Aujourd’hui je m’attaque à un gros morceau. Certains diront même à des jeux intouchables, ah non personne ne dit ça ? Alors allons-y !
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Vital Lacerda. Et voilà, c’est lâché, je vais tenter de faire le tour des jeux de l’auteur portugais. Des jeux qui, à mes yeux, sont uniques par une caractéristique assez reconnaissable : les mécaniques sont intégrées dans le thème du jeu.
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Ils ne sont pas nombreux les auteurs à développer des jeux dans ce sens de réflexion. Partir du thème pour y intégrer les mécaniques, c’est être sûr que l’éditeur vous suivra, que votre thème est assez fort pour justifier cela.
Avec Lacerda, c’est le sentiment que j’ai à chaque fois que je joue à l’un de ses jeux. Le thème est tellement présent qu’il justifie telle ou telle action et donc la partie en devient plus fluide. Un ami auteur me dis souvent que lors de ses tests de prototypes, il prête une attention particulière au fait que les joueurs, lors de leurs échanges, utilisent des mots pour parler du matériel comme cartes, cubes, pions, tuiles ou des mots en rapport avec ce que ce matériel représente. Quand je joue à un Lacerda, je parle de mon galion dans Lisboa, de ma vigne de la région du Duro dans Vinhos ou encore de ma serre dans On Mars. C’est un gage de qualité et d’immersion qui met en lumière le talent de l’auteur, les joueurs sont tout simplement dans le jeu, dans l’histoire qu’il raconte. Je connais les régions du Portugal depuis que je joue à Vinhos, il faut le faire quand même !
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Je suis donc plutôt partial quand il s’agit des jeux de Lacerda. Je suis un grand fan de ses créations, il ne m’est pas facile de les classer entre celui que je préfère et celui que je joue le moins. Pour les tests qui vont suivre, je vous parlerai de Vinhos, The Gallerist, Lisboa, Escape plan et On mars.
Je laisse Kanban de côté puisque sa sortie dans sa version EV en fin d’année me donnera l’occasion d’en reparler. Pour CO2, c’est le seul que je n’ai pas joué, le coopératif me refroidit énormément, je fais partie de ces joueurs alphas invivables sur une partie en coop, je dois donc soit trouver des joueurs très motivés, soit arrêter de vouloir imposer mon avis à chaque action…. Et c’est pas si simple.
Pour ces avis sur les jeux, je ne ferai pas le tour de toutes les règles.
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Avant de commencer avec Vinhos, mon premier Lacerda, parlons un peu de l’éditeur avec qui il travaille depuis quelques temps désormais, Eagle Gryphon Games. Ce qui marque en premier, avant même de s’intéresser aux jeux, ce sont ces boites rectangulaires et massives. Une fois ouvertes, on se dit que l’on est en présence d’un jeu ou chaque détail est travaillé, tout y est amélioré, plus épais, plateaux double épaisseur, cartes toilées et inserts travaillés. Tout est fait pour créer cet effet Wahoo, le plaisir d’avoir une table de jeu magnifique et, ne le cachons pas, pour justifier le prix de chacun de ces jeux qui dépasse de plus en plus facilement les 100 euros.
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J’ajouterai le travail de Ian O’toole (Age of Steam, Nemo’s War, Lisboa, The Gallerist, Rococo, …), l’illustrateur en vogue ces derniers temps qui sait rendre un jeu lisible et la couverture de la boite magnifique. Pour le côté beauté du plateau de jeu d’un Vinhos, chacun se fera son avis.
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Alors commençons par Vinhos, dans son édition 2016, une édition allégée par rapport à sa grande sœur de 2010 et donc bien plus accessible. Oui oui accessible. Après tout, Vinhos ce ne sont que 6 manches avec deux actions par joueur par manche, au final, en 3 heures c’est réglé.
Car oui j’avais oublié de le préciser, les jeux de monsieur Vital sont plutôt orientés expert, voir expert-expert. Du bon chauffe neurones comme on les aime, du gros jeu qui fait la soirée !
Dans Vinhos il y aura donc 6 manches divisées en 3 périodes : une de 3 manches, une de 2 manches et finalement une dernière d’une seule manche qui, bizarrement, dure bien plus longtemps que les deux autres ! à croire que l’on réfléchit plus quand on n’a plus que 2 actions.
Les joueurs victimes d’analysis paralysis, ce syndrome qui vous pousse à surcalculer tout ce qui pourrait se passer, vous faisant passer pour un Kasparov ludique en cas de victoire ou juste celui qui prend trop de temps pour pas grand-chose si vous vous plantez, ces joueurs-là font partie des nombreuses victimes des jeux de Lacerda. Il est tellement facile, voir même tentant d’essayer de tout anticiper. Mais essayer seulement car ces jeux offrent tellement de possibilités qu’il sera bien compliqué de ne pas passer 20 minutes à chaque tour pour tout prévoir.
