Test: Krom: Une Préhistoire de Fou!

Test: Krom: Une Préhistoire de Fou!

Le chef du village a disparu!!! Panique au village!!

Allez-vous relever le défi et tenter de devenir le chef??? Mais vous ne serez pas seul et vous allez devoir rivaliser de stratégie, prouver votre valeur à la chasse et éviter les coups fourrés de vos adversaires dans ce jeu de placement, d’affrontement, de gestion et de collecte.

Créé par Xavier Baud et Kevin Berenger, illustré par Damien Cornu, et édité par Paille Editions et Borderline, Krom est prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 6 ans et pour une durée d’environ 35 minutes.

Lors du premier contact avec le jeu on est tout de suite attiré par les illustrations. Ce style cartoonesque est très bien réalisé et promet un univers riche et fun. On oublie le réalisme et le projet hyper documenté et fidèle jusqu’au moindre détail dans cette adaptation du monde préhistorique. Ici on est plutôt dans le côté délire et pas prise de tête. On peut faire un parallèle avec le très bon Vikings Gone Wild qui utilise la thématique des Vikings dans un côté cartoon saupoudré de grand n’importe quoi. Et dans les 2 cas le résultat est très bon! On adhère à ce choix de ne pas se prendre au sérieux pour en faire un univers attachant, humoristique et très bien réalisé!

Un grand bravo pour l’univers créé et les illustrations qui vont avec! C’est très immersif et super bien réalisé.

Un autre truc qui frappe c’est l’utilisation des k. Vous le verrez en lisant les règles, les cartes du jeu et la 4eme de couv. Nous on est pas chiant et on aime bien soutenir les initiatives. Alors on s’y met. Désolé par avance pour la difficulté de lecture de ce test. C’est la faute à krom.

 

Voyons à quoi ça ressemble:

 

 

Komment on joue?

Vous allez donc devoir montrer aux autres que vous savez prendre les bonnes décisions et faire évoluer votre tribu. Le but est d’obtenir 10 points d’évolution que l’on récolte en achetant des kartes évolutions de diverses valeurs. Généralement on les achète contre des ressources (Pierre, bois, os, kroms) et dans des plus ou moins grandes proportions suivant la valeur de la karte évolution visée.

Il y a des kartes bonus que l’on peut récupérer comme des ressources au cours du jeu et qui ont leur importance. Elles peuvent vous sortir d’un mauvais pas, faire un mauvais koup à votre adversaire et amène un kôté loufoque et aléatoire au jeu!

Komme il s’agit d’un jeu de placement il va falloir déplacer votre avatar dans l’une des 4 zones disponibles à chaque tour. Vous y effectuerez les actions correspondantes.

– la kaverne

Lieu de départ de votre aventure vous pourrez vous y reposer, reprendre des points de vue perdus à l’extérieur et/ou y échanger vos kroms (monnaie locale) contre d’autres ressources.

– la forêt

Vous pourrez y kueillir des ressources nécessaires à l’achat des kartes évolutions. Pour cela vous allez piocher une karte kueillette. Komme c’est un jeu un peu fourbe certaines ne vous donneront rien. Déjà dans ce temps là on pouvait rentrer broucouille… vous aurez la possibilité de repiocher des kartes moyennant finances (kroms).

– la savane

Attention ici ça pique il va falloir chasser ! 4 kartes de la pile chasse sont dévoilés au début de la partie et des qu’un animal est chassé on remplace sa karte par une autre de la pioche. Chaque animal à une valeur de dangerosité, un nombre de points de vie et le détail des ressources qu’il vous lègue une fois que vous l’aurez dépiauter. Vous lancez des dés dans l’espoir de faire un score supérieur ou égal au nombre de points de vie du bestiau. Si ce n’est pas le cas, vous vivrez avec la honte d’avoir loupé votre cible, et ne récolterez rien. Un koup pour rien en somme!

