Test: Dinogenics

Test: Dinogenics

Article rédigé par Jérémie McGrath.

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Dinogenics est un jeu de Richard Keene, illustré par Nikola Matkovic, Grzegorz Pedrycz, Tan Ho Sim édité par Ninth haven games, localisé et distribué en France par La boite de jeu.

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C’est un jeu de pose d’ouvriers pour 1 à 5 joueurs à partir de 14 ans pour des parties de 90 à 120 minutes.

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Le matériel :

Ce test a été réalisé à partir de la version Kickstarter, n’ayant pas le jeu de la VF, je ne parlerai pas de la différence de matériel.

Sachez juste que les plateaux joueurs ne sont pas de la même épaisseur, que les barrières et les tokens sont en carton et non pas en bois.

Mais les dino-meeples, eux, sont toujours en bois et ils sont magnifiques !

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A quoi ça ressemble ?

RAPPEL : LES PHOTOS SONT CELLES DU KS, PAS CELLES DE LA VF DISPONIBLE EN MAGASINS !!!

 

Comment on joue ?

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Je vais parler du point noir tout de suite dans Dinogenics, son plus gros point noir, et ensuite je le nuancerai.

C’est un jeu de pose d’ouvriers très classique dans sa mécanique.

On pose un ouvrier, on fait la ou les action(s) disponible(s) et le joueur suivant joue.

Pas de révolution du genre ici.

Maintenant que le point noir est bien visible, on va voir si ça a été gommé par le reste !

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Je ne parlerai pas des règles comme je le fais souvent, ni de comment se joue le jeu en détails, sachez que les règles sont assez simples et qu’on ne passera pas 40 minutes à les expliquer, très bon point.

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Mais alors, qu’est-ce qu’on fait dans ce jeu ?

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Eh bien on va devoir gérer des DINOOOOOOOOS !!!!!!!!

Oups pardon, je me suis laissé déborder par l’enthousiasme.

Car oui, nous allons construire notre propre isla nublar personnelle et dépenser sans compter !

Vous avez la référence ?

Bien continuons !

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L’objectif est de faire mieux que les corporations adverses sur leurs iles et que vous ayez un parc à thème sur les grosses bêbêtes préhistoriques qui vont avoir la fâcheuse tendance à bouffer du visiteur si vous ne satisfaisez pas à leurs besoins !

C’est que c’est capricieux ces gros lézards !

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Mais, avoir des dinos contents c’est bien, mais avoir des visiteurs contents et qui viennent vous voir en toute sécurité sans risquer de perdre un membre ou la vie, c’est mieux !

Pour cela, vous allez avoir des bâtiments à votre disposition, il faudra des hôtels pour attirer plus de visiteurs et pouvoir les loger.

Vous pourrez aussi construire des bâtiments qui serviront à avoir plus de prestige ou de renommée et qui pourront vous rapporter des bonus en fin de saison ou en fin de partie.

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Pour les dinos, deux catégories sont disponibles, les carnivores et les herbivores.

N’oubliez surtout pas de les nourrir, sinon ils iront se servir dans le buffet à volonté des visiteurs !

Et un visiteur mort, c’est une catastrophe médiatique, donc de la réputation perdue !

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Mais rassurez-vous, en bonne grosse corporation capitaliste et « pourritaliste », avec l’aide de bonnes agences de presse, vous pourrez étouffer les scandales, mais ça ne sera pas gratuit non plus !

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Donc vous vous battez entre corporations et vous aimeriez bien pouvoir mettre des séquences d’ADN pourries dans le parc de vos adversaires ?

Eh bien tout est prévu !

En effet, des cartes de manigances sont disponibles pour toutes les corpos avides de se tailler la part du T-Rex.

Ces cartes vont vous permettre de vous donner un bon coup de main ou, à défaut, d’envoyer des vacheries à vos adversaires et, non, ce n’est pas de la nourriture pour dinos, c’est plutôt le genre de vacheries qui vont faire que les autres PDGs vont tenter de vous renvoyer par la suite et pas entourées de fleurs, si vous voyez ce que je veux dire !

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Revenons sur les dinos puisqu’ils sont au centre de l’attention :

Il y a 8 espèces au total :

Brontosaures

Triceratops

Ankylosaures

Stégosaures

Raptors

T-Rex

Ptérodactyles

Et des Hybrides

Chacune aura des prérequis à atteindre pour être développée et exposée, elles auront toutes leurs besoins à satisfaire et il faudra leur construire des enclos adaptés.

