Roll Player est un jeu qui me tient à cœur. Ce n’est clairement pas un jeu exempt de défauts, il ne figure pas souvent dans les tops des jeux, mais j’ai développé un attachement pour ce jeu si particulier.
Particulier parce que le jeu de base vous propose de vous mettre dans la peau d’un personnage et de développer ses aptitudes, un peu comme dans un jeu vidéo, ou un JdR.
Ce n’est pas très commun dans les jeux de société, surtout que le but n’est pas de combattre ni de partir en quête d’un trésor … non non, c’est juste de construire son personnage.
Si vous connaissez Sagrada, vous êtes familiers avec le fait d’utiliser des dés selon leur couleur et l’emplacement, afin de débloquer des bonus ou des combos. Dans Roll Player, c’est totalement ça.
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Je ne vais pas reprendre les mécaniques du jeu de base, que j’ai déjà développées dans le test du jeu que vous trouverez en cliquant ici.
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On va plutôt se concentrer sur cette 1ère extension en version française, qui apporte enfin ce que beaucoup réclamaient, des combats avec notre personnage que l’on s’acharne à développer au cours de la partie !
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L’extension est toujours l’œuvre de Keith Matejka, illustrée par John Ariosa et Luis Francisco, éditée par Thunderworks Games et localisée par Intrafin.
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Le matériel
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L’extension apporte de nouvelles cartes pour le marché, nouvelles classes, antécédents, nouveaux plateaux personnages, et tout ce qui concerne la partie combat, avec de nouveaux dés, cubes d’xp, des cartes Monstres, un deck de cartes aventure concernant chaque monstre, et un deck de cartes Sbires, sortes de sparring partners avant d’affronter le Big Boss.
Beau travail d’édition encore une fois, rien à redire de ce côté-là, l’extension s’intègre parfaitement au jeu de base.
(PS: la photo de couverture de l’article est trompeuse, les 2 boîtes sont de même tailles et trouveront facilement leur place dans votre ludothèque 😉 )
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A quoi ça ressemble?
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Comment on joue ?
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Lors de la mise en place, on va sélectionner un Monstre que les joueurs combattront à la fin de la partie. Pour le vaincre, il faudra lancer ses dés de combat, et dépasser le nombre de Points de Vie du boss pour espérer en retirer des étoiles de réputation. Plus votre résultat sera élevé, plus vous en remporterez.
On dispose à côté de ce Monstre 3 cartes aventure face cachée, que les joueurs pourront consulter au cours de la partie pour réunir des informations sur ce combat.
Il s’agira d’infos sur les faiblesses du monstre, et la façon de le vaincre plus facilement. Par exemple, le joueur ayant le + de dés noirs aura 3 dés de combat supplémentaires.
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Le deck de cartes Sbires est disposé à côté et on révèle la 1ère carte. Il s’agit du Sbire actif, que les joueurs pourront décider d’attaquer à leur tour.
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C’est lors de la phase de marché (pour rappel : phase de pioche, phase de développement, phase de marché puis phase d’entretien) que les joueurs pourront choisir de renoncer à acquérir ou défausser une carte au marché, pour lancer une traque et tenter de vaincre le sbire. Le joueur prend alors un dé de combat, + éventuellement celui ou ceux octroyés par la carte sbire (par exemple +1 dé de combat pour chaque dé dans votre ligne de caractéristique Dextérité), + ceux qu’il peut acheter en dépensant 3 cubes d’xp ou 5 pièces d’or.
Avec son résultat, il gagne des récompenses (cubes d’xp, pièces, jetons d’honneur mais aussi jetons blessures) et peut aussi remporter le symbole trophée qui lui permet de consulter secrètement une carte aventure, qui le renseigne sur le combat à venir contre le montre !
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A la fin de la partie, on constitue sa réserve de dés de combat, on résout les cartes aventure (c’est à ce moment que ceux qui en avaient eu connaissance pendant la partie ont un avantage), on récupère les éventuels dés octroyés par les cartes aventure, on en achète en dépensant cubes d’xp et pièces d’or, et on combat le monstre.
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Les joueurs obtiennent des étoiles de réputation en fonction de leur résultat final au dé.
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Pour finir, on additionne toutes les étoiles obtenues par les objectifs de caractéristiques, les dés à la couleur de sa classe, sa carte alignement, sa carte antécédents, ses cartes armure et compétence, et donc les étoiles gagnées lors du combat du monstre.
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VERDICT
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Monstres & Sbires vient compléter Roll Player et atténuer ce côté incomplet qui caractérise le jeu de base, dans le sens où devoir constituer son personnage pour finalement ne pas l’utiliser en combat ou aventure avait un petit goût d’inachevé. C’est toujours dommage que ce soit une extension qui complète un jeu mais bon, on ne va pas bouder notre plaisir pour cette fois puisque l’ajout est substantiel.
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Tout d’abord, on pourra retenir le soin apporté à l’équilibre de l’extension avec le jeu de base puisque, dans les scores durant les parties, la part des étoiles de réputation obtenues avec le combat contre le Monstre représentait 1/3 du total au final. Nul besoin donc de délaisser sa construction de personnage et les étoiles rapportées par les objectifs, ou ce que peuvent rapporter les cartes trait de caractère. Un savant mélange sera certainement la clé à chaque fois.
