Test: 7 Wonders Cities

Test: 7 Wonders Cities

2ème extension du jeu de Antoine Bauza, 7 Wonders, Cities est parue en 2012 apporte un mode de jeu par équipe (dispensable) et la possibilité de jouer jusqu’à 8.

Si vous souhaitez lire le test de 7 Wonders cliquez ici.

Si vous souhaitez lire le test de la 1ère extension, Leaders, cliquez ici.

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Cette extension Cities est composé de 27 nouvelles cartes bâtiments, 3 guildes, 6 leaders et 2 merveilles. Les cartes bâtiments sont de couleur noire et représentent une nouvelle catégorie de bâtiments à part entière.

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  • Les cités pourront désormais contracter des dettes, qui pénaliseront le joueur lors du décompte des PV en fin de partie. Parmi les nouvelles cartes il y a les cartes dettes qui, lorsqu’elles sont mises en jeu par un joueur, provoquent la perte de pièces chez les autres joueurs. Si ceux-ci ne peuvent pas payer, ils récoltent des jetons dettes, qui ne peuvent pas être remboursées + tard dans la partie!

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  • Avec cette extension, les joueurs reçoivent une main de 8 cartes au début de chaque âge (et non plus 7 comme avant).

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  • Autre nouveauté, les jetons diplomatie qui permettent à un joueur de ne pas participer à la prochaine phase de conflits terrestres. Aucun jeton victoire ou défaite ne lui est attribué, il est considéré comme absent, ce qui a aussi pour effet de rendre voisines les 2 cités se situant à sa droite et à sa gauche. Ces deux dernières devront dorénavant s’affronter lors de cette phase de conflits terrestres!

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Exemples de cartes bâtiments:

  • Le pigeonnier permet à la fin de la partie de copier un symbole vert (scientifique) d’une carte présente dans l’une des 2 cités voisines.
  • La confrérie rapporte 4 PV au joueur mais fait aussi perdre 3 pièces aux autres joueurs.
  • Le consulat rapporte 3 PV et 1 jeton diplomatie.

Nouvelles cartes Leaders:

  • Caligula permet de construire gratuitement une carte noire par Âge.
  • Aspasie permet au joueur de prendre un jeton diplomatie, et rapporte aussi 2 PV en fin de partie.
  • Darius fait gagner 1 PV par carte noire en jeu dans la cité du joueur en fin de partie.

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VERDICT

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2ème extension pour 7 Wonders encore + dispensable. En même temps le jeu de base est tellement bien léché, équilibré, bordé et presque parfait qu’il est délicat d’y ajouter quoi que ce soit!

L’ajout des jetons diplomatie peut créer un effet de surprise puisque vos adversaires se préparent en fonction de vos boucliers, et se retrouvent finalement à devoir combattre une autre cité! Effet piège assuré!

Les dettes apportent à nouveau un effet aléatoire pour les joueurs qui verront leurs pièces durement gagnées retourner à la banque, ou les jetons de PV négatifs s’accumuler.

La nouvelle couleur de bâtiments noirs ajoute .. une nouvelle couleur. 

Voilà.

Ces nouveaux bâtiments bouffent un peu à tous les râteliers, en octroyant PV (comme les bleus), boucliers (comme les rouges), ressources (comme les marron et grises). Bref.

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Dispensable donc indispensable si vous êtes fans du jeu comme nous le sommes, si vous ne savez pas quelle extension choisir, préférez Leaders, ou si vous voulez vraiment une extension vraiment mais vraiment « bad ass », foncez sur Armada!

(oui on tease un peu notre prochain test sur cette nouvelle extension 2018) 😉

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 18€

Test: 7 Wonders Leaders

Test: 7 Wonders Leaders

Leaders, la première extension pour 7 Wonders est sortie en 2011, soit 1 an après la sortie du jeu de base.

Si vous ne connaissez pas 7 Wonders, vous retrouverez ici notre test.

Leaders propose donc d’ajouter des personnalités à la tête de vos civilisations. On va retrouver Alexandre, Cléopâtre, Aristote, Néfertiti, Platon, Midas, Salomon, Hannibal, César, pour ne citer qu’eux.

36 nouvelles cartes vont s’ajouter au jeu de base, ainsi qu’une nouvelle phase de leaders, prenant place avant le déroulement d’un âge.

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A quoi ça ressemble?

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Comment on joue?