– la montagne

Ici vous allez jouer aux dés. Vous allez jeter 5 dés et essayer d’obtenir des kombinaisons de faces identiques ou de suite. Plus la kombinaison est difficile à obtenir, plus la récompense sera intéressante. Vous pourrez relancer les dés moyennant kroms.

Au début du tour vous allez choisir votre destination en sélectionnant l’une de vos kartes destinations korrespondant aux 4 zones et la poser face kachée devant vous. Tous les joueurs révèlent en même temps leur destination et vient le moment rigolo ! La baston!

Kar oui on est quand même à l’ère préhistorique tous les prétextes sont bons pour se mettre un bon coup de gourdin sur la tronche. Là le prétexte c’est que quelqu’un ou quelques uns a/ont choisi d’aller au même endroit que vous…

Non mais oh! Bouse alors

Il n’y a qu’un moyen de régler ça!

Chacun lance un dé, celui qui a le plus grand nombre gagne. Facile. Le ou les perdants perdent autant de points de vue que la différence de leur dé avec celui du vainqueur.

À un moment on en a plus. Des points de vie. Du koup on est assommé ! On perd son tour et on a plus qu’à retourner le gourdin entre les jambes (pas de jeux de mots je vous vois venir!) direction la kaverne pour se reposer un peu.

L’importance de gagner le kombat est d’être le premier à faire ses actions dans la zone koncernée. Donc de choisir le gibier que l’on chasse dans la savane. Donc d’acheter la karte évolution qui nous intéresse avant les petits kamarades. Bref ça peut faire la différence d’avoir de la chance aux … de savoir kombattre !

 

VERDICT

 

Très bon jeu que voilà! Sans aller jusqu’à proposer des mécaniques trop poussées, Krom est un bon jeu de gestion, placement, kollecte, affrontement et bluff. Tout ça dans un seul jeu! C’est du déjà-vu bien sûr mais ici on garde le positionnement du jeu dans quelque chose de facile à prendre en main, de fun, avec pas mal d’interaction, et surtout un temps de jeu très raisonnable! La thématique de la préhistoire est en plus assez rare dans les jeux, et très bien exploitée ici. Même si on a plus le film Rrrrrrrrr en tête que la vraie préhistoire… 😉

La plupart des jeux qui proposent de vraies mécaniques poussées de stratégie, affrontement et gestion se jouent en plusieurs heures. Ici on garde le kôté stratégique dans un « petit » jeu fort sympathique. Sans oublier le kôté fun!

Les kartes bonus ajoutent ce vrai côté délire et aléatoire au jeu. Elles peuvent vous sortir d’une situation mal embarquée, et faire rager vos kamarades, après leur avoir volé la ressource qu’ils venaient juste de récupérer.

En prime le plateau est recto-verso et propose une aventure sous la neige sur l’autre face. Chaque fois que vous serez loin de la chaleur de la kaverne vous perdrez 1PV par tour. De quoi ajouter un niveau de difficulté et augmenter la rejouabilité!

Bref un jeu à mettre entre toutes les mains, pas un jeu d’apéro non plus, mais qui peut permettre de faire découvrir les jeux stratégiques sans se prendre la tête.

Bravo à Xavier Baud, Kevin Berenger et Damien « Kornu » qui ont réalisé un super boulot!

 

Disponible ici: philibert

Prix constaté: 32,90€

Test: Arena For the Gods

Test: Arena For the Gods

Au milieu d’une arène tel les gladiateurs de l’époque romaine, vous allez devoir vous battre pour le bon plaisir des dieux qui vous observent et veulent voir émerger un champion!

Il s’agit d’un jeu d’affrontement créé par Maxime Rambourg à qui l’on doit aussi l’excellent Big Book of Madness, illustré par Paul Mafayon, à qui l’on doit les illustrations du non moins excellent Bunny Kingdom, ou encore Mexica, Tikal et Pandaï, entre autres.

Edité par nos voisins Iello que nous saluons au passage 😉 (coucou Laurène 😉 )

Prévu pour 2 à 6 joueurs, à partir de 8 ans et pour une durée d’environ 30 minutes.

