonne ambiance autour de la table, avec à quasiment tous les coups, une enchère qui ne sera pas drivée par le bon sens et la « stratégie », mais par le simple fait de tenir tête au joueur en face et de transformer ça en bluff digne d’une partie de poker, pour finir par des éclats de rire quand l’un lâche finalement l’affaire.
C’est un chouette « filler », un jeu qui s’intercale entre 2 autres durant une session jeux. Mais aussi un jeu qui permet d’initier les + jeunes à la gestion de leurs « économies », et pour savoir quand s’arrêter et se préserver pour la suite de la partie. L’interaction entre les joueurs est bien présente.
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Talisman la 4ème édition révisée vous offre la possibilité de jouer de 2 à 6 joueurs. Le jeu est recommandé à partir de 14 ans mais il est clairement abordable pour des joueurs plus jeunes s’ils sont bien accompagnés. Il y a 104 cartes aventures (créatures, événements et objets que vous découvrirez durant votre quête), 24 sorts différents, 287 cartes achat (objets que vous pourrez acheter), et 14 cartes personnages et leur figurine correspondantes.
De quoi jouer de nombreuses parties sans avoir le sentiment de toujours jouer la même.
Talisman la 4ème édition révisée est l’œuvre de Robert Harris, John Goodenough et Rick Priestley. Il est illustré par Ralph Horsley, Massimiliano Bertonini et Jeremy McHugh. Il est édité par Pegasus Spiele et distribué et localisé par Matagot.
l– Des photos du matériel de la 4ème édition –
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Pour info, Talisman est donc paru en 1983 pour la 1ère édition, a connu différents éditeurs et distributeurs au cours de sa longue histoire. A commencer par Games Workshop le célèbre éditeur des jeux Warhammer entre autres.
Dans Talisman, vous incarnez donc un aventurier qui va découvrir le monde de Talisman, s’y déplacer et faire des rencontres sur les différents lieux du plateau. Rencontres inamicales se soldant par des combats contre des monstres ou des joueurs, ou rencontres vous permettant de découvrir des objets qui pourront vous équiper, ou encore des événements qui affecteront positivement ou négativement votre personnage.
Votre personnage, justement, aura des capacités spécifiques que vous pourrez développer tout au long de votre aventure. Vous pourrez l’équiper d’armes, de sorts ou d’autres objets au sens large, + ou – nécessaires à la poursuite de votre aventure. Vous devrez améliorer votre personnage afin d’affronter des dangers de + en + ardus au fur et à mesure que vous vous enfoncerez dans Talisman !
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Talisman c’est quoi, à part un jeu multi réédité, multi révisé, multi extensionné ?
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J’ai trouvé cette phrase sur BGG, la bible des jds en anglais, et qui selon moi résume parfaitement le jeu, donc je vais l’emprunter (et la traduire) sans vergogne :
« Vous incarnez un aventurier qui voyage dans un monde fantastique. Vous lancez les dés, bougez dans l’une ou l’autre direction, et vous faites une rencontre sur la case où vous terminez votre mouvement ».
Talisman vous propose de vivre des quêtes magiques depuis 1983 quand même… Autant dire que les premiers aventuriers ont un peu pris la poussière.
Tout comme le jeu diront certains.
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Alors, oui … et non ! Réponse en 2 temps:
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Oui parce que les mécaniques du jeu sentent un peu la naphtaline.
Même si les différentes éditions ont apporté différents liftings visuels ou équilibrages en termes de règles.
Heureusement d’ailleurs, les premières éditions n’étant pas exemptes de tout reproche, et il faut bien que les éditeurs et auteurs fassent leur boulot et rééquilibrent leurs jeux quand le besoin s’en fait sentir.
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Le postulat de base est assez simple, vous allez lancer des dés.
Vous aimez le jeu de l’oie ? Vous ne serez pas dépaysés.
Vous incarnez donc un aventurier en quête de la Couronne de Commandement pour diriger la Terre de Talisman. Vous devrez voyager sur un plateau composé de 3 régions différentes, Extérieure, Médiane et Intérieure, pour finalement essayer d’atteindre la Porte du Pouvoir.
Presque tout ce que vous ferez dans ce jeu sera résolu par un jet de dés ou une pioche de cartes.
Vous souhaitez vous déplacer ?
Lancez les dés.
Vous arrivez sur une case et vous résolvez la rencontre associée ?
Piocher des cartes.
Vous effectuez un combat contre un monstre ou un adversaire ?
Lancez les dés.