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Donc Vinhos ! Cultiver du vin portugais vous a toujours tenté ? L’appel de la vigne et des cépages ? C’est l’occasion de mettre à l’épreuve vos talents d’œnologue. Le titre vous propose, sur vos domaines, de cultiver des vignobles de différentes régions du Portugal proposant vins rouges et blancs. Ici pas de rosé en mélangeant les deux mais des œnologues et des experts qui, dans vos caves vont améliorer vos vins en vue de leur revente, leur exportation ou le but ultime : gagner la foire aux vins annuelle !
Eh oui ! On peut résumer ce jeux en 3 phrases mais cela ne vous empêchera pas de jouer pendant des heures.
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Alors pourquoi craquer ? Qu’est ce qui fait de Vinhos un jeu qui vaut son prix ? Est-ce un jeu exceptionnel ?
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Vinhos est un excellent jeu, si je voulais pousser, je dirais même que vous disposez de 2 jeux en 1 avec les versions 2010 et 2016 dans la même boite. Le tarif est élevé et si vous voulez toutes les options et mini extensions, oui ils ont mis des add-ons à part, le ticket avoisine les 140 euros. On passe donc dans une catégorie de prix au-delà des simples mécaniques et du matériel, toute qualité premium qu’il soit. On passe au stade de l’objet de collection. Vous payez une part de magie, certains diraient de vent, comme pour tout objet de collection. Vous seul pouvez juger si la possession de ce jeu vaut le tarif déboursé.
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Pour ma part, je ne regrette pas une seule seconde mon achat, Vinhos est un jeu profond et très agréable, un bel objet que j’ai plaisir à mettre sur la table et à faire découvrir.
Quand je dis que le jeu est fluide et lisible, je suis dans le cadre des jeux experts, on parle d’un jeu qui détient la note de 4.05/5 en « poids » sur Boardgamegeek, 4.21 dans sa version 2010. Le poids sur BGG est issu d’un vote par les joueurs, chacun vote pour le niveau d’expertise demandé par le jeu avec à 1 du familial et à 5 un jeu expert opaque et très complexe. Avec 4 on est dans la classe des jeux pour experts affirmés.
Un gros jeu donc, physiquement et dans ses mécaniques, et pourtant, une fois lancé, vous ne reviendrez quasiment pas dans le livret de règles, tout est dans le thème et logique. On remarquera même l’intégration du pion de compte tour qui vous ajoute un coût quand vous choisissez l’action où il se trouve, le genre de détail qui me fait dire que cet auteur est vraiment à part.
Comment fonctionne le cœur de mécanique du jeu ? De la pose d’ouvriers avec pour but d’optimiser au maximum les actions choisies. Au centre du plateau un carré de 3 cases par 3 vous proposant les 9 actions du jeu. Obtenir de nouveaux cépages, vinifier vos vins dans vos chais en installant de nouvelles caves, en recrutant des œnologues, des ouvriers agricoles et des experts pour vous assister. Tout cela coûte de l’argent bien entendu et, comme d’habitude, la gestion de vos ressources financières sera centrale. Et pour récupérer des fonds, il vous suffit de vendre vos productions aux commerces locaux, si vous le voulez, vous pouvez exporter également vos fûts.
Les cépages disponibles sont différents avec chaque région du Portugal, chacune ayant son petit avantage. Une belle occasion d’apprendre que le Duro est la région qui produit le porto, ce vin cuit qui peut être rouge ou blanc !
Les vins dans vos caves vont prendre de la valeur avec le temps qui passe mais attention si vous les y laissez trop longtemps il se gâtent et sont perdus. De plus, la qualité d’un vin n’est pas la même que sa valeur financière ! Certains vins seront naturellement plus chers, d’autres auront besoin de promotion pour se vendre mieux.
La météo sera bien entendu de la partie, favorisant la vinification de vos vins ou la rendant moins bonne, chaque année est différente !
Le but de tout cela est d’être reconnu meilleur vigneron par vos pairs et, pour ce faire, quoi de mieux que de remporter l’une des foires aux vins annuelles ?
Cet événement intervient à la fin de chacune des 3 manches. Les joueurs peuvent présenter leurs productions plus tôt dans la saison mais en général vous attendrez le dernier moment pour laisser vos vins travailler le plus possible en cave.
Remporter une foire vous assure de la renommée mais attention chaque foire sera un nouveau combat, avec ses spécialistes à satisfaire, ses bonus à récupérer. Même si votre stratégie n’est pas axée sur les foires elles restent un élément central du jeu vous permettant de récupérer de nouveaux tonneaux qui sont au centre du jeu.
Pour les voies stratégiques, vous pouvez vous axer sur l’exportation à l’international ou encore récupérer des objectifs après les foires. N’oubliez pas, comme dans tout bon jeu expert, de surveiller vos adversaires, là encore il vous faudra plus d’une partie pour anticiper et contrer leurs choix. Pas d’interaction directe, nous sommes vignerons, on ne va pas aller détruire la cave d’un concurrent quand même !
