N’ayant pas joué à Destinies le jeu dont Dark Quarter se veut une version améliorée je ne pourrais pas vous dire ce qui a été modifié. De plus n’étant pas fan des jeux à campagne, Dark Quarter était mal barré.
Alors pourquoi j’ai joué à ce jeu ?
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Le pitch
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1981, à la Nouvelle Orléans, ville emprise de mystères et de magie vaudou, une victime est retrouvée dans un parc, la police est appelée sur place. Nos enquêteurs appartiennent à une agence particulière spécialisée dans l’occultisme et sont aussi conviés à la fête.
Le décor est planté et c’est parti pour une partie de JDR sur plateau mais avant, un petit tour du propriétaire sur le matériel de jeu.
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Le matériel
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On est loin du débordement de figurines en plastique qui alourdissent la boîte et ne sont utiles que pour une scène ou deux. Ici le matériel est sobre :
Un plateau central représentant une partie de la ville de la Nouvelle Orléans
Des cartes grand format et des jetons pour symboliser les lieux et protagonistes présents
Des figurines (y’en a) pour nos enquêteurs et des personnages importants dont un magnifique loup-garou
Des fiches personnages double couche (c’est bien, ça évite que les cubes se déplacent)
La mise en place de tout cela est facilitée grandement par l’application qui sert de meneur de jeu.
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L’ambiance
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L’ambiance jazzy de la Nouvelle Orléans est retranscrite via l’application qui diffuse un fond sonore et permet encore plus d’immersion. On sent l’ambiance True Detective de la saison 1 grâce aux illustrations des cartes, du plateau et de l’application.
En plus de la résolution de l’affaire, nos enquêteurs devront aussi gérer leurs histoires personnelles. On est sur un public 18+ aux vues des thèmes abordés aussi bien via les scènes que les choix de nos enquêteurs. Les vieux briscards du point n’click verront des similitudes avec Gabriel Knight premier du nom.
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La mécanique
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On est sur un jeu hybride du fait de l’utilisation d’une application pour la narration mais aussi pour son mélange entre le JDR et le jeu de plateau. On retrouve donc les mécaniques du JDR. Nos personnages ont 4 caractéristiques (Investigation, Bagarre, Esotérisme et Charisme) matérialisées par des cubes sur la fiche personnage et les réussites ou échecs des actions se règlent à coup de lancers de dés.
L’application prend en charge l’interprétation des résultats des tests selon le nombre de réussite obtenue au test. Une réussite est obtenue si la somme des dés dépasse une valeur cible qui est symbolisée par les cubes présents dans la caractéristique testée (exemple : je fais 9 à mon test en Charisme, dans cette compétence j’ai 3 cubes placés en position 6 ; 8 et 10, ce qui me fera 2 réussites car avec mon 9 je dépasse 6 et 8).
Le système de sauvegarde en cours de partie est vraiment très bienvenu.
Donc oui l’application fait partie intégrante du gameplay de Dark quarter.
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L’interaction
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L’interaction est présente entre les joueurs, on est sur un jeu coopératif et vu le thème, on voit mal nos enquêteurs se la jouer solo. Quelques fois il faudra obtenir des réussites coopérativement pour débloquer un objet ou une situation.
L’expérience accumulée au fil des actions est mise en commun lors d’intermèdes durant lesquels on a la possibilité de faire évoluer son personnage avec de nouveaux talents ou une montée de caractéristiques (ajout ou déplacement de cube de caractéristiques) en payant des points d’expérience.
L’interaction est présente avec l’application car selon les décisions prises les choix seront différents. Les objets disponibles dans nos inventaires qui sont scannés à l’aide de QR codes modifient aussi ces choix.
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Mon avis
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J’ai joué à Dark Quarter avec mon épouse et on a beaucoup aimé l’expérience de jeu, l’ambiance, les scénarii et la prise en main plutôt simple du système de jeu (même en ayant la poisse aux dés). L’application pourrait paraître trop présente mais elle est nécessaire, cela évite d’avoir des livrets avec des entrées selon les résultats des actions entreprises ainsi le jeu gagne en fluidité au profit de l’immersion dans l’histoire.