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La variété des sbires est au rendez-vous, avec 26 cartes différentes, sachant qu’entre ceux qui traqueront les sbires dès que possible et que ceux qui feront le strict minimum, vous devriez en dévoiler entre 10 et 15 par partie, selon le nombre de joueurs. Seuls 6 monstres sont présents, ce qui peut sembler peu, même si on en joue 1 seul par partie. Les monstres sont doublés, avec une version pour le jeu solo et une version pour le jeu à plusieurs. Pour corser le défi, on peut utiliser les monstres du mode solo (qui ont + de PV) pour le jeu à plusieurs. Mon ressenti est que l’on n’a pas trop sorti les rames pour vaincre les monstres, même si tout le monde n’obtenait pas le nombre maximum d’étoiles. Mais avec une préparation adéquate durant la partie, vous n’aurez pas trop les miquettes au moment de l’affronter ! 😉
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Proposée entre 36 et 38€ selon les prix observés, cette extension ravira les fans du jeu de base. Ceux qui aimaient construire leur personnage, le modeler selon leurs envies, lui ajouter de l’équipement, faire coïncider les dés aux emplacements adéquats, trouveront dans cette extension un ajout parfait à Roll Player, avec cet aspect combat et poutrage de monstres et de sbires tout au long de la partie.
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On attendra avec impatience l’arrivée en VF de la seconde extension, Friends & Familiars, qui ajoute les familiers et monstres de compagnie qui se battront aux côtés de nos héros, toujours dans cette optique de coller au mieux aux préceptes de la fantasy et de développer son personnage de façon encore plus complète. A noter aussi sur Kickstarter en juillet 2020, l’arrivée de Roll Player Adventures, qui propose de participer à des aventures narratives dans l’univers de Roll Player. Malheureusement uniquement en VO, et certainement pas pour tout de suite en VF, même si Intrafin devrait s’en charger selon toute logique.
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Derrière ce titre atypique se cache un jeu abstrait comme les japonais aiment le faire. Et surtout comme ils savent si bien le faire. Dans ce jeu pour 2 joueurs, vous allez voir affronter la Royauté contre la Religion, dans un savant mélange de stratégie et de placement.
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Il est l’œuvre de Seiji Kanai (Love Letter, Braverats) et Hayato Kisaragi (L’ambition des Rois avec Bruno Faidutti), illustré par Noboru Sugiura (Templari), édité par Igiari.
Prévu pour 2 joueurs, à partir de 14 ans, pour une durée inférieure à 30 minutes.
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Toutes les informations de jeu seront visibles par les joueurs, et vous devrez donc surpasser la stratégie de votre adversaire et contrôler + de la moitié du royaume pour l’emporter.
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A quoi ça ressemble?
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Comment on joue?
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Chacun commence avec 7 tuiles identiques (seuls les noms des tuiles changent, l’un avec la thématique Royauté, l’autre avec la thématique Religion, mais les pouvoirs des tuiles sont les mêmes), et on place au centre de la table un plateau de 3 x 3 représentant le royaume.
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On pioche 5 tuiles neutres parmi les 17 du jeu, et on les place à côté du plateau.
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A son tour, un joueur va pouvoir effectuer une seule action, placer une tuile sur un emplacement libre du royaume et appliquer son pouvoir. Soit en prenant une tuile de sa zone de jeu, soit l’une des 5 tuiles neutres à côté du plateau.
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Il y a 2 types d’effets, instantané ou permanent. Rien de bien compliqué là-dedans.
L’effet instantané peut ne pas être appliqué si le joueur qui pose la tuile le décide, mais s’il l’applique, il le fait intégralement. L’effet permanent s’applique au moment où la tuile est posée et dure jusqu’à la fin de la manche. Cet effet doit être appliqué.
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En vrac, les différents pouvoirs des tuiles seront de détruire une autre carte, donc de la retourner face cachée sur son emplacement, puis de la défausser quand ce sera à nouveau au joueur qui a détruit la tuile de jouer.
Une tuile pourra aussi faire pivoter une autre tuile, et donc changer son orientation. Une tuile orientée dans votre sens est un allié, dans le sens de votre adversaire un ennemi.
Le bannissement permet de retirer immédiatement une tuile du plateau.
Une tuile avec une icône de protection ne peut faire l’objet d’aucun effet.
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Enfin, les effets des tuiles sont ciblés vers des tuiles adjacentes, ou vers une direction et peuvent donc s’appliquer à plusieurs tuiles.
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La manche s’arrête dès lors que le plateau est intégralement rempli de tuiles face visible. Le joueur qui a le + de tuiles à l’endroit (alliés) gagne la partie.
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Le premier joueur qui remporte 2 manches est déclaré vainqueur.
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Variantes
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Plusieurs variantes sont proposées pour modifier un peu l’équilibre du départ, puisqu’on joue avec les mêmes tuiles et mêmes pouvoirs, et que les tuiles neutres sont accessibles aux deux joueurs.