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Chaque joueur reçoit 4 cartes leaders au début de la partie. On commence alors une draft tournante entre les joueurs. Un joueur sélectionne un leader, passe les 3 cartes restantes à son voisin de droite. Il récupère le paquet de son voisin de gauche et sélectionne à nouveau 1 carte parmi les 3 qu’il lui tend.

Vous suivez?

Et ainsi de suite jusqu’à ce que chaque joueur ait conservé 4 cartes leaders.

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On débute alors l’âge 1 par la phase de recrutement, et le joueur a alors 3 possibilités:

  • Le joueur va choisir 1 de ses 4 cartes leaders et le recruter en payant le coût en pièces indiqué sur la carte du leader. Il pose la carte à côté de sa merveille face visible.
  • Il utilise l’une de ses cartes leaders pour construire une étape de sa merveille. Il doit payer le coût de construction de la merveille, et pose la carte face cachée sous sa merveille.
  • Il défausse 1 carte leader pour empocher 3 pièces.l

Cette phase de recrutement a lieue au début des 3 âges.

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Les leaders apportent des bonus de points de victoire en fin de partie. Par exemple, Alexandre rapporte 1 PV par jeton victoire obtenu durant la partie. Justinien rapporte 3 PV pour chaque série de 3 cartes Âge (bleue, rouge, verte) présente dans la cité du joueur.

Certains leaders ont un effet immédiat comme Mécène qui permet, dès qu’il entre en jeu, de recruter les prochains leaders gratuitement. Hannibal va vous faire gagner 1 bouclier pour les conflits terrestres. Salomon permet au joueur de choisir une carte Âge dans la défausse et de la mettre en jeu gratuitement.

Certains vont rapporter 1 PV par carte de couleur jaune, bleue, verte ou marron, etc…

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L’extension ajoute aussi 4 nouvelles guildes, dont la + intéressante est selon moi La Guilde des Courtisanes qui permet de copier un leader d’une cité voisine et ses pouvoirs associés. Une sorte de 5ème leader.

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VERDICT

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Cette extension apporte le plaisir de jouer avec les grands personnages de l’Antiquité, et les faire participer au développement de sa civilisation. Toujours très bien illustrées, les cartes rendent hommage à ses grands leaders. On pourra souligner le prix un peu élevé de la boîte pour 40 cartes, 1 merveille et des pièces.

L’ajout de cette phase de recrutement influe largement sur la stratégie que l’on adoptera lors de l’Âge qui suit le recrutement d’un leader. A ce petit jeu du combo il faudra bien penser à quels leaders servent votre civilisation avant de privilégier tel ou tel bâtiment lors de la draft tournante. En effet, si la draft vous procure les bonnes cartes, vous pouvez clairement prendre un avantage en termes de PV si vos leaders sont accordés avec les bâtiments de votre civilisation. Accessoirement une carte leader peut aussi vous permettre de construire une étape de merveille, ce qui peut parfois s’avérer un bon calcul.

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Cet aspect calculatoire ravira les amateurs de combo, mais pourra alourdir le jeu pour d’autres. La spécialisation de vos bâtiments pour les accorder à vos leaders pourra complexifier vos choix et ralentir le rythme. Pas inintéressante non plus cette extension est à réserver aux + calculateurs et stratèges des joueurs de 7 Wonders.

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 18€

Test: Reykholt

Test: Reykholt

Uwe Rosenberg.

Pour certains … ce nom n’évoque rien.

Pour d’autres, il s’agit d’un des auteurs les + respectés des l’ère des jeux modernes.

Si si!

Certains lui vouent un véritable culte!

Cet homme là est quand même responsable d’Agricola, de Caverna ou encore A la gloire d’Odin!Un homme qui aime les mécaniques de placement d’ouvriers, de planification et de design à l’allemande…

Pour une partie des joueurs, son nom est associé à une atmosphère quasi polaire autour de la table. Des interactions limitées et un long silence monacal tout au log des 2 ou 3 heures que durent la partie.

Pour d’autres, c’est une merveille de mécaniques de jeu, un dieu de la courbe d’apprentissage, un king qui n’a pas besoin de s’embarrasser de fioritures telles que les couleurs ou les meeples ou encore pire! Les figurines! Ohhhhhhhhhhhhhhh qu’ais-je dit??? Un gros mot? Presque.

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Bref on redescend un peu là… L’homme ne laisse pas indifférent, ses jeux encore moins.