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Pour simplifier à l’extrême, voici à quoi ressemblera votre tour.
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Allergiques à l’aléatoire, merci donc de passer votre chemin. Le hasard est intrinsèquement lié à Talisman. Il en est une composante essentielle et l’ensemble de son gameplay est basé dessus. De nos jours, il est plutôt rare de voir un jeu de ce calibre ne se reposer que sur cela.
Mais il ne faut pas oublier que Talisman est sorti en 1983, âge d’or de jeux tels que Monopoly, La Bonne Paye, Trivial Pursuit, Risk et j’en passe. Des jeux basés sur des lancés de dés à outrance, le fameux « roll&move ».
Aujourd’hui, même si les dés sont encore souvent présents, ils sont associés à d’autres mécaniques et ne représentent pas (le + souvent) la base du jeu, surtout dans un jeu d’aventures et de quêtes.
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Non parce que malgré tous ses défauts, Talisman garde une côte d’amour assez élevée parmi 2 générations de joueurs qui, souvent, initient la 3ème grâce à ce jeu.
Il a ce côté simple d’apparence qui lui permet d’être joué et expliqué à beaucoup de joueurs ou non joueurs. Il est abordable.
Ce côté madeleine de Proust touche cette génération née dans les années 70 et 80, génération qui est prête à beaucoup pour goûter à nouveau à cette nostalgie. Collectionneurs aguerris, disposant de moyens leur permettant généralement d’assouvir leur passion, ces joueurs biberonnés à Talisman, D&D et autres aventures mystiques nées dans ces années-là se remémorent les longues heures passées sur ce jeu. Il a constitué pour beaucoup une introduction au monde des jeux, à la fantasy et au jeu de rôle. Quoi de plus naturel que de s’en servir pour retrouver une partie de ce plaisir avec ses enfants.
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Les défenseurs de Talisman vous diront que réduire ce jeu au simple hasard du lancer de dés et de la pioche indique que vous êtes passés à côté de l’essence du jeu.
Que vous n’avez pas les bases pour reprendre une phrase d’un rappeur normand que j’ai pu côtoyer en école de commerce.
Talisman est un jeu d’aventures. Forcément vous ferez de bonnes rencontres, mais aussi des mauvaises. Vous tomberez sur des adversaires puissants, mais aussi sur des plus faibles que vous. Vous ouvrirez un coffre et récolterez une épée magique qui fera de vous un titan au combat. Mais aussi vous pourrez prendre d’assaut un donjon, le libérer de ses sinistres occupants au prix d’intenses efforts, pour arriver à la salle du trésor, et n’en récolter qu’une malheureuse baguette de sorcier qui vous servira à allumer le feu de camp ce soir, vous, le barbare aux 2 haches tranchantes.
La vie d’aventurier est soumise au hasard.
A vous de vous y adapter, de vous déplacer dans le monde de Talisman, et de mesurer le risque pris en faisant tel ou tel déplacement, telle ou telle action, pour vous stuffer (améliorer votre équipement), augmenter les caractéristiques de votre personnage, et vous préparer à passer dans la région médiane, puis intérieure pour finalement vous frotter à l’épreuve de la Porte du Pouvoir !
Le chemin ne sera pas linéaire, vous aurez certainement des désillusions, mais accrochez-vous et vous aurez une chance de triompher.
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Bon ça c’est pour les fans du jeu … 😉
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VERDICT
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Pour peu que vous vous en donniez la peine, vous vivrez de belles aventures fantastiques dans ce jeu de quête magiques, qui vous permet de jouer sans vous faire un nœud au cerveau, de boire quelques bières avec vos amis et de vous moquer de la malchance de ce bon vieux John qui va enchaîner les lancés de dés tout pourris. Vous pourrez même vous offrir le luxe de discuter de la dernière série que vous avez vue sans que cela ne vous pénalise pour la suite de l’aventure…
Vous aurez aussi le sentiment de faire grandir votre personnage, de le sentir monter en puissance au fur et à mesure que vous l’équipez, que vos décisions augmentent ces caractéristiques, et que son aventure le mène de + en + profondément dans le royaume de Talisman.
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Alors si l’aventure vous tente, n’hésitez pas à réunir votre groupe de héros et partez explorer Talisman. N’oubliez pas que le hasard est partie intégrante du jeu, que la partie peut durer en longueur, pour simplifier, vous pouvez mourir en enchaînant de mauvais lancers de dés !