On peut par exemple choisir de recevoir aléatoirement 2 tuiles neutres et les ajouter à ses 7 de départ, et donc de jouer sans la zone neutre durant la partie.
Ou encore de drafter les 5 tuiles neutres.
Ou enfin cacher les tuiles neutres draftées, gardant donc une partie des informations et des pouvoirs disponibles pour les joueurs, cachés de l’adversaire.
A vous de voir !
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VERDICT
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Equilibré et épuré, RvsR: R sublime le jeu abstrait stratégique. Seiji Kanai maitrise à merveille les jeux avec pouvoirs d’actions, on a pu s’en apercevoir avec Love Letters. Mais cette fois-ci, toutes les informations sont visibles, donc pas de surprise, à part l’ordre dans lequel les joueurs utiliseront les pouvoirs ! Et c’est là que c’est fameux, en partant d’un équilibre total (7 tuiles communes aux 2 joueurs) et une zone neutre de 5 tuiles différentes mais accessibles à l’un comme à l’autre, on va s’engager dans une bataille stratégique haletante et pourtant si rapide.
9 tuiles à poser pour remplir le plateau, ça va vite. Les effets se déclenchent au fur et à mesure des placements de tuiles, et le plateau prend vie et on voir les équilibres se former, se bouleverser et se défaire au profit de l’un ou l’autre des joueurs. Ça aurait très bien pu prendre comme thème la politique tellement les retournements de vestes modifient les équilibres et les majorités, pour finalement déclarer un vainqueur … tout du moins pour cette manche !
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C’est vite expliqué, vite mis en place, facile à transporter, ce jeu a vraiment de quoi plaire à beaucoup de joueurs. On entendrait presque le temps s’écouler durant la partie. Ce jeu abstrait sublime le talent des auteurs japonais, et peut vous amener à vous intéresser de + près aux jeux classiques asiatiques de placement. C’est en tout cas une vraie réussite, un travail d’édition sans reproche, un tarif tout doux, et une rejouabilité immense.
Toutes les informations sont connues des joueurs, la seule inconnue est l’action de votre adversaire et quelles conséquences elle aura sur l’équilibre des forces du plateau. Les joueurs sont donc sur un pied d’égalité, et seules la réflexion, la stratégie et la capacité de s’adapter en cours de partie feront la différence !
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Endeavor l’âge de la voile est sorti à l’origine en 2009, créé par Carl de Viser et Jarratt Gray, illustré par Josh Cappel, Klemens Franz, Hanno Girke, et édité par Z-Man Games.
Aujourd’hui, Super Meeple localise la nouvelle version du jeu, qui a connu une campagne Kickstarter couronnée de succès en mars 2018.
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Le jeu est prévu pour 2 à 5 joueurs, à partir de 12 ans et pour une durée comprise entre 1 et 2 heures.
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Entre 1571 et 1862, une ère de développement sans précédent à travers le globe a permis de lier les continents grâce aux flottes maritimes des grands empires de l’époque. A vous de mener votre flotte dans cette période de découvertes, et de créer des liaisons entre les ports d’attache au fur et à mesure de l’ouverture de la carte.
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Le matériel
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Impossible de ne pas mentionner la boîte imposante garnie de matériel, et surtout sublimée par des rangements GameTrayz qui facilitent le rangement et la mise en place. Seule la couronne qui désigne le premier joueur est vraiment en-dessous du niveau du reste du matériel.
La carte double face est vraiment belle et vous plonge dans cette période de découvertes maritimes. Les tuiles bâtiment sont très joliment illustrées, et l’ensemble très homogène et immersif.
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A quoi ça ressemble ?
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Comment on joue ?
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Chaque joueur aura son plateau représentant son port sur lequel construire ses bâtiments et y placer ses jetons de population pour les activer. Les 4 pistes de caractéristiques (industrie, culture, richesse et influence) y sont représentées et vous les développerez tout au long de la partie selon vos choix.
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Le plateau central représente donc la carte et les 7 zones dont seule l’Europe est accessible au début de la partie. Chaque région dispose de villes reliées par des liaisons, une zone de pleine mer et une piste d’expédition avec son paquet de cartes.
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Enfin on dispose les différents types de bâtiments à côté du plateau central, accessibles aux joueurs qui viendront les construire au cours de la partie.
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La partie dure 7 manches, chaque manche est constituée de 5 phases:
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Phase de construction
Chaque joueur construit un bâtiment en sélectionnant une tuile sur le plateau commun des tuiles. Il faut que ce bâtiment ait un niveau de bâtiment inférieur ou égal au niveau actuel, déterminé par la caractéristique industrie du plateau individuel de chaque joueur.
On le place dans son port et on récolte les bonus éventuels.
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Phase de croissance
Chaque joueur obtient autant de disques population qu’indiqué par sa caractéristique culture sur son plateau individuel.
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Phase de salaire
La caractéristique richesse du plateau individuel indique le nombre de disques population qu’un joueur peut déplacer des bâtiments vers son port, pour les rendre disponible lors de la …
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Phase d’actions
Chaque joueur va, à tour de rôle, effectuer une action ou passer son tour, et ainsi de suite jusqu’à ce que tout le monde ait passé.
