Ce jeu a tout d’abord fait l’objet d’une campagne Kickstarter couronnée de succès. A l’époque, j’ai fait l’impasse sûrement induit en erreur par la couverture du jeu qui m’a induit en erreur. Parfois ça ne tient qu’à peu de choses! Mais je trouve qu’elle n’est pas révélatrice du jeu et de son univers, et que ce choix peut nuire à son succès. Espérons que non, car comme vous allez le voir, ce jeu vaut le détour!
Créé par Gorka Mata, Sergi Solé, Daniel Schloesser et Victor Fernandez, Monster Lands est édité par Second Gate Games. Prévu pour 1 à 4 joueurs (une extension permet de monter à 5 joueurs), pour une durée approximative de 75 à 120 minutes et à partir de 12 ans.
Dans cet eurogame à base de placement de dés, vous allez devoir gérer et faire grandir votre clan, et combattre les monstres qui ont envahis les régions alentours, pour les reconquérir. Amassez la gloire et la réputation, améliorez vos équipements, préparez vos mercenaires, et partez à l’assaut des monstres!
l
On passe au scanner pour voir à quoi ça ressemble:
l
l
Comment on joue?
l
A la tête de votre clan, vous allez donc devoir recruter des mercenaires, les équiper, les préparer, et les envoyer au combat. Pour cela vous devrez gérer vos ressources, et récupérer de l’or pour acheter ce que dont vous avez besoin, comme des potions, des pièges, de l’équipement ou d’autres mercenaires.
Le plateau de jeu est divisé en 2 zones:
l’enceinte du château dans laquelle vous trouverez la taverne (qui permet de recruter les mercenaires), le bazar (pour acheter de l’équipement), l’alchimiste (qui fabrique les potions), la mine (pour creuser et récupérer de l’or), etc…
l’extérieur où vous trouverez les régions du royaume actuellement aux mains des monstres. Vous devrez donc y envoyer vos mercenaires pour occire ou capture les monstres, et ensuite reconquérir et gérer les régions.
l
Dans ce jeu de placement, vous aurez à disposition des dés de plusieurs couleurs. Ces dés vous sont fournis par vos mercenaires, vos équipements. Les zones de l’enceinte du château, ou de l’extérieur ont des emplacements sur lesquels vous allez placer le nombre de dés indiqués, pour y résoudre l’action. Par exemple, vous allez poser 1 dé rouge à la taverne pour résoudre l’action recruter un mercenaire. Vous vous acquittez du coût du mercenaire choisit et il rejoindra votre joyeuse équipe! A l’extérieur vous allez sélectionner 1 de vos mercenaires, et le positionner sous la région ou la mission convoitée. Ensuite vous devrez poser le nombre de dés requis, et donner un coup de pouce à votre guerrier pour l’affrontement qui se prépare. Vous pourrez ainsi rajouter des dés supplémentaires, lui donner des pièges, des potions etc…
Que les allergiques à l’aléatoire se rassurent, le fait de gérer des brouettes de dés ne veut pas dire que tout se résout par un lancer de dés. Dans l’enceinte du château, seule importe la couleur de vos dés, vous ne les lancerez pas et le nombre du dé ne sera d’aucune importance (sauf les dés jaunes qui vous permettent de diminuer le coût d’une action).
A l’extérieur, une fois que vous avez placé un mercenaire, et que vous lui avez adjoint des dés et de l’équipement, la phase aventure vous permettra de résoudre le combat. Ici donc vous lancerez des dés et additionnerez les résultats pour tenter de capturer ou de tuer un monstre, ou de conquérir une région.
l
Il y a 4 phases de jeu:
Préparation des réserves de dés. Les mercenaires que vous avez recruté vont contribuer à l’effort du clan en donnant des dés (de différentes couleurs et quantité selon les personnages). Votre piste de gloire au début du tour vous donnera aussi un certain nombre de dés. Ce que vous obtiendrez représentera votre stock pour le tour de jeu.