 

A quoi ça ressemble?

 

 

Comment on joue?

 

Avant d’en découdre avec vos ennemis il va falloir vous équiper!

Il existe 4 types d’équipement, les armes, les armures, les montures et la magie. 4 piles de cartes sont formées et on révèle autant de cartes que de joueurs. Le principe est simple, si vous voulez telle carte, il va falloir la payer.

Vous disposez de 20 cubes rouges qui sont aussi vos points de vie. Il va falloir procéder à une enchère cachée et miser autant de cubes que vous le souhaitez. Tout le monde révèle sa mise en même temps et le vainqueur a le droit de choisir sa carte.

Et ainsi de suite pour les armures, les montures et la magie.

Attention donc à bien gérer votre stock de PV. Si vous avez le meilleur stuff mais que vous commencez la partie avec 2 PV ça risque d’être coton!

A vous de voir!

En tout cas vous allez devoir essayer d’accorder votre équipement, et avoir des pièces d’équipement vous permettant de parer à toutes situations. Un stuff équilibré, ou alors très orienté corps à corps par exemple.

Mais il ne faudra pas venir vous plaindre si vos adversaires ont optés pour un équipement qui leur permet de se déplacer plus vite que vous ne vous approchez d’eux! 😉

 

Une fois équipé vous pénétrez dans l’arène. L’arène est composé de cases et en fonction du nombre de joueurs et de la durée souhaitée de la partie, le livre de règles vous montre plusieurs dispositions des éléments dans l’arène. Il y a des fontaines de PV (qui vous redonne 1 PV quand vous allez dessus), des pièges (qui vous enlève 1PV) et des tours hérissés de piques (qui vous font mal quand l’adversaire vous propulse dessus…).

Vous avez 7 dés à disposition, et la possibilité d’effectuer 1 relance avec le nombre de dés que vous souhaitez.

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Chaque carte a besoin d’un certain nombre de dés et de symboles pour être activée. Par exemple, votre arme nécessite une face épée, et une face magie pour que vous puissiez déclencher son pouvoir.

Tout est histoire d’utilisation des dés et de leurs combinaisons. Vous allez ensuite résoudre vos actions dans l’ordre que vous le souhaitez.

C’est important car votre arme vous permettra peut-être de blesser votre adversaire qui se trouve au corps à corps, mais comme son autre capacité est de repousser l’adversaire d’1 case, vous ne pourrez peut-être plus continuer à l’attaquer si vous n’avez que des attaques au corps à corps, et pas de possibilité de vous déplacer pour le poursuivre.

A vous donc de déclencher vos actions dans l’ordre le plus efficace possible!

Vous avez enfin la possibilité d’infliger à vos adversaires des jetons de fatigue qui lui enlèveront 1 dé à lancer durant son prochain tour, par jeton infligé.

Les jetons protection vous permettent d’appliquer un effet de votre armure quand vous vous faîtes toucher, avec parfois des retours de bâtons pour l’assaillant à prévoir 😉

La fin de partie se déclenche lorsqu’un joueur n’a plus de PV. Etant donné que le nombre de cubes PV de chaque joueur est caché derrière un paravent durant la partie, on ne peut qu’essayer de deviner les PV des autres joueurs. Sachant que la victoire se déterminera au nombre de PV entre les gladiateurs restants, attendez-vous à des surprises!

 

 

VERDICT

 

 

Très bonne pioche que ce jeu court, dynamique et intense! Les règles sont plutôt simples à assimiler, on peut donc y faire participer des non-habitués aux jeux.

Le thème est très bien retranscrit, les illustrations parfaites (comme toujours avec Môssieur Paul Mafayon) et le fun bien présent! Vous avez envie de vous foutre sur la tronche dans une arène? Arena for The Gods est fait pour vous!

