par Philippe Butin | 5 Juin 2026 | News
En ce 2ème jour du festival, un petit tour chez Asmodée afin de voir le succès de Moon Colony Bloodbath qui visiblement a fait le plein et je découvre une petite pépite méconnue au matériel magnifique et qui se joue à deux : Strategeti.
C’est un jeu abstrait ou l’objectif est d’aligner quatre de ses « animaux » ou éliminer cinq pièces adverses. Sur un plateau de 4x 4 cases, on va à tour de rôle jouer ou déplacer des pièces représentant des animaux de la savane. Chaque pièce ayant un déplacement ou un pouvoir particulier.
J’ai adoré ! C’est vraiment prenant et à la manière d’un jeu d’échec, il va falloir anticiper, provoquer afin d’arriver à ses fins ! J’ai juste envie d’y rejouer ! Il existe un mode plus avancé que je n’ai pas testé qui modifie sensiblement la façon de jouer ! Si vous êtes amateurs de jeux abstraits, n’hésitez pas, c’est très efficace !
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Je tombe ensuite sur Jerôme Daniel Snowrchoff, l’auteur de Doggerland qui m’entraine sur le stand qu’il anime chez Bioviva éditions, afin de me faire tester deux jeux, petits en taille mais qui tiennent selon lui, de grandes promesses ! Le premier s’intitule « Oh mon Dieu ! ». Il en existe deux itérations : L’Egypte et l’Olympe.
Les règles sont expliquées en 30 secondes : 3 cartes en main, à son tour, on pioche une carte et on en dépose une devant soi en appliquant son pouvoir. Le premier joueur qui réussit à constituer un panthéon de 5 cartes composé de Déités, de mortels et de monstres arrête la partie immédiatement. On comptabilise la valeur des cartes et celui qui a le total le plus élevé, est désigné vainqueur. Le jeu s’inscrit dans la catégorie des jeux d’ambiance. C’est vif, chaotique et cela amène pas mal de retournement de situations tout au long de la partie qui va durer au maximum une dizaine de minutes. On peut tout à fait mélanger les deux versions existantes ou les jouer séparément. Le jeu se joue de 2 à 6 joueurs et il est clair que plus vous êtes nombreux, plus les retournements de situations vont être nombreux ! Là encore, cela n’invente rien mais c’est fun et très efficace ! C’est un bon filler en début de soirée et on peut enchainer quelques parties avant de se lancer dans quelque chose de plus consistant ! Les illustrations de Michaël Cao et Claire Zamora apportent beaucoup.
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Le second jeu avec le même format s’avère beaucoup plus calme et plus cérébral. Il s’agit de Kondor, de Romaric Galonnier (l’un des auteurs de Courtisans) et de Charly. Il se joue de 2 à 4 joueurs. Chaque joueur a devant lui 8 cartes paysage face cachée et à son tour, va devoir tirer une carte à partir d’une petite rivière de 3 cartes ou prendre directement celle face cachée sur la pioche. Il va ensuite la positionner à la place d’une de ses 8 cartes. La carte face cachée est retournée. Il aura encore le choix de choisir parmi les deux. Une fois choisie, elle composera une partie d’un paysage qui va ainsi s’agrandir au fur et à mesure de la partie. La carte restante rejoint la rivière face visible ou la pioche face cachée. C’est là, tout le sel du jeu car il faut bien évidemment observer les paysages de vos adversaires et éviter de leur donner une carte trop favorable. Quand les joueurs ont devant eux un paysage composé de 8 cartes visibles, la partie s’arrêtera et on comptabilisera les points. Chaque carte a des éléments qui la compose (foret, montagne, rivière, demi temple inca, condor, relique) et en fonction du nombre, voire de la disposition de ces éléments, on fera un calcul permettant de désigner le vainqueur. Là encore, une partie se joue en une dizaine de minutes et on a plusieurs façons de comptabiliser les points si l’on désir augmenter un peu la difficulté du jeu. C’est un jeu familial et il s’adresse parfaitement à la cible qu’il veut toucher. Ce sont des mécaniques éprouvées mais j’avoue être resté sur ma faim, en indiquant toutefois que je savais dès le départ que je n’étais pas la cible.
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Je suis allé ensuite tester la dernière création de Thomas Planète, Pirates en Péril. On avait découvert l’auteur avec Turbulences, où au-delà des mécaniques, le jeu se caractérisait par son originalité de fabrication à partir de bois recyclé donnant à la fois l’image d’un jeu écologique et un objet d’art, chacun des exemplaires étant numérotés.