Déploiement. Chacun son tour, un joueur positionnera des dés ou 1 mercenaire sur l’une des zones d’actions. Dans l’enceinte du château, l’action est résolue immédiatement (l’achat d’un équipement par exemple), à l’extérieur il faut attendre la phase suivante pour résoudre l’action. Certaines zones ont un nombre d’emplacement défini. Parfois, si vous n’êtes pas le 1er à poser vos dés dans une zone, l’action de la zone vous rapportera moins de ressources que si vous êtes le 1er, le 2ème ou 3ème. Attention donc à l’ordre selon lequel vous effectuez vos actions, il sera dès fois + rentable de privilégier telle ou telle action.
Aventure. C’est à ce moment que les mercenaires affectés aux expéditions résolvent leurs combats, missions ou reconquête des régions. Lors des combats contre les monstres, ce sont ces derniers qui attaquent en 1er. On lance les dés et le mercenaire peut encaisser 1 blessure. A la 2ème il meurt. C’est pour cela qu’il faut veiller à bien équiper son mercenaire, et à lui adjoindre des soutiens lors de la phase de déploiement pour lui permettre de survivre à l’attaque du monstre.
Nettoyage. On récupère les dés affectés, les mercenaires ayant survécu, on paye les salaires (oui rappelez-vous ce sont des mercenaires 😉 ), on pioche des nouveaux monstres si certains ont été vaincus, de nouvelles régions, on change les missions disponibles, etc… Les monstres non attaqués ou éliminés vont se déplacer aux portes de la citadelle. Cela a pour effet de propager la panique dans l’enceinte du château, et un bâtiment à l’intérieur ne sera plus disponible pour les joueurs à partir du prochain tour!
l
La partie dure 6 tours, ce qui passe relativement vite. Le gagnant est celui qui a le + de PV. La gloire, la réputation, les monstres éliminés, les affinités des mercenaires et régions possédés (air, feu, eau, jungle) rapportent des PV.
l
l
VERDICT
l
l
Monster Lands est un jeu complet et riche, vraiment plaisant grâce à un univers immersif, coloré et très bien illustré. Amateurs d’héroïc-fantasy, de placement, d’affrontement, de gestion et de conquête, ce jeu est fait pour vous!
Le hasard est présent, mais limité à la partie combat, et peut être contrebalancé avec le bon équipement. La mécanique de placement de dés est très bien retranscrite et on se plait à composer son clan, l’équiper, l’améliorer pour le préparer à la reconquête des terres de la discorde.
Plusieurs stratégies s’offrent à vous mais vous devrez aussi collaborer avec vos adversaires pour endiguer le flot de monstres qui viendra assiéger la citadelle. Si vous ne faîtes rien pour y remédier, les bâtiments à l’intérieur de l’enceinte deviendront inaccessibles avec la panique qui se propage, et vous ne pourrez plus effectuer les actions associées. Ce serait dommage de ne plus pouvoir acheter d’équipements pour vos mercenaires non? Mais n’oubliez pas qu’il ne peut y avoir qu’un seul vainqueur à la fin de la partie. 😉
Des scénario sont disponibles pour enrichir l’expérience de jeu solo. Une extension Armes Lourdes permet de rajouter un 5ème joueur et apporte de nouveaux éléments d’équipement.
Une fois n’est pas coutume je laisse la parole à David, qui a souhaité nous faire une petite bafouille sur un jeu oldies, RoboRally!
l
Ah RoboRally. Ce titre ne parlera pas forcément à tout le monde et pourtant, un petit coup d’œil sur la boîte permet d’en découvrir l’auteur : Richard Garfield. Toujours rien ? Bon, si je vous parle d’un jeu de cartes à collectionner et d’un lotus noir ? Bon, voilà, le père de ce jeu n’est autre que celui de Magic the Gathering.