Le système de draft pour l’équipement et les enchères pour les pièces d’équipement est très intelligent et apporte un vrai plus dans la préparation de son stuff avant la bagarre. Le fait d’utiliser les PV comme monnaie pour acquérir l’équipement est une vraie bonne idée et apporte un petit côté gestion pas dégueu!

On pourrait juste regretter un peu trop de similitudes avec King of Tokyo pour les dés et les baffes, que l’on aurait aimé plus immersifs et plus dignes d’une arène de gladiateurs venus s’affronter sous l’œil attentif des dieux! Le système de combat tourne très bien pour un jeu fun et familial, lui donner un peu + de profondeur ne nous aurait pas déplu mais aurait refroidit une partie de la cible assumée du jeu.

C’est déjà un excellent travail et on y passe de très bons moments! C’est bien l’essentiel!

 

Disponible ici: philibert

Prix constaté: 29€

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Test: Santorini

Test: Santorini

Santorin est une île grecque bien connue pour ces dômes bleus sur des maisons blanches.

santorini-6-lelabodesjeux

Santorini emprunte cette architecture originale et vous propose de construire un village de l’antiquité. Extrêmement simple et facile d’accès, Santorini réussit la performance d’être aussi un jeu très profond et stratégique. Avec vos architectes que vous allez déplacer sur le plateau, vous devrez construire des bâtiments et leurs dômes bleus, et être le premier à atteindre le haut du 2ème étage avec votre personnage.

On ajoute une dose de pouvoirs mythiques et magiques inspirés de la mythologie et voilà le travail!

Développé par Dr. Gordon Hamilton, illustré par Line Cossette et David Forest, édité par Roxley Games et Spin Master.

Prévu pour 2 à 4 joueurs (mais soyez égoïstes et profitez-en à 2 c’est là que le jeu prend toute sa splendeur), à partir de 8 ans et pour une durée de 30 minutes environ.

 

Allez on passe tout ça au crible!

 

 

Comment on joue?

 

Le plateau est constitué d’une grille de 5 x 5 cases.

Chaque joueur dispose de 2 architectes qu’il devra déplacer sur le plateau pour construire les maisons sur une case adjacente. En commençant par le rez-de-chaussée, le 1er étage, le 2ème et enfin le dôme bleu (qui termine la construction d’un bâtiment).

Pas besoin d’être du métier ou portugais jusque là… 😉

Vous allez pouvoir monter, ou descendre les étages déjà construits avec votre personnage, puisque le but est de le faire atteindre le haut du 2ème étage.

Jeu de placement par excellence vous l’avez bien compris, Santorini va mettre vos nerfs à rude épreuve et vous demander de surveiller l’ensemble du plateau.

Puisque les personnages ne peuvent monter que d’un étage à la fois il va falloir construire en escalier autour de vous pour monter tout en haut. Tout ceci pendant que votre adversaire essaiera de construire plus vite, ou de construire un dôme sur le dernier étage, vous empêchant par la même occasion de monter sur le bâtiment, et donc de recommencer ailleurs.

Il s’agit d’un jeu rapide, ou l’on joue en réaction de son adversaire, la plupart du temps (tout au moins pour 1 des joueurs selon toute logique).

 

Les pouvoirs divins

Chaque joueur va récupérer au début du jeu des cartes pouvoirs qui vont changer la donne au niveau du jeu. Certaines vous permettront de construire 2 étages à la fois au lieu d’1, de descendre du haut d’un bâtiment en 1 seul mouvement, effectuer un mouvement sur une case occupée par un personnage et le repousser du même coup, construire un dôme à n’importe quel niveau (même sur le sol directement), etc…

Ces cartes apportent du fun au jeu, c’est indéniable.

Du bordel aussi.

Honnêtement le jeu se suffit à lui-même. C’est déjà un bon casse-tête, pas besoin d’en rajouter selon moi.

Après le public plus jeune pourra apprécier ces pouvoirs divins et leurs conséquences catastrophiques sur la stratégie d’un joueur, et apporteront un peu d’humour au jeu.

Mais je vous conseille de bien tester le jeu sans les pouvoirs, avant de les ajouter si vous le souhaitez.