Mais vous pourrez aussi vivre une aventure avec vos amis ou initier les enfants qui devraient se plonger sans trop de problèmes dans ce jeu immersif pour peu qu’ils aient soif d’aventure et que la perspective de combattre des dragons et d’équiper leur héros les fassent sauter au plafond.
Et pour vous les nostalgiques, retrouvez ce jeu qui vous a peut-être accompagné durant votre jeunesse, à nouveau disponible chez Matagot !
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Vous avez probablement déjà entendu parler du jeu Imhotep nommé au Spiel des Jahres en 2016. Aujourd’hui, je vous parle de son petit frère, Imhotep Duel, la version spéciale 2 joueurs. Vous incarnez l’un des membres d’un des couples royaux les plus célèbres d’Egypte. Néfertiti et Akhenaton s’affrontent alors dans un duel féroce afin d’acquérir un maximum de prestige à travers la construction de 4 bâtiments emblématiques de cette époque !
Imhotep est un jeu de Phil Walker-Harding, illustré par Miguel Coimbra, Michaela Kienle et Claus Stephan. Il est édité par Kosmos et par Iello pour la version française.
Il est prévu pour 2 joueurs, à partir de 10 ans pour des parties d’environ 30 minutes.
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Le matériel :
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Le matériel est de bonne qualité. J’aime la taille de la boite qui pourra se transporter assez facilement.
La boite contient 1 plateau Port, 6 tuiles Bateau, 60 jetons Cargaison ainsi que le matériel pour chaque joueur. Ainsi on compte pour chacun des adversaires 4 pions (blancs ou noirs) et 4 plateaux Lieu (1 plateau Obélisque, 1 plateau Chambre Funéraire, 1 plateau Temple et 1 plateau Pyramide). J’ai failli oublier de mentionner le livret de règles mais cela semble plutôt évident 😊
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A quoi ça ressemble ?
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Comment on joue ?
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Avant de commencer, parlons un peu de la mise en place. Tout d’abord, chaque joueur choisit une couleur et récupère son matériel. Chacun des joueurs positionne ses bâtiments devant lui afin qu’ils forment une ligne. Faites toutefois attention de bien choisir la même face, A ou B. Je vous expliquerai un peu plus loin les différences entre ces deux options. Ensuite, le plateau Port est placé entre les 2 joueurs. Puis, c’est au tour des tuiles Bateau de prendre place au niveau des encoches représentant les quais. Enfin, il ne reste que les jetons Cargaison. Et c’est là que tout devient plus fastidieux. En effet, il faudra les placer sur chaque emplacement des Bateaux, ainsi que sur la case Entrepôt du Port mais surtout former une pioche face cachée. Je regrette l’absence d’un petit sac qui aurait vraiment rendu la mise en place plus rapide et plus agréable. En tout cas, c’est clairement un accessoire que je ferai afin de corriger ce défaut.
Après cette petite critique, je vais m’attarder sur le gameplay. Les joueurs vont enchaîner les tours jusqu’à ce que la fin de partie soit déclenchée. Lors de votre tour, vous aurez le choix entre les 3 actions suivantes :
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Placer un Pion: il suffit de prendre un de ses Pions et de le placer sur une case vide du Port.
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Décharger 1 Bateau: cette action requiert la présence d’au moins 2 Pions (peu importe la couleur) dans la ligne ou la colonne souhaitée. Si cette condition est remplie, chaque Pion récupère 1 jeton Cargaison. Evidemment, la position du Pion sur le Port a une importance capitale puisque le Pion le plus près du Bateau décharge l’emplacement Cargaison le plus éloigné du Port. Si sur cette ligne ou colonne, une case Port est inoccupée, alors le jeton Cargaison sera défaussé et remis dans la Boite. Le Bateau est réapprovisionné avec 3 nouveaux jetons Cargaison. Si le Bateau ne peut être rempli par manque de jeton Cargaison, il est alors retiré du jeu. Chaque joueur place alors les jetons Cargaison reçus directement sur les lieux concernés.
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Jouer 1 jeton Action: si lors des tours précédents vous avez récupéré des jetons Action vous pourrez alors à votre tour choisir d’en jouer un et un seul. Vous appliquerez alors l’action indiquée. Vous aurez le choix entre prendre un jeton Cargaison, placer 2 ou 3 Pions, placer 1 Pion et décharger 1 ou 2 fois et enfin échanger 2 jetons et décharger.