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Le petit dernier ne va pas atténuer cet état de fait…

Mon verdict pour les + pressés: pas très inspiré…

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Bon je ne vais tout de même pas vous laisser comme ça, je vais développer et vous expliquer un peu de quoi il en retourne (même si ça va aller vite).

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Reykholt est illustré par Lukas Siegmon, édité par Frosted Games et Renegade Game Studio. Prévu pour 1 à 4 joueurs, à partir de 8 ans, pour une durée de 45 minutes environ.

Dans ce jeu de placement sur le thème du plantage de légumes en Islande, vous incarnez un cultivateur du village de Reykholt qui participe à un concours du + gros navet.

Presque.

Vous allez devoir participer à la course à la récolte des légumes pour nourrir les tables de touristes venus pour l’occasion.

Idée saugrenue me direz-vous?

Peut-être…

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A quoi ça ressemble:

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J’ai complètement oublié de vous prendre quelques photos pour illustrer l’article j’ai honte… J’en profite donc pour vous présenter le travail de BoardgameShot. Allez visiter son instagram c’est bluffant! Merci pour « l’emprunt » des photos 😉

Crédit photos: BoardgameShot https://www.instagram.com/boardgameshot/

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Comment on y joue?

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Un tour est divisé en 4 temps, le temps du travail, le temps des récoltes, le temps du tourisme et le temps du repos.

Un vrai programme de remise en forme pour ceux qui s’y tiennent!

Les joueurs ont à disposition des « ouvriers » qu’ils vont poser sur les actions disponibles sur le plateau central. Chacun leur tour, ils vont poser un pion et résoudre l’action choisie, par exemple, planter des légumes, récolter des légumes, acquérir une nouvelle serre, acquérir une carte service (sorte de carte bonus).

Quand un pion est posé sur une case action, cette action n’est plus disponible pour les autres joueurs durant ce tour. Voilà pour la mécanique du placement d’ouvriers chère à Uwe.

Une fois que tous les joueurs ont posé leurs 3 ouvriers on passe à la phase récolte durant laquelle on va récolter 1 légume dans chacune des serres que l’on possède.

Lors du temps du tourisme, on va défaussez les légumes de notre stock pour progresser le long des tables des touristes impatients de goûter nos légumes! En gros, pour passer à la table suivante il vous faudra 1 tomate. Puis 1 choux-fleur pour la table d’après. Ensuite ce sera 1 carotte. Etc… Puis 2 tomates. 2 salades. Puis 3, puis 4 puis … Vous avez compris.

+ vous avancez dans la partie, et sur la piste de tourisme/points se situant sur l’extérieur du plateau, + il vous en coûtera de légumes pour nourrir la table.

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A vous donc d’optimiser vos récoltes, de planter et de récolter les légumes au bon moment. Voilà pour la mécanique d’optimisation chère à ce bon Uwe.

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Le jeu est rapide. 7 manches.

Nombre impair qui peut déséquilibrer et désavantager un joueur soi-dit en passant… Drôle de choix pour un maître de l’équilibre.

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C’est donc une course aux légumes dans ce format familial +.

Le vainqueur est celui qui a le + progressé sur les tables, a.k.a. le + gros cultivateur de légumes in da west of island! yeah!

Voilà voilà…

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VERDICT

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Vous vous rappelez les scènes d’intro des westerns dans lesquels on voit une boule d’herbes sèches traverser une ville déserte?

Voilà vous y êtes.

Mon avis, et qui n’engage que moi, Uwe Rosenberg a tenté de proposer un jeu + abordable que ses productions habituelles. Souvent cataloguées de froides, calculatoires, pointues et pas simples à aborder, le talentueux auteur a peut-être essayé de proposer un jeu + simple et + abordable.

C’est chose faîte avec Reykholt qui s’explique très facilement, se prend en main tout aussi simplement, et se joue aisément.

Malheureusement, il devra trouver son public, qui ne sera pas constitué de fans de l’auteur. Un public + familial et – exigeant. Pourquoi pas? Certains possèdent Agricola et désespèrent de le sortir lors des soirées jeux car les autres joueurs le trouvent trop « lourd » pour cette soirée en fin de semaine où on aimerait quand même se sortir la tête de tous nos problèmes et s’évader un peu…

Voilà peut-être le créneau. un format abordable, rapide mais clairement pas très excitant selon moi.