Et pour faire tout cela, 2 actions chacun par manche. La première année dure 3 manches, la 2ème année dure 2 manches et la dernière année ne dure qu’une seule manche ! C’est plutôt rapide même si pour chaque action choisie le joueur peut l’effectuer 2 fois.
Peu d’actions au final mais pour autant peu de frustration ! Même si, je dois l’avouer, le jeu a un point faible : la météo.
Je m’explique, dans le cas d’une partie où la météo désastreuse s’enchaine, les productions sont très faibles et toutes les actions deviennent extrêmement tendues, la partie parait très frustrante. C’est pourquoi je vous conseille quelque chose qui normalement ne se fait pas : retirer les deux tuiles météo -2 lors de votre première partie, pour ressentir la montée en puissance du jeu et en apprécier les mécaniques.
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Voilà un rapide tour du propriétaire de Vinhos, un jeu de Vital Lacerda qui s’est imposé comme l’un des meilleurs auteurs de jeux experts ces dernières années. Pour compléter, j’ajouterai que le jeu tourne très bien dès 2 joueurs, il prend une autre dimension à 3 et à 4 mais on ne s’ennuie pas en duo non plus !
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Je vous retrouve bientôt pour jeter un œil à Lisboa ! En attendant, bon jeu à tous, moi ça m’a donné envie de le ressortir.
The Belgian Beers Race est l’œuvre de Michaël Boutriaux et l’on trouve Ammo aux illustrations.Le jeu est édité par BYR Games et est proposé sur Kickstarter à partir du 27 août 2020.l
Prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 18 ans (Eh oui, le thème est alcoolisé !) et pour une durée de 60 à 150 minutes.
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Je vous le dis tout de suite, TBBR a été mon coup de cœur du BGF 2019 (Brussels Games Festival). Je m’y suis alors intéressée et j’ai eu la chance de récupérer un prototype au FIJ 2020. Merci Mickaël !Partez à la découverte de bières belges, toutes aussi réputées les unes que les autres, dans une course effrénée à la mousse et aux points de victoire. Visitez le plus de brasseries belges possible et restez suffisamment sobre pour poursuivre l’aventure !l
Le matériel :
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Il s’agit ici d’un prototype mais la qualité est déjà au rendez-vous. Bien sûr, les composants ne sont pas définitifs mais j’aime beaucoup la « patte » d’Ammo, les composants en bois et les vraies capsules de 50 points ! En ce qui concerne ces dernières, je ne sais pas s’il sera possible de les intégrer à la version finale du jeu, mais… j’adore !On trouve un plateau principal représentant 40 brasseries belges, avec un zoom sur la capitale (Bruxelles pour ceux qui ne suivraient pas), des plateaux individuels, des marqueurs en bois pour les joueurs et pour le plateau principal, des cartes Objectif et des jetons de différents types. (+ les cartes des extensions)Notez que le jeu sera fabriqué en Allemagne, détail qui a son importance en cette période où la relance de l’économie européenne est plus que nécessaire, sans oublier la dimension écologique avec moins de CO2 produit, le geste de citoyen européen, sans parler de la qualité allemande !Pour ceux qui n’auraient pas compris : prototype = matériel, visuels et règles non définitifs 😉
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A quoi ça ressemble ?
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lComment on joue ?
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En immersion…
Vous avez toujours rêvé de parcourir la Belgique et ses brasseries ? Vous y voilà ! Mais attention, il s’agit d’une course, et pas n’importe quelle course : une course aux brasseries et à la bière !Chaque jour, choisissez les transports en commun, le vélo ou l’auto-stop pour aller de ville en ville, de brasserie en brasserie. Buvez une bière ou deux, achetez-en, trinquez avec les gens que vous rencontrez… Mais, surtout, n’abusez pas du houblon : si vous buvez trop, vous ne pourrez plus vous déplacer ! Eh oui, il faut être éveillé pour faire du stop ou prendre le bus ! Alors, surveillez votre éthylomètre ! Quand on boit de l’alcool, c’est bien connu, nos réflexes diminuent, nos sens s’amenuisent… et arrive un moment où nous ne sommes plus capables de conduire un véhicule ou même de monter dans les transports en commun…En revanche, si vous parvenez à saouler vos concurrents, ils seront obligés de désaouler avant de reprendre la route !Pensez à déguster la bière préférée de l’auteur ou soyez le premier à tremper vos lèvres dans une stout…, visitez un maximum de brasseries et revenez à temps sur la grand-place de Bruxelles pour y célébrer votre victoire. Vite, vous n’avez que quelques jours !l
D’un point de vue plus technique…
Une partie de TBBR se déroule sur 2 ou 3 jours, chacun composé de 24 ou 32 unités de temps. Les joueurs utiliseront ces unités de temps pour effectuer leurs actions. Le 1er joueur effectue une action en payant le coût en unités de temps. Le joueur suivant sera le dernier sur la piste de temps ; il sera le joueur actif jusqu’à ce qu’il dépasse le 1er joueur, et ainsi de suite.Mais… commençons par le commencement…Lors de la mise en place, chaque joueur reçoit un plateau individuel et un certain nombre de marqueurs en bois. C’est sur ce plateau que les joueurs comptabiliseront les bières dégustées, les types de brasserie visitées, les bières bues en trinquant avec les autres joueurs, les fromages et bières de leur sac à dos et… c’est là que trône le fameux éthylomètre !Des marqueurs, eux aussi en bois, aux formes de bouteilles et de sous-bocks, sont placés sur certaines brasseries du plateau principal.Les joueurs placent l’embouteilleuse sur le côté du plateau principal (Elle sera d’ailleurs peut-être intégrée au plateau…). Ils mélangent les cartes Objectif, en révèlent 4 à gauche de l’embouteilleuse (Ils sont juste consultables, ce sont en quelque sorte les bouteilles vides.) et 4 à droite (Que les joueurs peuvent remporter, ce sont les bouteilles pleines.) Lorsqu’un joueur remplit un objectif, il le gagne et, à la fin de son tour, un objectif à gauche de l’embouteilleuse glisse vers la droite pour le remplacer. La bouteille remplie sort de l’embouteilleuse et est remplacée par une bouteille vide qui va se remplir (d’un doux nectar mousseux…) : logique !