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La partie s’arrête immédiatement quand l’avant dernier Bateau est retiré et qu’il ne reste donc qu’un seul Bateau en jeu. Vous pouvez alors procéder au calcul des points de prestige. Celui qui en aura obtenu le plus remporte le duel. Et j’aime qu’en cas d’égalité, la victoire soit attribuée au joueur n’ayant pas commencé la partie.
Il est à présent temps de vous parler des faces possibles. Ce sont des variantes qui offrent une manière très différente de scorer en fin de partie. Il est alors possible de mixer les faces où de choisir uniquement une même face pour tous les bâtiments. Il est recommandé de commencer à débuter avec la face A avant de se lancer sur la face B. Pour les joueurs ayant l’habitude, vous pouvez tout à fait commencer par la face B avant de vous essayer à la face A.
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VERDICT
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Imhotep est un jeu de stratégie innovant et fort intéressant. S’il parait simple d’abord, il se montre au final beaucoup plus profond que l’on pourrait l’imaginer. Il faudra plusieurs parties pour vraiment réaliser l’enjeu de chaque placement de pion et tenter de les anticiper. L’interaction est omniprésente et il faudra toujours garder un œil sur les actions de votre adversaire. Les faces A et B offrent une expérience unique et renouvellent vraiment le plaisir avec une manière de scorer très différente. La rejouabilité est importante puisque chaque partie et donc chaque stratégie mise en place dépendra de la face, de votre adversaire mais aussi des jetons cargaisons disponibles.
Très belle découverte avec un goût de reviens-y et qui devrait plaire au plus grand nombre.
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Aujourd’hui je m’attaque à un gros morceau. Certains diront même à des jeux intouchables, ah non personne ne dit ça ? Alors allons-y !
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Vital Lacerda. Et voilà, c’est lâché, je vais tenter de faire le tour des jeux de l’auteur portugais. Des jeux qui, à mes yeux, sont uniques par une caractéristique assez reconnaissable : les mécaniques sont intégrées dans le thème du jeu.
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Ils ne sont pas nombreux les auteurs à développer des jeux dans ce sens de réflexion. Partir du thème pour y intégrer les mécaniques, c’est être sûr que l’éditeur vous suivra, que votre thème est assez fort pour justifier cela.
Avec Lacerda, c’est le sentiment que j’ai à chaque fois que je joue à l’un de ses jeux. Le thème est tellement présent qu’il justifie telle ou telle action et donc la partie en devient plus fluide. Un ami auteur me dis souvent que lors de ses tests de prototypes, il prête une attention particulière au fait que les joueurs, lors de leurs échanges, utilisent des mots pour parler du matériel comme cartes, cubes, pions, tuiles ou des mots en rapport avec ce que ce matériel représente. Quand je joue à un Lacerda, je parle de mon galion dans Lisboa, de ma vigne de la région du Duro dans Vinhos ou encore de ma serre dans On Mars. C’est un gage de qualité et d’immersion qui met en lumière le talent de l’auteur, les joueurs sont tout simplement dans le jeu, dans l’histoire qu’il raconte. Je connais les régions du Portugal depuis que je joue à Vinhos, il faut le faire quand même !
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Je suis donc plutôt partial quand il s’agit des jeux de Lacerda. Je suis un grand fan de ses créations, il ne m’est pas facile de les classer entre celui que je préfère et celui que je joue le moins. Pour les tests qui vont suivre, je vous parlerai de Vinhos, The Gallerist, Lisboa, Escape plan et On mars.
Je laisse Kanban de côté puisque sa sortie dans sa version EV en fin d’année me donnera l’occasion d’en reparler. Pour CO2, c’est le seul que je n’ai pas joué, le coopératif me refroidit énormément, je fais partie de ces joueurs alphas invivables sur une partie en coop, je dois donc soit trouver des joueurs très motivés, soit arrêter de vouloir imposer mon avis à chaque action…. Et c’est pas si simple.
Pour ces avis sur les jeux, je ne ferai pas le tour de toutes les règles.
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Avant de commencer avec Vinhos, mon premier Lacerda, parlons un peu de l’éditeur avec qui il travaille depuis quelques temps désormais, Eagle Gryphon Games. Ce qui marque en premier, avant même de s’intéresser aux jeux, ce sont ces boites rectangulaires et massives. Une fois ouvertes, on se dit que l’on est en présence d’un jeu ou chaque détail est travaillé, tout y est amélioré, plus épais, plateaux double épaisseur, cartes toilées et inserts travaillés. Tout est fait pour créer cet effet Wahoo, le plaisir d’avoir une table de jeu magnifique et, ne le cachons pas, pour justifier le prix de chacun de ces jeux qui dépasse de plus en plus facilement les 100 euros.