Les joueurs vont activer un bâtiment en y plaçant un disque population de leur port, puis effectuer la ou les actions indiquée(s). Les actions sont les suivantes :
Naviguer en plaçant un disque de population de sa couleur sur une case flotte (puis récupérer le jeton bonus de cet emplacement), une zone de pleine mer (pour accroître sa présence dans la région), ou une piste d’expédition (pour y obtenir un jeton commerce et ouvrir la région en y posant un disque).
Occuper une ville disponible en y plaçant l’un de ses disques. Pour occuper une ville il faut déjà être présent dans cette région.
Attaquer une ville déjà occupée. Le combat se résout tout simplement en défaussant 1 de ses disques, puis le disque de l’adversaire qui occupait la ville, et enfin en y plaçant l’un de vos disques.
Payer pour déplacer un de ses disques d’un de ses bâtiments sur son port.
Piocher en prenant la carte Avantage du dessus d’un paquet de cartes d’une région, et récolter les caractéristiques indiquées. Il faut être présent dans la région, et avoir une valeur de pioche > ou égale à celle de la carte (avoir un nombre de jetons à sa couleur dans la région > ou = ).
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Phase de défausse
Chaque joueur doit déterminer s’il doit défausser des cartes par rapport à sa limité fixée par la caractéristique d’influence de son plateau individuel. Lorsque vous défaussez une carte, vous réduisez aussi les caractéristiques d’un nombre égal à celui des symboles sur la carte défaussée.
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A la fin d’une manche, le jeton 1er joueur passe au joueur à gauche, et débute la prochaine manche. A la fin des 7 manches, on calcule le score de chacun avec les points des pistes de caractéristiques, des liaisons sur la carte centrale, des cartes bâtiments, cartes avantages et gouverneurs.
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L’esclavage dans Endeavor
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Le jeu prenant place durant la période des grandes découvertes maritimes, le thème de l’esclavage est présent et c’est bien normal. Durant cette période, l’esclavage a atteint des sommets, mais a aussi été aboli.
Les auteurs ont pris une bonne initiative selon moi qui est de ne pas le cacher, l’occulter, mais de l’intégrer au jeu, et surtout de ne pas taire ce chapitre de l’Histoire.
Il y a donc une deuxième pile de cartes avantage dans la région Europe, dans laquelle les joueurs peuvent piocher. Très clairement, les bonus de ce paquet de cartes sont assez balèzes et tentants ! Par contre, et c’est là toute l’intelligence des auteurs selon moi, c’est qu’à un moment de la partie, lorsque la carte de valeur 5 de l’Europe est obtenue, l’abolition de l’esclavage est décrétée, et les joueurs doivent mettre de côté (mais pas défausser) les cartes esclavage qu’ils possèdent. Ils réduisent aussi les caractéristiques en fonction des symboles des cartes mises de côté.
A la fin de la partie, chaque carte Esclavage fera perdre 1 point de gloire.
A chacun de faire son choix donc, de bénéficier de bonus lorsque les cartes sont acquises, mais lorsque l’esclavage est aboli (s’il est aboli au cours de la partie), le retour de bâton peut être violent.
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Variante à 2 joueurs
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Le jeu d’origine était prévu pour 3 à 5 joueurs, cette réédition inclut un mode 2 joueurs avec l’ajout d’une flotte silencieuse qui ressemblera à une partie 4 joueurs. N’ayant pas testé cette version, je vous laisserai vous rendre sur la page youtube des Recettes Ludiques qui détaillent cette version 2 joueurs qui a le mérite d’exister.
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Les exploits
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Il s’agit du plus gros ajout par rapport à la version d’origine, et certainement le + important. Chaque exploit décrit un événement ou une compagnie de cette ère de découvertes, et concerne deux régions du jeu. Lorsque les 2 régions concernées sont ouvertes, l’exploit devient actif pour les joueurs présents dans ces deux régions.
Cela permet aux joueurs dont un bouclier à leur couleur est posé sur un exploit d’utiliser ses actions.
Il y a 3 exploits tirés au sort ou choisis par partie. Par exemple, l’exploit Réserves de Salpêtre prend place dans les régions des Indes et Amérique du Nord.
La première capacité est l’action attaquer. En + de vous donner la possibilité d’exécuter cette action, vous pourrez aussi déposer le jeton de votre victime sur cet exploit (si vous ne l’avez pas encore fait). Si c’est déjà le cas, vous pourrez utiliser le jeton précédemment posé et le défausser en tant que victime.
La seconde capacité est l’action piocher qui permet de dépenser un jeton commerce industrie de son plateau joueur pour prendre un jeton Canon Amélioré. Ce jeton permet de déclencher une action attaquer, même si ces actions sur vos bâtiments sont déjà utilisées, et sans utiliser un disque. Le Canon Amélioré retourne automatiquement sur votre port sans avoir à le payer lors de la phase de salaire !
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Il y a 15 tuiles exploits différentes, ce qui permet de varier les parties, et d’orienter les stratégies des joueurs. Même si vous pouvez parfaitement ne pas vous en occuper et jouer votre partie sans tenir compte des exploits, les bonus sont tout de même assez intéressants.