Pour vous donner toutes les infos, le matériel est lui à la hauteur du jeu avec de jolies cagettes pour entreposer vos meeples/légumes! Une bonne idée dans la réalisation!

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 42,90€

Kickstarter: Town Builder: Coevorden

Kickstarter: Town Builder: Coevorden

J’ai moins suivi ce qu’il se passait sur Kickstarter ces derniers jours. Beaucoup d’autres choses à faire, et tout et tout.

Et puis je suis tombé sur ce « petit » projet dont pas grand monde ne parlait!

Town Builder: Coeverden.

J’ai bien flashé sur l’illustration et la police de caractères utilisée (comme d’hab je fonctionne à l’esthétique en 1er lieu) et j’ai décidé d’aller voir un peu plus loin.

C’est First Fish Games qui s’en charge, et c’est leur 2ème projet après Get Off My Land!

Eric Raué en est l’auteur, Fellipe Martins l’illustrateur. Le jeu est prévu pour 1 à 4 joueurs, à partir de 12 ans et pour une durée comprise entre 30 et 60 minutes.

Ce jeu vous propose de construire votre ville (comme son nom l’indique) avec une mécanique de multi-utilisation de cartes. Terme barbare qui veut dire qu’une carte du jeu aura plusieurs fonctions, à savoir représenter un bâtiment que vous pourrez construire, ou alors vous donner des ressources. On y revient en détail juste après.

Voilà à quoi ça ressemble:

Peu de photos désolé, je vous renvoie vers la page kickstarter du projet où des animations gif vous permettent de bien vous rendre compte du jeu.

Comment on joue?

Les règles sont plutôt simples, pas vraiment de difficultés dans l’interprétation ou la compréhension. Les cartes bien illustrées et claires, les pictos utilisés bien représentés.

Le jeu est composé de 60 cartes bâtiments qui ont donc une double utilisation.

lelabodesjeux-kickstarter-townbuilder-5

La partie haute de la carte vous indique de quel bâtiment il s’agit, les points de victoire qu’il rapportera (en haut à gauche), les ressources qu’il faut pour le construire (en haut à droite), sa compétence que l’on pourra déclencher une fois bâtie.

En bas de la carte est indiqué 1 ou des ressources que cette carte pourra produire si vous l’utilisez pour sa fonction gain de ressource.

Les cartes juges sont des cartes objectifs qui vous rapporteront des PV à la fin de la partie si vous êtes le joueur qui la remporte (par exemple être le joueur qui a construit le + de bâtiments verts).

Les cartes récompenses sont aussi des cartes objectifs que l’on pourra acquérir au cours de la partie, dès que l’on en remplit les conditions.

Chaque joueur aura aussi une carte « trésor » qu’il disposera dans sa zone, et qui lui permettra de stocker la ressource or.

A son tour, 1 joueur devra remplir la rivière pour qu’elle comprenne 5 cartes.

Ensuite il pourra effectuer 2 actions (différentes ou identiques):

  • Construire les fondations d’un bâtiment: Le joueur pioche 1 carte bâtiment et la dispose à l’horizontal dans sa zone de jeu. Le bâtiment n’est pas construit, il faudra pour cela payer les ressources nécessaires.
  • Gain de ressources: Le joueur utilise cette fois-ci une carte de la rivière pour les ressources qu’elle produit en bas de la carte. Il la dispose sous une carte bâtiment de sa zone.
  • Stocker de l’or: On place la carte qui produit de l’or sous sa carte trésor.

Lors de son tour on peut construire un bâtiment de sa zone, à condition que les ressources nécessaires soient stockées sous la carte bâtiment. On défausse donc les ressources, et on redresse la carte bâtiment à la verticale. Le bâtiment ainsi construit nous rapportera donc des PV, et on peut utiliser sa compétence lors de ce tour.

En fonction du nombre de joueurs, la partie s’arrête lorsqu’on a reconstitué la pioche 1, 2 ou 3 fois. On calcule les scores en fonction des bâtiments construits, des récompenses gagnées et des PV obtenus grâce aux juges.