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J’ajouterai le travail de Ian O’toole (Age of Steam, Nemo’s War, Lisboa, The Gallerist, Rococo, …), l’illustrateur en vogue ces derniers temps qui sait rendre un jeu lisible et la couverture de la boite magnifique. Pour le côté beauté du plateau de jeu d’un Vinhos, chacun se fera son avis.
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Alors commençons par Vinhos, dans son édition 2016, une édition allégée par rapport à sa grande sœur de 2010 et donc bien plus accessible. Oui oui accessible. Après tout, Vinhos ce ne sont que 6 manches avec deux actions par joueur par manche, au final, en 3 heures c’est réglé.
Car oui j’avais oublié de le préciser, les jeux de monsieur Vital sont plutôt orientés expert, voir expert-expert. Du bon chauffe neurones comme on les aime, du gros jeu qui fait la soirée !
Dans Vinhos il y aura donc 6 manches divisées en 3 périodes : une de 3 manches, une de 2 manches et finalement une dernière d’une seule manche qui, bizarrement, dure bien plus longtemps que les deux autres ! à croire que l’on réfléchit plus quand on n’a plus que 2 actions.
Les joueurs victimes d’analysis paralysis, ce syndrome qui vous pousse à surcalculer tout ce qui pourrait se passer, vous faisant passer pour un Kasparov ludique en cas de victoire ou juste celui qui prend trop de temps pour pas grand-chose si vous vous plantez, ces joueurs-là font partie des nombreuses victimes des jeux de Lacerda. Il est tellement facile, voir même tentant d’essayer de tout anticiper. Mais essayer seulement car ces jeux offrent tellement de possibilités qu’il sera bien compliqué de ne pas passer 20 minutes à chaque tour pour tout prévoir.
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Donc Vinhos ! Cultiver du vin portugais vous a toujours tenté ? L’appel de la vigne et des cépages ? C’est l’occasion de mettre à l’épreuve vos talents d’œnologue. Le titre vous propose, sur vos domaines, de cultiver des vignobles de différentes régions du Portugal proposant vins rouges et blancs. Ici pas de rosé en mélangeant les deux mais des œnologues et des experts qui, dans vos caves vont améliorer vos vins en vue de leur revente, leur exportation ou le but ultime : gagner la foire aux vins annuelle !
Eh oui ! On peut résumer ce jeux en 3 phrases mais cela ne vous empêchera pas de jouer pendant des heures.
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Alors pourquoi craquer ? Qu’est ce qui fait de Vinhos un jeu qui vaut son prix ? Est-ce un jeu exceptionnel ?
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Vinhos est un excellent jeu, si je voulais pousser, je dirais même que vous disposez de 2 jeux en 1 avec les versions 2010 et 2016 dans la même boite. Le tarif est élevé et si vous voulez toutes les options et mini extensions, oui ils ont mis des add-ons à part, le ticket avoisine les 140 euros. On passe donc dans une catégorie de prix au-delà des simples mécaniques et du matériel, toute qualité premium qu’il soit. On passe au stade de l’objet de collection. Vous payez une part de magie, certains diraient de vent, comme pour tout objet de collection. Vous seul pouvez juger si la possession de ce jeu vaut le tarif déboursé.
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Pour ma part, je ne regrette pas une seule seconde mon achat, Vinhos est un jeu profond et très agréable, un bel objet que j’ai plaisir à mettre sur la table et à faire découvrir.
Quand je dis que le jeu est fluide et lisible, je suis dans le cadre des jeux experts, on parle d’un jeu qui détient la note de 4.05/5 en « poids » sur Boardgamegeek, 4.21 dans sa version 2010. Le poids sur BGG est issu d’un vote par les joueurs, chacun vote pour le niveau d’expertise demandé par le jeu avec à 1 du familial et à 5 un jeu expert opaque et très complexe. Avec 4 on est dans la classe des jeux pour experts affirmés.
Un gros jeu donc, physiquement et dans ses mécaniques, et pourtant, une fois lancé, vous ne reviendrez quasiment pas dans le livret de règles, tout est dans le thème et logique. On remarquera même l’intégration du pion de compte tour qui vous ajoute un coût quand vous choisissez l’action où il se trouve, le genre de détail qui me fait dire que cet auteur est vraiment à part.