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VERDICT
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Cette nouvelle version sublime ce jeu par son matériel, son travail d’édition et des ajouts bien sentis. En vrac, et si vous connaissiez la version d’origine, il y a l’ajout d’une version 2 joueurs, un plateau 2 faces qui s’adapte au nombre de joueurs de la partie, un rangement très pratique conçu par GameTrayz, et les exploits, qui viennent ajouter une couche supplémentaire de profondeur et de stratégie à ce très bon jeu.
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Une partie d’Endeavor est courte et frustrante. Il vous faudra rester concentré tout du long et vous adapter aux actions de vos adversaires. L’interaction y est bien présente avec une carte du monde où vos chemins se croiseront régulièrement, un marché de bâtiments qui se tarit au fur et à mesure des tours et surtout des bâtiments de haut niveau très intéressants et qui attireront donc vos adversaires. Les liaisons entre les villes ou cases flottes débloquent un bonus lorsque vous contrôlez les deux extrémités, mais ces bonus feront l’objet d’une course entre les joueurs. Enfin, les cartes avantage souriront à ceux qui ont la majorité dans une zone, et vous serez régulièrement confronté au fait de placer votre disque dans une zone et valider la majorité d’un adversaire (en gros lui offrir le contrôle sur un plateau d’argent) ou vous abstenir et effectuer une action peut-être moins bénéfique mais vous ne faciliterez pas la vie de vos adversaires.
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Vous aurez la possibilité de prendre des cartes dans le paquet esclavage et bénéficier de bonus puissants, mais la prise de risque est réelle, puisque si un joueur déclenche l’abolition de l’esclavage durant la partie, vous en serez pour vos frais avec la perte des bonus et des points négatifs en fin de partie. J’ai apprécié que les auteurs du jeu n’occultent pas ce pan de l’histoire qui a bien existé, mais plutôt l’intègrent intelligemment aux mécaniques du jeu, et même le développent dans 2 exploits particuliers.
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Endeavor est un jeu qui vous met devant des choix à effectuer à chaque action que vous devez entreprendre. Le jeu évolue vite et vous entraîne avec lui. Le plateau est en mouvement constant et vous ne devez pas perdre le rythme sous peine d’être largué. Développer une caractéristique vous donne un bonus pour le tour (bâtiments + développés disponibles à l’achat, + de disques de population pour effectuer + d’actions, etc …) mais un développement sans stratégie aura vite ses limites. Impossible de développer une seule caractéristique au détriment des autres, vous n’irez pas bien loin. Soyez opportuniste, naviguez sur la carte, récoltez des bonus et développez vos caractéristiques. Les cartes avantages sont très importantes, et les batailles pour les majorités dans les régions de la carte feront rage. A vous de tirer votre épingle du jeu !
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Acheter un jeu. Notre passion c’est de jouer, nous réunir autour d’une table, blaguer et pousser des pions, figurines, cartes, tuiles…
Mais pourquoi donc acheter un nouveau jeu ?
Tout simplement parce que, pour jouer, il faut une boite à ouvrir, un jeu à mettre sur la table et donc il faut bien passer à la caisse ! Mais bon, une fois la ludothèque familiale garnie de plusieurs boites, pourquoi donc continuer à en acheter ?
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Et si l’achat d’un nouveau jeu était tout simplement un plaisir aussi intéressant que le jeu en lui-même ? Notre société actuelle est tournée vers la consommation, mais n’étant pas un expert, je ne parlerai que du point de vue ludique.
Alors comme ça on veut un nouveau jeu ? Alors voyons tout cela de plus près.
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La grande question : quel jeu ?
Quel jeu choisir parmi la myriade de nouveautés ? Comment le débusquer ? Ce jeu qui vous fera savourer l’ouverture de la boite, la première partie comme la 20ème ou la 100ème ?
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Par ce post je vais vous partager ce qui me permet de choisir tel ou tel jeu et, autant vous le dire de suite, ma méthode n’est pas parfaite. Mais, au final, le voyage est aussi important que la destination !
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1/ La mécanique
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La mécanique d’un jeu est un élément de choix primordial. Pas qu’une mécanique assure que le jeu vous plaira, loin de là, je l’utilise à l’inverse : si une mécanique me déplait je sais qu’il est inutile de continuer à m’intéresser au jeu en question.
Facile ? Eh bien non ! Les jeux, et surtout ces coquins d’auteurs, nous font des merveilles qui imbriquent plusieurs mécaniques et donc si une mécanique ne me plait pas, est-elle pour autant la mécanique principale du jeu ? Influe-t-elle beaucoup sur le gameplay ? Pas si simple de se fier à la mécanique.
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2/ L’auteur
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Ah là, plus de souci ! Si mon auteur préféré pose son nom sur la boite c’est que ce jeu est fait pour moi !
Lacerda, Wallace, Cathala, Turczi… des noms, du talent et des jeux. Beaucoup de jeux !