 

 

VERDICT

 

 

Mission réussie pour Santorini qui se vend comme un jeu où les règles s’apprennent en 30 secondes.

C’est un oui!

Bravo!

Et oui c’est super simple, super abordable, super convivial … super!

Joueurs, non joueurs, mamies, enfants, un vrai jeu qui peut plaire à tout le monde.

C’est rare!

Parce qu’en plus c’est un bon jeu! Avec un matos qui déchire, des figurines toutes mignonnes, des illustrations sur les cartes vraiment chouettes!

Bref un vrai bon jeu!

Après il faut le prendre comme il est, un jeu simple, abstrait et rapide. On joue souvent en réaction aux actions de l’adversaire. Pas vraiment la peine d’avoir une stratégie à 10 tours d’avance, il y a de grandes chances qu’elle tombe à l’eau dès le 1er tour.

on cogite, on fulmine, on essaye d’embêter l’adversaire, on fait tout pour lui compliquer la tâche, on réfléchit, on tend des pièges …

Bref un jeu avec des vrais coups de p**** !!!

Un carton vous dis-je!! 😉

 

Disponible ici: philibert

Prix constaté: 25 – 30€

 

 

 

apprendre les règles en 30 sec

très facile d’accès

beau matériel

on joue en réaction / pas trop de stratégie

Kickstarter: Tang Garden

Kickstarter: Tang Garden

Construire un jardin à l’époque de la dynastie Tang en Chine ça vous branche?

Dis comme ça c’est pas super sexy j’avoue…

Et bah vous auriez tort!

Parce que là vous allez en prendre plein les mirettes!

Vous connaissez Photosynthesis et son univers poétique? Et bah là on passe la sur-multipliée!

Tang Garden, visuellement ça envoie! Le matériel est hyper qualitatif! Hyper varié aussi. C’est vraiment un jeu magnifique, qui derrière ses aspects de pub pour des vacances zen, cache un jeu aux mécaniques bien rodées. Attention ça va être la course au meilleur emplacement, au combo à coup de décoration florale (oui je sais ça prête à sourire) mais va vraiment falloir combiner tout ça pour maximiser ses PV et faire la différence à la fin!

Développé par Francesco Testini et Pierluca Zizzi, illustré de main de maître par Mateusz Mizak et édité par ThunderGryph Games. Prévu pour 1 à 4 joueurs, pour une durée de 45 minutes environ.

L’histoire prend place durant le règne de la dynastie Tang (618-907). L’empereur Xuanzong avait construit un magnifique jardin près de Xi’an, le jardin du majestueux lac clair. En tant qu’ingénieurs, vous avez pour mission de construire le jardin en respectant l’harmonie des éléments, l’eau, la pierre et la flore. Vous devrez bâtir des ponts, implanter différents types de végétation, installer des poissons et des oiseaux, tout ceci sous la supervision des nobles qui viendront se rendre compte de l’avancée des travaux.

 

Voyons tout de suite à quoi ça ressemble, maintenant que vous en avez l’eau à la bouche!

 

 

Comment on joue?

 

Chaque tour se compose d’une action obligatoire, et d’actions facultatives:

  • Vous devez placer une tuile du jardin, ou une décoration.

Vous pouvez piocher une tuile parmi les 4 piles de tuiles disposés autour du plateau, et la placer de façon adjacente à une autre tuile déjà en place. Vous devez faire concorder les types de terrain dessinés sur la tuile avec la tuile déjà en place. En fonction du placement, vous débloquez des récompenses en ressources, et en progressant sur les pistes de votre plateau individuel.

Pour placer une décoration, vous allez piocher des cartes représentant les décorations (oiseaux, lotus, fleurs, poissons, ponts etc…). Sur la carte vous aurez des indications sur les endroits sur lesquels vous pourrez poser la décoration, et les éventuels bonus de fin de partie que vous pourrez cumuler en associant les décorations.

