Brick Like This ! 

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J’adore les jeux de société, mais il faut reconnaitre que ça prend une place de dingue. Alors que les Lego, qui sont également une grande passion, ça reste raison… ah bah non, non plus. Du coup, un jeu de société Lego, c’est parfait pour optimiser la place sur les étagères. A condition que le jeu soit intéressant, bien évidemment.
Le principe de Brick Like This ressemble à celui d’un Pictionary : un joueur a sous les yeux la silhouette d’une construction Lego, un second tripote un petit tas de pièces standards entre ses mains, et doit tenter de reproduire ce qu’il y a sur la carte en se fiant aux indications du premier joueur, interdiction de regarder la carte bien sûr, ou de pointer un élément de la structure, etc.. Plusieurs paires s’affrontent ainsi en parallèle et dès que l’une d’entre elles estime avoir réussi, les autres n’ont plus que 30 secondes pour terminer leur assemblage. A la fin du sablier, on vérifie l’exactitude des constructions, et ceux qui ont validé remportent un certain nombre de points en accord avec la difficulté choisie. A la fin des 6 manches, on fait le total et on compare avec celui des autres duos qui se sont échinés en parallèle.
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Le fait de jouer en équipe permet du coup de mixer enfants et adultes tout en gardant un intérêt à la partie, le rôle de « Chef de Chantier », c’est-à-dire celui qui donne les instructions, étant peut-être un peu plus difficile à tenir pour les plus jeunes. Il est également possible de compenser la différente de niveaux en utilisant différents paquets de cartes, qui vont présenter des silhouettes plus tarabiscotées, ou avec moins de détail. On peut aussi rajouter les Défis, qui changent à chaque manche, et qui demandent de n’utiliser qu’une main, ou de faire ça les yeux fermés (uniquement le Constructeur évidemment, bande de nouilles), ou de ne pas pouvoir voir ce que l’autre fait. Ça rend tout de suite l’exercice beaucoup plus difficile, et c’est bienvenu pour relancer l’intérêt d’un jeu qui sinon s’essouffle un peu rapidement.
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Mon Premier Unlock
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Nous avons déjà le Unlock Kids à la maison, mais pour l’instant, je n’ai pas été convaincu par les deux ou trois enquêtes que nous avons pu essayer. Comme dans le Unlock adulte, il s’agit de résoudre une énigme à l’aide de cartes que l’on combine entre elles, parce que ça parait logique ou parce qu’un examen minutieux aura révélé des nombres cachés dans les illustrations. Malheureusement, le système d’icône est un peu laborieux, la mise en place assez obscure, et la réflexion se résume essentiellement à essayer toutes les combinaisons possibles, étant donné que la logique qui se cache derrière est souvent un peu dure à appréhender pour des enfants.
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Mon Premier Unlock, s’il s’adresse à des enfants encore plus jeunes, réussit à proposer un challenge plus adapté, et même plus intéressant à partager. L’une de ses trouvailles est d’introduire un petit personnage, ici un caneton, que l’on va balader dans un environnement que le joueur construira au fur et à mesure des découvertes de l’enquête, et dont le support présentera 2 moitiés de symbole, suivant qu’il faudra observer ou prendre. Tout de suite la logique est plus claire, on amène le petit personnage devant une fleur, on combine le symbole de la fleur avec celui de l’action « prendre », on prend la fleur, on remplit ainsi l’objectif de ramener un bouquet à la maman.
Les enquêtes n’en sont donc pas vraiment, on est plus dans l’exploration et à la réalisation de petites quêtes (va trouver un parapluie, une bougie, un ballon, etc.), mais c’est suffisamment prenant pour un enfant de 4 ans, et il peut se débrouiller de façon quasi autonome. 3 « enquêtes », de durée raisonnable pour cet âge-là, une petite boite, le format est très bien adapté au public cible.
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Prix constaté : 13,50 €
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Splendor Kids
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Splendor Kids me pose un petit souci. Le jeu marche bien, on retrouve bien le principe ultra efficace du Splendor classique : à son tour de jeu, on peut soit prendre des ressources (ici des champignons, des glands, des pommes), soit les dépenser, non pas pour acheter des cartes, mais pour emprunter une route qui nous rapproche toujours un peu plus du palais d’arrivée. Suivant l’emplacement où la route se termine, on gagne le droit de rejouer, ou bien d’obtenir un jeton de ressource permanente, qui va faciliter la suite de la partie. Vraiment, tout pareil.