L’ADN que vous allez collecter, acheter ou vendre sera utile et à exploiter convenablement, parce que vos adversaires peuvent toujours fouiller dans vos poubelles pour récupérer ce que vous n’aurez pas jugé digne de votre parc !

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Donc ayez toujours l’œil sur les manigances de vos adversaires !

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De plus, des évènements relayés par les médias (de la propagande anti-dinos assurément !) va modifier en positif ou en négatif vos tours de jeu !

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Je parlerai du mode solo dans mon verdict, qui d’ailleurs arrive….tout de suite !

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VERDICT

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Alors, je partais confiant avec ce jeu, un gros jeu de gestion, de pose d’ouvriers et où je fais mon Jurassic Park, c’était voué à me plaire ! (Eh oui, les dinos c’est un peu mon péché mignon !)

N’ayons pas peur des mots, il serait écrit « Jurassic Park » sur la boite que personne ne serait surpris tellement on s’y croirait !

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Donc oui, le jeu est thématique à souhait, j’ai vraiment l’impression de devoir jongler avec tous les aspects d’un dirigeant de parc, je dois attirer du monde, investir, garder de l’argent, gérer la sécurité, tenter de ne pas avoir de mauvaise réputation même si des visiteurs se font bouffer (Quelle idée de rester à côté d’un enclos à T-Rex alors qu’il vient de le broyer aussi !!!) et de devoir aussi ridiculiser la concurrence tout en me méfiant parce que si je suis toujours en embuscade pour leur coller un bâton là où il ne faut pas, eux aussi sont prêts à me faire passer un sale quart d’heure !

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Donc dans ce jeu l’interaction est bien présente entre les PDG des corpos, que ce soit l’interaction directe avec les cartes de manipulation où l’indirecte avec les places limitées sur le plateau.

Vous pourrez prendre une place par plaisir pour qu’un adversaire ne puisse pas satisfaire aux besoins de ses carnivores par exemple et que cela provoque un déchaînement qui risque de lui faire perdre quelques précieux clients et manger un scandale au passage, mais bon, vous en aviez besoin de ces chèvres…si si, pour les carnivores que vous ne comptez pas mettre dans votre parc avant 2 saisons !

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Même si ce n’est pas une action rentable pour vous, si vous êtes d’humeur vacharde ou revancharde, ça peut tout à fait s’envisager !

Bon restons réalistes, c’est mon côté raclure qui ressort, ce genre de situation ne se produit que rarement car le jeu demande quand même de bien se concentrer sur la meilleure manière de l’emporter, pas spécialement sur quel emplacement prendre pour embêter les autres, même si les deux ne sont pas incompatibles !

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A quel public s’adresse-t-il ?

Eh bien il s’adresse à des joueurs qui ont quand même l’habitude des jeux, car même sans être dans le jeu expert pur, il faudra quand même bien se remuer les neurones pour bien gérer le tout et marquer des points, donc ne vous laissez pas attendrir pas ces sublimes dino-meeples pour faire jouer vos enfants, ils risquent d’être perdus !

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Et le solo alors ?

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Eh bien comment dire…

Je ne sais pas trouver le bon mot…

Allez je me lance : J’ADORE !!!!

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Voilà c’est dit !

Le mode solo est un mélange entre le fameux « beat your own score » (Battez votre propre score pour les non anglophones.) et un minimum de points à atteindre.

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Le solo est en fait composé de plusieurs scénarios avec leur propre mise en place, leurs propres objectifs et situations spécifiques et même si vous êtes seuls à vous battre sur votre ile, le challenge pour avoir les meilleurs scores est bien relevé !

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Car j’ai mentionné les cartes événements, autant en solo qu’en multi elles vont vous aider ou vous bloquer suivant le moment où elles tombent mais surtout parce qu’en solo elles sont imposées, donc même si nous les mélangeons, on échappera pas à certains coups durs et il faudra composer avec !

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La durée de jeu annoncée de 90 à 120 minutes n’est pas usurpée, le jeu peut être long en fonction des joueurs autour de la table comme toujours, mais après quelques parties et une fois qu’on connait tous les bâtiments, ça deviendra fluide et on pourra vraiment atteindre ce temps de 90 minutes.