Il nous arrive de débriefer après la partie sur les actions que nous aurions pu faire pour éviter certaines conséquences. On a même prévu de refaire la campagne avec les deux autres enquêteurs et en mode un peu plus difficile.
La campagne nous a tenu en haleine sur une quinzaine d’heures de jeu. Avec comme précisé ci-dessus une grande envie d’y retourner avec les deux autres personnages de la boîte. Celle-ci et les personnages sont bien écrits, on se laisse happer rapidement dans l’intrigue et les choix proposés lors de certaines interactions sont cohérentes avec les actions réalisées par les personnages.
Ce jeu m’a donné envie d’aller visiter la Nouvelle Orléans, j’ai retrouvé des lieux et des noms que j’avais rencontrés dans Gabriel Knight mais pas de « Cabri sans cor ».
On a rencontré peu de bugs ou d’erreurs de traduction et ça c’est un plus. En effet la team Lucky Duck est très réactive au moindre signalement de bugs.
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Au final, pour un prix d’une soixantaine d’euros, on a une très bonne campagne de JDR avec du matériel pour aider à la visualisation autant sur la carte que sur l’inventaire. L’application meneuse de jeu qui favorise grandement l’immersion, c’est « du clé en main ».
De plus il existe déjà deux autres campagnes :
Les démons du passé qui est un recueil de plusieurs scénarii concernant les enquêteurs de l’agence Beaumont en préquel de la campagne de la boîte de base.
Au plus noir de la nuit qui est une nouvelle campagne avec de nouveaux enquêteurs mais nécessitant la boîte de base.
De quoi replonger dans l’ambiance chaude, humide et pesante de la Nouvelle Orléans pour encore de nombreuses heures.
Spoiler alert : Ce n’est pas Shaolin le meurtrier.
Kingdom rush, fureur élémentale est une expérience audacieuse.
Dès la lecture des règles, on s’aperçoit très vite que quelque chose de peu commun nous attend.
Tower défense, polyominos, coopération… Si de nos jours, ces mots sont indissociables du jargon ludique, il n’en est rien de la proposition.
Soyons clairs dès le début, je n’ai jamais joué à Faille temporelle (dont vous retrouvez la critique ici) et j’ignorais même l’existence du jeu mobile, je ne serai donc pas en mesure d’effectuer une quelconque comparaison.
Dans Kingdom Rush fureur élémentale, vous devez sauver votre royaume en tentant de contenir des hordes sauvages qui tentent d’y pénétrer.
Alors, je tiens à mettre en garde les hermétiques de la programmation avancée. Ici, il faut planifier judicieusement, prendre le temps de réfléchir dans le but d’optimiser au mieux vos actions, car la marche de manœuvre est faible voire très alambiquée selon les scénarios.
Malgré tout, l’offre reste attrayante et séduit immédiatement par ces mécanismes innovants.
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Une mise en bouche qui présage…
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L’utilisation des polyominos dans un tower défense n’est pas une combinaison classique.
À chaque tour, ces derniers servent à recouvrir les ennemis déferlant sur votre plateau grâce à des cartes Tour.
Si en apparence la chose semble aisée, il n’en est rien. Nous sommes bien dans un jeu aux règles simples, mais à la réflexion aiguë et au challenge relevé.
Le jeu propose en effet douze scénarios plus un tutoriel.
Dès le scénario 1, on s’aperçoit vite de nos erreurs et on les paye très cher. On pense avoir anticipé au cordeau pour finalement se laisser submerger par ces hordes de malheur.
Un challenge accru est très appréciable dans un jeu, mais il pourra ici en décourager plus d’un. La phase de programmation est donc une étape cruciale pour la suite de la manche.
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… Un menu épicé
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Au-delà de la coopération, de l’aspect Tetris, nous sommes bien dans un jeu combinatoire dans le sens où l’optimisation de ses coups est capitale.
À votre tour, trois actions s’offrent à vous :
– Jouer des cartes Tour
– Activer votre Héros
– Se reposer
En plus de contenir des flèches directionnelles qui indiquent là où vous pouvez attaquer, les cartes Tour proposent toutes des pouvoirs différents symbolisés par des polyominos aux formes variées ou des soldats.