VERDICT

Plutôt simple à appréhender et à jouer, Town Builder Coevorden attire par sa mécanique d’utilisation des cartes pour différentes actions. Une carte bâtiment vous fera de l’œil avec sa compétence, son nombre de PV ou sa couleur qui vous permettra de gagner la récompense que vous visez, mais dans le même temps les ressources qu’il produit si vous utilisez la carte pour sa fonction de ressources vous aideraient bien pour construire le bâtiment qui se trouve déjà dans votre zone. Vous serez sans cesse confronter à ces choix durant la partie, et vous devrez aussi veiller à ne pas laisser les cartes trop intéressantes pour vos adversaires.

 

Simple mais pas simpliste Town Builder vous permet de mettre en place des synergies entre les cartes avec les compétences qu’elles débloquent. Certaines vous permettent en effet de scorer des PV pour tous les bâtiments du même type. Toutes les cartes sont différentes, et même si on compte 5 types de bâtiments, les compétences diffèrent.

Les illustrations, même s’il s’agit d’un style classique, sont très soignées, et chaque carte est illustrée de façon différente. C’est assez rare pour le noter!

Pour finir, les règles seront traduites en français. Les cartes je ne pense pas, mais le texte utilisé est plutôt simple, et les pictos très clairs.

 

Bref un petit jeu bien sympathique qui m’a convaincu!

 

la page kickstarter du projet.

Pledge basique: 13€ (fdp out)

Pledge deluxe (avec playmat et deluxe SG): 27€ (fdp out)

Livraison prévue pour juin 2019.

Kickstarter: Street Fighter The Miniatures Game

Kickstarter: Street Fighter The Miniatures Game

Street Fighter… 

Forcément dès qu’on entend ou qu’on lit ces mots de nombreux souvenirs nous reviennent en mémoire.

Le nombre de manettes usées jusqu’à la corde à force de jouer.

Les innombrables parties jusqu’à plus d’heure…

Les hurlements de joie quand on remporte une partie disputée.

Les imitations des cris et répliques des personnages (si si on l’a tous fait).

 

Donc Jasco Games dégaine un jeux de plateau sur cette licence.

Ok

Pourquoi pas.

Mais ça donne quoi un jeu où 2 combattants s’affrontent à coups de maltraitance de manettes et de combos pixélisés, transformé en jeu de plateau??

Oh wait sur la 1ère image du projet sur Kickstarter je vois 6 figurines sur le plateau…

 

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– la 1ère image du projet sur la page Kickstarter –

 

J’ai aussi l’impression que 4 joueurs peuvent prendre place autour du plateau…

Encore une mission pour lelabodesjeux va falloir vraiment disséquer tout ça j’y comprends rien pour le moment!

 

Alors déjà à quoi ça ressemble?

 

– exemple de figurines –

 

Franchement ça envoie! Les figurines sont vraiment classes et très bien réalisées! Elles arriveront pré-peintes, il faut donc espérer que le résultat final ressemblera à celles qu’ils ont mises en avant pour la campagne de financement (et qui ont dû bénéficier d’un soin tout particulier).

Le jeu est prévu pour 2 à 6 joueurs, à partir de 14 ans, et pour une durée d’environ 30 minutes (15 minutes par joueur si + de 2 joueurs).

Angry Joe s’est chargé du design et du développement du jeu, Jasco Games en est l’éditeur. Le jeu est bien entendu sous licence officielle Capcom.

 

 

Il y a des éléments de décor en 3D inclus dans la boîte, comme des arbres, des caisses de munitions, etc…

Bon OK c’est plutôt bien foutu et ça attire l’œil. Mais est-ce que ces figurines ne sont destinées qu’à orner votre étagère, où y a t-il un véritable fond de jeu dans la boîte?

 

C’est ce qu’on va voir, allez on dissèque tout ça!

 

Street Fighter The Miniatures Game est basé sur le Universal Tactic System, un dérivé du Universal Fighting System UFS de Jasco Games. Cet éditeur américain développe depuis quelques années déjà un système de combat à base de cartes, et l’applique à différentes licences. Megaman, Buffy, Mortal Combat, Red Horizon, The King of Fighters ou encore Cowboy Bebop (dont nous venons d’acquérir la boîte de base afin de tester tout ça 😉 ).

Pour faire court, il faut construire son deck autour d’un personnage, en y ajoutant des cartes qui vous permettront de mettre en place vos stratégies et combos afin de vaincre votre adversaire.