Comment fonctionne le cœur de mécanique du jeu ? De la pose d’ouvriers avec pour but d’optimiser au maximum les actions choisies. Au centre du plateau un carré de 3 cases par 3 vous proposant les 9 actions du jeu. Obtenir de nouveaux cépages, vinifier vos vins dans vos chais en installant de nouvelles caves, en recrutant des œnologues, des ouvriers agricoles et des experts pour vous assister. Tout cela coûte de l’argent bien entendu et, comme d’habitude, la gestion de vos ressources financières sera centrale. Et pour récupérer des fonds, il vous suffit de vendre vos productions aux commerces locaux, si vous le voulez, vous pouvez exporter également vos fûts.
Les cépages disponibles sont différents avec chaque région du Portugal, chacune ayant son petit avantage. Une belle occasion d’apprendre que le Duro est la région qui produit le porto, ce vin cuit qui peut être rouge ou blanc !
Les vins dans vos caves vont prendre de la valeur avec le temps qui passe mais attention si vous les y laissez trop longtemps il se gâtent et sont perdus. De plus, la qualité d’un vin n’est pas la même que sa valeur financière ! Certains vins seront naturellement plus chers, d’autres auront besoin de promotion pour se vendre mieux.
La météo sera bien entendu de la partie, favorisant la vinification de vos vins ou la rendant moins bonne, chaque année est différente !
Le but de tout cela est d’être reconnu meilleur vigneron par vos pairs et, pour ce faire, quoi de mieux que de remporter l’une des foires aux vins annuelles ?
Cet événement intervient à la fin de chacune des 3 manches. Les joueurs peuvent présenter leurs productions plus tôt dans la saison mais en général vous attendrez le dernier moment pour laisser vos vins travailler le plus possible en cave.
Remporter une foire vous assure de la renommée mais attention chaque foire sera un nouveau combat, avec ses spécialistes à satisfaire, ses bonus à récupérer. Même si votre stratégie n’est pas axée sur les foires elles restent un élément central du jeu vous permettant de récupérer de nouveaux tonneaux qui sont au centre du jeu.
Pour les voies stratégiques, vous pouvez vous axer sur l’exportation à l’international ou encore récupérer des objectifs après les foires. N’oubliez pas, comme dans tout bon jeu expert, de surveiller vos adversaires, là encore il vous faudra plus d’une partie pour anticiper et contrer leurs choix. Pas d’interaction directe, nous sommes vignerons, on ne va pas aller détruire la cave d’un concurrent quand même !
Et pour faire tout cela, 2 actions chacun par manche. La première année dure 3 manches, la 2ème année dure 2 manches et la dernière année ne dure qu’une seule manche ! C’est plutôt rapide même si pour chaque action choisie le joueur peut l’effectuer 2 fois.
Peu d’actions au final mais pour autant peu de frustration ! Même si, je dois l’avouer, le jeu a un point faible : la météo.
Je m’explique, dans le cas d’une partie où la météo désastreuse s’enchaine, les productions sont très faibles et toutes les actions deviennent extrêmement tendues, la partie parait très frustrante. C’est pourquoi je vous conseille quelque chose qui normalement ne se fait pas : retirer les deux tuiles météo -2 lors de votre première partie, pour ressentir la montée en puissance du jeu et en apprécier les mécaniques.
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Voilà un rapide tour du propriétaire de Vinhos, un jeu de Vital Lacerda qui s’est imposé comme l’un des meilleurs auteurs de jeux experts ces dernières années. Pour compléter, j’ajouterai que le jeu tourne très bien dès 2 joueurs, il prend une autre dimension à 3 et à 4 mais on ne s’ennuie pas en duo non plus !
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Je vous retrouve bientôt pour jeter un œil à Lisboa ! En attendant, bon jeu à tous, moi ça m’a donné envie de le ressortir.
The Belgian Beers Race est l’œuvre de Michaël Boutriaux et l’on trouve Ammo aux illustrations.Le jeu est édité par BYR Games et est proposé sur Kickstarter à partir du 27 août 2020.l
Prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 18 ans (Eh oui, le thème est alcoolisé !) et pour une durée de 60 à 150 minutes.