Alors, soit je les suis tous sur Facebook, Instagram, Twitter, BGG, Tric Trac et via leurs éditeurs sur leurs propres réseaux sociaux, soit je me fais ami avec chacun d’eux pour qu’ils me préviennent de leurs futures sorties personnellement…. Mouais pas si simple.
Mais le nom de l’auteur sur la boite reste une excellente information, au moins pour commencer à suivre un projet et le noter dans un coin de sa tête.
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3/ L’éditeur
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Après tout, c’est leur boulot. Ok c’est un peu sec mais loin d’être faux. Les éditeurs ne sont pas uniquement des machines à jeux, ils sont également là pour créer une synergie entre leurs productions, une gamme.
Donc l’éditeur peut me renseigner sur un jeu. Prenons quelques exemples :
Capstone Games : je vais croiser un jeu exigeant plutôt expert avec sur leurs derniers jeux Maracaibo, Pipeline, Watergate ou Cooper Island.
Lucky Duck Games : je vais trouver du jeu familial avec des couleurs qui flashent. De Vikings Gone Wild à Jetpack Joyride en passant par Chronicles of Crime.
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L’éditeur nous en dit donc pas mal sur le jeu à condition de se renseigner et de suivre les différents éditeurs, pas si simple au début de ma collection de faire le rapprochement entre jeu et éditeur, d’autant plus que les éditeurs français ont pour habitude de localiser des jeux étrangers ! Alors, Super Meeple localise Crystal Palace, un jeu de Capstone mais Iello localise Watergate… encore une fois pas de science exacte.
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4/ Le thème
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Après tout, c’est le jeu en lui-même qui m’intéresse !
Son thème peut donc m’en dire pas mal sur le fait qu’il me plaira ou non. Je prendrai en exemple mon collègue du Labo : Jérémie ! Parlez-lui de fantasy et ce n’est même pas la peine d’aller plus loin, il refusera catégoriquement d’en entendre plus. Problème de jeunesse, maltraitance par un elfe… nul ne sait mais l’exemple de Jérémie est assez parlant, certains thèmes sont donc synonymes de refus d’en savoir plus.
Une fois de plus c’est plutôt pour écarter un jeu que le thème semble être utile au premier abord.
Mais ne soyons pas si négatifs, le thème d’un jeu c’est ce qui nous fait voyager ! C’est également l’un des premiers contacts que l’on a avec un jeu, c’est ce que personnellement j’utilise pour faire jouer les membres de ma famille qui sont peu joueurs. Un exemple ? Allez même 2 ! Wingspan et Freshwater Fly. Un jeu sur l’ornithologie et un sur la pêche pour faire jouer mon père qui est un grand amateur de la nature, pêcheur invétéré et ornithologue amateur. Le thème des jeux m’a tout simplement permis de l’amener autour d’une table de jeu. Et que ce soit auteur, mécanique ou éditeur… ce sont bien les thèmes qui l’ont attiré.
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5/ Le nombre de joueurs
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Eh oui ! Chaque jeu est proposé de 1 à 17 joueurs désormais, avec des règles adaptées à 2, un solo ajouté à la dernière minute… bref comment savoir ?
Est-ce que ce jeu fonctionnera à deux ? Ou à quatre ?
Alors il existe un petit outil facile pour en savoir plus : BoardGameGeek (BGG).
Sur la fiche d’un jeu, sous le nombre de joueurs vous avez un lien qui vous montrera quels formats de joueurs fonctionnent le mieux. Plutôt pratique n’est ce pas ?
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6/ La difficulté
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Restons sur BGG, sur la fiche du jeu qui vous intéresse vous trouverez également le « weight », le poids du jeu. Ce chiffre va de 1 à 5 et vous explicite la difficulté du jeu, son poids de familial à expert.
Le chiffre affiché vient du vote des membres avec cette échelle :
1 light, léger : le jeu qui se joue avec des enfants.
2 medium light, moyennement léger : un jeu familial simple et facile à comprendre.
3 medium : un jeu pour des ludistes qui connaissent déjà quelques bases dans les jeux de société modernes.
4 medium heavy, expert : des jeux pour joueurs experts avec un niveau de complexité assez élevé.
5 heavy, lourd : le maximum, un jeu ultra expert aux multiples mécaniques.
Ce score est donc là pour vous permettre de savoir si le jeu qui vous intéresse est à votre portée et à celle de vos joueurs pour ce jeu.
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7/ Les avis
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Ben oui ! A quoi je sers ? Moi, les autres laborantins, les autres blogs ludiques, les groupes Facebook, les chaines Youtube, mon ludicaire local, les salons et les amis !
Rien n’est plus important que l’avis de toutes ces personnes. Après tout, c’est également un excellent moyen pour être au courant des dernières nouveautés et découvrir de plus anciens jeux que l’on n’avait pas encore remarqué.
Une fois de plus, beaucoup d’offres d’informations, énormément d’avis un peu partout, alors pour trier tout ça et trouver le fameux jeu à acheter (vous suivez, c’est notre but) ça peut se révéler très compliqué.
Je ne vous dirai pas de ne suivre que le Labo des Jeux (vous pouvez quand même nous privilégier ^^) mais de piocher à droite et à gauche. Le but est simple : trouver des avis qui vous correspondent, des gens qui aiment, non pas tous les mêmes jeux que vous, mais qui ont les mêmes incontournables !