Pirates en Péril est basé sur le même concept de fabrication. Cette fois ci plutôt que d’affronter les vents contraires à bord de biplans, l’auteur nous invite à naviguer sur des flots déchainés sur un bateau pirate. Votre objectif est d’accaparer les trésors les plus fabuleux quitte à les obtenir en partant à l’abordage de vos concurrents ! Mais attention aux récifs et au Kraken qui peuvent à eux deux briser vos rêves !
La partie démarre en insérant sur le terrain de jeu une tuile où l’on place un coffre au trésor. De ce fait une tuile à la manière de Labyrinthe va ressortir de l’autre coté et indiquera en fonction des vagues dessinées, le nombre de déplacement de votre bateau. A votre tour, vous pourrez jouer 6 actions gratuites (Mouvement de deux cases, passage d’un obstacle, boulet de canon, longue vue vous permettant de regarder la valeur des trésors d’un adversaire, abordage pour voler un trésor ou donner un trésor de valeur négative, jeter l’ancre pour bloquer une colonne qui ne pourra bouger au tour du joueur suivant) qui sont aussi vos points de vie. Ainsi plus vous allez jouer d’actions, plus vous prenez le risque de sombrer et de mettre fin à la partie car la disparition d’un joueur est une des conditions qui met fin au jeu. Il y en a deux autres, votre bateau est éjecté de la colonne en étant sur la tuile qui sort du jeu et fini dans le ventre du Kraken ou quand la tuile où se trouve le coffre à trésor sort de l’espace de jeu. Chaque tuile qui sort est retournée et apporte un bonus (récupération d’actions gratuites et donc de points de vie, pièces de trésor, tentacules du Kraken que vous allez positionner sur le plateau et qui vont pouvoir gêner, voire attaquer vos adversaires) ou des malus qui vont avoir des conséquences sur votre environnement (par exemple, les tentacules du kraken attaquent de façon orthogonale les bateaux voisins). Plus le déplacement est important (nombre de vagues dessinées), plus la tuile pourra avoir des conséquences négatives.
Le jeu se veut familial et possède les ingrédients d’un jeu d’ambiance même si on l’aura compris, la gestion des actions gratuites, le positionnement des tentacules et l’anticipation des mouvements des colonnes lui donnent indubitablement une valeur tactique. Le hasard des tuiles et les réactions en chaîne que cela induit rend difficile un véritable contrôle mais il ne s’agit pas de faire de Pirate en Péril, ce qu’il n’est pas. En 30 minutes environ, vous avez là un jeu magnifique dans sa conception qui reste une œuvre unique et qui apporte un plaisir communicatif à la table. J’ai passé un agréable moment avec un groupe de joueurs hilares et satisfaits de l’expérience ! Et c’est cela le plus important ! Un financement participatif va débuter d’ici peu sur Gamefound. Pour plus d’informations je vous conseille d’aller sur le site de l’éditeur, Ludenbois.
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J’ai rejoint ensuite Michael Munoz, l’auteur de Premier Contact qui m’a fait découvrir San, le nouveau jeu du prolifique Jules Messaud et de Martin Montergnole. Un Deck building d’affrontement où l’originalité vient du fait d’avoir trois conditions permettant d’atteindre la victoire.
A votre tour, vous ne pouvez jouer qu’une seule faction parmi trois disponible. A cela s’additionne une faction joker qui s’ajoute aux autres factions. Grâce aux cartes jouées, vous allez agir sur un des paramètres vous menant vers la victoire et de plus vous pourrez acheter des cartes et enrichir votre deck. Vous pourrez alors en fonction de vos choix, activer un virus, corrompre la rivière et empêcher la progression de votre adversaire tout en facilitant la vôtre. L’interaction est à son maximum et les parties sont courtes. Je n’ai joué qu’une partie et j’avoue que j’ai très envie d’y retourner pour mieux affiner ma perception et tester les différentes voies. Les mécanismes du Deck building sont éprouvés et c’est vraiment le fait de jouer sur les trois conditions de victoires qui fait l’originalité du jeu. Son succès à l’Alchimie, le festival de jeux de Toulouse, le précède et il va trouver sans aucun doute son public.
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par Philippe Butin | 4 Juin 2026 | News
C‘est déjà fini ! Octogones 2026 a fermé ses portes Dimanche soir après trois jours intenses où les foules venant d’horizons ludiques bien différents se sont côtoyées pendant trois jours !
Car Octogones qui reste à aujourd’hui le plus grand salon consacré aux Jeux de rôle, s’est étoffé depuis plusieurs années pour englober le jeu de société et ses dérivés, le jeu de figurines et bien d’autres loisirs annexes.