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Bref, pour résumer, Dinogenics a réussi de placer le thème, les ajouts d’événements et les interactions directes au service de la mécanique simple du jeu.

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Du coup c’est beau, c’est thématique, c’est interactif et c’est plein de dinos, donc Dinogenics est à consommer avec la même modération que le T-rex de Jurassic Park une fois sorti de son enclos !

Et je suis vraiment très content que La boite de Jeu ait rendu le jeu accessible aux francophones à un tarif abordable qui plus est !

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 45€

Test: Raptor

Test: Raptor

Article rédigé par Jérémie McGrath.

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Raptor est un jeu de Bruno Cathala (Kingdomino, Five Tribes, Mr. Jack, Abyss…) et Bruno Faidutti (Citadelles, Vintage) et illustré par Vincent Dutrait (Lewis & Clark, L’île au Trésor, Space Gate Odyssey, Museum, Whale Riders …).

Il est édité et distribué par Matagot.

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C’est un jeu d’affrontement asymétrique pour deux joueurs/joueuses pour des parties d’environ 25 minutes et pour un public à partir de 9 ans (même si je pense qu’à 7 ou 8 ans il doit quand même être jouable si vos enfants sont habitués !)

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Le matériel :

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Des cartes, des tokens, des rochers en carton à assembler et des tuiles recto-verso.

Si on regrette un peu la finesse des cartes et du plateau joueur (même si cela reste résistant), le reste est de très bonne facture !

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Les figurines aussi sont très correctes surtout pour un jeu dans cette gamme de prix !

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A quoi ça ressemble ?

Comment on joue ?

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Raptor est donc un jeu asymétrique, comprenez par là que, contrairement à beaucoup de jeux où il faut vaincre son adversaire en ayant les mêmes objectifs mais être malin, les jeux asymétriques proposent parfois un gameplay différent d’un côté ou l’autre de la table ou alors un gameplay identique mais des objectifs différents.

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Eh bien Raptor fait le choix de ne pas choisir !

Vous aurez une base de gameplay identique, mais c’est tout, le reste sera différent, vos actions et vos objectifs seront à l’opposé !

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Concrètement ça donne quoi autour de la table ?

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Vous choisissez un côté des tuiles et vous assemblez le plateau, l’un représente la jungle et l’autre une région plus désertique.

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Une fois fait, vous décidez de qui jouera les raptors et qui jouera les scientifiques.

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Vous placez les rochers aux emplacements dédiés et vous prenez vos figurines, plateaux joueurs et cartes ainsi que les tokens dédiés à chaque camp.

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Et c’est parti pour l’affrontement !

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Les scientifiques auront pour mission de tenter de capturer 3 bébés raptor et la maman raptor aura pour objectif de sauver ses 3 bébés sur le total de 5 qu’elle possède !

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La maman raptor se placera, elle et sa progéniture, après que les scientifiques se soient placés.

4 Scientifiques répartis sur les 4 tuiles en « L » en extérieur du plateau.

Chaque raptor devra être sur une tuile différente et la mère sur l’une des deux tuiles du milieu.

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Vous mélangez le paquet de 9 cartes que vous avez devant vous, vous en piochez 3 et vous êtes prêts à élaborer vos stratégies !

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Une manche se déroule comme suit :

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  1. Les scientifiques et les raptors choisissent secrètement une carte (qui ont toute une valeur de 1 à 9)
  2. Une fois les deux camps prêts, on révèle les cartes simultanément.
  3. Le camp qui a joué la carte avec le plus petit numéro jouera en premier et effectuera l’action de la carte.
  4. Le camp qui aura joué la carte la plus forte jouera en second et disposera d’un nombre d’actions calculé de cette manière : valeur de la carte avec la valeur la plus élevée moins la valeur de la carte la plus faible et cela donnera le nombre d’actions réalisables.

Exemple concret : les raptors jouent la carte 2, les scientifiques jouent la carte 9, cela donne donc : 9 – 2 = 7 !

7 actions réalisables !

  1. Une fois que les deux camps ont joué leurs cartes et leurs actions et si aucune condition de victoire n’est remplie, on complète la main de cartes à 3 et on recommence une nouvelle manche.

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Les actions sont très bien détaillées dans le livret de règles, je ne reviendrai pas sur toutes les possibilités, n’oubliez simplement jamais que 1 scientifique ne peut pas faire 2 actions agressives lors du même tour (mais 2 scientifiques proches peuvent bien entendu faire chacun une seule action agressive lors du même tour).

