Test : P comme Pizza

Test : P comme Pizza

Je ne sais pas vous mais moi, quand on me parle de jeu d’ambiance, j’espère des parties courtes, du rythme et ne pas avoir besoin de me replonger dans les règles quand je veux le ressortir après une longue période d’abstinence. Heureusement, P comme Pizza répond à ces trois attentes.

P comme Pizza est un jeu préparé par le pizzaiolo Doruk Kicikoglu (je n’invente rien), le propriétaire de la pizzeria se nomme Big Potatoe Game et le groupe de livreurs est dirigé par Blackrock Games.

C’est un jeu pour 2 à 4 amateurs de gastronomie italienne, à partir de 8 ans. Durée estimée de la dégustation : 20 minutes.

Le principe de P comme Pizza est tout bête. Il va falloir trouver plus rapidement que nos adversaires des mots faisant référence à un thème et commençant par la lettre indiquée. Il y a toujours trois thèmes proposés, un facile, un moyen et un difficile. Le problème, c’est que plus on trouve de mots, plus notre choix de thème se réduit. Après cinq mots, le thème facile nous est interdit et pour le dernier mot à trouver, il ne nous reste plus que le thème difficile.

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P comme Pas mal du tout

Cette petite règle qui augmente la difficulté au fur et à mesure de notre montée dans le score, c’est l’huile pimentée qui vient relever le goût de la pizza. Grâce à elle, les retardataires auront toujours la possibilité de revenir dans la partie et les premiers de cordée auront toujours la pression.

En plus, elle est plutôt bien mise en scène par le matériel. L’idée des cartes en forme de part de pizza que l’on pose devant nous pour former un triangle rend la progression très visuelle ce qui permet, d’un simple coup d’œil, de savoir où on en est (et où en sont les autres).

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P comme Petits soucis

P comme Pizza reste un jeu de vocabulaire, avec tous les problèmes que cela pose. Je ne le proposerais pas à mon cousin dyslexique ou à mon amie espagnole. Pas non plus aux copains qui ont un penchant pour la triche. Comme on donne nos réponses simultanément et qu’on ne va pas interrompre la partie sans arrêt, le jeu peut vite se transformer en paradis de la mauvaise foi. “Bien sûr qu’une casserole c’est un instrument de musique !”.

Dernier regret, le nombre réduit de participants. La boite indique 2 à 4 joueurs. Si c’est évidemment à 4 que le jeu prend tout son intérêt, cela fait peu pour un jeu d’ambiance. Rien n’empêche d’y jouer à plus mais, sans l’avoir essayé, je pense qu’à partir de 5 on risque de se marcher dessus.

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Vous en reprendrez bien une part ?

P comme Pizza est un petit jeu très plaisant dont le twist, plutôt malin, maintiendra la tension pendant toute la partie. S’il ne révolutionne pas le genre, il remplit plus qu’honorablement son rôle d’apéritif dont on va venir picorer les parties quand on manque de temps ou avant un jeu à la durée plus conséquente.

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Prix constaté : 15€

Test : First Empires

Test : First Empires

Parfois, on tombe sur un jeu qui arrive sans un bruit dans les étals. Franchement, ça fait aussi du bien de ne pas entendre parler d’un jeu plusieurs semaines avant de pouvoir y jouer, de se faire plein d’attentes qui parfois ne seront pas telles qu’on les espérait. First Empires est arrivé, et c’était la 1ère fois que j’entendais parler de ce jeu. En commençant par admirer l’illustration, je me dis que ce coup de crayon me dit quelque chose. Le nom de l’auteur ne me dit rien, par contre le logo Sand Castle Games me rappelle le sympathique Res Arcana. En retournant la boite je vois enfin le nom de l’illustrateur, et… Ah bah non en fait, il n’est pas présent non plus … Alors on ouvre pour le retrouver en toute dernière page du livret de règles.

Jérémie Fleury, puisqu’il s’agit de lui, est un illustrateur français que j’adore. Il ne fait pas que du jds et je vous invite à consulter sa page Facebook, et son site web. Vous pourrez aussi le découvrir avec cette petite vidéo à laquelle il avait gentiment participé, et qui permet en + de découvrir son atelier de travail, ce qui est très intéressant je trouve !