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Des objectifs de fin de partie sont également dévoilés (De 2 à 4 en fonction du nombre de joueurs.).Venons-en au cœur du jeu : la course ! Les joueurs commencent (dans une partie normale) sur la grand-place de Bruxelles. A son tour, le joueur actif peut effectuer une ou plusieurs des actions suivantes en en payant le coût en unités de temps :
se déplacer d’une brasserie à une autre en utilisant l’un des moyens de transport disponibles (Si son éthylomètre le lui permet !).Le vélo: c’est le moyen le plus sûr d’atteindre votre destination. Vous utilisez le nombre d’unités de temps requis pour y parvenir sans encombre.Les transports en commun: attention, il y a parfois du retard ! Lancez un dé : de 1 à 5, c’est bon ; mais avec un 6, vous perdez 2 unités de temps en plus du coût du transport.L’auto-stop: le plus aléatoire… Lancez un dé : résultat impair, l’automobiliste vous emmène pour le coût du trajet ; résultat pair, vous restez sur place tout en perdant 2 unités de temps. Vous pourrez réessayer avec 2 puis 3 dés au maximum, sans jamais être certain d’y arriver… Ah si ! Si vous offrez des bières au conducteur, il vous emmènera où vous voulez ! La vie des buveurs de bière est bien faite ! Encore faut-il en avoir dans le sac à dos…
Déguster une bière de la brasserie où il se trouve.
Acheter un pack de bière et / ou du fromage.
Il pourra également marquer des points grâce aux spécificités de certaines brasseries… mais je ne vous en dis pas plus et vous laisse le plaisir de la découverte !l
Un petit mot sur le fromage qui vous permettra d’« éponger » en faisant descendre l’éthylomètre mais vous rapportera des points non négligeables en fin de partie si vous ne mangez pas tout. A vous de trouver le juste équilibre.l
La partie se termine lorsque les joueurs arrivent au bout des 2 ou 3 jours de course, selon le mode de jeu choisi. Attention, aucun retard ne sera toléré à la fin du dernier jour : tous devront être arrivés sur la grand-place de Bruxelles pour fêter dignement le vainqueur. Ce dernier sera le joueur cumulant le plus de points de victoire.l
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VERDICT
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Outre le fait que le thème m’a immédiatement parlé, les illustrations d’Ammo ont attiré mon regard et une partie standard procure de bonnes sensations d’un jeu de course houblonné. On fait attention à ce que l’on boit ou on veille à acheter beaucoup de fromage, sans oublier de valider un maximum d’objectifs, et je ne parle pas des objectifs de fin de partie ! Sans être un jeu expert, TBBR nous oblige à penser à beaucoup de choses et nous fait presque sentir le vertige du buveur ayant consommé un peu trop de mousse.Notez que beaucoup d’attention a été apportée à de nombreux détails, comme l’embouteilleuse pour amener les cartes Objectif. Et le jeu a été pensé pour être accessible au plus grand nombre. Ainsi, commencer la partie dans une brasserie et pour une durée de course réduite plaira aux afficionados des jeux courts ! Tandis que les amateurs de longues parties apprécieront les parties dites « longues ». Que dire de la carte des brasseries qui fait également office d’aide de jeu… Claire, nette et précise.Quant aux extensions, elles apportent des sensations de jeu différentes (et comportent un nombre conséquent de cartes). Elles sont au nombre de 3.
Je commence par le mode Duel qui propose de jouer à 2 avec des cartes et des coups bas… Ceux qui me connaissent savent que je n’aime pas les interactions directes peu sympathiques… Eh bien, ce n’est toujours pas mon truc mais si vous aimez ça, ce mode vous plaira forcément !