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Je vous le dis tout de suite, TBBR a été mon coup de cœur du BGF 2019 (Brussels Games Festival). Je m’y suis alors intéressée et j’ai eu la chance de récupérer un prototype au FIJ 2020. Merci Mickaël !Partez à la découverte de bières belges, toutes aussi réputées les unes que les autres, dans une course effrénée à la mousse et aux points de victoire. Visitez le plus de brasseries belges possible et restez suffisamment sobre pour poursuivre l’aventure !l
Le matériel :
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Il s’agit ici d’un prototype mais la qualité est déjà au rendez-vous. Bien sûr, les composants ne sont pas définitifs mais j’aime beaucoup la « patte » d’Ammo, les composants en bois et les vraies capsules de 50 points ! En ce qui concerne ces dernières, je ne sais pas s’il sera possible de les intégrer à la version finale du jeu, mais… j’adore !On trouve un plateau principal représentant 40 brasseries belges, avec un zoom sur la capitale (Bruxelles pour ceux qui ne suivraient pas), des plateaux individuels, des marqueurs en bois pour les joueurs et pour le plateau principal, des cartes Objectif et des jetons de différents types. (+ les cartes des extensions)Notez que le jeu sera fabriqué en Allemagne, détail qui a son importance en cette période où la relance de l’économie européenne est plus que nécessaire, sans oublier la dimension écologique avec moins de CO2 produit, le geste de citoyen européen, sans parler de la qualité allemande !Pour ceux qui n’auraient pas compris : prototype = matériel, visuels et règles non définitifs 😉
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A quoi ça ressemble ?
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lComment on joue ?
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En immersion…
Vous avez toujours rêvé de parcourir la Belgique et ses brasseries ? Vous y voilà ! Mais attention, il s’agit d’une course, et pas n’importe quelle course : une course aux brasseries et à la bière !Chaque jour, choisissez les transports en commun, le vélo ou l’auto-stop pour aller de ville en ville, de brasserie en brasserie. Buvez une bière ou deux, achetez-en, trinquez avec les gens que vous rencontrez… Mais, surtout, n’abusez pas du houblon : si vous buvez trop, vous ne pourrez plus vous déplacer ! Eh oui, il faut être éveillé pour faire du stop ou prendre le bus ! Alors, surveillez votre éthylomètre ! Quand on boit de l’alcool, c’est bien connu, nos réflexes diminuent, nos sens s’amenuisent… et arrive un moment où nous ne sommes plus capables de conduire un véhicule ou même de monter dans les transports en commun…En revanche, si vous parvenez à saouler vos concurrents, ils seront obligés de désaouler avant de reprendre la route !Pensez à déguster la bière préférée de l’auteur ou soyez le premier à tremper vos lèvres dans une stout…, visitez un maximum de brasseries et revenez à temps sur la grand-place de Bruxelles pour y célébrer votre victoire. Vite, vous n’avez que quelques jours !l
D’un point de vue plus technique…
Une partie de TBBR se déroule sur 2 ou 3 jours, chacun composé de 24 ou 32 unités de temps. Les joueurs utiliseront ces unités de temps pour effectuer leurs actions. Le 1er joueur effectue une action en payant le coût en unités de temps. Le joueur suivant sera le dernier sur la piste de temps ; il sera le joueur actif jusqu’à ce qu’il dépasse le 1er joueur, et ainsi de suite.Mais… commençons par le commencement…Lors de la mise en place, chaque joueur reçoit un plateau individuel et un certain nombre de marqueurs en bois. C’est sur ce plateau que les joueurs comptabiliseront les bières dégustées, les types de brasserie visitées, les bières bues en trinquant avec les autres joueurs, les fromages et bières de leur sac à dos et… c’est là que trône le fameux éthylomètre !Des marqueurs, eux aussi en bois, aux formes de bouteilles et de sous-bocks, sont placés sur certaines brasseries du plateau principal.Les joueurs placent l’embouteilleuse sur le côté du plateau principal (Elle sera d’ailleurs peut-être intégrée au plateau…). Ils mélangent les cartes Objectif, en révèlent 4 à gauche de l’embouteilleuse (Ils sont juste consultables, ce sont en quelque sorte les bouteilles vides.) et 4 à droite (Que les joueurs peuvent remporter, ce sont les bouteilles pleines.) Lorsqu’un joueur remplit un objectif, il le gagne et, à la fin de son tour, un objectif à gauche de l’embouteilleuse glisse vers la droite pour le remplacer. La bouteille remplie sort de l’embouteilleuse et est remplacée par une bouteille vide qui va se remplir (d’un doux nectar mousseux…) : logique !