Cher Jérémie, tu as encore réalisé un très beau travail pour ce jeu, et le manque de considération des éditeurs de ne pas te faire figurer sur la boite est sidérant. Je prédis que beaucoup de gens prendront le temps de retourner la boite pour lire le dos, et ça sera aussi grâce à ton travail visible sur la tranche ou la couverture dans les boutiques. Rien que pour cela tu mérites, comme tous les illustrateurs, de figurer sur la boite.

Après ce petit coup de gu**** on va s’intéresser à ce jeu qui mérite que je vous en parle, et pas seulement pour ses illustrations !

Il est l’œuvre de Eric B. Vogel (Kitara, Cambria, Hibernia, beaucoup de jeux qui finissent par a en fait, mais pas vraiment localisés dans nos contrées), illustré par Jérémie Fleury, édité par Sand Castle Games et distribué par Asmodée.

Il se joue de 2 à 5 joueurs, à partir de 10 ans et pour une durée de 45 minutes environ.

Et si toute l’histoire du monde s’était déroulée différemment ? Et si les grands empires de notre Histoire n’avaient jamais vu le jour ?

Après tout, les empires sont gagnés et perdus sur un lancer de dés !

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A quoi ça ressemble ?

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C’est Risk-é

Bah oui, avec First Empires, il va être difficile de ne pas voir la filiation avec Risk. Un jeu qui depuis + de 50 ans initie des millions de ludistes. Un jeu qu’on aime détester mais à qui de nombreux ludistes, dont moi, doivent de leur avoir fait découvrir ce merveilleux monde ludique. Le succès de ce jeu et sa longévité impressionne, et on ne compte plus les dizaines de variations.

Oui le système de jeu a vieilli, oui il y a beaucoup mieux, oui il est long, très hasardeux.

First Empires part du même principe, une carte du monde à conquérir. Avec vos explorateurs vous irez voyager et conquérir des régions du globe. Vous devez avoir au moins 1 explorateur de + que le nombre de ceux d’un adversaire présents sur la région que vous convoitez. Si c’est le cas, vous prenez la région, et le vaincu se replie dans une zone qu’il occupe sur la carte. Rien de bien compliqué.

L’apport de ce jeu si on continue à le comparer à Risk, c’est que chaque joueur aura un plateau individuel avec 6 pistes à faire progresser tout au long de la partie. Ainsi le joueur pourra récupérer de nouveaux explorateurs, lancer + de dés à chaque tour, les relancer plus souvent, piocher des cartes, ou encore se déplacer encore plus. Il faudra combiner la couleur des dés que vous lancez au début de votre tour, et posséder une région de la même couleur, afin d’avancer sur telle piste. C’est plutôt malin, bien amené et permet aux joueurs de développer leur civilisation de manière différente. Untel privilégiera le nombre de dés à lancer en début de tour, un autre souhaitera débloquer tous ses explorateurs au plus vite. Le plus malin arrivera certainement à optimiser plusieurs pistes.

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Dynamique à souhait

Pour progresser sur les pistes, les joueurs devront récupérer des zones de la couleur souhaitée. Même s’il y en a plusieurs sur la carte, vous ne pourrez que rarement éviter le conflit, sous peine de ne pas réussir à faire progresser vos pistes, et ne pas débloquer les bonus associés. Il en résulte sur cette carte que les forces en présence seront très souvent en mouvement, soit du fait du joueur qui va s’étendre, soit du fait des conquêtes qui changeront l’empereur des lieux au gré des tours.

La carte aurait d’ailleurs mérité d’être plus grande, car lorsque les joueurs débloquent leurs explorateurs, il peut arriver parfois de masser un certain nombre de ces pions au même endroit, et la taille des régions est limitée. Cela nuit un peu à la lisibilité du plateau.

A 3 ou 4 joueurs il y a 15 régions sur le plateau. Chaque couleur y est présente 3 fois, je vous laisse faire vos calculs, mais clairement, quand plusieurs joueurs cherchent à occuper une région de la même couleur, il y a bagarre ! Ajoutez à cela qu’en cas de conquête sur une région contenant une ville adverse, le vainqueur la conserve et gagnera des points de victoire à la fin, certaines régions seront vite au centre de l’attention ! Mais la vérité d’un tour ne sera pas la même 2 tours après, et ce dynamisme et ces forces sans arrêt en mouvement sur la carte font partie du jeu, et c’est même très plaisant.