Et n’oubliez pas non plus que chez les raptors, seule la mère peut attaquer les scientifiques, les bébés ne peuvent que se déplacer.

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Globalement, pour les deux camps les actions sont les mêmes :

Se déplacer et attaquer.

Chaque camp peut décider de déplacer une seule ou plusieurs figurines et répéter la même action plusieurs fois.

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La vraie asymétrie vient dans les capacités que vous donneront les cartes.

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Là où les scientifiques vont être dans le contrôle de la zone et l’appel de renforts, les raptors vont être dans la fuite, l’agressivité et la dissimulation.

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La victoire pour les raptors s’obtient en éliminant tous les scientifiques sur le plateau (cela n’inclut pas les renforts potentiels, il faut vraiment que ce soit tous ceux présents) OU lorsque la mère a réussi à amener 3 de ses petits hors du plateau de jeu.

Et la victoire pour les scientifiques s’obtient lorsque 3 bébés ont été capturés OU lorsque la mère a subi 5 blessures.

 

Raptor V2 !

Début 2022, Matagot décide de retravailler Raptor, et sort une « V2 » du jeu. Alors, Raptor nouvelle version face à son ainé, ça change quoi ?

 

Bah ça ne change pas grand-chose !

C’est toujours aussi bon à jouer !

Bon ça c’est une chose, mais qu’est-ce qui change fondamentalement ?

Le premier gros changement est… visuel, sur la boite et dans les règles.

Nouvelle boite, nouveau séparateur central (plus fin et moins esthétique pour moi), colorimétrie légèrement modifiée et mise en page des règles modifiée et quelques autres coquetteries esthétiques (comme par exemple le visage des deux auteurs du jeu posé sur la feuille des scientifiques !).

Idem pour l’agencement des plateaux scientifiques et raptors, couleurs changées et agencement des informations.

Sinon aucun changement notable pour les tuiles, les figurines ou les jetons, c’est la même chose qu’avant.

Autre changement constaté, la carte des renforts scientifiques qui permet d’en faire venir 1 au lieu de deux sur la carte d’origine.

 

Un équilibrage du jeu donc, qui, pour moi, n’avait pas spécialement besoin d’être équilibré tant le niveau de victoire d’un camp comme d’un autre est assez proche au final.

Mais je ne suis pas la seule personne au monde à jouer à Raptor (fort heureusement !) et il semble que beaucoup trouvaient le jeu trop facile pour une faction ou l’autre.
Espérons que cette nouvelle version les comble !

 

Alors, au final, Raptor première version ou Raptor seconde version ?

A vous de faire votre choix, mais je pense que si on a déjà la première et qu’on ne trouve aucun soucis d’équilibrage, la seconde n’a aucun intérêt spécifique.

Pour découvrir le jeu, forcément, préférez la nouvelle version.

Si votre jeu est passé entre les crocs et les pattes d’un raptor, alors foncez sur la seconde version aussi !

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VERDICT

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Raptor fût mon premier dans pas mal de catégories.

Mon premier jeu d’affrontement en duel uniquement.

Mon premier jeu sur ce thème des dinos dont je suis totalement fan.

Mon premier jeu de Bruno Cathala et de Bruno Faidutti.

Mon premier jeu illustré par Vincent Dutrait.

Et peut-être même bien mon premier jeu édité par Matagot !

Mais c’était aussi mon premier jeu asymétrique et je dois avouer que cette mécanique m’a plu !

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Jouer au même jeu mais de deux manières différentes en fonction du camp que l’on choisit, je trouve ça purement génial !

Surtout quand on arrive à l’équilibrer !

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Car oui, pour moi, j’insiste dessus, POUR MOI, Raptor est équilibré !

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J’ai lu par-ci par-là qu’il n’était pas équilibré et que les raptors étaient trop puissants, que les scientifiques perdaient tout le temps.

Le souci c’est que j’ai aussi lu le contraire !

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Du coup, un jeu où chacun se plaint que l’autre camp est trop fort, c’est que pour MOI, les joueurs et joueuses n’ont pas saisi la mécanique du jeu du camp qu’ils pensent être trop fort !

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Chez moi, le ratio de victoire est assez équilibré, on n’est pas loin du 50/50.