  • Vous pouvez ensuite influencer un personnage.

Plusieurs nobles sont présents dans le jeu et vous pouvez essayer d’attirer leurs bonnes grâces en leur montrant une partie du jardin que vous avez construit, qui correspond à leurs attentes et à leurs préférences. Si c’est le cas ils vous récompenseront en pièces.

  • Vous pourrez aussi utiliser une capacité spéciale.

En vrac, poser 2 tuiles de jardin au lieu d’1, placer 2 décorations au lieu d’1, déplacer un personnage dans le jardin, influencer le personnage de son choix plutôt que ceux faces visibles.

La fin du jeu se déclenche lorsque l’une des piles de tuiles est vide, ou lorsqu’il ne reste plus que 3 (ou moins) jetons de paysages visibles sur le plateau. On passe ensuite au décompte des points.

Il y a bien sûr plusieurs moyens de scorer et tout ce que vous positionnerez dans le jardin ne doit pas l’être au hasard. Vous maximiserez vos gains en combinant les types de décorations, en augmentant vos pistes de votre plateau personnel, en influençant les personnages, etc…

 

Le pledge pour l’édition standard est proposé à 45€ hors fdp.

Le bundle deluxe est à 65€ hors fdp et comprend l’extension Ghost Stories.

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VERDICT

 

Encore un jeu hyper poétique avec un univers très recherché! Ça change et il faut féliciter l’effort! On peut utiliser les mécaniques d’un Euro-game somme toute assez standard et l’habiller avec une thématique puissante, une patte graphique parfaite, et même parsemer le tout d’un peu d’histoire!

Les mécaniques de positionnement de tuiles pour faire concorder les types de terrain et maximiser ses gains, la course aux points de victoire, les diverses stratégies possibles, la limitation du hasard, la gestion des ressources, … bref nous voilà devant un solide euro-game qui promet de bonnes parties! Il faudrait faire une playlist sur Melodice avec du zen et des mélodies chinoises et vous voilà en vacances! 45€ ou 65€le dépaysement ça coûte moins cher qu’un billet d’avion non?? En plus vous jouez avec vos potes, alors que vous ne partiriez peut-être pas en vacances avec eux 😉

Le matériel est vraiment irréprochable j’ai hâte de recevoir le jeu pour regarder de plus près ces arbres, ces pavillons, ponts, panoramas et ces figurines que je peindrai sûrement! Bref vous l’aurez compris, c’est un pledge auto sur ce jeu! Foncez! 😉

 

Kickstarter: Efemeris

Kickstarter: Efemeris

Alors là on s’intéresse à un jeu particulier.

Un jeu rare.

Un jeu qui nous propose un univers, et qui nous y transporte.

On rencontre souvent de multiples adaptations d’univers déjà bien connus, et bien exploités. Parfois ça fait mouche, d’autres non… Là Efemeris et DTDA Games apporte un vent de nouveauté et c’est déjà très bien!

On va vous proposer d’explorer la galaxie à la recherche de ressources, et à la découverte de constellations. Ce qui me plaît par dessus-tout dans ce jeu, c’est le mélange des genres et des époques, puisque vous partirez à l’aventure à la barre de vaisseaux célestes inspirés des bateaux de guerre maritimes du XVIème siècle. Pour coller à cette époque, vous pourrez incarner 3 nations que sont la France, l’Espagne et l’Angleterre.

Les illustrations et le matériel puisent directement leurs inspirations dans cette époque notamment au niveau des personnages qui semblent tout droit sortis d’un livre d’histoire.

Le résultat est remarquable et même bluffant! Bravo à Manon « Stripes » Potier l’illustratrice.

Prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 10 ans et pour une durée d’environ 30 à 40 minutes. Le jeu propose deux modes de jeu, 1vs1 ou 2vs2.

Pour vous faire votre idée il y a une super démo disponible ici! Ça c’est une riche idée et on aimerait avoir cette possibilité bien plus souvent! Bravo DTDA Games! 🙂

Quelques images pour se rendre compte:

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Comment on joue?