Dans ce mode, vous pourrez jouer des cartes avec un effet positif sur votre propre jeu, ou un effet négatif sur le jeu de l’adversaire.l
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Le mode Evénements apporte des… événements ! Un par jour de course vous apportera soit un avantage (Vive la fête nationale !), soit un handicap (Oh, il neige !). A vous de le gérer au mieux.
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Le mode Personnages vous permet d’endosser le rôle de différentes personnes comme un sportif, un danseur ou l’organisateur du BGF ! Chacun a ses forces et ses faiblesses, à vous d’en tirer profit !l
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En ce qui concerne les différentes configurations, mon cœur balance sérieusement dans une direction : la partie normale à 4 joueurs agrémentée des personnages et des événements est clairement ma préférée, tout simplement parce qu’elle permet de trinquer plus souvent ! 😉 Et, évidemment, parce qu’elle amène davantage d’interactions sans coups bas. Quand on trinque, c’est tous ensemble !Bon, je pourrais en écrire des pages mais cela deviendrait indigeste. Mieux vaut y jouer !l
Conclusion :
Un jeu made in EU frais et moussu à poser sur toutes les tables !l
NOTE : Tout alcool, même la bière, même belge, est à consommer avec modération !
De retour sur Isle of Skye ! Faites maintenant appel à des guerriers, des marchands et des messagers pour vous aider à diriger votre royaume.
L’extension Isle of Skye : Journeyman a été imaginé et créé par les auteurs originels Alexander Pfister et Andreas Pelikan, avec une nouvelle fois aux illustrations Klemens Franz. Cette extension est éditée par Lookout Games et Funforge pour la version française.
Elle est prévue pour 2 à 5 joueurs, à partir de 10 ans, pour des parties un peu plus longues estimées à 75 minutes environ.
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Le matériel :
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Pour cette extension, la qualité du matériel est là, tout comme pour la version de base. Elle apporte 5 plateaux joueurs et des pions dont notamment le fameux pion Compagnon, des routes, des tuiles Terrain supplémentaires ainsi que des tuiles Score.
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A quoi ça ressemble ?
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Comment on joue ?
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Pour la mise en place, les joueurs prennent en plus un plateau Progression ainsi que les éléments de leur couleur. Les tuiles Bonus sont mélangées et placées sur les emplacements correspondants. Vous avez pour cela deux façons de jouer : soit tous les joueurs optent pour le même placement, soit chacun a une disposition aléatoire avec du coup un départ « asymétrique ». Chaque joueur prend à côté de lui 3 routes et place son pion Compagnon à côté de son Château.
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Le jeu se joue exactement de la manière que dans la version de base. Les joueurs réalisent donc simultanément la phase de revenu, la pioche des trois tuiles Terrain et les enchères. Ensuite, dans l’ordre du tour cette fois, les joueurs peuvent acheter une et une seule Tuile à un des adversaires. Une fois que tous les joueurs ont réalisé cette phase, c’est le moment de construire son royaume. Jusque-là, rien ne change ou presque. Durant la phase d’achat des tuiles, vous pouvez avancer immédiatement sur la piste du Guerrier dès qu’un joueur vous achète une tuile. De même, lorsque vous achetez une tuile Terrain avec le symbole compagnon, vous pouvez avancer immédiatement sur une des pistes de votre plateau de Progression.
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Une fois tout cela fait, la nouvelle phase de jeu Mouvement du Compagnon fait son apparition. Elle intervient donc juste avant le décompte des points de la manche. Cette phase est divisée en deux parties, la première de préparation/planification et la seconde d’exécution.
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Dans le premier temps, vous allez placer vos marqueurs itinéraires sur les tuiles Terrain où vous souhaitez que votre Compagnon s’arrête. Vos marqueurs devront être placés de manière à ce qu’ils soient accessibles par votre Compagnon. Et cela dépend de vos points de Mouvement ! Evidemment, vous pourrez augmenter cette capacité grâce à la piste du Marchand. La connexion des routes entre tuiles prend encore plus de sens puisque votre Compagnon dépensera moins de points de Mouvement dans ce cas et vous pourrez donc allez plus loin et débloquer plus facilement les bonus.
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Dans le second temps, les joueurs exécutent le mouvement du Compagnon. A chaque marqueur d’itinéraire ramassé, vous pouvez avancer le marqueur de progression d’une case sur une des pistes du plateau à condition d’avoir le symbole nécessaire sur la tuile Terrain. En avançant, vous pourrez débloquer des avantages tels que des points de Victoire, des Revenus supplémentaires, des mouvements supplémentaires ou des tuiles Bonus.
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Une fois la phase de mouvement du compagnon, on réalise le décompte de points. A la fin de la manche 6, c’est la fin de partie, comme dans le jeu de base. Le joueur avec le plus de points de victoire est couronné Roi de l’Isle de Skye.
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VERDICT
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Si j’ai vraiment apprécié le jeu de base, cette seconde extension n’aura pas le même succès. L’idée est bonne mais elle alourdit énormément le jeu. Si vous avez lu ma review du jeu de base, vous savez que pour moi la force du jeu était la simplicité des règles et la fluidité du gameplay. Et malheureusement, Journeyman va le complexifier et toucher à ses paramètres. Certes après plusieurs parties, le tout redevient plus fluide mais cela implique que les joueurs aient envie de persévérer pour retrouver une bonne expérience de jeu.