En fonction de ces éléments, vous devez placer vos tours sur des sites de construction de votre couleur (sauf en solo), ce qui vous permet d’attaquer (en recouvrant des cases ennemies) une ou plusieurs hordes ; l’intérêt étant de les recouvrir entièrement.
Le jeu propose cinq plateaux héros aux pouvoirs asymétriques.
L’activation de votre Héros se fait de plusieurs manières.
Dans un premier temps, vous pouvez le déplacer en fonction de sa capacité de mouvements.
Puis, vous pouvez activer l’une des capacités spéciales présentes sur son plateau.
Enfin, se reposer vous permet de réinitialiser vos capacités spéciales et de régénérer vos points de vie.
Lorsqu’une horde est vaincue, vous récupérez un loot qui lui est associé. Il existe deux récompenses différentes, l’or et le diamant.
L’or vous permet d’améliorer vos cartes Tour grâce à la pose d’un sticker en vinyle que vous choisissez parmi plusieurs modificateurs de Tour.; tandis que la ressource diamant vous permet d’acheter de nouvelles Tours qui s’ajoutent à votre main dès la manche suivante.
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On en redemande
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L’aventure contient pas moins de douze scénarios à la difficulté croissante possédant tous une configuration de départ qui lui est propre et s’accrocher est nécessaire pour venir à bout de chacun d’entre eux tant, la difficulté est élevée.
Pourtant, comme si cela ne suffisait pas, le jeu propose encore aux plus névrosés la possibilité d’augmenter la difficulté en retirant des bonus de départ.
Vous sautez de joie après avoir détruit une horde ? Le jeu vous fait redescendre illico de votre nuage magique et de nouvelles bestioles débarquent encore et encore dans votre royaume pour le mettre à sac.
Alors que la mécanique séduit dans un premier temps, la difficulté peut finir par nous décourager voire agacer. Pour faire simple, sans une amélioration rapide de vos tours, vos chances sont nulles et il faudra parfois s’acharner à recommencer pour que cela passe de justesse.
Toutefois, le divertissement reste présent et la singularité de ce fureur élémentale accentue ce caractère de reviens-y.
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Ça déborde là-dedans
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Côté matos, on est servi.
La boîte est imposante et les composants de très bonne facture. Après le depunchage, on se retrouve avec une quantité pléthorique de tuiles polyominos.
Aussi, le jeu contient des figurines de bonne qualité et des plateaux personnages d’une belle épaisseur ; le tout pour un prix honnête qui gravite aux alentours des 60 euros.
Attention néanmoins car le jeu contient une planche de stickers modificateurs qui même s’ils sont en vinyle peuvent affoler les plus allergiques d’entre nous à ce concept.
Concernant la direction artistique, c’est toujours un exercice embarrassant de se positionner tant la vision et la patte d’un artiste lui est propre, mais je n’accroche pas du tout au style graphique apposé à l’ensemble.
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Et donc ?
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Globalement, j’ai apprécié ce Kingdom Rush Fureur élémentale.
Au risque de me répéter, il s’agissait pour moi d’une pure découverte. Je fus donc surpris par l’originalité de la mécanique, mais rapidement décontenancé par la difficulté du jeu.
Il ne s’agit pas ici de chaos comme on peut le voir dans certains jeux, car il n’y a que très peu d’aléatoire et il existe un réel contrôle ainsi qu’une véritable anticipation.
Cependant j’ai tout de même eu la sensation de subir à de nombreuses reprises tant l’ajout permanent de nouvelles hordes semble démesuré ; ce qui rend le challenge bien trop corsé par moment.
Évidemment, je n’ai testé ce jeu qu’en solo, et même si ce dernier est impeccable, je reste persuadé qu’il gagne en fluidité en multi.
Bref, malgré sa difficulté, Kingdom Rush fureur élémentale se démarque assurément d’autres Tower Defense du marché tant son design et sa mécanique sont innovants.