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Oui les raptors ont des capacités vraiment puissantes, mais avec le contrôle de territoire et les renforts des scientifiques, l’équilibre se fait.

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En fait, comme tout jeu d’affrontement, il y a une énorme part de « guessing », vous savez, ce mot anglais pour dire que vous allez devoir tenter de comprendre comment va jouer votre adversaire et de vous adapter pour contrer sa stratégie et tirer le meilleur parti de vos cartes et de votre placement !

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Quand on se connait bien, les parties sont remportées sur le fil très souvent, cela tient parfois à une action près, à un tour de jeu près !

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Car si les raptors vont tenter de croquer du scientifique à toutes les sauces en bondissant sur eux, les scientifiques peuvent mettre le feu à l’environnement pour couper la retraite ou l’avancée des raptors, ils peuvent traverser la map rapidement, faire venir des renforts, blesser la mère pour lui retirer des mouvements potentiels…

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Bref, les deux camps se valent pour peu qu’on ait appris à les jouer et qu’on arrive à comprendre la stratégie que veut mettre en place son adversaire du jour.

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J’ajoute aussi que Raptor a une grosse rejouabilité, le terrain pouvant changer avec ses deux côtés et l’orientation des tuiles fera que vous avez de grosses possibilités de cartes potentielles sur lesquelles vous battre et pour lesquelles vous devrez tirer le meilleur parti !

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Je n’ai qu’un seul regret pour ce jeu que j’affectionne particulièrement : qu’il n’y ait pas d’extension qui soit sortie pour rajouter des cartes et des capacités, pour agrandir la carte ou pour introduire de nouvelles espèces !

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Messieurs Cathala et Faidutti, l’appel est lancé !

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 27 €

Test: Les Pierres de Coba

Test: Les Pierres de Coba

Article rédigé par Romain B.

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Prêt pour le défi de votre vie ? Eh oui, c’est bien votre vie qui est en jeu. Vous voici rendu au Cénote accueilli par Ts’onot’ votre guide dans la quête des pierres de Coba.

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Le jeu d’Antonin Boccara (Panic Island, Par Odin !, Fiesta de Los Muertos, Draw N’ Roll) est un jeu solo ! Et pour le temps de jeu… tant que votre cerveau ne rendra pas l’âme, vous pourrez vous frotter aux défis du jeu !

Pour les illustrations, toutes en couleurs chatoyantes, c’est Michel Verdu qui est aux pinceaux.

Le jeu est édité chez Oldchap Games, éditeur français.

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Le matériel

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Une toute petite boite, idéale pour être posée sur un coin de table ou de bureau et donc toujours prête à l’emploi.

Dedans 9 dés, 7 blancs et 2 noirs. Et un livret avec les 50 défis qui vous attendent.

Rien de plus, en même temps pas besoin pour vous occuper des heures durant.

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A quoi ça ressemble ?

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Comment on joue ?

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Le jeu est simple, vous prenez le livret, vous l’ouvrez à la première page et votre aventure débute !

Ce qui est très bien fait, c’est que le jeu est évolutif et la difficulté également.

Regardons quand-même comment ça tourne ce petit moteur bien nerveux.

Votre but, pour résoudre un niveau, est de créer deux groupes de même valeur. Vous pouvez mettre autant de dés que vous le souhaitez dans chaque groupe (parmi ceux fournis par le niveau). Vous utiliserez soit uniquement les 7 dés blancs, soit avec un ou deux dés noirs.

Dans ce jeu, pas de lancer de dés. Les faces de chaque dé vous sont données par le livret à chaque niveau.

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Passons aux dés blancs. Ce sont tous les mêmes avec 6 faces différentes fonctionnant chacune d’une manière différente :

3 faces relativement simples :

  • La potière a une valeur de 1
  • Le paysan a une valeur de 2
  • La voleuse a une valeur de -1

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Et passons aux 3 faces à valeur variable :

  • Le scribe aura une valeur de 1 si le total de dés blancs de son groupe est impair et une valeur de 2 en cas de groupe pair
  • Le chaman a une valeur égale au nombre de dés blancs dans le groupe opposé
  • La reine annule le ou les dés de plus faible valeur. Elle a une valeur de 3 et ne peut pas s’annuler elle-même.

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Déjà on comprend que ce ne sera pas si simple de créer des groupes de valeurs égales.