Et pourtant, après la lecture des règles, j’avais l’impression que l’ajout était minime avec seulement une phase supplémentaire de mouvement d’un pion. C’est probablement pour cette raison que je ne m’attendais pas à un tel changement. Si, concrètement, il ne s’agit que de bouger le Journeyman, en pratique cela nécessite de prendre en compte de trop nombreux paramètres.
Le jeu qui se voulait familial prend une orientation plus experte. Et c’est pour moi une erreur d’avoir fait ce choix même si pourtant les jeux experts sont mes jeux de prédilection. J’en suis arrivée à la conclusion qu’en jouant à ce jeu ce n’était pas forcément l’expérience que je recherchais.
Comme vous l’avez compris je suis très mitigée par rapport à cette extension. Si elle apporte une profondeur au jeu, elle le rend beaucoup moins accessible. Je ne pourrais donc pas vous la conseillez si vous n’avez pas l’habitude de jouer. En revanche, si vous et vos partenaires de jeu êtes habitués aux jeux de programmation, elle pourra être un plus et permettra de bien renouveler le jeu.
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Mondrian est l’œuvre de Israel Cendrero et Sheila Santos. Illustré par Pedro Soto (Holmes Sherlock contre Moriarty, Michel Strogoff), le jeu est édité chez Tranjis Games et, pour la version française, Igiari.
Prévu pour 2 à 4 joueurs, à partir de 10 ans et pour une durée d’environ 30 minutes.
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Mondrian est un jeu d’adresse, de gestion de main et de majorité dans lequel vous allez devoir viser juste pour collectionner des cartes Toile et ainsi confectionner une œuvre digne du pionnier de l’abstraction.
Ajustez votre coup de pinceau pour réaliser votre chef d’œuvre !
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Le matériel :
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Des cartes Toile (36) et Toile vierge (3 par joueur), 1 kit de peintre (pinceau + palette) par joueur, 20 dés de 4 couleurs différentes, 1 jeton Premier joueur et 1 règle du jeu qui tient en 4 petites pages bien illustrées. Voilà donc ce que renferme la petite boîte de Mondrian, le tout de plutôt bonne qualité, mais… à voir avec le temps et les lancers de dés sur les cartes si elles s’avèrent assez solides.
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A quoi ça ressemble ?
Comment on joue ?
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En immersion…
Ah, Mondrian… Ses tableaux à la géométrie parfaite et aux couleurs primaires chatoyantes… Vous vous prenez pour le célèbre peintre et tentez de créer la meilleure composition.
Pour cela, soyez le plus habile pour poser sur votre toile ces couleurs et ces lignes si parfaites.
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D’un point de vue plus technique…
Lors de la mise en place, les joueurs reçoivent chacun 3 cartes Toile vierge, 1 kit de peintre et 5 dés de la même couleur.
Puis, au centre de la (grande) table, ils créent une grille de cartes Toile face visible en fonction de leur nombre (2 joueurs : 5×5 / 3 joueurs : 6×5 / 4 joueurs : 6×6).
C’est parti ! Les joueurs vont maintenant lancer leurs dés pour tenter de récupérer des cartes Toile au fil des 4 manches que dure le jeu. Ils pourront utiliser 2 dés lors de la 1ère manche, 3 à la 2ème, 4 à la 3ème, et 5 à la dernière.
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Lors de la phase de préparation, chaque joueur prépare ses lancers en plaçant ses dés aux endroits souhaités de sa palette : chaque emplacement implique une façon particulière de lancer le dé (main gauche, main droite…).
Puis, c’est la phase des coups de pinceaux : dans le sens horaire, chacun lance 1 dé (Attention de bien respecter la manière de lancer !). La manche se termine lorsque les joueurs ont lancé tous leurs dés.
Ils procèdent alors à la phase d’obtention des cartes Toile. Pour en obtenir une, il faut que la valeur du dé soit égale ou supérieure à la valeur de la carte. Les joueurs peuvent utiliser les cartes qu’ils ont en main pour augmenter la valeur des dés.
Et c’est reparti pour la manche suivante où chaque joueur récupère un dé supplémentaire.
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La partie se termine à la fin de la 4ème manche. On passe alors à la phase d’exposition : les joueurs comptent le nombre de cartes qu’ils ont en main ; celui qui en a le moins conditionne la taille du tableau de chacun pour que tous aient la même taille.
On calcule d’abord le score de base en additionnant les valeurs de toutes les cartes du tableau.
Puis on y ajoute le score de maîtrise en évaluant les majorités dans chaque couleur.
Le joueur dont la composition rapporte le plus de points remporte la partie.
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VERDICT
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Des règles simples, du matériel joli et coloré : allons-y gaiement !