Divinus est l’œuvre de Filip Miłuński (Magnum Sal) et est illustré par Matijos Gebreselassie, Karolina Jędrzejak et Mateusz Komada. Edité par Lucky Duck Games le jeu vient d’être financé sur Gamefound.
Prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 12 ans et pour une durée de 60 minutes environ, Divinus vous propulse au cœur de différentes mythologies dans un legacy semi-digital que vous pourrez tout de même ressortir lorsque vous l’aurez terminé…
Un jeu legacy rejouable ? Curieux mais intrigant, voire intéressant. Voyons donc ce qu’il a dans le ventre la boite ! Eh bien, il s’agit ici d’un prototype d’une boite de démo qui ne permet malheureusement pas de réaliser une review complète mais peut éveiller l’intérêt (ou pas !).
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Le matériel :
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J’ai eu l’occasion de jouer à cette démo et le matériel semble tout à fait conforme à ce que propose habituellement l’éditeur : tuiles de bonne facture, autocollants de bonne qualité, jolis dés… quoi qu’un peu gros pour moi. Les boites des personnages me semblent quant à elles un peu fragiles, mais il ne s’agit que d’une sorte d’ « introduction » au jeu.
Comme pour tout jeu semi-digital, il vous faudra télécharger une application. Je pense que vous commencez à avoir l’habitude avec Lucky Duck Games qui sort régulièrement d’excellents jeux hybrides (Destinies, dont j’attends l’extension avec impatience) !
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A quoi ça ressemble ?
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Comment on joue ?
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En immersion…
Demi-dieu, rencontrez la Pythie, l’oracle de Delphes, écoutez-la, et prouvez que vous méritez une place parmi les dieux !
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D’un point de vue plus technique…
Pas de spoil ici, juste quelques mots pour vous indiquer que Divinus est un jeu de choix et de placement de tuiles (en une carte de 4 x 4) où vos lancers de dés influeront sur votre destin.
Vous choisirez votre camp, en changerez peut-être, obtiendrez des distinctions en appliquant des stickers sur la boite de votre personnage, ou ferez évoluer le matériel de la même façon. Notez que les quêtes sont résolues au fil de la partie, mais je ne vous en dirai pas plus. 😊
Plaisez aux dieux pour obtenir leurs faveurs et marquer des points, et remplissez les objectifs proposés avant les autres joueurs, tout cela en posant des tuiles. « Mais comment ? », me direz-vous…
A son tour, chaque joueur effectue une action de son choix parmi les suivantes :
Exploration : utiliser tout ou partie de ses dés disponibles (en les additionnant / soustrayant) pour acquérir une tuile et la placer devant lui en respectant bien sûr les règles de pose. Les dés utilisés resteront à la place de la tuile choisie sur le plateau.
Repos : récupérer tous ses dés épuisés, ceux qui sont restés sur le plateau lors de l’obtention de tuiles. Il n’est pas obligatoire d’avoir épuisé tous ses dés pour reprendre les autres.
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La partie s’achève immédiatement lorsqu’un joueur pose la dernière tuile de sa carte de 4 x 4. On procède alors au décompte final avec les cartes Dieu. Pas de bloc de score ici, mais l’application qui aura servi tout au long de la partie… Chut ! 😉
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VERDICT
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J’avais très envie de jouer à Divinus.
Mais la démo ne contient que les 2 premiers scenarii sans adaptation pour un(e) chroniqueur(euse) qui ne verra pas la fin du jeu, et ne pourra ainsi pas essayer la version finale où l’on rejoue avec le matériel définitivement modifié par la campagne.
Mon article sera donc bien court.
Le peu que j’ai joué, à 2 joueurs, m’a plu et m’a laissé une sensation de manque, de « Dommage que je ne puisse pas essayer la suite, et surtout la version rejouable ! ».
C’est pour cela que j’ai attendu la fin de la campagne Gamefound pour terminer cet article. Attendez plutôt les retours des backers pour l’acquérir en boutique plus tard. En tout cas, c’est ce que je vais faire.
Notez que le système d’utilisation des dés est malin et original.
Conclusion
Le début de la campagne est sympathique mais je ne sais pas ce que donne la suite… A suivre lors de la sortie en boutiques.