Je ne vous parle pas des dés noirs, à vous de les découvrir tout au long de vos aventures mais ce sont bien les dés noirs qui donnent tout son sel au jeu.

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Les Pierres de Coba vous propose également des défis sous forme de portes pour passer d’un chapitre à l’autre.

Mais qu’est ce que peuvent bien cacher ces portes ? À vous de les ouvrir pour le découvrir !

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VERDICT

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Les pierres de Coba est un excellent jeu pour décrocher de son téléphone ! C’est pour moi son énorme point fort. Vous l’aurez compris, le jeu est une suite de casse-tête. Si les mathématiques vous refilent des boutons il n’est peut-être pas fait pour vous. Ou alors il vous réconciliera avec cette matière ?

Tout comme un petit jeu de téléphone, ou un bon livre de sudokus, les Pierres de Coba se savoure petit à petit, parfois vous reviendrez plusieurs fois sur une énigme et d’un coup la réponse vous apparaîtra ! C’était tellement logique… mais le plaisir est là ! Résoudre le défi, avancer dans l’aventure.

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Nous n’y couperons pas, la comparaison avec son grand frère : par Odin ! Le premier opus nous proposait déjà les mêmes mécaniques à base de dés et d’un livret de 50 défis.

Les deux jeux sont ils différents ? Je réponds oui. Ils utilisent les mêmes mécaniques certes, mais avec des dés de valeurs différentes, ce qui change complètement la donne. Et au final, est-ce qu’un fan de sudoku se limite à un seul livre ? Au final, le tarif du jeu en fait un jeu de vacances par excellence, ce petit passe temps solitaire à la plage ou dans le train puisque, rappelez-vous, on ne lance pas les dés !

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Si vous finissez le jeu… vous pouvez l’offrir ? Ou alors à plusieurs l’auteur a pensé à un défi : lancez les dés et le premier joueur qui trouve une solution… est bien plus malin que les autres !

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Les Pierres de Coba est ce jeu facile à emmener avec soi, addictif et terriblement satisfaisant quand on réussit ce défi qui nous tenait en haleine depuis si longtemps.

Alors, pourquoi hésiter ? On se dit rendez-vous au Cénote ?

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Pour finir, vous pouvez vous rendre sur ce lien pour tester les quelques niveaux mis à disposition gratuitement par Oldchap Games:

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 14€

Test: Isle of Skye

Test: Isle of Skye

5 ou 6 manches, 4 objectifs, c’est tout ce que vous aurez pour développer votre royaume et devenir le Roi de l’île de Skye. Faites vos enchères !

Isle of Skye est un jeu de Alexander Pfister (Maracaibo, Black Out Hong Kong, Great Western Trail… ) et Andreas Pelikan, illustré par Klemens Franz (Agricola, Watergate, Lorenzo…), édité par Lookout Games et Funforge pour la version française.

Il est prévu pour 2 à 5 joueurs, à partir de 8 ans, pour des parties de 30 à 60 minutes en fonction du nombre de joueurs.

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Le matériel :

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La boite est fournie et le matériel de très bonne qualité. Vous aurez même 2 composants joueurs supplémentaires en cas de perte !

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A quoi ça ressemble ?

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Comment on joue ?

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Commençons par la mise en place qui est somme toute assez rapide. Le plateau de jeu est placé au centre de la table. Il est recto-verso, une face pour les parties de 2 à 4 joueurs et l’autre face pour les parties à 5 joueurs. Les tuiles Score sont mélangées et 4 d’entre elles sont sélectionnées aléatoirement. On n’oublie pas de placer le pion Compte-Tour sur la piste dédiée. L’intégralité des tuiles Terrain sont placées dans le sac en tissu. Enfin, chaque joueur récupère le matériel à sa couleur. Le plus jeune est désigné premier joueur – mais vous pouvez aussi décider de le choisir autrement.

La partie se déroule en 5 ou 6 tours en fonction du nombre de joueurs. Chaque tour est divisé en 6 phases, devant être réalisées dans un ordre précis. La plupart des phases sont jouées simultanément par tous les joueurs. Pour plus de clarté, la phase où les joueurs doivent jouer dans l’ordre du tour est écrite en rose.

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1/ Avant toute chose, les joueurs récupèrent le revenu de leur Royaume. Ce dernier est généré par le Château mais aussi certaines tuiles – les tuiles Whisky à condition qu’elles soient reliées au Château. A partir du 3ème tour, vous recevrez également des pièces d’or en fonction de la position de votre marqueur Score.