Aujourd’hui, il m’arrive d’y penser avec une certaine nostalgie. Découvert lors de mes études, le titre était un peu sorti de nulle part. C’était également mon premier jeu de programmation, le cœur de son gameplay, mais n’anticipons pas.
l
Allez on passe tout ça au scanner pour voir à quoi ça ressemble!
l
Comment on joue?
l
Le principe de RoboRally est on ne peut plus simple. Dans une usine, des robots qui s’ennuient ferme décident de faire la course. Charge donc au joueur de prendre sous son aile l’un des concurrents et de s’arranger pour lui faire passer, dans l’ordre, les différents checkpoint répartis sur le plateau. Mais attention, une usine reste un endroit où il faut faire attention à chaque pas. Lasers, poussoirs, tapis roulant, abîmes infinis, un chose aussi simple que d’aller d’un point A à un point B relève parfois du parcours du combattant. Sachant qu’à tout cela il faut rajouter les autres robots qui peuvent vous pousser ou se retrouver dans le chemin, ce moyen de tromper l’ennui relève vite de la gageure.
Dans les faits, de 2 à 8 joueurs peuvent se disputer la victoire sur un parcours créé de toutes pièces ou tiré parmi les 34 du manuel de règles. Les joueurs piochent ensuite neuf nombre de cartes et programment cinq actions de déplacement face cachée. Là, selon le tirage, on avance, on tourne, on recule ou on fait demi-tour. Si tous les joueurs, sauf un, ont terminé leur programmation, on retourne un sablier et il reste trente seconde au traînard pour terminer. Sinon, les cartes sont posées au hasard.
Cette étape franchie, chaque joueur va résoudre ses actions une par une, dans l’ordre et en même temps que les autres. Un facteur de vitesse indiqué sur chaque carte permet de savoir si un robot qui avance va se retrouver ou non sur le chemin d’un autre et être poussé le cas échéant. On résout également les actions du plateau et on recommence jusqu’à ce que l’ensemble des cartes aient été jouées. Puis on entame un nouveau tour de jeu.
Là ce sont les principes de bases, qui sont plutôt simples à utiliser et c’est bien ça leur force. RoboRally est un jeu qui s’apprend vite et s’explique en quelques minutes ou tours de jeu. Bien sûr je n’ai ni abordé les dégâts, ni la possibilité de se mettre hors tension pour se réparer, la mort, les équipements spéciaux, etc. Mais tout s’explique très bien.
VERDICT
Si cette mécanique de programmation est on ne peut plus simple, en revanche c’est peut-être là aussi que le bât blesse. Lorsqu’on le connaît, RoboRally peut, en milieu de partie, vite devenir longuet. Spécialement lorsqu’il y a peu ou beaucoup de joueurs. Lorsqu’il n’y a que deux joueurs, les robots n’entrent que trop rarement en interaction. On se contente alors d’aligner les ordres et c’est tout. A l’inverse, à 8, c’est un peu la foire d’empoigne. Les phases de programmation sont longues et il est souvent difficile de faire ce qu’on veut tant chacun se marche (roule, écrase… Ajouter ici n’importe quel verbe indiquant un mouvement) dessus. Un joli chaos sur le plateau. Si on devait me demander un nombre idéal de joueurs, je dirais 4 à 6.
Malgré ce défaut de rythme, RoboRally reste un titre intéressant. Simple sans être trop simpliste, je le ressors de temps en temps en sachant que la partie pourra être mise en place rapidement et que des joueurs novices pourront s’amuser en en rien de temps.
Difficilement trouvable dans sa version de 2006 (la première française, que j’ai néanmoins retrouvé chez Philibert voici quelques semaines), on retrouve encore facilement sa version de 2016 ici ou là (renommée Robo Rally). Cette édition présente des figurines des robots un peu plus sexy que sur celle d’origine, le matériel fait plus « fini » et les règles ont été quelque peu modifiées en ce qui concerne la pioche de cartes, les cartes elles-mêmes, les équipements et les dommages.
Dans sa première version anglaise de 1994, RoboRally recense 5 extensions qui ne sont pas parues en France. Je n’ai pas la moindre idée de leur disponibilité dans la langue de Shakespeare, mais chacune apporte de nouveaux obstacles, plateaux et courses.
Pour d’autres, il s’agit d’un des auteurs les + respectés des l’ère des jeux modernes.
Si si!
Certains lui vouent un véritable culte!
Cet homme là est quand même responsable d’Agricola, de Caverna ou encore A la gloire d’Odin!Un homme qui aime les mécaniques de placement d’ouvriers, de planification et de design à l’allemande…
Pour une partie des joueurs, son nom est associé à une atmosphère quasi polaire autour de la table. Des interactions limitées et un long silence monacal tout au log des 2 ou 3 heures que durent la partie.