Ce cru 2026 était particulièrement attendu puisqu’après des années de bons et loyaux services, le double mixte (palais des Congrès de Villeubanne), devenu trop étroit pour contenir à la fois toutes les activités ainsi que les joueurs, laissait la place à Eurexpo, un énorme complexe au Sud Est de Lyon. Bien évidemment la promesse fut tenue, un hall gigantesque parfaitement climatisé a pu accueillir le festival tout en permettant une circulation bien plus facilitée que ces dernières années. Tout le mérite en vient aux nombreux bénévoles qui telles des fourmis invisibles ont orchestré les choses de manière tout à fait professionnelle. Certes, il y a encore quelques points à améliorer mais je suis certain que l’année prochaine sera encore d’un niveau supérieur ! Un grand bravo à toute l’organisation car le boulot est colossal et tout ceci en à peine 6 mois !
Alors ? Tout le monde est satisfait ? Pas tout à fait et le premier bémol reste la nouvelle date du mois de Mai. J’ai pu discuter avec de nombreux éditeurs que ce soit du milieu du jeu de société ou du jeu de rôle, tous sont unanimes pour dire que la date d’octobre obtient leur faveur et de très loin. Proche de Noel, juste avant Essen, elle permet d’aligner la sortie des nouveautés et facilite les ventes. Car l’argent restant le nerf de la guerre, avec des stands plus chers, quasi aucune nouveauté et une date faisant suite à de nombreux festivals importants, tous faisaient contre mauvaise fortune, bon cœur et ont pris la chose avec philosophie !
Le reproche qui a émergé parfois est la situation de la salle. A l’extérieur de la ville, elle est un peu excentrée et on ne peut la rejoindre que par voiture ou en tramway. Compte tenu de la conjoncture, un forfait trois jours avec le parking en prime, reste un investissement que tout le monde ne peut pas obligatoirement se permettre.
Malgré tout cela, la foule était présente surtout à partir du Samedi. La preuve en est, le record d’affluence à été battu cette année avec plus de 19.000 visiteurs.
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Eurexpo Lyon, jour 1, 09h32
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N’ayant pas de réelles nouveautés à me mettre sous la dent, j’ai profité du vendredi après-midi pour me repérer dans ce nouvel environnement et dénicher quelques pépites encore ignorées.
Mon premier arrêt fut au stand de Palladis Games où j’ai pu tester « Promenons-nous dans les bois » de Vincent Bernet et illustré par Camille Chaussy, un jeu de majorité et de collection qui s’adresse à la famille pour 3 à 5 joueurs (Je l’ai testé à deux joueurs, il m’a donc manqué une partie de l’interaction qui fait bien évidement le sel du jeu). Le plaisir du jeu réside dans le fait qu’il va plaire à toutes les générations et pour des raisons différentes, un peu comme le dernier Pixar !
Le jeu est d’une simplicité enfantine : chaque joueur à devant lui deux pions « Loup garou » qui vont devoir se balader en foret et trouver de quoi se nourrir. Cela va du champignon, au poulet en passant par le cochon et met délicat s’il en est, le moine bien dodu ! Un loup garou est de force 1 l’autre de force 2 et vous allez donc les déplacer sur les emplacements qui représentent la forêt. Le nombre d’emplacements et le nombre de victuailles dépendant du nombre de joueurs. Le twist amusant, c’est que vous allez pouvoir les balader et changer d’emplacement tout le temps que va durer la comptine « Promenons nous dans les bois pendant que le loup … » que tout le monde chante en cœur ! Quand la comptine se termine, on a plus le droit de bouger les pions loup garou et on les retourne afin de voir qui est majoritaire. Si deux loups sont à égalité rien ne se passe, s’il y en a un troisième de valeur différente c’est le lui qui se barre avec la bouffe ! si jamais l’un des joueurs n’a rien remporté sur la manche, il a droit à une carte « rage » qui lui donnera, une fois joué, un avantage ou lui permettra d’avoir recours aux sorts d’une sorcière ! Le jeu va pouvoir s’étoffer avec des pouvoirs de lieux ainsi qu’un petit legacy sous une forme de conte afin d’en améliorer encore la durée de vie ! C’est fun, ça se joue vite, c’est beaucoup plus taquin que cela en a l’air et le matériel est plutôt sympa avec toujours chez Palladis la volonté de garantir un respect de l’environnement.