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Des objectifs de fin de partie sont également dévoilés (De 2 à 4 en fonction du nombre de joueurs.).Venons-en au cœur du jeu : la course ! Les joueurs commencent (dans une partie normale) sur la grand-place de Bruxelles. A son tour, le joueur actif peut effectuer une ou plusieurs des actions suivantes en en payant le coût en unités de temps :
se déplacer d’une brasserie à une autre en utilisant l’un des moyens de transport disponibles (Si son éthylomètre le lui permet !).Le vélo: c’est le moyen le plus sûr d’atteindre votre destination. Vous utilisez le nombre d’unités de temps requis pour y parvenir sans encombre.Les transports en commun: attention, il y a parfois du retard ! Lancez un dé : de 1 à 5, c’est bon ; mais avec un 6, vous perdez 2 unités de temps en plus du coût du transport.L’auto-stop: le plus aléatoire… Lancez un dé : résultat impair, l’automobiliste vous emmène pour le coût du trajet ; résultat pair, vous restez sur place tout en perdant 2 unités de temps. Vous pourrez réessayer avec 2 puis 3 dés au maximum, sans jamais être certain d’y arriver… Ah si ! Si vous offrez des bières au conducteur, il vous emmènera où vous voulez ! La vie des buveurs de bière est bien faite ! Encore faut-il en avoir dans le sac à dos…
Déguster une bière de la brasserie où il se trouve.
Acheter un pack de bière et / ou du fromage.
Il pourra également marquer des points grâce aux spécificités de certaines brasseries… mais je ne vous en dis pas plus et vous laisse le plaisir de la découverte !l
Un petit mot sur le fromage qui vous permettra d’« éponger » en faisant descendre l’éthylomètre mais vous rapportera des points non négligeables en fin de partie si vous ne mangez pas tout. A vous de trouver le juste équilibre.l
La partie se termine lorsque les joueurs arrivent au bout des 2 ou 3 jours de course, selon le mode de jeu choisi. Attention, aucun retard ne sera toléré à la fin du dernier jour : tous devront être arrivés sur la grand-place de Bruxelles pour fêter dignement le vainqueur. Ce dernier sera le joueur cumulant le plus de points de victoire.l
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VERDICT
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Outre le fait que le thème m’a immédiatement parlé, les illustrations d’Ammo ont attiré mon regard et une partie standard procure de bonnes sensations d’un jeu de course houblonné. On fait attention à ce que l’on boit ou on veille à acheter beaucoup de fromage, sans oublier de valider un maximum d’objectifs, et je ne parle pas des objectifs de fin de partie ! Sans être un jeu expert, TBBR nous oblige à penser à beaucoup de choses et nous fait presque sentir le vertige du buveur ayant consommé un peu trop de mousse.Notez que beaucoup d’attention a été apportée à de nombreux détails, comme l’embouteilleuse pour amener les cartes Objectif. Et le jeu a été pensé pour être accessible au plus grand nombre. Ainsi, commencer la partie dans une brasserie et pour une durée de course réduite plaira aux afficionados des jeux courts ! Tandis que les amateurs de longues parties apprécieront les parties dites « longues ». Que dire de la carte des brasseries qui fait également office d’aide de jeu… Claire, nette et précise.Quant aux extensions, elles apportent des sensations de jeu différentes (et comportent un nombre conséquent de cartes). Elles sont au nombre de 3.
Je commence par le mode Duel qui propose de jouer à 2 avec des cartes et des coups bas… Ceux qui me connaissent savent que je n’aime pas les interactions directes peu sympathiques… Eh bien, ce n’est toujours pas mon truc mais si vous aimez ça, ce mode vous plaira forcément !
Dans ce mode, vous pourrez jouer des cartes avec un effet positif sur votre propre jeu, ou un effet négatif sur le jeu de l’adversaire.l
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Le mode Evénements apporte des… événements ! Un par jour de course vous apportera soit un avantage (Vive la fête nationale !), soit un handicap (Oh, il neige !). A vous de le gérer au mieux.
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Le mode Personnages vous permet d’endosser le rôle de différentes personnes comme un sportif, un danseur ou l’organisateur du BGF ! Chacun a ses forces et ses faiblesses, à vous d’en tirer profit !l
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En ce qui concerne les différentes configurations, mon cœur balance sérieusement dans une direction : la partie normale à 4 joueurs agrémentée des personnages et des événements est clairement ma préférée, tout simplement parce qu’elle permet de trinquer plus souvent ! 😉 Et, évidemment, parce qu’elle amène davantage d’interactions sans coups bas. Quand on trinque, c’est tous ensemble !Bon, je pourrais en écrire des pages mais cela deviendrait indigeste. Mieux vaut y jouer !l
Conclusion :
Un jeu made in EU frais et moussu à poser sur toutes les tables !l
NOTE : Tout alcool, même la bière, même belge, est à consommer avec modération !