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Et votre ludicaire ? Il vous connait puisqu’il voit ce que vous achetez ! Et c’est son métier le jeu, donc on peut lui faire confiance. Il aura également les infos sur les festivals du coin qui vous permettront d tester les nouveautés et qui sait ? Rencontrer vos prochains ludopotes !
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A force d’échanger, de lire, de visionner, vous trouverez ainsi les médias et personnes qui vous permettront de repérer les futurs jeux de votre ludothèque, vos futurs achats !
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8/ Ok, mais où ?
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Alors ok, je sais quel jeu je veux.
Pour un jeu neuf et en français, pas de souci, mon crémier local pourra me fournir !
Si vous êtes dans une région sans boutique, il vous reste le net, les enseignes en ligne sont légions. Pour soutenir le Labo, n’hésitez pas, si le jeu d’un article vous plait, à suivre le lien vers une boutique partenaire, vous ferez d’une pierre deux coups !
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Passons aux jeux plus difficiles à trouver. Les jeux en VO récents ne sont pas encore dispos en France ? Les boutiques outre-Manche ou belges restent abordables sans trop de frais de port.
Les boutiques aux USA sont à éviter, entre les frais de port et les taxes, il est quasi impossible de ne pas être déçu vu le tarif payé.
Toutefois, il reste des boutiques, comme celle de BGG, qui proposent des articles introuvables ailleurs.
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Mais restons en France, tout est trouvable avec de la patience et la bonne communication !
Okkazeo regorge de jeux peu connus, introuvables ou très récents. Mettre des alertes sur les jeux que vous recherchez est une bonne astuce car, comme à la pêche au gros, il vous faudra pas mal de patience pour trouver certaines perles rares ou des jeux surcotés à un prix non pas correct mais honnête (oui c’est un vaste débat).
J’ai quelques ventes et achats sur cette plateforme et pour le moment mon expérience personnelle est à plus de 95% parfaite. Parfois un léger retard, d’autre fois un jeu reçu abîmé ou avec une pièce manquante mais rien qu’un dialogue posé avec le vendeur ou l’acheteur n’ait pas réglé.
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Pour continuer dans le marché de la seconde main, les différents groupes Facebook dédiés à la vente vous permettent de vendre vos jeux comme de lancer des recherches ! Le Marché aux jeux, Je’ux vends, … de nombreux groupes vous permettront de trouver des jeux très rares, du Kickstarter fraîchement arrivé ou de la vieille pépite qui prenait la poussière.
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En appli, vous pouvez fouiner sur Vinted où les Uno, les Risk et une flopée de Monopoly cachent parfois des perles comme un Heroquest à 4€ ! Intervient alors le débat « dois je profiter de cette offre ou prévenir le vendeur qu’il peut multiplier le prix par… 25 ? » c’est à vous de voir mais parfois Vinted propose de belles surprises !
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En appli également, le Grenier Ludique vous propose de louer autour de chez vous les jeux d’autres joueurs, ou de louer ou vendre les vôtres !
Alors oui mais surtout pour trouver… des joueurs ! Eh oui quelqu’un qui vend tous les jeux que je voudrais…. Ben pourquoi ne pas jouer avec lui ?
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Je reviens sur BGG, cette fois-ci pas pour le store mais pour le market ! Cet espace de vente d’occasion international. Là vous êtes quasi certain de trouver le jeu que vous cherchez partout s’il a été produit un jour et si vous êtes prêt à y mettre le prix. Mais bon quand on ne trouve nulle part…
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Et voilà ! Avec tout ça, vous avez quelques directions pour choisir votre prochain achat, et où le trouver.
Ah et si vous avez encore des doutes… ben n’hésitez pas à demander ! Entre passionnés on devrait pouvoir vous renseigner !
Le duo Reiner Knizia en tant qu’auteur, et Vincent Dutrait en tant qu’illustrateur est de retour !
Whale Riders est leur nouveau projet et débarque sur Kickstarter le 14 juillet, et est édité par Grail Games.
Petite info, le matériel que j’ai utilisé pour ce test est un prototype de très bonne facture, mais un prototype tout de même, donc des éléments pourraient changer sur la version finale.
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Revenons tout d’abord sur l’auteur du projet qui nous intéresse aujourd’hui, le bien connu Reiner Knizia. Auteur extrêmement prolifique, au point d’en faire pâlir un certain Bruno des Montagnes, Dr. Knizia est avant tout un homme de sciences. Il est titulaire d’une maîtrise es-sciences de l’université de Syracuse aux US, et d’un doctorat en mathématiques ! Il a créé son premier jeu à 8 ans, et est l’auteur de + de 700 jeux publiés en 50 langues !!!!
Ça vous situe un peu le personnage…
On peut ajouter qu’il est l’auteur de jeux comme Schotten Totten, Pickomino, Amun Ré, Tigres et Euphrate, Lost Cities, Le seigneur des anneaux : confrontation.