Rappelons que nous avons ici affaire à un jeu d’adresse et que… je ne suis déjà pas très douée ni à la pétanque, ni au Mölkky… Qu’importe, je fonce tête baissée : main gauche, main droite, pichenette, lâcher en hauteur et yeux bandés ne me font pas peur ! Et c’est joli Mondrian !
Premières impressions : les cartes bougent à chaque lancer, et encore plus avec la pichenette… C’est agaçant ! Mais c’est joli Mondrian !
Bon, on lance des dés, donc c’est du hasard… mais l’adresse, ça se maîtrise, non ? Eh bien, c’est tout l’inverse ! Comme on peut ajuster la valeur du dé lancé en jouant une carte de sa main, cela contrebalance le hasard du jet. Et côté adresse, on ne maîtrise pas grand-chose avec un dé… Je ne m’attendais pas à ça et je suis déçue que l’adresse se transforme en hasard complet.
Côté immersion… eh bien… rien à signaler !
Il n’empêche que le jeu est sympa pour une bonne partie de rigolade à 4. A 2, c’est moins drôle.
Et… c’est joli Mondrian !
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En conclusion, un jeu d’apéro fun et coloré pour s’amuser entre amis.
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C’est un jeu de pose d’ouvriers pour 1 à 5 joueurs à partir de 14 ans pour des parties de 90 à 120 minutes.
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Le matériel :
Ce test a été réalisé à partir de la version Kickstarter, n’ayant pas le jeu de la VF, je ne parlerai pas de la différence de matériel.
Sachez juste que les plateaux joueurs ne sont pas de la même épaisseur, que les barrières et les tokens sont en carton et non pas en bois.
Mais les dino-meeples, eux, sont toujours en bois et ils sont magnifiques !
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A quoi ça ressemble ?
RAPPEL : LES PHOTOS SONT CELLES DU KS, PAS CELLES DE LA VF DISPONIBLE EN MAGASINS !!!
Comment on joue ?
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Je vais parler du point noir tout de suite dans Dinogenics, son plus gros point noir, et ensuite je le nuancerai.
C’est un jeu de pose d’ouvriers très classique dans sa mécanique.
On pose un ouvrier, on fait la ou les action(s) disponible(s) et le joueur suivant joue.
Pas de révolution du genre ici.
Maintenant que le point noir est bien visible, on va voir si ça a été gommé par le reste !
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Je ne parlerai pas des règles comme je le fais souvent, ni de comment se joue le jeu en détails, sachez que les règles sont assez simples et qu’on ne passera pas 40 minutes à les expliquer, très bon point.
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Mais alors, qu’est-ce qu’on fait dans ce jeu ?
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Eh bien on va devoir gérer des DINOOOOOOOOS !!!!!!!!
Oups pardon, je me suis laissé déborder par l’enthousiasme.
Car oui, nous allons construire notre propre isla nublar personnelle et dépenser sans compter !
Vous avez la référence ?
Bien continuons !
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L’objectif est de faire mieux que les corporations adverses sur leurs iles et que vous ayez un parc à thème sur les grosses bêbêtes préhistoriques qui vont avoir la fâcheuse tendance à bouffer du visiteur si vous ne satisfaisez pas à leurs besoins !
C’est que c’est capricieux ces gros lézards !
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Mais, avoir des dinos contents c’est bien, mais avoir des visiteurs contents et qui viennent vous voir en toute sécurité sans risquer de perdre un membre ou la vie, c’est mieux !
Pour cela, vous allez avoir des bâtiments à votre disposition, il faudra des hôtels pour attirer plus de visiteurs et pouvoir les loger.
Vous pourrez aussi construire des bâtiments qui serviront à avoir plus de prestige ou de renommée et qui pourront vous rapporter des bonus en fin de saison ou en fin de partie.
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Pour les dinos, deux catégories sont disponibles, les carnivores et les herbivores.
N’oubliez surtout pas de les nourrir, sinon ils iront se servir dans le buffet à volonté des visiteurs !
Et un visiteur mort, c’est une catastrophe médiatique, donc de la réputation perdue !
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Mais rassurez-vous, en bonne grosse corporation capitaliste et « pourritaliste », avec l’aide de bonnes agences de presse, vous pourrez étouffer les scandales, mais ça ne sera pas gratuit non plus !
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Donc vous vous battez entre corporations et vous aimeriez bien pouvoir mettre des séquences d’ADN pourries dans le parc de vos adversaires ?
Eh bien tout est prévu !
En effet, des cartes de manigances sont disponibles pour toutes les corpos avides de se tailler la part du T-Rex.
Ces cartes vont vous permettre de vous donner un bon coup de main ou, à défaut, d’envoyer des vacheries à vos adversaires et, non, ce n’est pas de la nourriture pour dinos, c’est plutôt le genre de vacheries qui vont faire que les autres PDGs vont tenter de vous renvoyer par la suite et pas entourées de fleurs, si vous voyez ce que je veux dire !
