Test: Reykholt

par | 3 Déc 2018 | Tests | 0 commentaires

Uwe Rosenberg.

Pour certains … ce nom n’évoque rien.

Pour d’autres, il s’agit d’un des auteurs les + respectés des l’ère des jeux modernes.

Si si!

Certains lui vouent un véritable culte!

Cet homme là est quand même responsable d’Agricola, de Caverna ou encore A la gloire d’Odin!Un homme qui aime les mécaniques de placement d’ouvriers, de planification et de design à l’allemande…

Pour une partie des joueurs, son nom est associé à une atmosphère quasi polaire autour de la table. Des interactions limitées et un long silence monacal tout au log des 2 ou 3 heures que durent la partie.

Pour d’autres, c’est une merveille de mécaniques de jeu, un dieu de la courbe d’apprentissage, un king qui n’a pas besoin de s’embarrasser de fioritures telles que les couleurs ou les meeples ou encore pire! Les figurines! Ohhhhhhhhhhhhhhh qu’ais-je dit??? Un gros mot? Presque.

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Bref on redescend un peu là… L’homme ne laisse pas indifférent, ses jeux encore moins.

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Le petit dernier ne va pas atténuer cet état de fait…

Mon verdict pour les + pressés: pas très inspiré…

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Bon je ne vais tout de même pas vous laisser comme ça, je vais développer et vous expliquer un peu de quoi il en retourne (même si ça va aller vite).

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Reykholt est illustré par Lukas Siegmon, édité par Frosted Games et Renegade Game Studio. Prévu pour 1 à 4 joueurs, à partir de 8 ans, pour une durée de 45 minutes environ.

Dans ce jeu de placement sur le thème du plantage de légumes en Islande, vous incarnez un cultivateur du village de Reykholt qui participe à un concours du + gros navet.

Presque.

Vous allez devoir participer à la course à la récolte des légumes pour nourrir les tables de touristes venus pour l’occasion.

Idée saugrenue me direz-vous?

Peut-être…

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A quoi ça ressemble:

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J’ai complètement oublié de vous prendre quelques photos pour illustrer l’article j’ai honte… J’en profite donc pour vous présenter le travail de BoardgameShot. Allez visiter son instagram c’est bluffant! Merci pour “l’emprunt” des photos 😉

Crédit photos: BoardgameShot https://www.instagram.com/boardgameshot/

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Comment on y joue?

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Un tour est divisé en 4 temps, le temps du travail, le temps des récoltes, le temps du tourisme et le temps du repos.

Un vrai programme de remise en forme pour ceux qui s’y tiennent!

Les joueurs ont à disposition des “ouvriers” qu’ils vont poser sur les actions disponibles sur le plateau central. Chacun leur tour, ils vont poser un pion et résoudre l’action choisie, par exemple, planter des légumes, récolter des légumes, acquérir une nouvelle serre, acquérir une carte service (sorte de carte bonus).

Quand un pion est posé sur une case action, cette action n’est plus disponible pour les autres joueurs durant ce tour. Voilà pour la mécanique du placement d’ouvriers chère à Uwe.

Une fois que tous les joueurs ont posé leurs 3 ouvriers on passe à la phase récolte durant laquelle on va récolter 1 légume dans chacune des serres que l’on possède.

Lors du temps du tourisme, on va défaussez les légumes de notre stock pour progresser le long des tables des touristes impatients de goûter nos légumes! En gros, pour passer à la table suivante il vous faudra 1 tomate. Puis 1 choux-fleur pour la table d’après. Ensuite ce sera 1 carotte. Etc… Puis 2 tomates. 2 salades. Puis 3, puis 4 puis … Vous avez compris.

+ vous avancez dans la partie, et sur la piste de tourisme/points se situant sur l’extérieur du plateau, + il vous en coûtera de légumes pour nourrir la table.

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A vous donc d’optimiser vos récoltes, de planter et de récolter les légumes au bon moment. Voilà pour la mécanique d’optimisation chère à ce bon Uwe.

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Le jeu est rapide. 7 manches.

Nombre impair qui peut déséquilibrer et désavantager un joueur soi-dit en passant… Drôle de choix pour un maître de l’équilibre.

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C’est donc une course aux légumes dans ce format familial +.

Le vainqueur est celui qui a le + progressé sur les tables, a.k.a. le + gros cultivateur de légumes in da west of island! yeah!

Voilà voilà…

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VERDICT

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Vous vous rappelez les scènes d’intro des westerns dans lesquels on voit une boule d’herbes sèches traverser une ville déserte?

Voilà vous y êtes.

Mon avis, et qui n’engage que moi, Uwe Rosenberg a tenté de proposer un jeu + abordable que ses productions habituelles. Souvent cataloguées de froides, calculatoires, pointues et pas simples à aborder, le talentueux auteur a peut-être essayé de proposer un jeu + simple et + abordable.

C’est chose faîte avec Reykholt qui s’explique très facilement, se prend en main tout aussi simplement, et se joue aisément.

Malheureusement, il devra trouver son public, qui ne sera pas constitué de fans de l’auteur. Un public + familial et – exigeant. Pourquoi pas? Certains possèdent Agricola et désespèrent de le sortir lors des soirées jeux car les autres joueurs le trouvent trop “lourd” pour cette soirée en fin de semaine où on aimerait quand même se sortir la tête de tous nos problèmes et s’évader un peu…

Voilà peut-être le créneau. un format abordable, rapide mais clairement pas très excitant selon moi.

Pour vous donner toutes les infos, le matériel est lui à la hauteur du jeu avec de jolies cagettes pour entreposer vos meeples/légumes! Une bonne idée dans la réalisation!

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 42,90€

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  2. Test: Nova Luna - […] oui, c’est bien le prolifique Uwe Rosenberg (Bohnanza, Agricola, Patchwork, Reykholt…) qui nous a pondu ce titre, en duo…
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