Pour d’autres, c’est une merveille de mécaniques de jeu, un dieu de la courbe d’apprentissage, un king qui n’a pas besoin de s’embarrasser de fioritures telles que les couleurs ou les meeples ou encore pire! Les figurines! Ohhhhhhhhhhhhhhh qu’ais-je dit??? Un gros mot? Presque.
l
Bref on redescend un peu là… L’homme ne laisse pas indifférent, ses jeux encore moins.
l
Le petit dernier ne va pas atténuer cet état de fait…
Mon verdict pour les + pressés: pas très inspiré…
l
Bon je ne vais tout de même pas vous laisser comme ça, je vais développer et vous expliquer un peu de quoi il en retourne (même si ça va aller vite).
l
Reykholt est illustré par Lukas Siegmon, édité par Frosted Games et Renegade Game Studio. Prévu pour 1 à 4 joueurs, à partir de 8 ans, pour une durée de 45 minutes environ.
Dans ce jeu de placement sur le thème du plantage de légumes en Islande, vous incarnez un cultivateur du village de Reykholt qui participe à un concours du + gros navet.
Presque.
Vous allez devoir participer à la course à la récolte des légumes pour nourrir les tables de touristes venus pour l’occasion.
Idée saugrenue me direz-vous?
Peut-être…
l
A quoi ça ressemble:
l
J’ai complètement oublié de vous prendre quelques photos pour illustrer l’article j’ai honte… J’en profite donc pour vous présenter le travail de BoardgameShot. Allez visiter son instagram c’est bluffant! Merci pour « l’emprunt » des photos 😉
Un tour est divisé en 4 temps, le temps du travail, le temps des récoltes, le temps du tourisme et le temps du repos.
Un vrai programme de remise en forme pour ceux qui s’y tiennent!
Les joueurs ont à disposition des « ouvriers » qu’ils vont poser sur les actions disponibles sur le plateau central. Chacun leur tour, ils vont poser un pion et résoudre l’action choisie, par exemple, planter des légumes, récolter des légumes, acquérir une nouvelle serre, acquérir une carte service (sorte de carte bonus).
Quand un pion est posé sur une case action, cette action n’est plus disponible pour les autres joueurs durant ce tour. Voilà pour la mécanique du placement d’ouvriers chère à Uwe.
Une fois que tous les joueurs ont posé leurs 3 ouvriers on passe à la phase récolte durant laquelle on va récolter 1 légume dans chacune des serres que l’on possède.
Lors du temps du tourisme, on va défaussez les légumes de notre stock pour progresser le long des tables des touristes impatients de goûter nos légumes! En gros, pour passer à la table suivante il vous faudra 1 tomate. Puis 1 choux-fleur pour la table d’après. Ensuite ce sera 1 carotte. Etc… Puis 2 tomates. 2 salades. Puis 3, puis 4 puis … Vous avez compris.
+ vous avancez dans la partie, et sur la piste de tourisme/points se situant sur l’extérieur du plateau, + il vous en coûtera de légumes pour nourrir la table.
l
A vous donc d’optimiser vos récoltes, de planter et de récolter les légumes au bon moment. Voilà pour la mécanique d’optimisation chère à ce bon Uwe.
l
Le jeu est rapide. 7 manches.
Nombre impair qui peut déséquilibrer et désavantager un joueur soi-dit en passant… Drôle de choix pour un maître de l’équilibre.
l
C’est donc une course aux légumes dans ce format familial +.
Le vainqueur est celui qui a le + progressé sur les tables, a.k.a. le + gros cultivateur de légumes in da west of island! yeah!
Voilà voilà…
l
l
VERDICT
l
l
Vous vous rappelez les scènes d’intro des westerns dans lesquels on voit une boule d’herbes sèches traverser une ville déserte?
Voilà vous y êtes.
Mon avis, et qui n’engage que moi, Uwe Rosenberg a tenté de proposer un jeu + abordable que ses productions habituelles. Souvent cataloguées de froides, calculatoires, pointues et pas simples à aborder, le talentueux auteur a peut-être essayé de proposer un jeu + simple et + abordable.