L’enrobage est beaucoup plus élaboré : un plateau principal a été rajouté pour matérialiser les routes empruntées et empruntables, chaque joueur range ses ressources sur un plateau personnel, un vrai effort est fait pour aider les enfants à mieux cibler ce qu’ils doivent et peuvent faire, au lieu d’être tentés de s’éparpiller comme cela peut arriver sur le Splendor classique. Il y a la possibilité de renouveler la configuration du plateau principal, et même d’en profiter pour moduler la durée de partie. C’est vraiment très bien fait.
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Mais, en fait… pourquoi ? Pourquoi ne pas faire jouer les enfants directement à Splendor ? Le principe est vraiment strictement identique, juste présenté sous une forme différente, et s’ils ont l’âge de jouer à Splendor Kids et de le comprendre, ils ont l’âge de jouer à Splendor, ce n’est pas un plateau ou la présence de champignons qui vont rendre le concept plus facilement appréhendable par un enfant, qui reste une mécanique assez abstraite. Et le Splendor Kids ne pourra jamais égaler la combinatoire quasi infinie de la version classique, ce qui fait qu’on passera très rapidement de l’un à l’autre. Alors, autant acheter directement le Splendor originel.
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Prix constaté : 22,50 €
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Raptor Race
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Les dinosaures, y a que ça de vrai, surtout quand ce sont des raptors et qu’on a entre 3 et 99 ans. En plus ceux fournis avec la boite de Raptor Race sont vraiment très réussis donc rien que pour ça, on est content d’ouvrir la boite. Dedans on trouve un jeu plutôt malin et original, tout en restant accessible pour des enfants entre 6 et 9 ans, où il va s’agir de faire gagner les 3 raptors qui composent notre tiercé. L’astuce, c’est que les raptors n’appartiennent à personne, et déjà c’est assez nouveau comme concept pour des mômes. Chacun se voit attribué secrètement au début de la partie une carte qui indique un premier raptor qui lui rapportera des points s’il arrive à la 1ère place, un deuxième à la 1ère ou la 2ème place, et un troisième à l’une des trois premières places. Et il se peut tout à fait que certains des raptors de la carte d’un joueur figurent également sur la carte d’un autre, mais jamais dans le même ordre.
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La course se règle ensuite très simplement en lançant et relançant les dés et en optimisant le résultat. Un mélange de stop ou encore, d’adaptabilité, et même une ébauche de tactique : on essaie d’obtenir le résultat qui favorise le plus nos dinos, on avance et on recule au mieux, pour bénéficier notamment des cases boosts du plateau, tout en évitant de trop dévoiler quels raptors sont nos favoris. La course reste souvent indécise jusqu’au dernier moment, puis quand celui qui est en tête franchit enfin la ligne d’arrivée, les joueurs révèlent leur carte et calculent leurs points. De manière assez surprenante, les enfants arrivent à s’approprier assez rapidement les notions impliquées, et c’est assez réjouissant de les voir élaborer leurs premières stratégies pour dissimuler leur véritable objectif, ou au contraire de bluffer pour les induire en erreur. Le débriefing « ah mais toi tu voulais faire gagner le raptor orange ?? » est d’ailleurs toujours intéressant.
Il y a même une petite montée en complexité avec l’envers du plateau principal, qui introduit les obstacles, et un dé supplémentaire qui va permettre de se décaler sur une ligne voisine, avec ce que ça amène de blocages et de filouteries. Facile à mettre en place, rapide à jouer, avec une tension légère mais permanente, des lancers de dés qui font rager ou exulter, Raptor Race ne paye pas de mine avec son look de jeu éducatif, mais se révèle être une vraie bonne surprise. Et si vous allez en salon, vous aurez peut-être la possibilité de zieuter la version XL, voire carrément de faire la connaissance de l’animatronique grandeur nature qui décore le stand de FlexiQ.
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