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J’ai enchainé toujours chez Palladis, avec la version proto du Biotopes, nouvelle mouture de Sébastien Castano ! Hé oui, vous entendez bien, une nouvelle version de Biotopes qui va apporter quelques changements et gommer certains aspects qui pouvaient gêner des joueurs n’aimant pas l’utilisation du bag building. Car le principal changement, c’est la disparition de sac ou l’on tirait les cubes au moment de la production. De plus, plutôt que d’avoir des cartes pour chaque écosystème, vous aurez 6 grandes cartes recto verso qui couvriront l’ensemble des écosystèmes. Là encore, la volonté est d’apporter plus d’équilibre entre chaque joueur. Pour le reste, les cartes animaux n’auront plus de texte, l’objectif est de rendre le jeu totalement texteless afin de fournir le jeu avec les règles en Anglais et en Français. Les règles n’ont pas foncièrement changé et pour ceux qui connaissent le jeu, vous ne serait pas dépaysés !
Finalement pour un jeu qui est aujourd’hui épuisé, le savoir bientôt de nouveau disponible est une excellente nouvelle. Palladis a pensé aux joueurs possédant l’ancienne version car un kit sera mis à disposition en téléchargement afin de pouvoir jouer avec les nouvelles règles et surtout récupérer les 6 grandes cartes écosystèmes. De plus, la volonté de l’éditeur est d’arriver à diminuer les coûts de production afin de rendre le prix plus doux (le prix du jeu fut une des critiques à l’époque). Logiquement, le jeu devrait être disponible à Essen.
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Un Castano peut en cacher un autre, cette fois ci associé à Franz Couderc ! Saut de puce pour aller chez Fentasy Games où Microlonies fort de son sablier d’or était très attendu. Ce fut mon coup de cœur au FIJ 2026, j’ai donc choisi de laisser ma place. J’ai eu juste le plaisir de voir en avant-première quelques pièces du matériel final. Le jeu dans son écrin définitif sera magnifique et il est clair qu’il sera mien à Essen prochain si les délais sont tenus ! La majorité des tables étaient consacrées à Kikai qui concourait pour le prix expert Octogones 2026.
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J’ai donc complété la table de Animal Rescue Team qui vient de sortir en magasin. L’auteur est connu, puisqu’il s’agit de Matt Leacock, l’auteur de Pandemic. Nous sommes donc dans un environnement familier, puisqu’il s’agit là encore d’un jeu collaboratif où nous allons incarner chacun un personnage à la carrière bien définie (vétérinaire, Pompier, etc.), nous accordant des pouvoirs et du matériel spécifiques. Notre but est de secourir des animaux en danger, les ramener au refuge afin de les rendre à leur propriétaire. Le jeu ne vous laissant à aucun moment le temps de souffler, il va falloir se coordonner pour sauver les animaux et gérer les déplacements avec des véhicules à disposition qui en fonction de leur nature pourront transporter des pions joueurs, des équipements et charger les animaux sauvés et se déplacer plus ou moins loin. A chaque fin de tour d’un joueur, on complète la rivière verticale qui s’agrandit. On ajoute des animaux ou on fait avancer notre pion équipe sur une autre ligne où se trouvent 3 objectifs à des intervalles définis. La partie est collectivement perdue si un animal non secouru quitte la rivière verticale ou si le pion de l’équipe atteint un objectif non résolu.
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Pour réussir à sauver un animal, on lance deux dés quand on arrive sur sa zone. Sur la carte le représentant, il y aura la valeur à atteindre ainsi que les bonus à ajouter en fonction de la présence de personnages ou d’équipements spécifiques voire du véhicule adéquat présent ! Si vous obtenez un sablier sur le dé, il vous fera avancer sur la ligne des objectifs !
J’ai apprécié ma partie et mes compagnons de jeux furent très efficaces ! Au fur et à mesure que le jeu avance, on a mieux coordonné nos actions et nous avons réussi à remplir les trois objectifs, synonyme de victoire ! Nous avons joué à la version facile (il y a un mode normal et difficile) et déjà, le challenge était à mon avis, assez élevé. Je n’ai pas ressenti d’effet leader et c’est vraiment collectivement que nous avons planché sur les problèmes que nous posait le jeu. La thématique n’a pas une grande importance et le coté choupinou peut laisser penser que l’on a affaire à un jeu familial, alors qu’il s’agit d’un vrai expert ! La plus grosse difficulté que je pressens, c’est de lui trouver une place dans tout ce qui existe actuellement sur le marché des jeux collaboratifs. La réputation de l’auteur n’est plus à faire et c’est un critère de qualité qui peut faire la différence ! N’hésitez pas à le tester si vous en avez l’occasion ! De plus les parties peuvent être très courtes … !
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