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Vincent Dutrait est un illustrateur français extrêmement talentueux au style raffiné et très détaillé. Il est l’illustrateur notamment de Lewis & Clarck, Solenia, L’île au Trésor, Raptor ou Space Gate Odyssey, Museum. Diplôme de l’école Emile Cohl où il a enseigné la bande dessinée et l’illustration, il est un amoureux de l’Asie, et a même vécu en Corée du Sud pendant plusieurs années. Dernièrement, il est même passé du côté auteur et a créé Loser avec Bruno Cathala.
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Whale Riders est un jeu pour 2 à 6 joueurs, à partir de 8 ans et pour des parties d’environ 45 minutes. Il s’agit d’un jeu familial prenant tout son intérêt à 3 ou 4 joueurs minimum.
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Vous incarnez des chevaucheurs de baleines des glaces qui, depuis plusieurs générations, naviguent et font commerce des ressources que vous récoltez le long de la côte de glace.
Mais un hiver plus dévastateur que les autres arrive et vous décidez d’aller chevaucher vos montures et récolter des biens précieux une dernière fois.
Vous allez donc avancer le long de la côte de glace et récupérer des tuiles de ressources, dans le but de valider des objectifs et d’accumuler des points de victoire.
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A quoi ça ressemble ?
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Comment on joue ?
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Le plateau central comprend un chemin sur lequel vous avancerez au rythme choisi, avant de revenir à votre point de départ, chargé de ressources.
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A votre tour, vous aurez la possibilité d’effectuer 5 actions parmi les suivantes :
– avancer votre pion d’une case
– acheter une tuile ressource en fonction de son coût d’acquisition
– prendre 1 pièce d’or
– valider 1 ou plusieurs objectifs
– défausser 1 ou plusieurs cartes objectifs
A la fin de son tour, on pioche des tuiles dans le sac pour remplacer celles achetées durant le tour. Le joueur pioche si besoin pour avoir 3 cartes objectifs en main.
Pour symboliser l’hiver qui arrive, des tuiles tempêtes de neige sortiront aléatoirement du sac de pioche, et viendront prendre les emplacements libres sur le plateau. Plus vous prendrez de ressources, plus vous aurez de chances de piocher des tuiles tempêtes. Ces tuiles viendront réduire le nombre de ressources que vous pourrez récolter, et selon le tirage, il peut arriver qu’un endroit du plateau ne soit plus constitué que de tuiles tempêtes, et par conséquent réduise vos possibilités de récolte.
Les objectifs que vous validerez en cours de partie vous donneront des points de victoire et des pièces d’or. Vous validez un objectif en défaussant les ressources nécessaires à sa réalisation. Les pièces vous servent à acheter les tuiles ressources sur le plateau. La 1ère de chaque étape est gratuite, la 2ème coûte 1 pièce, la 3ème 2 et la dernière 3. Bien sûr, le hasard de la pioche fera que les tuiles dont vous aurez besoin pour réaliser vos objectifs seront disséminés un peu partout, et surtout, les autres joueurs pourraient avoir les mêmes besoins que vous !
Une fois arrivé, vous aurez la possibilité d’acquérir les tuiles contenant les perles avec les pièces d’or en votre possession. Une fois que les 7 tuiles sont acquises, la partie prend fin. Les joueurs comptent les points de leurs objectifs validés, et des perles en leur possession. Le vainqueur est celui qui en a le +, comme souvent !
Le jeu sera proposé en version française, même s’il n’y a aucun élément de texte sur les éléments de jeu donc pas d’inquiétude.
VERDICT
Le jeu est proposé à 19 USD soit environ 17€ hors frais de port ! J’ai rarement vu un jeu aussi sympa proposé à si petit prix, même en rajoutant les frais de port de 9 USD soit 8€.
Et pour 25 USD (environ 23€) vous aurez Whale Riders le jeu, ainsi que Whale Riders le jeu de cartes !
Proposé à ce prix-là, si vous êtes amateur de jeux familiaux qui demandent un peu de réflexion, qui fonctionnent bien à plusieurs avec la possibilité de bien bloquer ses adversaires, avec un aspect course aux ressources pour atteindre ses objectifs, alors Whale Riders pourrait vous plaire !
Ajoutez à cela la patte graphique de Vincent Dutrait, l’aspect chaotique de la pioche qui apporte régulièrement des tuiles qui bloquent tout le monde, ainsi que la possibilité pour chaque joueur d’évoluer au rythme qu’il souhaite le long de l’itinéraire, et vous avez un jeu rapide, stratégique, facile à appréhender et bien conçu.
Plusieurs choix se poseront à chacun de vos tours. Allez-vous acheter la tuile de ressources dont vous avez besoin alors qu’elle coûte 3 pièces à ce tour-ci, ou plutôt vous déplacer un peu plus loin pour la récupérer à moindre coût sur un autre emplacement ?
Ou bien allez-vous laisser vos adversaires prendre un peu d’avance, et ainsi faire descendre les ressources qui vous intéressent le long des emplacements, et ainsi réduire leur coût ?
Il y a beaucoup d’interactions dans ce jeu, et vous vous retrouverez régulièrement à pester contre vos adversaires qui contrecarrent vos plans et achètent la ressource que vous désiriez.