C’est chose faîte avec Reykholt qui s’explique très facilement, se prend en main tout aussi simplement, et se joue aisément.
Malheureusement, il devra trouver son public, qui ne sera pas constitué de fans de l’auteur. Un public + familial et – exigeant. Pourquoi pas? Certains possèdent Agricola et désespèrent de le sortir lors des soirées jeux car les autres joueurs le trouvent trop « lourd » pour cette soirée en fin de semaine où on aimerait quand même se sortir la tête de tous nos problèmes et s’évader un peu…
Voilà peut-être le créneau. un format abordable, rapide mais clairement pas très excitant selon moi.
Pour vous donner toutes les infos, le matériel est lui à la hauteur du jeu avec de jolies cagettes pour entreposer vos meeples/légumes! Une bonne idée dans la réalisation!
Les guides de Noël fleurissent en cette période aussi vite que les boutons sur le visage d’un ado.
Alors pourquoi pas faire le nôtre?
Bah parce qu’il y en a peut-être déjà suffisamment non???
Pas faux…
Mais pourquoi pas essayer d’en proposer un différent?
En voilà une bonne idée!
Différent comment?
l
Nous allons vous proposer une sélection de jeux que nous avons aimé cette année. La plupart, nous les avons chroniqué, ou au moins testé. Mais surtout on va vous les proposer de façon totalement arbitraire, détournée et avec beaucoup de mauvaise foi!
l
Car trouver un cadeau pour quelqu’un que l’on aime c’est bien!
Mais trouver un cadeau pour le mec de sa sœur que l’on ne peut d’ordinaire pas blairer c’est plus compliqué. Mais si en + il va encore gâcher le repas de Noël, comme chaque année, à monopoliser la conversation pour raconter n’importe quoi et mettre votre sœur mal-à-l’aise devant tout le monde, un petit cadeau pour lui rendre la monnaie de sa pièce ça ne fera pas de mal 😉
l
Ou encore ce pote adoré qui se vante de toujours gagner aux jeux que vous ramenez aux soirées, qui se croit + fort que tout le monde, même + fort que les auteurs de jeux qui selon lui, ont juste de la chance d’avoir les bons contacts pour réussir à faire publier leurs jeux…
l
Bref vous avez compris l’idée, on va vous proposer un guide de Noël, mais dans une version orientée!
Attention! Les jeux que l’on propose sont de très bons jeux! Voire très très bons! N’y voyez aucune offense, on va juste essayer de faire un guide un peu + sympa à lire, avec le second degré qui nous caractérise!
l
Cliquez sur le titre de chaque jeu pour accéder à notre chronique du jeu, et sur l’image de chaque jeu pour accéder au lien chez
Ce superbe jeu narratif d’aventure s’inspirant de Robinson Crusoé et de ses infortunes peut s’avérer être ultra frustrant!
La difficulté du jeu est au rendez-vous et vous allez passer de nombreuses fois par la case échec avant de réussir l’ensemble des scénario proposés!
Le côté punitif du jeu va en rebuter certains, et quand on passe en mode solo il n’y a plus d’excuses! Ce ne sont pas vos coéquipiers qui ont tout fait rater 😉
Ce jeu va vous pousser dans vos retranchements et mettre votre patience à l’épreuve! Aurez-vous la force d’y revenir encore et encore?
Ce jeu peut vite devenir un cadeau empoisonné pour une personne à l’ego surdimensionné, ou à la propension à s’arracher les cheveux + élevée que la normale! On vous aura prévenu! 😉
Idéal pour égayer vos soirées familiales, Welcome peut se jouer jusqu’à 99 joueurs en simultané… Aucune excuse donc, même les familles nombreuses de chez nombreuses pourront s’y adonner sans laisser de côté un oncle ou une tante.
En + le jeu est très abordable et facile à prendre en main!
Bien sûr vous ne direz à personne que vous y avez déjà joué à plusieurs reprises et que la pose des piscines et la gestion des espaces verts n’a plus de secrets pour vous!