Si vous restez sur vos positions, vous manquerez à un moment ou un autre de la bonne couleur de région afin de faire progresser telle ou telle piste. Soyez en mouvement et à l’affut des changements d’équilibres dans les régions qui vous entourent !

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Un beau travail d’édition

J’ai déjà souligné le fâcheux oubli de créditer l’illustrateur sur la boite, je ne reviens pas dessus. En ce qui concerne le matériel et la boite de rangement, cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu dans les mains un jeu si bien édité. Vous pourrez trouver les couleurs et illustrations un peu trop flashy, mais côté matériel, on se retrouve avec des plateaux double couche pour y positionner les cubes et les faire progresser sans tout faire valdinguer dans un mouvement de bras. Un thermoformage aux petits oignons vous attend, et surtout, chaque joueur bénéficie d’une petite boite cartonnée contenant tout son matériel nécessaire. Les boites se rangent dans leurs emplacements dans le thermo, et c’est ultra chouette !!!

S’il vous plait, les autres éditeurs, inspirez-vous de ce jeu !!

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Un familial dynamique et inspiré

First Empires ne réinvente pas la roue, ne vous méprenez pas. Il s’adresse à un public familial qui aime bien jouer, ça n’est pas un premier jeu pour découvrir le jeu de société. Si vous en avez marre de jouer à Risk avec l’oncle Raymond, n’hésitez pas à lui faire découvrir. Le jeu est simple à expliquer, une fois compris le fait de devoir associer la face d’un dé avec une région de la même couleur sous votre contrôle pour faire progresser une piste et débloquer un bonus, il n’y a plus qu’à ! Il est proposé aux alentours de 36€ selon vos boutiques, ce que je trouve cohérent avec le matériel proposé, et je pense qu’il arrivera à trouver son public. Personnellement, je sais que je le proposerai à la prochaine après-midi jeux avec les enfants ados du quartier !

En ce qui concerne la configuration de jeu, notez la présence au verso d’une carte prévue pour 2 joueurs, sur le recto une carte prévu de 3 à 5, avec le continent américain accessible uniquement à 5 joueurs. Ce qui signifie que l’équilibre des régions est conservée pour n’importe quel nombre de joueurs. C’est plutôt le côté « fun » du jeu qui se perd un peu à 2 (1 seul adversaire à surveiller), et à 5 (un peu trop de monde à surveiller ^^). Donc je privilégie le jeu à 3 ou 4 qui fonctionne parfaitement selon moi.

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Disponible ici :

Prix constaté : 36 €

Test : Logiquest Catan & Zip City

Test : Logiquest Catan & Zip City

Catan

Alors après un premier jeu vraiment décevant avec la vache à lait Les Aventuriers du Rail Logiquest, j’ai pu tâter une autre licence bien utilisée depuis de nombreuses années, Catan.

Ici, le principe est de relier les différents villages avec des pièces imposées, en faisant bien attention aux bandits, et surtout avec la contrainte que vous ne pourrez poser une pièce en contact avec une autre que si le symbole correspond.

Comme tout bon casse-tête, la difficulté est croissante, et les premiers niveaux vont vous familiariser avec les règles de placement, et vous amener au fur et à mesure les différents éléments.

Premier point positif, contrairement aux Aventuriers du Rail dans la même collection, pas de problème de matériel cette fois-ci, même si ça dégorge de plastique. Vous aurez une boite pour tout ranger, et en retournant le couvercle, vous découvrirez le plateau de jeu. Avec des hexagones en reliefs, il sera assez aisé de positionner les éléments et de les déplacer à volonté.