2/ Chaque joueur pioche 3 tuiles. Vous devrez ensuite, derrière votre écran, décider laquelle d’entre elles sera défaussée. Il vous reste à assigner un prix pour les deux autres.

3/ Les tuiles défaussées sont remises dans le sac.

4/ La phase d’achat peut commencer. Elle se joue dans le sens horaire en commençant par le premier joueur. Vous pouvez à votre tour acheter une tuile et une seule à un autre joueur. Vous avez donc l’éventuelle tuile que vous avez achetée ainsi que les éventuelles tuiles restantes qui n’ont pas été achetées par vos adversaires.

5/ Il est maintenant temps de construire votre royaume en plaçant les tuiles obtenues en respectant les règles de placement. Rien d’original en dehors du fait que seuls les terrains sont pris en compte. En effet, les routes ne doivent pas obligatoirement être continuées.

6/ Décompte de points : à chaque tour, la manière de scorer est différente. Vous aurez sur le plateau central les tuiles Score activées à chaque tour – combinaison de 2 ou 3 tuiles Score. Vous pourrez ainsi anticiper les tours – ou pas 😊.

A la fin du tour, le pion premier joueur passe au joueur de gauche.

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A la fin du 5ème ou du 6ème tour, la partie prend fin. Un décompte final a lieu après le décompte de fin de tour. Les joueurs vont recevoir des points supplémentaires en fonction des pièces d’or qu’il lui reste en fin de partie mais aussi pour chaque tuile Parchemin de son territoire.

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VERDICT

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Isle of Skye est un jeu co-écrit par mon auteur préféré Alexander Pfister, je serais donc probablement plus exigeante au vu des grandes attentes que j’avais.

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Il s’agit d’un jeu familial d’enchères et de placement de tuiles que j’ai beaucoup apprécié. Un des points positifs c’est l’interaction. Elle est très présente et il est indispensable de regarder ce que font vos adversaires. Sa force réside selon moi dans la simplicité des règles et la fluidité du gameplay. Vous pourrez enchaîner les parties avec toujours le même plaisir et l’envie d’améliorer votre score.

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En ce qui concerne le nombre de joueurs, la configuration à 2 joueurs n’est pas la meilleure même si le jeu tourne bien et reste agréable. En effet, à 2 joueurs, la partie enchère qui reste au cœur du jeu a inévitablement moins d’ampleur, les choix étant plus restreints et la stratégie plus évidente. De plus, il est beaucoup plus aisé de suivre l’argent dont dispose votre adversaire. Le facteur chance est inévitable avec le tirage des tuiles. Cependant cela est compensé par la phase d’enchères avec la possibilité d’acquérir chez vos adversaires la tuile qui vous intéresse.

En somme, c’est un très bon jeu pour se lancer dans l’univers des jeux de société.

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Disponible ici: philibert

Prix constaté: 30€

Test: Sushi Roll

Test: Sushi Roll

Article rédigé par Mariana « DarkHell ».

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A vos baguettes ! Vous aurez 3 manches pour récupérer le plus de makis ou de hors d’œuvre afin d’obtenir un maximum de points. N’oubliez pas, les sushis c’est encore meilleur avec du wasabi… Et que serait un repas sans dessert, à vous de gagner la majorité !

Sushi Roll est un jeu de Phil Walker-Harding, illustré par Nan Rangsima, édité par Cocktail Games et Gamewright. Il est prévu pour 2 à 5 joueurs, à partir de 8 ans, pour des parties de 20 minutes environ.

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Le matériel :

C’est pour ma part validé à 100%. Le matériel est de très bonne qualité avec du carton épais et des dés qui sont sublimes – on a presque envie de les manger 😊

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A quoi ça ressemble ?

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Comment on joue ?

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Pour débuter, chaque joueur place devant lui un plateau et pioche un tapis roulant. Une petite parenthèse concernant le plateau joueur qui sert à conserver les dés : il est extrêmement bien fait ! En effet, il récapitule la répartition des dés mais surtout il mentionne l’intégralité des manières de scorer. Vous n’aurez plus besoin de vous reporter à la règle, c’est que du bonheur. Chaque joueur prend dans le sac un nombre de dés variable en fonction du nombre de joueurs.