Le but du jeu est de conquérir 5 planètes. Un tour est divisé en 3 phases:

  • Exploration: Vous allez prendre deux tuiles et les rajouter à la carte des étoiles déjà existante. Vous aurez la possibilité de les positionner comme vous le souhaitez. Selon leurs emplacements, telles ou telles routes seront tracées et pourront être empruntées.
  • Collecte: Vous révoltez les ressources (poivre étoilé et vanille céleste) et les bonus que certains points de la carte débloquent.
  • Phase tactique. Vous pourrez y effectuer différentes actions: Déplacez vos vaisseaux pour récolter + de ressources et de bonus lors de la prochaine phase de collecte. Utilisez vos différents bonus récoltés. Utilisez vos cartes équipages qui vous donneront des avantages en cas de conflit, ou de quoi échanger vos ressources. Achetez une nouvelle frégate pour accélérer votre exploration. Construisez une forteresse sur les planètes conquises afin de les protéger. Construisez votre galion (votre vaisseau amiral), achetez une nouvelle carte équipage ou encore partez à la conquête d’une planète!

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Les tuiles sont superbes et représentent des constellations, qu’il faudra bien positionner avec les tuiles déjà placées afin de créer des routes à emprunter avec vos vaisseaux. C’est un peu abstrait au début mais c’est très important pour la suite. Si vous positionnez des tuiles sans vous occuper des embranchements et sans penser à la prolongation des routes vous allez vous tirer une balle dans le pied. Il faut voir à long terme et se créer les conditions de victoire et de navigation favorables.

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VERDICT

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Ce jeu est très attirant et poétique. L’univers graphique et la qualité du matériel réussissent à nous transporter dans une aventure à part entière. Je suis particulièrement fan de Science Fiction et dans Efemeris, vous avez la possibilité de partir dans une aventure galactique, en commandant une armada de vaisseaux historiques.

Un sacré parti pris qu’il est bon de féliciter et d’encourager! On est dans une vraie conception d’univers graphique et thématique, pas une énième redite d’un univers déjà bien (trop?) utilisé comme les zombies, les vikings ou Cthulu pour ne citer qu’eux (même si je n’ai rien contre).

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Au niveau gameplay on est dans des mécaniques simples avec la gestion de ressources, la construction de la carte avec du placement de tuiles, et le placement de ses vaisseaux pour conquérir les planètes, récolter des bonus, attaquer les ennemis. Les ressources sont au nombre de 2 ce qui est peu, mais suffisant au regard de la taille de la carte qui est somme toute pas énorme. On pose 2 tuiles à chaque tour de joueurs, jusqu’à épuisement, ce qui fait qu’à un moment qui arrive assez vite, la carte ne s’agrandit plus.

La partie attaque entre adversaires est assez limitée, et peu exploitée. A la différence d’un vrai jeu 4X, avec lequel on peut trouver des similitudes au premier abord, Efemeris ne va pas dans la profondeur de ces mécanismes et ne semble de toute façon pas vouloir s’en rapprocher. La durée de jeu est prévue pour 30 à 40 minutes ce qui est un sacré indice d’ailleurs! 😉

Malgré tout, étant aussi fan de ce type de jeu j’aurais aimé quelque chose de plus développé et de plus profond. Ici on collecte 2 épices, on déplace ses vaisseaux, on récolte 1 bonus par ci, on achète un membre d’équipage par là, et on détruit 1 vaisseau ennemi à l’occaz. Et on recommence.

Il faut le prendre comme il est, un petit jeu d’exploration et de collecte de ressources avec une patte graphique très recherchée et détaillée. Un jeu rapide et onirique, mais qui manque selon moi d’un peu de profondeur. Une belle claque visuelle en tout cas!

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Le pledge est proposé à 42€ hors fdp l’édition normale, 69€ hors fdp l’édition deluxe.

le lien de la campagne Kickstarter: ici

Livraison prévue en février 2019.