La mise en place vous est indiquée par la carte correspondant au défi à réaliser, vous visualisez aussi les éléments à prendre afin de résoudre le casse-tête, et en avant Guingamp, à vous de vous creuser les méninges. Attention tout de même à bien faire attention en mettant de côté les pièces dont vous disposerez pour le casse-tête, certaines sont assez ressemblantes et il m’est arrivé 2 fois au moins sur les 40 défis de m’arracher les cheveux pour finalement m’apercevoir que j’essayais de résoudre le défi… avec les mauvaises pièces. Dans ces cas-là on se dit : « Bah voilà ça t’apprendra à être attentif. », ça ne m’a pas empêché de refaire la même erreur le lendemain ^^

Logiquest remonte dans mon estime après cet épisode qui relève le niveau, d’un point de vue matériel et intérêt ludique. Maintenant que j’ai joué aux 2 opus mis en avant dans cette gamme à cause ou grâce (je vous laisse choisir le terme) à leur licence, je m’oriente dorénavant vers celui un peu plus obscur, mais pourtant bien plus tentant, j’ai nommé …

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… Zip City

Quelle belle surprise ! Je commençais à ne voir dans cette gamme qu’une nouvelle vache à lait pour Asmodée alors qu’en fait il suffisait d’aller voir ce qu’il se passait derrière les jeux qu’on cherche à nous vendre, Aventuriers du Rail et Catan ! Enfin un peu d’originalité avec Zip City et son système de billes à faire dévaler et emprunter différents embranchements pour atterrir à l’endroit voulu.

Sur le même système, on retrouve 40 défis à réaliser se présentant sous forme de cartes vous indiquant les positions de départ, les pièces à utiliser pour résoudre le défi, et les positions des billes à l’arrivée à obtenir. La solution est au dos de la carte. Encore une fois, et c’est bien amené, la difficulté est croissante, et mon fils de 5 ans et demi a pu faire les 6 premiers défis presque sans aide.

Et je peux vous dire que ça lui a plu ! Mettre en place les pièces sur le plateau, essayer d’anticiper les trajectoires des billes, et soulever ce qui retient les billes en haut pour les voir commencer leur course, et atterrir au bon endroit est très plaisant ! Bien sûr, c’est pas toujours le cas, ça serait trop simple, la difficulté augmentant, les amateurs de casse-tête et puzzle game y seront pour leur compte, j’avoue m’être aidé du petit « tuyau » présent sur chaque carte et que vous pouvez décider d’utiliser ou non. Ce coup de pouce vous permet de placer une ou 2 pièces sur le plateau, de sorte que vous pourrez vous concentrer sur les autres embranchements à mettre en place. De quoi faciliter un peu le puzzle, car certaines cartes sont assez ardues !

J’ai aussi fait tester le jeu à mon père qui a tout de suite accroché, se prenant au jeu, et refaisant les défis à son tour. Un vrai bon casse-tête tout en plastique (le point commun de la gamme Logiquest), avec une difficulté croissante, qui fait remonter les souvenirs des circuits de billes, et qui se pose comme le meilleur des 3 jeux de la gamme que j’ai testés. Le niveau de détail des tuiles imprimées en relief est très intéressant, quoi que sous-utilisé puisqu’avec une seule couleur sur toute la tuile, les détails de la ville que l’on construit passent vite au second plan. Ah oui en fait, il y aurait un thème, à savoir une ville futuriste dans laquelle les voitures se conduisent toutes seules, et vous officierez en tant qu’organisateur du trafic pour conduire tout ce beau monde à son point d’arrivée. On repassera pour l’immersion, mais c’est pas bien grave.

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CATAN

Disponible ici :

Prix constaté : 22.50€

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ZIP CITY

Disponible ici :

Prix constaté : 22.50€

Test : World of Warcraft – Wrath of the Lich King

Test : World of Warcraft – Wrath of the Lich King

Parfois on est étonné des cross-overs pas toujours logiques, et parfois on se dit que ce n’est pas trop mal trouvé. Et d’autres fois, ça n’enthousiasme pas vraiment…

On se retrouve ici avec d’un côté une licence de jeux présente dans le paysage ludique depuis plus d’une dizaine d’années, qui a vu de nombreux opus se succéder, certains avec du legacy, du temps réel, une rethématisation, etc … j’ai nommé Pandémic.

De l’autre, une licence jeu vidéo qui a marqué l’Histoire avec des jeux au début solo (Warcraft) puis massivement multijoueur avec WoW. Il y a un avant et un après WoW dans le jeu vidéo. La licence s’est même portée au cinéma. A noter que World of Warcraft avait déjà fait une incursion dans le jds avec WoW le jeu de plateau.

Le jeu qui nous intéresse aujourd’hui est l’œuvre de Alexandar Ortloff, Justin Kemppainen, Michael Sanfilippo, illustré par Atha Kanaani. Il est édité par Z-Man Games, et distribué par Asmodée.