 

lelabodesjeux-kickstarter-streetfighter-plateauindi.jpg

– plateau individuel et carte de personnage –

 

Dans Street Fighter, chaque joueur dispose aussi d’un deck de cartes qui va avec son personnage. Une carte détaille votre combattant avec sa vitalité, ses points de mouvement et sa capacité ultra. Vous avez aussi un plateau individuel qui reprend les infos que l’on avait à l’écran dans le jeu vidéo, à savoir la barre de vie, et la jauge de puissance.

Comme dans le jeu vous déclenchez votre attaque ultra lorsque votre jauge de puissance est remplie.

Il y a 2 types de cartes:

  • les attaques. Elles sont divisées en 3 types, les attaques corps à corps, mi-distance et « longue » distance.
  • les événements: Certaines sont jouées en phase de défense pour booster votre défense lors d’une attaque adverse. D’autres sont des appâts pour faire croire à votre adversaire que vous l’attaquez afin qu’il vous bloque et récupérer 2 points dans votre jauge de puissance dans l’opération. Il y a aussi les attaques ciblées et les super attaques.

 

Le jeu se joue avec des dés que vous lancez lorsque vous attaquez, ou lorsque vous bloquez une attaque.

Les éléments comme les arbres, caisses ou autres peuvent être détruits. Par exemple une attaque va repousser un personnage dans un arbre qui sera détruit lors de l’impact, mais causera 1 blessure supplémentaire au personnage.

 

Les joueurs commencent avec 5 cartes en main, et la phase de jeu se déroule ainsi:

  • piochez 2 cartes (sauf au premier tour)
  • phase de mouvement (en fonction du mouvement indiqué sur la fiche de votre perso).
  • Fight! Vous pouvez réaliser 2 actions qui sont une nouvelle phase de mouvement, une nouvelle phase de pioche de 2 cartes, jouer une carte de votre main, ou effectuer votre attaque ultra. Vous pouvez effectuer 2 fois la même action.

Bien entendu, les différents persos n’ont pas les mêmes attributs, ni les mêmes cartes dans leur deck. Certains se déplaceront vite, d’autres seront forts au corps à corps etc… Bref comme dans le jeu vidéo.

Le joueur attaqué à la possibilité de contrer l’attaque, s’il pense avoir deviné ce qui va être joué, en jouant une carte contre-attaque du même type que l’attaque posée.

Si l’attaque passe, une bonne main peut vous faire enchaîner les combos.

Il y a plusieurs modes de jeu, avec du 1vs1 classique, mais aussi du multijoueur avec plusieurs personnages et plusieurs joueurs sur le terrain de jeu. On joue soit en équipe, soit chacun pour soi (ça doit être un beau bordel).

 

 

VERDICT

 

 

Autant le dire tout de suite je vais passer mon tour sur ce projet et je ne vais pas pledger. Pourquoi? J’ai beaucoup joué à Street Fighter mais certainement moins que beaucoup d’entre vous et je n’ai pas le côté nostalgique qui me revient en pleine face et me susurre langoureusement « pledge…pledge!!! tu vas kiffer rejouer avec Blanka ou Ryu… Hadouken!!!! »

Ensuite ce système de combat ne m’attire pas plus que ça. L’UFS est un système rodé qui marche très bien aux Etats-Unis où des tournois ont lieu régulièrement. Perso j’ai du mal à imaginer un combat entre Spike de Cowboy Bebop et Megaman (pour reprendre l’accroche du jeu sur le site web de Jasco Games). Mais je reconnais que le système de deckbuilding et de combat est plutôt bien étudié et tourne très bien. D’ailleurs qui sait ce que nous réserve Jasco après le succès de ce lancement sur Street Fighter? Va t’on voir apparaître d’autres jeux avec d’autres licences? Je mettrai bien une petite pièce là-dessus…

Malgré tout les figurines sont vraiment top, ils ont réussi à donner vie aux héros du jeu vidéo et rien que pour ça chapeau! On gère son deck, on calcule ses mouvements, on lance ses attaques et ses dés… C’est certainement bien moins dynamique que le jeu vidéo mais je pense que l’esprit de la série Street Fighter est très bien respecté. Capcom a dû mettre quelques barrières avant de signer le contrat et c’est tant mieux.

Bref un jeu pour les fans qui ne devraient pas être déçus et en auront pour leur argent! Car oui il en coûtera quand même 65€ pour le pledge basique, 113€ pour avoir 2 boss et les SG en +, et 226€ pour le All-in!!!!!. Je vois revenir l’éternel débat sur ce qui est cher ou pas dans les projets kilo-plastique!!! 😉