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Une manche se déroule de la manière suivante :

1/ Les plats arrivent : tous les joueurs lancent les dés simultanément et les placent sur leur tapis roulant. Le premier joueur est celui qui a le tapis roulant avec la bordure rouge. La partie se déroule ensuite dans le sens horaire.

2/ Chacun choisit son plat : à son tour de jeu, mais avant de choisir son dé, le joueur peut décider d’utiliser des jetons Menu et/ou Baguette qui permettent respectivement de relancer autant de dés de son tapis roulant qu’il le souhaite ou d’échanger un dé de son tapis avec un de son adversaire. Ensuite, il choisit un dé et le place sur son plateau. Si le dé sélectionné est un Dessert, un Menu ou des Baguettes, alors il prend aussi le jeton correspondant.

3/ Faites tourner : une fois que tous les joueurs ont pris un dé, ils font passer leur tapis roulant à leur voisin de gauche.

Et voilà, il ne reste plus qu’à poursuivre ainsi jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucun dé sur les tapis roulants. Cela marque la fin de la manche. Un premier décompte de points a lieu.  Chaque joueur récupère un nombre de jetons point équivalent aux points marqués lors de cette manche. Vous marquerez des points en fonction du nombre de hors d’œuvre que vous aurez, en fonction de votre place en nombre de makis, en fonction du type de sushi et du fait qu’il soit accompagné ou non de wasabi !

Une fois cela réalisé, la deuxième manche peut commencer. Les dés sont remis dans le sac et chacun pioche à nouveau des dés… Les manches s’enchainent ainsi jusqu’à la troisième manche qui signifie la fin de partie. Le décompte final se déroule de la même manière que les manches précédentes, à quelques différences près. C’est uniquement à ce moment-là que les jetons Dessert sont comptabilisés. Et il ne faut pas les négliger car le joueur en ayant le moins perd 6 points tandis que celui qui est majoritaire en gagne 6. De plus, les Menus et les Baguettes, s’il vous en reste, rapportent quelques points.

La victoire est remise à celui ayant obtenu le plus de points de victoire à l’issue des 3 manches.

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VERDICT

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Je ne connais pas les autres jeux de la gamme mais celui-ci est plutôt agréable. La qualité irréprochable du matériel est un atout certain. Les règles sont simples et accessibles. Les plateaux joueurs servent à poser les dés mais reprennent toutes les manières de scorer. Vous n’aurez jamais besoin de revenir à la règle et c’est un très bon point pour moi. Niveau mécanique, rien d’original mais le jeu est fluide et tourne très bien dans toutes les configurations – même s’il est meilleur pour moi à partir de 3 joueurs. L’interaction est là et il faudra surveiller vos adversaires pour ne pas leur laisser de dés pouvant leur faire marquer trop de points. Il est alors important de voir quel choix sera le plus rentable pour vous sans être trop avantageux pour vos adversaires. La part de hasard liée aux dés est bien présente même si elle pourra être légèrement modifiée grâce à certains jetons. Ceci n’est cependant pas rédhibitoire et tout à fait acceptable au vu de l’orientation familiale du jeu.

Une autre critique que je lui ferais c’est le packaging. La boite est énorme pour ce qu’elle contient. C’est un jeu que j’aurais aimé pouvoir transporter facilement parce que le gameplay s’y prête mais impossible. Ce serait probablement un détail pour beaucoup d’entre vous mais cela m’ayant dérangée, je souhaitais le mentionner 😊

En somme, c’est un jeu auquel je prends plaisir à jouer. Il s’adresse principalement aux familles ou aux joueurs novices. Les joueurs plus expérimentés pourront également se laisser prendre au jeu à condition de ne pas en attendre plus qu’un jeu familial.

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L’avis de Fabien :

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Mariana a bien résumé le jeu, il est sympa, accessible, rapide et fun. Après très clairement, il n’y a rien d’original, surtout lorsque l’on connaît Sushi Go! du même auteur. On a surtout l’impression d’une version XXL du Sushi Go!, mais malheureusement c’est un peu une grosse boîte bien vide qui n’apporte que peu de choses, à part visuellement.

Donc selon moi, si vous hésitez entre l’un et l’autre et que vous n’en avez aucun, et bien privilégiez la nouvelle version qui est plus classe visuellement. Si vous possédez déjà Sushi Roll !, passez votre chemin, il n’apporte pas grand chose de + et vous avez déjà un très bon jeu.

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