Il est prévu pour 1 à 5 joueurs, à partir de 14 ans et pour une durée comprise entre 30 minutes et 1 heure.

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A quoi ça ressemble ?

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Si vous connaissez déjà les jeux Pandemic, vous ne serez pas surpris dans cet opus.

Si vous n’y avez pas joué, je vais vous décrire rapidement ce qui vous attend. Pandemic utilise une mécanique de coopération entre les joueurs afin de circonscrire une infection et la propagation du virus. Vous devrez intervenir dans les différents lieux du plateau, chaque joueur utilisant au mieux ses propres compétences, afin de stopper la propagation. Dans cet opus, c’est l’emprise du roi Liche qu’il faudra combattre, et survivre aux hordes d’ennemis qui ne manqueront pas d’apparaitre partout sur la carte, avant d’aller affronter le roi lui-même.

Comme tout jeu coopératif, il est grandement soumis aux joueurs autour de la table, et le fameux joueur alpha peut vous gâcher l’expérience de jeu. Mais si, vous savez, ce joueur qui sait tout mieux que tout le monde et qui veut tout contrôler. Avec lui dans votre équipe, vous êtes sûr de n’être que spectateur de la partie, et vous n’aurez qu’à exécuter ce qu’il vous dit.

Par exemple, et pour respecter son anonymat, nous allons le renommer Romain B. ^^

« Non mais attends, là il faut aller à cet endroit en premier et tuer tous les ennemis, sinon on se fera déborder. En + tu peux utiliser ta compétence d’attaque, et si tu te prends trop de blessures je ne serai pas loin pour t’aider, t’inquiète. Si tu ne fais pas ça, c’est sûr on va perdre la partie. »

Il ne s’agit bien sûr que d’une fiction et tout n’est purement que fiction dans cet exemple 😉

World of WarCat

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Pour en revenir au jeu, vous devrez donc réaliser 3 quêtes dans 3 zones différentes avant de pouvoir aller défier le roi Liche. Déplacez-vous, buttez les monstres, lancez les dés pour avancer dans la quête, soignez-vous, et… recommencez.

Pandémic m’a toujours semblé bien trop mécanique pour être palpitant, et je décroche très souvent à la moitié de la partie. Cet opus ne déroge pas à la règle, même si le thème est bien retranscrit, et utiliser les différents héros pour se promener dans l’univers de WoW est très plaisant.

Evidemment il faudra lutter contre ce fléau qui progresse et se renforce à chaque tour, vous aurez la pression qui s’accumule au fur et à mesure des tours, et si vous vous laissez déborder, vous le paierez cher assez vite. Mais une bonne organisation (et de la chance puisque vous lancerez souvent les dés), vous permettra de juguler cette épidémie et d’arriver à vos fins.

Encore une fois, vous vous déplacerez sur un nouveau foyer où sont apparus les ennemis, vous leur mettrez la misère, et vous repartirez ailleurs. Vous gérez vos points de vie avec des actions de récupération, vous avez quelques cartes en main qui vous aideront à vous déplacer/soigner/attaquer/progresser dans les quêtes.

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Extrêmement mécanique je disais. Pas grand-chose de plus.

Mais ça fonctionne ! Avec ce genre de licence, il est rare de voir un produit sortir qui dénaturerait totalement l’œuvre. Le cahier des charges et les différentes étapes de validation des ayants-droits doivent être tellement lourds que j’imagine aisément le casse-tête que représente la conception du jeu. Mais c’est un mal pour un bien, puisque dans le cas de ce jeu, l’univers est respecté, le matériel qualitatif, les illustrations, le plateau, la boite et les éléments du jeu vous immergeront dans WoW et rappelleront des souvenirs à certains.

On a donc un savant mélange entre un jeu coopératif multi-primé et mis à toutes les sauces, et un univers médiéval fantastique qui ravivera la nostalgie de certains. Tout cela pour un jeu familial efficace bien édité. N’en attendez pas +, mais ce fan service fera son boulot et c’est déjà pas mal.