Vous penserez à nous quand l’ensemble de la famille vous applaudira à la fin de la partie, pour certains impressionnés, d’autres jaloux de voir un tel score! 😉
l
3. le jeu pour le cousin qui roule en gros 4×4 diesel, et qui en + ne trie pas ses ordures ménagères: Photosynthesis
Blue Orange a le souci de son environnement chevillé au corps et cela se ressent au travers de leurs actions solidaires et de leur ligne éditoriale. Photosynthesis, en + de proposer une expérience de jeu intéressante et stratégiques, vous propose de faire pousser vos arbres en prêtant attention à l’ensoleillement, votre stock de graines et de ne pas gêner la pousse des petits arbres avec les grands. Avec son thème omniprésent, Photosynthesis saura vous apporter une parenthèse poétique dans vos soirées de Noël!
Sûr qu’il va rendre son permis de chasse après une partie de Bunny Kingdom! Ils sont tellement « meugnons » les ptits lapins à essayer de construire et développer leur royaume!!! Impossible de leur faire du mal après ça!
Le talent de Richard Garfield (papa de Magic le jeu de cartes) et Paul Mafayon aux illustrations: cocktail gagnant!
l
5. le jeu pour casser la bonne ambiance de Noël et voir de la vaisselle qui vole: Huns!
L’ami Fneup ne m’en voudra pas, son jeu est excellent et on eu de cesse de le dire! Mais il a cette propension à pouvoir énerver vos adversaires si vous vous acharnez sur eux. Pour rappel, et pour ceux qui ne connaissent pas cet excellent jeu de 2018, on va récupérer des cartes de différentes couleurs qui auront des effets spécifiques.
Les cartes noires vont venir pourrir vos adversaires! Elles sont appelées les cartes fléaux!!!!!!!! En gros vous balancerez de bons handicaps à vos adversaires qui auront tout intérêt à s’en débarrasser dès que possible tellement ça peut être handicapant pour la suite de la partie. Rajoutons à cela qu’on peut accumuler les cartes fléaux, ça peut vite tourner à la foire d’empoigne si vous vous acharnez sur un joueur 😉
l
6. le jeu à offrir à un couple qui passe son temps à s’engueuler: The Game!
Là c’est combo gagnant! Dans ce jeu où la coopération est de mise, de même que la logique et la prise de risque, tout peut vite tourner au drame.
« Pourquoi tu mets ta carte sur ce tas? Je t’ai dit que je pouvais coller! »
« Tu peux vraiment pas mettre + proche??? Non parce que passer de 10 à 51 quand même tu pourrais faire un effort! »
Ceux qui connaissent le jeu comprendront!
l
l
JOYEUSES FÊTES TOUT DE MÊME!!!! 😉
l
l
Vous l’avez compris cette sélection vise surtout à tourner en dérision la liste de cadeaux de Noël et voir peut être le jeu sous un autre angle! 😉
Mais quoi qu’il en soit il s’agit de jeux que nous avons déjà chroniqué sur le blog, et que nous avons apprécié! Nous espérons que vous les apprécierez à votre tour!
Cela représente un peu notre sélection des meilleurs jeux 2018. Nous aurions pu y rajouter Fertility, Small Islands, Santorini, Krom, Par Odin, Clank ou encore Tales of Glory… et on en oublie certainement! Bref encore une année riche en pépites ludiques!
En espérant que cela vous donne des idées pour les cadeaux de Noël 😉
Voici poindre un eurogame alléchant dénommé Ragusa!
Fabio Lopiano en est l’auteur, Bartek Roczniak l’illustrateur, Braincrack Games et Capstone Games les éditeurs. Prévu pour 1 à 5 joueurs, pour une durée d’environ 80 minutes et à partir de 12 ans, Ragusa vous invite dans cette cité portuaire qui connaît son apogée au 15ème siècle. Bénéficiant d’une position stratégique en méditerranée, située entre les civilisations orientales et occidentales, vous allez devoir continuer à bâtir cette cité marchande et la faire prospérer.
l
Voici à quoi ça ressemble:
l
l
Comment on y joue?
l
Il y a 7 ressources (poisson, bois, pierre, minerai, raisin et olives) que vous devrez récolter afin de produire 3 marchandises (vin, huile d’olive et argent) afin de les vendre.