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Revenons sur les dinos puisqu’ils sont au centre de l’attention :
Il y a 8 espèces au total :
Brontosaures
Triceratops
Ankylosaures
Stégosaures
Raptors
T-Rex
Ptérodactyles
Et des Hybrides
Chacune aura des prérequis à atteindre pour être développée et exposée, elles auront toutes leurs besoins à satisfaire et il faudra leur construire des enclos adaptés.
L’ADN que vous allez collecter, acheter ou vendre sera utile et à exploiter convenablement, parce que vos adversaires peuvent toujours fouiller dans vos poubelles pour récupérer ce que vous n’aurez pas jugé digne de votre parc !
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Donc ayez toujours l’œil sur les manigances de vos adversaires !
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De plus, des évènements relayés par les médias (de la propagande anti-dinos assurément !) va modifier en positif ou en négatif vos tours de jeu !
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Je parlerai du mode solo dans mon verdict, qui d’ailleurs arrive….tout de suite !
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VERDICT
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Alors, je partais confiant avec ce jeu, un gros jeu de gestion, de pose d’ouvriers et où je fais mon Jurassic Park, c’était voué à me plaire ! (Eh oui, les dinos c’est un peu mon péché mignon !)
N’ayons pas peur des mots, il serait écrit « Jurassic Park » sur la boite que personne ne serait surpris tellement on s’y croirait !
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Donc oui, le jeu est thématique à souhait, j’ai vraiment l’impression de devoir jongler avec tous les aspects d’un dirigeant de parc, je dois attirer du monde, investir, garder de l’argent, gérer la sécurité, tenter de ne pas avoir de mauvaise réputation même si des visiteurs se font bouffer (Quelle idée de rester à côté d’un enclos à T-Rex alors qu’il vient de le broyer aussi !!!) et de devoir aussi ridiculiser la concurrence tout en me méfiant parce que si je suis toujours en embuscade pour leur coller un bâton là où il ne faut pas, eux aussi sont prêts à me faire passer un sale quart d’heure !
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Donc dans ce jeu l’interaction est bien présente entre les PDG des corpos, que ce soit l’interaction directe avec les cartes de manipulation où l’indirecte avec les places limitées sur le plateau.
Vous pourrez prendre une place par plaisir pour qu’un adversaire ne puisse pas satisfaire aux besoins de ses carnivores par exemple et que cela provoque un déchaînement qui risque de lui faire perdre quelques précieux clients et manger un scandale au passage, mais bon, vous en aviez besoin de ces chèvres…si si, pour les carnivores que vous ne comptez pas mettre dans votre parc avant 2 saisons !
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Même si ce n’est pas une action rentable pour vous, si vous êtes d’humeur vacharde ou revancharde, ça peut tout à fait s’envisager !
Bon restons réalistes, c’est mon côté raclure qui ressort, ce genre de situation ne se produit que rarement car le jeu demande quand même de bien se concentrer sur la meilleure manière de l’emporter, pas spécialement sur quel emplacement prendre pour embêter les autres, même si les deux ne sont pas incompatibles !
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A quel public s’adresse-t-il ?
Eh bien il s’adresse à des joueurs qui ont quand même l’habitude des jeux, car même sans être dans le jeu expert pur, il faudra quand même bien se remuer les neurones pour bien gérer le tout et marquer des points, donc ne vous laissez pas attendrir pas ces sublimes dino-meeples pour faire jouer vos enfants, ils risquent d’être perdus !
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Et le solo alors ?
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Eh bien comment dire…
Je ne sais pas trouver le bon mot…
Allez je me lance : J’ADORE !!!!
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Voilà c’est dit !
Le mode solo est un mélange entre le fameux « beat your own score » (Battez votre propre score pour les non anglophones.) et un minimum de points à atteindre.
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Le solo est en fait composé de plusieurs scénarios avec leur propre mise en place, leurs propres objectifs et situations spécifiques et même si vous êtes seuls à vous battre sur votre ile, le challenge pour avoir les meilleurs scores est bien relevé !
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Car j’ai mentionné les cartes événements, autant en solo qu’en multi elles vont vous aider ou vous bloquer suivant le moment où elles tombent mais surtout parce qu’en solo elles sont imposées, donc même si nous les mélangeons, on échappera pas à certains coups durs et il faudra composer avec !
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La durée de jeu annoncée de 90 à 120 minutes n’est pas usurpée, le jeu peut être long en fonction des joueurs autour de la table comme toujours, mais après quelques parties et une fois qu’on connait tous les bâtiments, ça deviendra fluide et on pourra vraiment atteindre ce temps de 90 minutes.
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Bref, pour résumer, Dinogenics a réussi de placer le thème, les ajouts d’événements et les interactions directes au service de la mécanique simple du jeu.
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Du coup c’est beau, c’est thématique, c’est interactif et c’est plein de dinos, donc Dinogenics est à consommer avec la même modération que le T-rex de Jurassic Park une fois sorti de son enclos !
Et je suis vraiment très content que La boite de Jeu ait rendu le jeu accessible aux francophones à un tarif abordable qui plus est !
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