En témoigne le commentaire sur une des photos publiées sur notre Facebook et que je reprends tel quel puisqu’il résume bien ce que vous pouvez en attendre : « Testé ici aussi. C’est pas mal. Ça me permet de faire de la coop avec ma fille de 7 ans. ». Un jeu sympa à partager en famille, entre amis, qui ne réinvente pas la roue et qui fait surtout du fan-service, mais la démarche est de qualité. Si vous ne connaissez pas Pandemic et que ce système vous intéresse, et que vous avez passé des nuits sur Wow, ce jeu mérite votre attention. Pour les autres, bah vous savez maintenant à quoi vous en tenir !

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Prix constaté : 55€

Test : Attrape Monstres

Test : Attrape Monstres

« Cool ! Enfin un jeu Space Cow qui ne soit pas surédité !

– Une localisation, tu dis ? Bon, bah espérons que ça leur donne des idées. »

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Attrape Monstres est un jeu de Justin De Witt (Dead Panic, Castle Panic), illustré par Cam Kendell. Il est édité par Fireside Games sous le nom My First Panic Castle (voilà pour le lien avec l’autre jeu de l’auteur), et localisé par Space Cow, la branche enfants de Space Cowboys.

Il se joue de 1 à 4 joueurs, à partir de 4 ans et pour moins de 30 minutes par partie.

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Dans la boîte d’Attrape Monstres, on trouve le strict minimum. Pas de figurines qui ne servent à rien, pas de sac-coussin pour ranger quatre pauvres jetons, juste quelques cartes, des tuiles et un plateau. Par contre, tout est de très bonne facture. De mémoire, j’avais jamais vu de tuiles aussi épaisses ; et puis il y a ce plateau qui ne se ferme qu’en deux parties. C’est peut-être un détail pour vous mais quand tu as bossé en ludo, ça veut dire beaucoup. Si vous saviez le nombre de plateaux que ces petits  cette adorable marmaille a pu flinguer en les refermant mal. Bref, peu de matos mais du beau matos.

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Et le jeu me direz-vous ? Eh bien c’est pas mal du tout. C’est très bien même. Attrape Monstres est une sorte d’initiation au Tower Defense, un genre issu du jeu vidéo dans lequel il faut éliminer des ennemis avant qu’ils n’arrivent au bout d’un parcours prédéfini. Ici on ne zigouille pas, on capture. Les ravages de la bien-pensance. A moins que ce soit parce que le jeu est estampillé 4+. Chaque carte “héros” est associée à une case du chemin qui mène au château, il faut les jouer judicieusement pour retirer les tuiles monstres avant que ces derniers ne l’atteignent. Il y a quelques cartes et monstres spéciaux et c’est à peu près tout.

C’est bête comme chou et c’est très bien comme ça. Ainsi, les parties sont rapides, fluides et adaptées au public visé. Attrape Monstres partage avec Dragomino l’illusion d’avoir des choix à faire alors que le jeu est très mécanique. Du coup, on prend du plaisir et comme ça ne dure que dix minutes, on se surprend à proposer une autre partie à notre progéniture.

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Attrape Monstres est un coopératif, et là encore, je trouve qu’il gère ça très bien. Chaque joueur a une ou plusieurs cartes posées devant lui et il est possible de “demander de l’aide” aux autres en leur faisant jouer l’une de leurs cartes. Encore une fois, ce n’est que de l’esbroufe. Cela donne l’illusion qu’il y a une vraie collaboration alors qu’on se contente de jouer la meilleure carte à notre disposition mais ça suffit pour donner l’impression de faire partie de la même équipe.

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Un dernier mot sur le “1” de “1 à 4 joueurs” indiqué sur la boîte. C’est le second jeu que je teste, avec Bubble Stories, dans lequel on propose à un public de maternelle de jouer seul et ça me gêne un peu. Si je comprends la démarche des éditeurs qui répondent à une demande, il n’est pas forcément pertinent de combler les désirs de tous. Il ne faudrait pas que cela donne le sentiment qu’on peut abandonner l’enfant à son jeu.

Surtout quand le jeu en question s’appelle Attrape Monstres. Ce jeu est une franche réussite. Bien que simple et reposant beaucoup sur le hasard, il réussit à nous faire croire que nos décisions ont de l’importance, ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas une seule seconde. Un numéro d’illusionniste qui lui fait tenir le haut du pavé de ces jeux modernes qui sont à la fois parfaitement adaptés aux enfants et tout à fait agréables à jouer pour les adultes.

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