Dans ce jeu de placement d’ouvriers (ici des maisons), chaque joueur va devoir placer l’une de ses maisons sur la carte de la ville. La carte est divisée en régions rurales (qui produisent les ressources) et en régions urbaines permettant de produire les marchandises et d’y commercer.
Le placement des maisons se fait sur un emplacement libre sur la carte, emplacement qui se situe sur la frontière de chaque région, et permet donc à la maison du joueur d’être adjacente à plusieurs régions en même temps. Et donc de récolter les ressources des régions que la maison côtoie, ou d’activer les actions de la région en question.
Le fait d’avoir plusieurs de vos maisons autour d’une même région vous permettra de récolter autant de ressources que de maisons présentes. Il vous faudra aussi payer + cher pour construire une de vos maisons si vous en possédez déjà autour de cette région.
Pour construire une maison, un joueur doit avoir du bois pour les régions rurales, et de la pierre pour construire en ville.
À noter que les ressources ne sont pas dépensées dans ce jeu. On dispose une carte de ressources au dessus de son plateau individuel, à l’emplacement de la ressource concernée, et on le fait pivoter pour indiquer le nombre de ressources que l’ensemble de nos maisons construites sur la carte nous fait gagner. On va donc chercher à augmenter cette production de ressources, sans pour autant devoir les défausser lors de leur utilisation.
Au contraire des marchandises que l’on devra fabriquer, puis vendre. Le compteur des marchandises situé au milieu du plateau individuel varie lui selon notre stock.
La valeur de ces marchandises varie d’ailleurs selon l’offre et la demande, et est donc impactée par les actions des autres joueurs.
l
En ville, certaines régions permettent de fabriquer les marchandises comme l’orfèvre, l’établissement vinicole, le pressoir d’olives. D’autres comme le maçon et l’architecte permettent de construire des fortifications autour de la ville et des tours de défense. Le marché permet d’acquérir des cartes bateaux que l’on choisit sur un plateau consacré formant une rivière de cartes, que l’on réalimente au fur et à mesure. Ces bateaux permettent d’acheter d’autres marchandises comme les épices, le tissu etc… A la fin du jeu, en récupérant des cartes bonus dans la maison du gouverneur, ces marchandises pourront rapporter gros. Le quai permet de vendre vos marchandises fabriquées.
l
La fin de la partie survient lorsque tous les joueurs ont posé toutes leurs maisons. On additionne tous les PV, on calcule les bonus, et le vainqueur est comme souvent, celui qui a le + de PV.
l
Il existe une variante solo pour ce jeu qui nous met aux prises avec le patricien de la ville qui utilise 2 plateaux individuels et 2 couleurs de maisons. Un système de cartes-automates régissent les actions de ce joueur/bot.
La variante 2 joueurs introduit 2 maisons supplémentaires pour chaque joueurs, maisons qui sont + puissantes que les maisons normales et donnent + d’avantages.
l
l
VERDICT
l
l
Clairement intéressant si on aime les eurogame et les jeux de placements d’ouvriers, Ragusa propose une thématique soignée avec un matériel bien pensé. On participe à l’émancipation de cette cité orientée vers le commerce, tout en cherchant à maximiser ses positions sur la carte pour récolter des ressources, les transformer en marchandises, et les vendre aux marchands.
Somme toute assez classique, il a le mérite de proposer des plateaux individuels bien étudiés et plusieurs pistes de scoring. On y trouve aussi des cartes objectifs, bonus ou encore bateaux. Un jeu complet qui saura sans doute trouver sa cible.
Le système de placement avec les régions adjacentes est intéressant, et à plusieurs, ce jeu promet de belles courses à l’emplacement rêvé autour de telle ou telle région. On pourra se concentrer sur le commerce, les fortifications, la vente de marchandises ou l’acquisition de bateaux.
Les interactions entre joueurs se limiteront à prendre les emplacements stratégiques sur la carte et empêcher vos adversaires de construire là où bon leur semble. Les régions étant limitrophes et donnant accès aux ressources des régions voisines, certains emplacements valent clairement + le détour que d’autres.